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Quand, à Paris, la police protège les racailles

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Encore un incident qui illustre parfaitement le naufrage de la police à Paris face à la délinquance. Mais à quoi servent nos impôts?

Ce matin, j’entendais sur France Inter, un reportage sur le plus grand supermarché de la drogue en France, situé à Saint-Ouen. L’expression est évidemment imagée: à Saint-Ouen on peut facilement acheter la drogue, dans une relative indifférence de la police qui explique qu’il faut des années pour obtenir des résultats sur ces sujets (on entendait la commissaire s’exprimer). Pendant ce temps, les habitants des immeubles où se vend la drogue doivent coexister avec les trafiquants, dans la crainte et le tremblement.

Cet après-midi, je remontais la rue de Belleville à Paris, à côté de laquelle j’habite. J’entends un fracas: une voiture vient d’en emboutir une autre. Je regarde, et je m’aperçois que deux jeunes encapuchonnés sortent du café d’en-face et interpellent le responsable de l’accident en prononçant son prénom. C’est un jeune du quartier. « Tu es assuré? » Les deux jeunes s’approchent de la voiture de la victime, font mine de l’aider à se garer, et en fait couvrent la fuite de l’auteur des faits. La conductrice victime en reste estomaquée.

Comme un autre témoin, je relève la plaque d’immatriculation et je me porte au secours de la victime. J’appelle la police pour constater le délit de fuite. Précisons que les faits sont arrivés à 250 mètres environ de l’antenne de police de la place des Fêtes. Quinze minutes après les faits, la police n’est toujours pas passée…. Comme j’ai du boulot, je laisse mes coordonnées à la victime et je vais travailler.

Quinze minutes plus tard, la police m’appelle et me demande si je suis la victime de l’accident. J’indique juste que je suis le témoin et que j’ai aidé la victime lors du choc (brutal) de l’accident, qu’en revanche, je ne suis plus sur les lieux. J’indique toutefois à mon interlocutrice que j’ai relevé la plaque de l’auteur des faits et que je connais son adresse probable. De façon hallucinante, la policière me répond: « Nous n’interviendrons pas, mais vous allez retourner auprès de la victime pour lui dire ceci… »

On rêve.

Et pendant ce temps, la racaille du quartier court toujours, en toute impunité. Jusqu’au jour où la situation sera totalement devenue incontrôlable.

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