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Mois : avril 2011

L’immobilier américain de nouveau en crise

Le New York Times publie un intéressant article sur la chute des prix de l’immobilier: http://www.nytimes.com/2011/04/30/business/economy/30charts.html?_r=1&ref=economy

Ceux-ci sont revenus à leur niveau historiquement bas d’avril/mai 2009.

Voici une citation de l’article:

« The Standard & Poor’s/Case-Shiller index of home prices ended February 3.3 percent below where it was a year earlier, and just 0.5 percent above the low reached in May 2009. The Moody’s/REAL Commercial Property Price Index was reported to be down 4.9 percent over the last 12 months, but still 0.8 percent above its low, reached last August.

In both cases, sales volumes are far below what they were when the markets were booming, and a large proportion of the properties that are being sold were in trouble before the sale. The National Association of Realtors estimates that about 40 percent of existing homes that changed hands in March were either in foreclosure or were so-called short sales in which the house was sold for less than was owed on the existing mortgage.« 

Football: odeur fétide dans les vestiaires

Mediapart fait un tabac en publiant les propos de Laurent Blanc (http://www.mediapart.fr/journal/france/290411/quotas-dans-le-foot-la-verite-au-mot-pres), sélectionneur de l’équipe de France, sur le trop grand nombre de Noirs dans le football français, et sur la nécessité d’en limiter la place, notamment chez les jeunes. Je fais partie de ceux qui se méfient de l’idéologie sportive, car j’ai toujours pensé qu’elle était l’opium du peuple. Lorsque, dans mon jeune âge, je m’absorbais dans les livres au lieu d’aller taper le ballon, j’entendais trop souvent mon entourage me dire: « Va plutôt jouer au foot, lire trop, c’est pas bon pour la santé! » pour ne pas me méfier de ce fétichisme qui entoure le ballon rond. Cela me paraissait suspect, ce rabâchage médiatique aux heures de grande écoute, cette distraction industrielle qui prenait valeur de salut de l’âme pour les couches les plus défavorisées de la population.

En lisant, il y a quelques semaines, le programme du Front National, j’y ai trouvé la confirmation de tout ce que j’ai toujours pensé sur l’idéologie sportive. Je cite: « Les championnats nationaux ne seront désormais ouverts qu’aux clubs dont une partie significative des joueurs sont de nationalité française, voire nés ou ayant résidé un temps minimum dans la région ou se situe le club. » Evidemment que le sport ne nous est pas montré pour le plaisir du sport, mais pour tout autre chose: pour l’image que l’on voudrait nous renvoyer de nous-mêmes. Certains pensent que le sport est le miroir d’une société. En réalité, l’enjeu de la médiatisation outrancière des matches et des sportifs, c’est de transformer les sociétés en un miroir du sport. Que les constructions humaines soient par nature des lieux de compétition, d’affrontements sans merci, où l’argent mesure la performance, où les plus faibles sont relégués hors du groupe, voilà le spectacle qu’on nous montre en espérant que nous le ferons nôtre, qu’il se substituera aux idées républicaines que nous pouvons encore nourrir. Le Front National l’a bien compris, qui veut « blanchir » le sport pour mieux « blanchir » la France.

Je n’avais pas mesuré, à cette époque, que l’appropriation par les responsables sportifs de l’idéologie du Front National avait marqué autant de progrès. Rappelons que les propos de Laurent Blanc datent du mois de novembre 2010. Je vais me répéter, mais le moment vient, pour tous les gens de bonne volonté, de tirer le signal d’alarme sur l’hégémonie culturelle des idées racistes dans notre pays.

Une contamination progressive s’installe.

J’en veux pour preuve les réactions en chaîne que suscite la publication de l’article de Médiapart.

Par exemple, Henri Guaino en profite pour mettre dans le même panier les quotas anti-Noirs et les quotas pour les Noirs (http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iVCNPxHAnb_3azKL1uWDuYZqedig?docId=CNG.14d2993a8ee478313dd6b71247abbead.181). « Moi, je suis opposé viscéralement à toutes les formes de quotas » nous dit-il. Même son de cloche du côté de Marianne, qui écrit: Foot : y-a-t-il des bons et des mauvais quotas ? (http://www.marianne2.fr/Foot-y-a-t-il-des-bons-et-des-mauvais-quotas_a205571.html?com). Je relève notamment la phrase de conclusion: « Il est parfaitement logique et même nécessaire de dénoncer des affaires de discrimination raciale ou sexuelle. Mais, pour être cohérent, il faut aussi refuser toute discrimination positive. » Cette remarque vient après un retentissant: « le meilleur exemple de discrimination positive reste Sciences po. Le prestigieux établissement parisien a créé depuis 2001, un concours spécifique réservé aux élèves de ZEP (…) ».

Encore un pas, et on nous soutiendra que si le racisme existe, il n’est qu’une réponse naturelle à trop d’égalité des chances. Je ne dis pas que les journalistes de Marianne sont racistes. Je dis seulement que, de compromis en compromis, les termes du débat tels que le Front National les incarne et les porte se sont imposés aux esprits démocratiques. Et que le travail de contamination est terriblement avancé.

Car c’est un comble que, même dans le sport, la question de la discrimination se pose. Pour que, collectivement, nous en soyons rendus à ce degré d’obsession ethnico-raciale, il a fallu franchir, et depuis longtemps, de nombreuses lignes rouges républicaines. Comment, sans que la terre de France ne tremble, peut-on ouvertement soutenir que limiter le nombre de Noirs (dont beaucoup sont Français!) dans une équipe de football est du même ordre que faciliter l’accès des études d’élite aux milieux défavorisés, à Sciences-Po notamment? Par quel saturnisme psychique des esprits lucides peuvent-ils confondre (ou faire mine de confondre) démocratisation des élites et ségrégation raciale?

Pour que des opinions autorisées en viennent à mettre sur le même plan des objectifs républicains et des comportements racistes, il faut que la pensée humaniste aie subi de nombreuses et lourdes défaites.

Chômage record en Espagne

MADRID (Reuters) – Le taux de chômage de l’Espagne a atteint 21,3% au premier trimestre, au plus haut depuis 14 ans, a annoncé vendredi l’Institut national de la statistique.

Ce taux était de 20,3% le trimestre précédent.

Les économistes anticipaient un taux de 20,5%.

L’institut a également annoncé une baisse de 8,6% des ventes au détail en mars, par rapport à mars 2010.

Ces ventes sont en baisse depuis neuf mois d’affilée.

L’institut a enfin fait état d’un taux d’inflation harmonisé et provisoire de 3,5% annuels en avril après 3,3% en mars.

Le taux d’inflation national ressort lui à 3,8% en avril après 3,6% en mars.

Sonya Dowsett, Wilfrid Exbrayat pour le service français

Marchés financiers truqués: l’UE enquête sur des banques françaises

par Luke Baker

BRUXELLES (Reuters) – La Commission européenne a annoncé vendredi l’ouverture de deux enquêtes de concurrence sur le marché des swaps de défaut de crédit (CDS) afin de déterminer si 16 banques d’investissement et le service de données Markit s’étaient entendus ou avaient abusé de leur position dominante.

L’exécutif européen ajoute qu’il a ouvert une procédure contre neuf des 16 banques et contre ICE Clear Europe, une chambre de compensation des CDS, pour déterminer si des tarifs préférentiels accordés par la chambre aux banques avaient porté préjudice à la concurrence.

« Les CDS jouent un rôle utile pour les marchés financiers et pour l’économie », déclare le commissaire à la Concurrence Joaquin Almunia, dans un communiqué annonçant les investigations.

« Les évolutions récentes ont toutefois montré que les transactions sur cette classe d’actifs souffraient d’un certain nombre de défauts qui ne peuvent être traités par la seule réglementation ».

Les 16 banques examinées sont: JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, Credit Suisse First Boston, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS, Wells Fargo Bank/Wachovia, Crédit Agricole et Société Générale.

Commerzbank, Deutsche Bank, BNP Paribas et Crédit Agricole se sont abstenues de tout commentaire. Les autres banques, Markit et ICE Clear Europe n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

CLAUSES PARTICULIÈRES

La CE précise que la première enquête portera sur l’information financière nécessaire au trading de CDS, des instruments qui servent d’assurance en cas d’un défaut sur une dette ou encore à prendre des positions spéculatives sur le marché si un tel défaut est anticipé.

L’exécutif européen ajoute qu’il a eu des informations suivant lesquelles les 16 banques présentes sur le marché des CDS donnaient l’essentiel de leur « pricing », de leurs informations indicielles ou encore d’autres données au seul Markit, qui est leader de l’information financière du marché.

Cela pourrait résulter d’une entente ou de l’abus d’une éventuelle position dominante commune, empêchant d’autres services d’information d’avoir accès à ces données brutes, explique la CE.

Elle ajoute que si un tel comportement était avéré, il constituerait une infraction au droit de la concurrence européen. Les sanctions financières pourraient alors atteindre 10% du chiffre d’affaires des sociétés incriminées.

La deuxième enquête porte sur des accords passés entre neuf des 16 banques et ICE Clear Europe. La CE précise que ces accords comportent des clauses, relatives notamment à des commissions privilégiées ou des accords de partage des bénéfices.

De telles clauses sont éventuellement susceptibles de pousser les banques à ne passer que par ICE Clear, limitant l’activité d’autres chambres de compensation ou ôtant à tout autre intermédiaire du marché des CDS toute possibilité de passer par toute chambre de compensation autre qu’ICE, dit encore la CE.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Cyril Altmeyer

L’inflation progresse dans l’Union

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) – La hausse des prix dans la zone euro s’est accélérée davantage que prévu en avril, selon l’estimation publiée par l’agence Eurostat vendredi, ce qui conforte les anticipations d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) durant l’été.

Les prix ont augmenté de 2,8% sur un an dans les 17 pays utilisant la monnaie unique, contre une hausse de 2,7% attendue et une augmentation de 2,7% en mars.

Le conseil des gouverneurs de la BCE, qui souhaite contenir la hausse des prix légèrement au-dessous de 2,0%, se réunit jeudi.

Selon une enquête Reuters publiée jeudi, l’institut d’émission ne devrait pas relever ses taux d’intérêt avant le mois de juillet, s’efforçant de garder le cap entre la lutte contre la hausse des prix à la consommation et le soutien à la croissance.

« J’imagine que certains acteurs du marché prévoient que la Banque centrale européenne va relever ses taux plus tôt que prévu. Nous tablons sur juin, mais le marché attend toujours juillet. Je pense que le consensus va maintenant se déplacer vers juin », a toutefois commenté Piet Lammens, économiste chez KBC.

Le sentiment économique dans la zone euro est en recul ces deux derniers mois. Il est tombé à 106,2 en avril, après 107,3 en mars.

« Les études menées par la Commission européenne indiquent clairement que la combinaison de cours élevés du pétrole, d’un euro fort et d’un durcissement budgétaire et monétaire ont commencé à peser sur le sentiment économique de la zone euro », a estimé Martin van Vliet, économiste chez ING.

Selon les données de la BCE, les prêts accordés au secteur privé dans la zone euro ont diminué en mars, tandis que la consommation des ménages s’est ralentie, notamment en Allemagne mais aussi dans certains pays périphériques tels que l’Espagne ou la Grèce.

Jan Strupczewski, Jean Décotte et Gregory Schwartz pour le service français, édité par Danielle Rouquié

Le savoir-faire français s’exporte dans les monarchies européennes!

  • AFP le 29/04/2011 à 15:44
  • Dentelles françaises pour la robe de mariée de Kate :

     

    La dentelle du décolleté de la robe de mariée de Kate, devenue par son mariage Duchesse de Cambridge, a été réalisée par des ateliers français, la manufacture Sophie Hallette fondée en 1887 à Caudry (Nord), a annoncé vendredi la maison qui a découvert son travail à la télévision.

    Ralentissement de la croissance US

    AFP le 28/04/2011 à 22:44

    Etats-Unis : net ralentissement de la croissance économique au premier trimestre

    Les chiffres du PIB américain publiés jeudi ont confirmé le net ralentissement de l’économie des Etats-Unis au premier trimestre, mais cet accès de faiblesse est perçu pour l’instant comme ne devant être que passager.

    Selon la première estimation du département du Commerce pour les mois de janvier à mars, le produit intérieur brut du pays n’a progressé que de 1,8% en rythme annuel, alors que la croissance avait été de 3,1% pendant l’automne.

    Le président de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke, avait reconnu mercredi que la hausse du PIB avait été « faible » au premier trimestre.

    Il avait cependant insisté sur les facteurs passagers expliquant selon lui ce ralentissement: forte baisse des dépenses publiques de défense, « qui devrait vraisemblablement être compensée » au deuxième trimestre, baisse de régime des exportations, qui devraient repartir « vu la croissance de l’économie mondiale », ou encore la neige qui a paralysé des régions entières du pays en janvier et février.

    Baroin affirme que l’ISF est en sursis

    AFP le 28/04/2011 à 21:12

    La réforme fiscale actuelle, « première étape » vers la suppression de l’ISF (Baroin) :

    La réforme fiscale, qui prévoit la disparition du bouclier fiscal et un allègement de l’impôt de solidarité de la fortune (ISF), doit être lue comme une « première étape importante » vers la suppression de l’ISF, affirme le ministre du Budget François Baroin dans les Echos vendredi.

    « Je reste convaincu que l’ISF est une anomalie française. Supprimer le bouclier fiscal et les effets négatifs de l’ISF, cela constitue une réforme très importante même si les contraintes budgétaires et de temps ne nous permettent pas d’aller plus loin. Il faut lire la réforme actuelle comme une première étape importante », a déclaré le ministre.

    La suppression de l’ISF avait été un temps envisagée mais le gouvernement a finalement opté pour un simple allégement de cet impôt. La réforme aura pour effet d’exonérer 300.000 contribuables présentés comme de « petits riches » tombés dans les mailles du filet à cause de la flambée de l’immobilier.

    Mais de nombreux élus de la majorité redoutaient qu’une suppression de cet impôt emblématique n’apparaisse comme un cadeau aux plus riches à moins d’un an du scrutin.

    Le ministre confirme par ailleurs que le dispositif ISF-PME, un avantage fiscal accordé aux contribuables aisés investissant dans les fonds de financement des PME, sera préservé.

    Dans le même entretien, il précise que l' »exit tax », qui doit frapper les plus-values réalisées sur la vente de biens en France par les Français qui partent vivre à l’étranger, devrait rapporter environ 200 millions.

    De même, la taxe sur les résidences secondaires des non-résidents devrait rapporter « un peu moins de 200 millions d’euros ».

    Les banquiers japonais parient sur un rebond cet automne…

    TOKYO (Reuters) – La Banque du Japon (BoJ) n’a pas modifié sa politique monétaire jeudi, voulant savoir plus précisément si les retombées du séisme du 11 mars risquent de remettre en cause le retour de l’économie à une reprise modérée.

    Dans son évaluation semestrielle de la conjoncture économique, la banque centrale a abaissé ses prévisions de croissance et estimé que l’économie était entrée en récession au début de l’année.

    Le taux d’intervention de la BoJ reste dans une fourchette de 0% à 0,1%.

    Selon la BoJ, la reprise économique post-séisme s’accélèrera à partir d’octobre. Les prévisions pour l’exercice fiscal 2012-2013 ont été relevées, de même que l’estimation de l’inflation pour l’exercice en cours.

    A l’issue de la réunion de politique monétaire, le gouverneur de la BoJ Masaaki Shirakawa a assuré avoir bien conscience de l’incertitude des perspectives économiques.

    REJET D’UNE PROPOSITION INTERNE

    Les acteurs de marché ont été surpris d’apprendre qu’une proposition inattendue du vice-gouverneur Kiyohiko Nishimura avait été rejetée.

    Ce dernier proposait d’accroître l’enveloppe réservée aux rachats d’actifs et aux opérations sur le marché de 5.000 milliards de yens (61 milliards de dollars) pour la porter à 45.000 milliards de yens.

    Il est très rare qu’une proposition soumise par l’un des deux vice-gouverneurs soit ainsi rejetée.

    La réunion se déroulait sur fond de mauvaises statistiques macro-économiques, avec notamment une baisse sans précédent de la production industrielle au mois de mars.

    « Je pense qu’il est raisonnable de la part de la BoJ de prévoir un rebond à l’automne, car les fondamentaux économiques se reprenaient déjà avant le séisme de mars », a commenté Yoshito Sakakibara, économiste chez JPMorgan Chase à Tokyo.

    « Mais les marchés s’inquiètent toujours de l’état des chaînes d’approvisionnement, car il est délicat de prévoir dans l’immédiat les progrès que feront les entreprises dans les mois à venir. »

    La banque centrale juge avoir agi de façon préventive en assouplissant sa politique monétaire juste après la catastrophe, et comme attendu, les neuf membres de son directoire ont été unanimes pour maintenir les taux à leur niveau extrêmement bas.

    L’enquête INSEE sur les revenus reste encore parcellaire

    Ceux qui ont de la mémoire se souviennent que le directeur général de l’INSEE, Jean-Philippe Cotis, avait promis de tirer toutes les conséquences du rapport Stiglitz, publié en janvier 2008, sur la croissance, pour réorienter les travaux de son institut. Plus de trois ans après la sortie de ce document, les promesses ont du mal à être tenues, et l’on reste sur sa faim, en lisant la livraison 2011 de l’INSEE sur les revenus et le patrimoine des ménages.

    On lira utilement ce document sur http://www.insee.fr/fr/publications-et-services/sommaire.asp?codesage=REVPMEN11.

    Dans la pratique, la partie « revenus » est relativement complète, même si elle délivre des informations par déciles de population, ce qui constitue quand même une catégorie large et assez peu significative.

    En revanche, les informations sur le patrimoine restent très parcellaire, et c’est dommage. Car le phénomène le plus marquant de ces trente dernières années reste la forte progression des patrimoines les plus élevés. Point qui focalise la réforme fiscale et sur lequel l’Insee fait, disons-le, l’impasse.

    Je ressors néanmoins quelques documents utiles sur ce volet.

    Par exemple, sur http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=patrmoyendecile, l’Insee donne quelques indications très instructives sur l’évolution des patrimoines en France, par déciles, entre 1997 et 2003. Le document manque un peu d’actualité, mais il illustre néanmoins une tendance beaucoup plus flagrante que l’évolution des revenus.

    Ainsi, le patrimoine moyen des 10% les moins riches est passé de 339 € en 1997 à… 354 € en 2003. Soit 16 € d’augmentation en 6 ans, moins de 1% d’augmentation par an!

    Le patrimoine moyen des 10% les plus riches est passé, durant la même période, de 552.657 € à 755.406 €. Soit 203.000€ d’augmentation en 6 ans, soit 6% d’augmentation annuelle environ.

    Autrement dit, alors qu’en 1996 le patrimoine des 10% les plus riches était 1.650 fois supérieur à celui des 10% les moins riches, cette proportion était passée à 2.133 fois en 2003.

    Cela nous intéresserait de savoir si cette tendance fulgurante à l’hypertrophie des patrimoines les plus élevés et à la stagnation des patrimoines les plus petits (et même à leur régression si l’on tient compte de l’augmentation des charges récurrentes), a continué ou non depuis 2003. Tout porte à le croire, mais l’INSEE est bien muette sur ce sujet. Et, quand même, 8 ans de retard dans les informations, cela fait beaucoup…