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#PISA: la note officielle qui souligne les défauts de l’Education Nationale

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Comme c’était prévisible, les résultats de la France dans l’enquête PISA ne sont pas brillants. Voici la note officielle avec les résultats de notre vieille Education Nationale:

 

Un commentaire

  1. Enet dit

    Vous faites un raccourci inquiétant lorsque vous etablissez un lien direct entre l’augmentation du nombre d’enseignants et la baisse des résultats des élèves. D’une part les élèves sont tout aussi nombreux dans les classes qu’avant (30 voire 35 en lycée par classe), d’autre part la baisse des résultats est aussi due à une défaillance de la part de certains parents, dépassés, impuissants parfois face à leurs enfants de plus en plus dépendants aux réseaux sociaux etc…et qui ne fournissent que peu de travail personnel. Le collège unique a également fait des dégâts, certains adolescents n’ayant aucune envie d’être dans ce système là sont contraints d’y rester. L’impossibilité de les réorienter lorsqu’ils le souhaitent, fait aussi baisser le niveau général, la motivation étant bien sûr un des moteurs de réussite et de ce fait de bons résultats!

    • Je viens d’écrire un papier sur le sujet. Je trouve trop facile d’expliquer si le niveau des élèves baisse, c’est la faute à la terre entière (et d’abord aux parents), sauf à l’école, bien sûr, forteresse qu’on ne peut pas évaluer. Le sujet de PISA est celui de l’évaluation par les compétences, que l’éducation nationale refuse de mettre en oeuvre. L’Allemagne a fait le choix de réformer son école et, à moyens constants, a gagné 10 places. Et à parents d’élèves équivalents aux nôtres. Le moment vient de traiter le problème… pour l’avenir de nos enfants.

      • Enet dit

        Mais les enseignants évaluent depuis longtemps par compétences grâce à un outil appelé le Socle de Compétences, vous y trouverez 7 compétences très claires qui sont validées tout au long de la scolarité de nos enfants, ce socle sert d’ailleurs pour l’obtention du brevet des Collèges. En langues, le CECRL a instauré dès 2007, une grille de référence européenne dans laquelle sont répertoriées les niveaux de compétences dans les cinq activités langagières dont se servent les professeurs de langues! Dans leurs évaluations, nos enfants valident bien des compétences, regardez leur copies!
        Vous donnez l’exemple de l’Allemagne, mais justement, dans ce pays ainsi qu’en Hollande par exemple, on oriente dès la fin de primaire, n’excluant pas la « reintégration » de l’enfant dans le cursus général s’il est motivé.
        La privatisation n’est absoluement pas la solution (cf votre article dans l’Express), il faudrait moins d’élèves par classe et donc justement plus d’enseigants, notamment en langues. Avec la réforme du Bac qui impose l’évaluation des cinq activités langagières, pour permettre à chaque enfant de s’exprimer dans la langue cible, pas de mystère, il faut des effectifs réduits.
        Savez-vous, Monsieur, vraiment, ce qui s’enseigne dans cette école que vous êtes si prompt à critiquer?
        Je suis anglaise d’origine, et la privatisation de divers services publics a eu des effets dévastateurs en Angleterre. L’Education est en train d’être sacrifée avec la substitution d’écoles publiqes par des « academies » privées qui ne s’intéressent qu’aux chiffres.
        Prenez-donc du recul, regardez dans les autres pays, et ne ne vous fiez pas seulement aux classements tels que PISA qui comparent souvent ce qui n’est pas comparable…

        • Je pense que nous ne mettons pas la même chose sous le mot « évaluation par les compétences ». J’évoque ici une démarche très différente du socle de compétences que vous évoquez. Prenez le brevet des collèges ou le baccalauréat… il n’y a rien (ou presque) dans ces examens qui relèvent de l’évaluation par les compétences. Vous avez raison d’évoquer le cadre européen en langue, imposé par l’Union à la France… avec encore aujourd’hui une forte réticence des enseignants. C’est le seul exemple alternatif qui vaille.
          Pour le reste, je ne suis pas un adepte de la privatisation par principe. Je pense juste qu’elle est un mal nécessaire et simplement transitoire, pour réformer une structure rigide de 1,2 million de salariés.
          Sur le fond, échouer dans une école publique ne vous consolera jamais de l’échec.

          • Enet dit

            Je suis d’accord avec vous en ce qui concerne les examens nationaux, il faut pousser la réforme plus loin en supprimant par exemple les notes pour n’évaluer que par compétence (les deux systèmes cohabitant difficilement) et en aménageant correctement les heures d’enseignment par la mise en place de classes à effectifs réduits, mais je reste persuadée que la privatisation n’est pas pertinente.

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