Accueil » Formation professionnelle: à quoi servira la réforme?

Formation professionnelle: à quoi servira la réforme?

Cet article a été lu 3586 fois

Le gouvernement a commandé une négociation interprofessionnelle sur la formation professionnelle: résumé du sujet.

A l’issue de la conférence sociale, le gouvernement a commandé aux partenaires sociaux une négociation interprofessionnelle pour réformer la formation professionnelle. Les objectifs fixés par le gouvernement sont simples: consacrer plus de moyens aux salariés touchés par les plans sociaux et aux chômeurs, d’une part, simplifier le dispositif existant d’autre part.

Voici le document d’orientation envoyé le 8 juillet aux partenaires sociaux:

Ce document annonce en lui-même l’inutilité de la négociation, puisqu’il pose un principe simple: on ne touchera pas à l’implication des partenaires sociaux dans le dispositif de formation professionnelle.

Légalement, cette implication ne se limite pas à occuper des postes et des mandats dans des organismes paritaires au fonctionnement opaque. Elle inclut une fonction essentielle: le financement. 1,5% de la collecte (environ 6,5 milliards par an, soit une somme finale d’environ 100 millions d’euros) est consacrée au financement des organisations syndicales, qu’elles soient salariales ou patronales.

Avec de telles largesses, confortées par avance par le gouvernement, pas la peine d’imaginer une quelconque révolution du côté de la formation professionnelle.

Rappelons que l’objectif du gouvernement actuel était déjà celui du gouvernement précédent, commanditaire de la réforme de 2009. La Cour des Comptes a dressé un rapide bilan de la réforme de 2009:

En réalité, ce sujet souffre de deux maux majeurs:

– un goût pour la complexité entretenu par les spécialistes du sujet et les partenaires sociaux (deux populations qui se confondent souvent), qui ont monté des usines à gaz pour se financer sur le dos des salariés

– une vraie incompétence principielle de l’Etat: la question de la formation professionnelle est un problème micro-économique. On voit mal comment une approche nécessairement « macro » développée par l’Etat pourrait en améliorer la performance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *