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L’Irlande résiste à la France et à l’Allemagne

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L’Irlande doit relever son impôt sur les sociétés, dit Lagarde

vendredi 25 mars 2011 07h51

CHICAGO (Reuters) – La ministre française de l’Economie Christine Lagarde a accentué la pression sur l’Irlande jeudi, lui demandant de renoncer à son taux d’imposition très faible sur les sociétés (IS) compte tenu du sauvetage de ce pays l’an dernier par les pays de la zone euro.

Christine Lagarde a également déclaré qu’elle maintenait sa prévision d’un taux de croissance de 2% pour la France en 2011.

Les membres de la zone euro, a fait valoir la ministre, ont « serré les rangs » pour aider Dublin et il ne faudrait pas qu’ils soient désormais mis à mal par le faible taux de taxation des sociétés en Irlande, a fait valoir Christine Lagarde dans un interview à Reuters Insider.

« Précisément, il ne doit pas y avoir de concurrence fiscale entre les Etats membres », a déclaré Christine Lagarde.

« C’est une discussion que nous continuerons à avoir avec nos amis irlandais », a-t-elle ajouté.

L’Irlande a bénéficié d’un plan de sauvetage de 85 milliards d’euros des pays de la zone euro et du Fonds monétaire international l’an dernier et a demandé depuis à bénéficier d’un abaissement du taux des prêts qui lui sont octroyés dans ce cadre.

L’Allemagne et la France disent que Dublin doit d’abord relever son taux d’IS, qui, à 12,5%, est le plus faible de la région, de façon à le mettre en conformité avec celui des autres pays.

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a fait des commentaires similaires à ceux de Christine Lagarde lundi.

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