Accueil » Georges Soros critique la riposte européenne à la crise

Georges Soros critique la riposte européenne à la crise

Cet article a été lu 1246 fois

AFP le 19/01/2011 à 08:50

Pour Georges Soros, les Européens devraient aussi aider leurs banques :

L’investisseur américain Georges Soros, en mai 2007

© AFP/Archives  John Thys

Les Européens devraient allouer des fonds à la recapitalisation de leurs banques, et pas seulement accorder des crédits aux pays de la zone euro en crise, juge l’investisseur américain Georges Soros dans une tribune publiée mercredi dans la presse allemande.

Selon le milliardaire d’origine hongroise, figure respectée du monde de la finance, les efforts des hommes politiques européens pour résoudre la crise de la dette qui secoue la zone euro sont entachés d’erreurs.

« Les fonds d’aide mis à disposition ne devraient pas être utilisés seulement pour accorder des crédits aux Etats, mais aussi pour recapitaliser le système bancaire », juge-t-il dans les colonnes du quotidien Handelsblatt, « ce serait une utilisation efficace des moyens financiers ».

« Il serait préférable d’injecter du capital dans les banques le plus vite possible, et il serait préférable de le faire au niveau européen, plutôt que de laisser chaque pays agir seul », ajoute M. Soros.

Il se prononce également pour « baisser les taux des crédits d’aide au niveau auquel l’Union européenne elle-même peut emprunter sur le marché ». Les taux pratiqués à l’heure actuelle par leurs partenaires européens à l’égard de la Grèce et de l’Irlande « rendent (…) impossible aux petits pays d’augmenter leur compétitivité par rapport aux plus forts », un état de fait propre à susciter « des ressentiments entre les créanciers et les débiteurs ».

A terme, il existe « un vrai danger que l’euro n’attaque l’union politique et sociale de l’Union européenne », selon M. Soros.

——————-

On notera avec intérêt les propositions du financier américain:

– augmenter les fonds propres des banques par de l’argent public, pour réparer leurs erreurs…

– et ne pas profiter de la crise pour faire du gras sur le dos de la Grèce et de l’Irlande…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *