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Charlie Hebdo: Allah met fin à 70 ans d’insouciance française

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La France vient de vivre deux jours et demi de séisme politique, dans la foulée du sidérant attentat contre Charlie Hebdo. A en juger par l’ambiance qui règne désormais non seulement à Paris mais sur l’ensemble du territoire, cette séquence tragique constitue incontestablement un tournant majeur dans la trajectoire française contemporaine.

On ne m’en voudra pas, j’espère, de consacrer à ces événements un texte qui se revendique comme totalement anecdotique et délibérément hostile aux ratiocinations que j’ai commencées à lire çà et là.

Je revendique de tomber dans le piège dénoncé par Badinter

Commençons par le commencement: le massacre perpétré à Charlie Hebdo a produit, à juste titre, une immense émotion dans l’opinion. Le hasard voulait que je fusse à proximité du boulevard Richard Lenoir quelques minutes après l’attentat. J’ai été frappé par le silence, l’abasourdissement qui régnait sur les lieux parmi les badauds qui se trouvaient là.

L’attaque contre Charlie Hebdo, c’était une attaque contre l’esprit gaulois: cette humour de mauvais goût qui me fait périodiquement rire et que les Anglo-Saxons détestent. Charlie Hebdo, c’était Astérix, c’était ce village qui vit dans nos têtes à tous, et qui résiste encore et toujours aux envahisseurs de toutes sortes. Parmi les badauds, beaucoup étaient des bobos qui comprenaient brutalement que leur identité gauloise était en danger: cet esprit frondeur, de liberté, cet amour de l’expression, venaient de passer un très sale moment.

Un autre hasard veut que j’habite en haut de Belleville, à quelques centaines de mètres de là où est née la « cellule des Buttes Chaumont » dont les frères Kouachi et dont Coulibaly sont issus. Pour rentrer chez moi mercredi, je suis passé à trois ou quatre cents mètres de la rue de Meaux, où les tueurs ont abandonné leur première voiture. La nourrice de ma fille m’informait qu’elle avait voulu faire une promenade au parc de la Villette, à proximité de la porte de Pantin par laquelle les tueurs ont quitté Paris. Elle y a finalement renoncé parce que ma fille avait froid et ne voulait pas sortir. Et si elle y était allée, comment être sûr que les tueurs ne seraient pas tombés à ce moment-là, à cet endroit-là, sur une patrouille à leur recherche: des coups de feu auraient éclaté dans les rues, et la vie de ma fille était en danger?

Je cite ces faits, parce que j’ai lu un certain nombre de textes d’intellectuels qui n’habitent pas les quartiers difficiles, qui sont au-delà de la vraie vie des quartiers, loin des faits, loin des lieux où des balles ont sifflé – et ce n’était pas des balles perdues. Tous ces gens qui sont à l’abri adorent donner des leçons sur la peur qu’il ne faut pas avoir, sur le piège des terroristes dans lequel il ne faut pas tomber.

Je pense ici à ce grand bourgeois de Badinter, qui vit richement dans son sixième arrondissement avec vue sur les jardins du Luxembourg, où l’on trouve plus de policiers à l’hectare que dans aucun autre quartier de Paris. Personnellement, je n’y vois pas d’inconvénient, à ce qu’il mène grand train dans les beaux quartiers avec la fortune de sa femme, mais enfin, le petit père Badinter, il est gonflé de nous donner des leçons sur la peur: il n’y est jamais confronté! Qu’il remonte avec moi à pied la rue de Belleville, qu’il se promène à Barbès, qu’il longe avec moi les boulevards aux alentours de Stalingrad, qu’il se balade place des Fêtes, et il viendra ensuite me parler de la peur et des pièges qu’elle nous tend.

Je parle de moi, mais à Badinter je pourrais lui parler de tous ces habitants (dont beaucoup sont musulmans) qui ne sortent plus chez eux après vingt-deux heures, depuis des années, parce qu’ils en ont marre de subir les regards, les remarques, les agressions plus ou moins directes, ou les menaces d’agression de la part de ces petites racailles qui squattent les halls d’immeubles en toute impunité, et qui y ont imposé leur loi dans l’indifférence générale. Chaque fois qu’il s’est agi de secouer le cocotier de ces peurs, les Badinter et compagnie nous ont asséné un discours lénifiant, prétendument humaniste, qui les gênait d’autant moins que dans les quartiers où habitent ceux qui les profèrent, on ne croise que des bons petits blancs propres sur eux.

Bref, l’attentat contre Charlie Hebdo m’a ému, parce que moi aussi j’aurais pu me trouver sur la trajectoire des tueurs, et bien pire: ma fille aussi, qui a pourtant le droit de grandir dans un monde où les choses se passent autrement, dans un monde aussi sécurisé que celui où ont vécu les enfants Badinter.

Trente ans de laxisme bobo, 3 jours de terreur

Le soir de l’attentat contre Charlie Hebdo, je suis allé au rassemblement de la place de la République, que j’ai trouvé très digne et très « mature », mais où aucun représentant de nos institutions n’était. J’ai trouvé un peu agaçante la façon dont la foule, encore sous le coup de l’émotion, était encadrée par des organisateurs en apparence sans étiquette, mais qui avaient très bien vu le coup venir. Tout le matériel était prêt pour faire entonner par la foule des refrains décidés à l’avance, sous couvert, bien entendu, de neutralité et d’amour désintéressé de la liberté.

Ce soir-là, je me suis souvenu des textes de Gustave Le Bon sur la manipulation des foules par l’émotion. C’est vrai qu’en politique, l’émotion est toujours mauvaise conseillère: le meilleur remède que je propose est de la laisser parler, de l’assumer, et de ne pas jouer à ceux qui la cachent derrière des discours prétendument raisonnables. Il faut savoir n’être que ce que l’on est.

Place de la République, on m’excusera de le dire, mais j’ai retrouvé plein de bobos qui nous bassinent depuis des années sur le droit des minorités, et sur la nécessaire bienveillance à avoir vis-à-vis des racailles qui hantent les quartiers. J’avais l’impression qu’après 30 ans de laxisme sur le mode: « Nous qui portons la faute du colonialisme, nous avons des choses à nous faire pardonner, donc nous devons manger notre chapeau quand des adolescents perturbés nous insultent dans la rue », les bobos parisiens achetaient leur bonne conscience: celle plus très nette lorsqu’ils ont découvert que les petites racailles qu’ils ont protégées pendant des années au nom du: « ils sont déterminés par leur milieu social, donc il ne faut pas être trop durs avec eux », ces petites racailles étaient devenus de dangereux assassins capables de mitrailler dix journalistes, de flinguer des flics à bouts portants, et de dresser un immense doigt d’honneur à notre civilisation.

Quand on aime avoir les mains propres, c’est évidemment gênant de se coucher en se disant que la tranquillité de l’âme qu’on a achetée pendant tant d’années avec des discours de bisounours aveugle se paie par autant de vies fauchées en une seule journée. Cela vaut bien soixante minutes transies dans le froid.

C’est probablement ici que la France connaît son tournant: le massacre de Charlie Hebdo a brutalement rendu insupportable cette tolérance à l’intolérable qui a conduit à la radicalisation d’un nombre considérable de nos jeunes. Ceux qui, au nom du devoir mémoriel, de la culpabilité d’avoir colonisé l’Afrique (du Nord ou non), de la culpabilité de notre histoire répétée à tous bouts de champ, avaient expliqué que la loi ne devait pas forcément être respectée par tout le monde, ont soudain compris que les sanglots de l’homme blanc ne seraient pas portés à leur crédit. Toutes les exceptions à la règle tolérées au quotidien depuis des années dans les quartiers, sous une foule de prétextes fallacieux, n’ont servi à rien d’autre qu’à couver des tueurs en série, des barbares incapables de discerner le bien et le mal.

Il faut maintenant que nos bobos sentencieux déroulent le fil de la pelote: qu’ils lisent les récits d’enseignants qui, dans les classes, décrivent les réactions majoritaires parmi les élèves de sensibilité musulmane, dont les fondamentaux sont très éloignés de ceux de notre démocratie. Qu’ils les lisent et qu’ils en tirent les conclusions qui s’imposent: l’école laïque ne parvient plus à transmettre cet attachement fondateur à la liberté qui a fait le sel de générations françaises sous la République.

Non, les Coulibaly, les Kouachi ne sont pas des accidents. Ils sont des conséquences, disons même qu’ils sont le résultat d’une déstructuration organisée de l’éducation transmise par l’école publique. Entre des programmes délirants où le savoir n’est plus transmis, et un renoncement aux valeurs essentielles de la France républicaine, nous avons fomenté une génération qui rejette en bloc, dans certains quartiers, l’héritage de nos libertés.

Si une seule conséquence positive peut être attendue des trois jours monstrueux que nous venons de vivre, c’est bien cette prise de conscience face au problème que nous avons collectivement – celui de cette haine de soi qui nous conduit à ne plus transmettre la France et ses valeurs aux générations qui arrivent.

Replacer la responsabilité individuelle au coeur de notre société

Sous certaines plumes, je pense notamment à celle de Jacques Sapir, j’ai commencé à lire à nouveau le délire selon lequel des tas de gens seraient responsables de la radicalisation des jeunes. C’est un discours ambiant qui me gonfle prodigieusement. Je l’ai entendu dans la bouche des racailles qui squattaient l’entrée de mon immeuble lorsque je suis arrivé dans le XIXè arrondissement, et dont j’ai appris aujourd’hui qu’ils constituaient le vivier de la « cellule des Buttes-Chaumont ».

Je me revois, installé depuis trois jours dans mon immeuble, rentrant chez moi à minuit et leur demandant poliment de ne pas zoner à trente centimètres de ma porte d’entrée. La réponse ne s’est pas faite attendre: j’étais évidemment un gros raciste, et je voulais simplement déplacer le problème que représentaient ces jeunes sans le régler. « Payez nous des salles où on peut se réunir » me dit l’un d’eux.

Eh bien non, ducon! lui fis-je en le toisant et en m’avançant sur lui de façon menaçante alors qu’ils étaient une bonne dizaine autour de lui et que j’étais seul. Moi, je suis arrivé en France en 1986, c’est-à-dire pas très longtemps avant leur naissance. Je suis fils d’ouvrier, dans ma famille, il n’y avait pratiquement pas de livre, les bibliothèques étaient indigentes, les infrastructures publiques quasi-inexistantes, mais on savait que, pour en sortir, il fallait bosser. Quand je suis arrivé à Paris, j’ai été scotché par le nombre de bibliothèques publiques, de terrains de sport, de musées gratuits.

Qu’un gamin à Paris ose expliquer qu’on ne fait rien pour lui, c’est évidemment une aberration, un mensonge. Les Coulibaly, les Kouachi, ont disposé dans leur enfance de tout ce qu’il fallait pour s’en sortir. La seule chose qui leur a manquée, c’est le courage d’y arriver, et le travail qui va avec. Je ne suis en aucune manière responsable de leur échec, ni de leur folie. La seule faute leur incombe à eux.

Il y en a marre de tous ces discours où les fauteurs de trouble sont systématiquement exonérés de leur responsabilité.

Sur le fond, ce réflexe relève d’ailleurs d’un profond racisme. Ceux qui propagent ces discours portent en eux-mêmes un paradigme caché: pour un Sapir, un petit arabe des quartiers ne peut pas être l’égal d’un blanc bourgeois. Le blanc bourgeois est forcément responsable de sa réussite, alors que le petit arabe est une victime de son milieu. Deux poids, deux mesures.

L’Etat, comme toujours instrument de domination

Cela ne signifie bien entendu pas que l’égalité des chances existe en France. Et s’il existe une responsabilité collective, elle est dans cette perte de contrôle des institutions publiques à l’oeuvre depuis 30 ans en France, qui consiste à recruter toujours plus de fonctionnaires chargés de mettre en oeuvre toujours plus de réglementations, pour une efficacité et un service toujours moindre.

Je prendrai ici simplement l’exemple de la police, qui a durement payé, et qui a été grande, les événements de ces derniers jours. J’ai une immense compassion pour ces agents de l’ordre qui sont morts dans les lâches assassinats auxquels nous venons d’assister. Mais enfin, quand je lis que mon quartier est le siège des cellules des Buttes-Chaumont, je me pose des questions.

Quand je suis arrivé dans mon immeuble, pourquoi, lorsque j’ai demandé aux policiers du XIXè arrondissement d’intervenir contre les racailles qui squattaient le hall, me suis-je entendu répondre: on ne se déplace pas, jetez-leur des boules puantes, ça les fera partir?

Quand je constate un délit de fuite dans un accident de voiture commis par un jeune habitant pile-poil dans la zone où les cellules en question agissent, quand je relève le numéro d’immatriculation de la voiture, pourquoi les policiers du XIXè arrondissement, m’appellent-ils quarante minutes après le signalement pour me dire: on ne se déplace pas pour ce genre de choses?

Quand je demande à trois jeunes maghrébins qui boivent de l’alcool et se disputent dans un parc où j’emmène ma fille de bien vouloir se montrer plus discrets, pourquoi me répondent-ils: appelle les flics, on n’en a rien à foutre, de toute façon les Français sont des pédophiles contrôlés par les Juifs et c’est les Arabes qui ont fait la France… et quand j’appelle Police Secours personne ne répond?

Quand je rejoins ma fille au jardin du métro Télégraphe, pourquoi le vigile rarement présent de la ville de Paris me suit-il comme si j’étais un dangereux pédophile, mais reste-t-il complètement muet devant une femme en burqa assise sur le banc?

Quand une racaille du quartier me traite de « sale pédé de Français », pourquoi seule l’injure homophobe est-elle retenue? Et pourquoi les policiers me demandent-ils si je suis effectivement homosexuel avant d’intervenir? Parce que si je ne le suis pas, l’injure n’est pas homophobe et l’intervention de la police ne se justifie plus…

Pourquoi sont-ce désormais des jeunes en djellabahs qui passent le soir dans le quartier pour dire aux racailles de se calmer, en lieu et place des forces de police?

Pourquoi, en revanche, lorsque j’emmène ma fille (elle avait douze mois…) au Jardin des Plantes et qu’elle a le malheur d’y marcher sur les pelouses, vois-je deux vigiles de la ville de Paris me demander de la retirer des pelouses dans la minute? Il est clair qu’une contravention insignifiante dans les beaux arrondissements est immédiatement sanctionnée (de façon rigide d’ailleurs) alors que les délits les plus choquants de l’Est parisien sont commis dans la plus parfaite indifférence des forces de police.

Cette inégalité territoriale-là ne rappelle pas seulement que l’Etat (au sens des institutions publiques), loin d’être le garant de l’égalité en constitue la principale menace, elle montre aussi que la vague de terreur qui vient de nous frapper résulte d’un excès d’Etat, ce grand castrateur de la responsabilité, et non d’une faiblesse de l’Etat.

La France entre définitivement dans l’ère de l’intranquillité

Avec ces attentats, les certitudes acquises sur le fonctionnement de la société française ont volé en éclat, et les Français découvrent désormais qu’ils doivent composer avec un ennemi tapi, sournois, qui les observe et qui est prêt à agir à chaque instant.

D’autres périls se font jour: la crise grecque, les relations avec la Russie, la montée de la misère, et ces vagues d’immigration qui nourrissent le sentiment que les habits du monde ne sont de toute façon plus adapté à sa physionomie, et qu’il va falloir renouveler la garde-robes.

Là encore, on me pardonnera de grogner contre un discours à la Badinter sur les mesures d’exception. Mais il me semble qu’il faut être capable de donner une lecture géopolitique à la question du terrorisme. Les événements auxquels nous venons d’assister sont en effet autant une question intérieure qu’extérieure. L’émergence d’un Etat islamique pose un problème de relations internationales. Je ne prétends pas qu’il s’agisse d’un problème hors sol né d’une génération spontanée: l’apparition de DAESH doit bien s’expliquer d’une façon ou d’une autre.

Il n’en reste pas moins que l’Occident est aujourd’hui confronté à une déclaration de guerre – guerre informelle certes, mais guerre quand même.

J’ai lu sous la plume de certains l’idée selon laquelle le règlement de la question palestinienne apporterait une réponse valable au problème du terrorisme islamiste. Si je n’ai aucune sympathie sioniste, on me permettra quand même de glisser que le fantasme d’un nationalisme arabe ne tient pas une minute: les voisins arabes de la Palestine ont souvent adoré s’appuyer sur Israël sans se soucier le moins du monde de la souffrance palestinienne.

En réalité, il existe un problème géostratégique islamiste, et il faut arrêter de se voiler la face.

 

Un commentaire

  1. ELG dit

    Excellente analyse.
    Derrière les morts de cette semaine se trouve en effet, nous sommesbeaucoup à l’espérer, la mort d’un esprit « Bobo-Babacool-irresponsable-pauvre-petit » qui est la réelle perte de notre identité.
    Merci Eric de cette brillante opinion, queje m’empresse de partager.

  2. Moggio dit

    Merci pour ce billet. Je vous signale ces trois textes dont un est en anglais : http://reason.com/blog/2015/01/07/je-suis-charlie-no-youre-not-or-else-you ; http://h16free.com/2015/01/08/36283-je-ne-suis-pas-charlie ; http://h16free.com/2015/01/09/36308-une-unite-millimetree 

  3. l'inconnue dit

    alors l’Etat serait trop présent mais pas au bon endroit, c’est bien ça?
    est ce qu’un texte comme celui-ci ne risque pas d’aggraver les clivages? ne faudrait il pas plutôt écouter la voix présidentielle et jouer l’unité ? est ce qu’il ne serait pas préférable de soutenir ce peuple musulman qui s’est mis une balle dans l’pied alors que le reste du corps est sain ?
    que leur reste il si nous nous détournons d’eux ou cherchons à régler nos comptes alors qu’ils sont à genoux?

    • Très certainement, l’Etat concentre ses moyens là où les problèmes ne sont pas. Dans le cas de la police, le plan inventé en 1996 consistant à créer des commissariats dans toutes les villes de plus de 20.000 habitants a obligé à supprimer des moyens policiers dans les zones les plus difficiles, comme celles où est née la cellule des Buttes-Chaumont. Et je ne connais pas de peuple musulman. Je ne connais que le peuple français.

  4. Martin dit

    Bravo pour cet excellent article.

    Une phrase lucide devant ce genre d’évènements, écrite dans le Herald par William Saffire quelques jours après le 11 septembre: « Ils nous haïssent non pour ce que nous faisons, mais pour ce que nous sommes ».

    Et les phrases dégueulasses de Laurent Joffrin avant hier, regrettant que les tueurs se soient trompés de cibles et désignant les bonnes à leurs successeurs:

    http://www.liberation.fr/societe/2015/01/07/charlie-vivra_1175877

    • Horzabky dit

      L’éditorial de Joffrin, vu la date, a été écrit sous le coup de l’émotion, qui était forte (il avait des amis parmi les victimes) et il permet de voir l’homme Joffrin tel qu’il est. Il a mis, dirais-je, son âme à nu.

      Charlie-Hebdo était (et est toujours) islamophobe. Il suffit de voir le fameux dessin « Le Coran c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles », publié alors que la guerre civile faisait rage en Egypte. Ce dessin était une façon de dire que les Musulmans sont des imbéciles superstitieux dont la mort est une occasion de rigoler.

      Joffrin regrette que les gens qu’il n’aime pas (« Houellebecq, Finkielkraut et tous les identitaires ») n’aient pas été visés, plutôt que ses amis, Cabu et les autres. Ce qu’il pense, c’est : Ceux-là méritaient de se faire tuer, mais pas Cabu ni Charb ! Je ne sais pas si Cabu était islamophobe, mais Charb, lui, l’était sans aucun doute possible. Il y a les bons et les mauvais islamophobes. C’est comme les bons chasseurs et les mauvais chasseurs, quoi…

      Les bobos bien-pensants ont eu peur (et ils ont encore peur au moment où j’écris) et ils laissent tomber le masque : les lois liberticides qui sont en train d’être votées et promulguées, c’est eux. Jacques Attali est partisan d’une surveillance accrue, totale, du Net.

      Ceux qui essaient de nous imposer « Je suis Charlie » n’auraient pas porté de badge « Je suis Houellebecq », et encore moins « Je suis Minute » si les tueurs s’étaient attaqués à d’autres cibles. Quand un politicien hollandais anti-Islam, Pim Fortuyn, a été assassiné, la réaction générale à gauche a été « C’est triste pour lui, mais il l’avait bien cherché. »

  5. philippe toussaint dit

    Merci et bravo.

    Le problème est l’absence complète de véritables hommes politiques qui aiment vraiment les autres et qui dans l’intérêt de tous construisent l’avenir. Bo–Bo et autres bienheureux des medias laissent le monde évoluer au gré de leurs intérêts et de leur confort. Face aux terribles forces que ce laxisme convenu a engendrées, il manque un vrai gestionnaire des meilleures qualités et capacités de l’humanité . Et ce hors de la politique (attention, danger: l’extrême droite pousse ses feux pour tirer parti de notre désarroi) hors religion (Dieu laisse la solution aux hommes, arrêtons de croire qu’Il manigance tout), hors race ou pays. Il y a des personnes de bonne volonté et des tes de Bien partout.

  6. Eric Maumy dit

    Bravo Eric pour cet excellent article qui ne manquera pas d’être épinglé à la rubrique « mon beauf » par les bien-pensants que vous citez. Cette tolérance et ce laxisme pour les racailles de quartiers ne vont pas cesser demain, voire s’accentuer comme on peut le deviner dans les réactions de la classe politique. Celle ci n’a même pas été capable de mettre les mots sur une réalité, laissant ce privilège aux artificiers du FN : le terrorisme islamique est chez nous et il bénéficie d’un soutien extraordinaire dans les quartiers où il s’est développé et a prospéré (lire l’excellent papier de Michel Onfray dans le dernier numéro du Point).

  7. Jean-Paul %oratin dit

    ISIS vient de trancher la tête de l’autruche qui ne comprendra pas lundi matin puisque rassurée après le défilé du cynisme planétaire auquel manque le Quatar, l’Arabie Saoudite, Boko-Haram et autres démocrates qui assassinent, violent, égorge dans l’indifférence onusienne.
    Merci pour ce texte réaliste que Badinter ne lira pas, faute de lunettes

  8. destartin dit

    Bonjour.
    Je me situerais à mi-chemin entre votre analyse et celle des bobos que vous dénoncez. Je pense qu’il y a du vrai dans chaque camp, dans le cas présent.

  9. david dit

    Cher Eric, je suis d’accord avec 99% de votre billet mais la conclusion est hative
    Il faut bien distingué d’abord, les arables sunnites et les chiittes car je ne crois pas avoir de souci avec ces derniers, il n’y pas d’Iraniens dans nos banlieues.
    Deuxièmement, si vous renseignez un peu sur la Guerre en Syrie, vous allez vite vous rendre compte que ce sont les occidentaux et leurs alliés qui financent Daeh, Al Qaida et que le régime Syrien est plutôt proche de nos points de vue.
    Je ne crois pas que la guerre en Irak et notre coup fumant en Lybier aient apaisé la situation, je pense même que nous avons semé le chaos.
    De mon point de vue, on a un gros problème avec le pétrole et donc avec les arabes sunnites, il serait temps de leur foutre la paix. On a également un problème avec l’Etat d’Israel et leur relation aux Palestiniens qui fout un merdier sans nom. Enfin, je vous rappelle que les Arabes n’ont pas de fabrique d’armes donc ne sont pas une menace rationnelle mais emotionnelle.
    Si vous avez des problèmes avec les maghrebins Français, remercier l’Etat qui les fait venir depuis 40 ans, L’Europe avec Schengen qui interdit tout interdit sur ce sujet. Et merci aux journalistes aussi, qui ont assimilé au FN tout discours sur l’immigration et l’Islam alors que Marchais en parlait déja en 1979… et je ne parle même pas de gars comme Badinter qui me font vomir par leur fausse bien-pensance.
    La seule question interessante est : Est ce que le Sunnisme Magherbin est soluble dans la République ? Je crois que oui mais la laïcité de fer que cela demanderait n’est pas possible dans la France présente.

  10. Fontaine dit

    Tout à fait d’accord depuis au moins dix ans, « l’ennemi intérieur » (potes bobos bien-pensants) idécourageant malheureusement parfois de défendre de telles convictions. Je crois quand même que le terreau économique et social rend les choses plus difficiles pour certains. Même si vous avez su et pu vous battre pour réussir. Même sentiment pour les électeurs FN : sont des personnes qui pour beaucoup ne vivent pas dans le confort de Saint-Germain-des-pres, et on leur cloue le bec dès qu’ils osent exprimer leur raz-le-bol. Déni, insouciance, égocentrisme et arrogance d’une élite dans sa bulle.

  11. Pakret dit

    D’accord, en France, il ne doit y avoir que le peuple francais, mais le peuple francais est compose de plusieurs religions : catholiques, juifs, protestants, musulmans. Les musulmans qui sont integres, car ils sont surement la majorite, doivent-ils etre mis dans le meme sac que les terroristes ? C’est en effet les gouvernements laxisques qui ont permis la priere du vendredi dans la rue, l’impossibilite a la police de mettre de l’ordre dans les cites, etc…La est le probleme, comment rectifier ce qui n’a pas ete fait a l’epoque ou il fallait avoir les pieds sur terre ?

  12. Emmanuel dit

    Ce n’est pas en culpabilisant les « bobos » et en vous déculpabilisant vous qu les choses iront mieux. Vous vivez en plus dans le fantasme d’une France « tranquille » qui n’a jamais existé. Quant à l’État absent dans les cités, il l’a toujours été tant que les pauvres vivaient entre eux, sauf quand ils menaçaient l’ordre économique et politique. Enfin, assimiler les « bobos » des classes moyennes urbaines à la grande bourgeoisie parisienne c’est une imposture. Ces gens ont fait leurs les principes de responsabilité individuelle et de respect que vous souhaitez. La civilisation des moeurs chère à Norbert Elias a bien fonctionné pour eux. Quant aux « sauvageons » ils ont toujours existé (blousons cuir et cheveux gominés, gauchistes et maoistes violents, jeunes délinquants des quartiers populaires). Ce qui a changé, c’est le degré de violence de ces jeunes. Il fut un temps, les adultes pouvaient les remettre à leur place sans risquer le coup de couteau. Aujourd’hui les adultes ont peur. Et comme disait Socrate : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, Alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. »
    Alors interrogez vous : quels pères ont eu la plupart de ces jeunes ? Vieux retraités immigrés dépassés par les évènements ? Chômeurs ? Alcooliques ? Délinquants eux-mêmes ? Irrespectueux vis à vis de la mère qui n’a eu d’autre choix que divorcer et travailler dur à l’autre bout de la ville avec des horaires indécents ? Absents tout simplement parce qu’ils font les trois 8 ? Fugitifs ayant abandonné leur famille ?
    Cela n’excuse évidemment rien loin s’en faut. Mais c’est pour dire que mettre un policier dans chaque cage d’escalier ne résoudra rien tant que 50% de ces jeunes des quartiers, même diplômés, resteront au chômage ou dans des petits boulots sans lendemain, et les mosquées occupées par des imams faibles, mal formés, ignorant le poids des réseaux sociaux dans la vie des jeunes ou pire, complices.

  13. Sasa dit

    Je vis dans le même quartier que vous et n’en ai pas du tout la même perception. Mais peut-être logez-vous dans le parc social. Auquel cas, il faudra aussi expliquer pourquoi vous en bénéficiez.

  14. Serpico dit

    Monsieur,

    Je viens de vous découvrir mais la lecture de votre billet m’a été fort agréable. Ce que vous dites a été baigné dans le bon sens, et il est temps que cesse le politiquement correct qui prévient tout débat rationnel.

    Merci monsieur !

    • Serpico dit

      A la relecture, ce billet est vraiment très, très bon.

      Et sans vouloir me montrer trop vulgaire, vous êtes sacrément couillu pour l’histoire des jeunes devant votre porte entrée 😀

  15. KEMPF dit

    Nous savons tous que regrouper aux seins de quartiers des personnes en difficultés quelque soit leur origine et leur religion ne peut être que source de graves problèmes. Elle nuit à l’insertion, divise la population en classes à ne surtout pas mélanger et le système éducatif à proximité a peu de moyens pour contribuer à lutter contre l’inévitable construit depuis des dizaines d’années. Relisons Zola ou bien d’autres grandes ouevres des siècles derniers. Mais voilà … Les intérêts des grands capitaux ont prévalus à trouver de meilleures solutions que le « parcage ». Bien humblement une citoyenne qui n’a pas eu le moyen de contribuer à changer la donne.

  16. Eric dit

    Je viens de lire votre texte auquel je souscris dans son ensemble, notamment pour l’aspect vie quotidienne dans un quartier difficile, j’ai vécu les mêmes choses et mon ex-épouse qui vit encore dans ce quartier de Marcadet-Poissonniers, affronte les pires difficultés tous les jours, avec mes deux petites filles. Quant à l’État, et l’état d’esprit qui nous menèrent à cet état de fait, c’est également très intéressant. J’y ajouterais, pour ma part, une certaine mauvaise conscience française, à relier à la « haine de soi » dont vous parlez, dont l’origine se trouve peut-être dans la seconde guerre mondiale, la France collabo ayant quelque peu empoisonné à très long terme le patriotisme, lequel est automatiquement suspecté de nos jours. Tandis que de grandes nations européennes sont très fières de leur drapeau, sans être pour autant réputées ultra-nationalistes, comme l’Angleterre ou l’Italie. Le drapeau français ne peut être exhibé que pour des championnats de football par chez nous, et encore. Cette mentalité quelque peu défaitiste est récurrente en France depuis très longtemps et gangrène effectivement la vie quotidienne, les rapports sociaux, ôtant toute forme de responsabilité aux uns et aux autres et alimentant un « chacun pour soi » frileux, qui pousse les gens à regarder ailleurs quand quelqu’un est confronté à une agression ou dans d’autres circonstances. Du côté du peuple de France, comme vous dites, il n’y a plus aucun sentiment d’appartenance à une grande communauté, dont l’histoire et les valeurs devraient nous rendre fiers et solidaires, et fraternels. et je crois très sincèrement qu’un tel état d’esprit collectif aurait tendance à rendre les entrées d’immeuble beaucoup plus sûres et les jeunes beaucoup plus respectueux de leurs aînés. Peut-être que ce sursaut de conscience a eu lieu à la faveur de ces attentats ? Ce serait une chance.

  17. Béber dit

    Le titre de cet article est il un amalgame voulu ? Comme s’il n’y avait pas eut de victimes de confession musulmane…
    PS : je veus bien comprendre que le choc émotionnel perturbe le raisonnement , mais prétendre qu’une personne comme Badinter , née avant guerre, n’ait jamais connu la peur …
    La barbarie , c’est pas d’aujourd’hui.

    Mais surtout , j’aimerai te rappeller que tu n’es pas superman. Tu devrais réfléchir avant de t’opposer à un groupe de jeunes comme tu le fais sous le coup de la colère. La chose n’est pas impossible , mais elle se fait toujours à deux ( un qui dialogue , l’autre qui intervient en cas de pépin ).
    PS :Même si je te critique , je tiens à ta petite santé 😉

    • Lol!
      Je ne dis pas que Badinter n’a jamais connu la peur. Je dis qu’il l’a oubliée. Et je prends le temps de dire ce que je vois: les premières victimes des racailles sont majoritairement les musulmans « ordinaires » qui ne comprennent pas le laxisme bobo. Dans mon esprit, il n’y a ni musulman ni chrétien, il y a des citoyens qui respectent la loi et les principes de fraternité, et qui en ont marre de l’impunité dont bénéficient quelques profiteurs. Quelle que soit leur confession!

  18. Gus dit

    Je vous trouve excessivement dur avec sapir même si je reconnais ne pas avoir lu son papier qui peut-être est critiquable même s il est animé de bonnes intentions
    Sapir me paraît loin du bobo conformiste et pas seulement dans le domaine économique et s il en est un qui endure les réductio ad hitlerum et autres anathèmes du conformisme bourgeois contemporain c’est bien lui

  19. Rabe-laid dit

    Etant enseignant universitaire depuis 40 ans, et surtout mari d’une enseignante dans une banlieue difficile, j’ai vu la situation se dégrader et reculer les valeurs de tolérance, respect, discipline, travail, altruisme … qui ont fondé notre pays… et à chaque difficulté vécue en classe par un enseignant qui doit faire face à des enfants mal élevés, insolents et irrespectueux (voire à ses parents), la réponse du chef d’établissement qui prêche le « pas de vague », et « laisse couler » en laissant l’enseignant, dépité et prompt à baisser les bras. Ne parlons pas des syndicats qui ne veulent surtout pas s’en mêler. Pourtant c’est l’éducation qui est la réponse pour le long terme à la situation que nous vivons, alors de grâce soutenons nos enseignants, redonnons leur dans la société le respect nécessaire à leur place, surtout à ceux qui interviennent dans les petites classes. Rappelons-nous les hussards de la République, qui quoi qu’on en pense ont fondé nos valeurs.
    Mais à l’autre bout, dans l’enseignement supérieur ne croyez pas que ce comportement n’existe pas ! Il est présent, chez certains étudiants surtout les plus jeunes dont le lycée a raté l’éducation (de même que la formation dans certains cas), parce qu’il leur a fait croire que l’on peut réussir sans effort et que le Baccalauréat est un droit. Dans les cycles supérieurs, le filtrage a quelque peu atténué ce comportement, et si en général nos étudiants sont très sympathiques, le sens de l’effort n’est pas revenu pour autant. Alors la réponse des autorités se résume à demander aux enseignants d’inventer des artifices sous forme de « pédagogies innovantes » afin de compenser le manque de travail de certains étudiants. Ne croyons pas que les Grandes Ecoles sont épargnées, certes elles ont des avantages dans la concurrence au recrutement, mais les niveaux baissent chez elles aussi.
    Il y aurait encore tant de choses à dire. J’ajouterai seulement que je suis issu d’un milieu non défavorisé, mais modeste et rural, et que comme beaucoup dans les années 70-80 j’ai pu bénéficier de l’ascenseur social à force de travail. Je sais que cet ascenseur existe encore, à condition d’être acteur de son destin et de se « bouger ».
    Je vous remercie Monsieur pour votre analyse sans langue de bois, je viens de vous découvrir et vais diffuser votre article aussi largement que possible.

    • laurence dit

      bonjour,
      Comment aider les enseignants ?
      Ne faudrait-il pas que les enseignants tout d’abord se regroupent et aient une discussion constructive avec des psychologues, l’éducation nationale pour proposer de faire quelque chose en coordination avec les parents, en commençant de la maternelle jusqu’à l’université.
      Je crois qu’il va falloir prendre ce problème à bras- le corps car l’état ne le fera pas et maintenant il est temps que les gens agissent sinon nous allons droit à la catastrophe et bientôt ce n’est plus 3000 jeunes qui seront hors de nos murs en syrie mais ce sera la moitié de leur population et lorsqu’ils reviendront se sera pour nous soumettre à la loi de la charia.
      et je dis ça, je ne suis absolument pas raciste mais le problème du DAECH est un problème mondial et peut-être que pour essayer d’éviter cela, chacun à l’obligation de ne plus rester dans son petit cocon en se disant que c’est la faut de quelqu’un d’autre si tout va mal.
      les parents aussi ont une grande responsabilité dans tout cela. IL faut leur réapprendre à avoir de l’autorité avec les enfants , arrêter de dire qu’on va traumatiser un enfant si on lui dit non sans lui expliquer pendant deux heures pourquoi on lui a dit non et demander le retour de valeurs à l’école. blouses, se lever quand un adulte entre en classe, lever le doigt pour parler.. tout ça quoi !!

  20. cWal dit

    « l’Occident est aujourd’hui confronté à une déclaration de guerre – guerre informelle certes, »
    Informelle ? Depuis la mandature Sarkozy la France est en guerre de manière on ne peut plus réelle ! Mais les médias préfèrent éviter d’en parler…
    D’abord en Libye, pour des raisons bassement politiques assez peu avouables, où en fin de compte on a fait assassiné le même que la France recevait en grande pompe quelques années plus tôt…
    Puis au Mali, en Centrafrique, en Irak, en gros dans des pays où la France devient de plus en plus mal vue pour son ingérence et à tout à perdre, et là encore pour de fallacieuses raisons de « lutte contre le terrorisme ». Sauf qu’aujourd’hui le terrorisme est déjà chez nous, et depuis longtemps. Et c’est ce que vous écrivez.
    On aura eu la chance d’échapper, grâce aux américains, au délire syrien de Hollande, qui nous aurait sans doute mené à une confrontation plus ou moins directe avec la Russie… Merci Obama d’avoir été plus clairvoyant qu’un fou prêt à tout pour « punir » El Assad ! Tout ça pour simplement prouver qu’on en a une aussi grosse que les ricains, ce qui est bien entendu faux. Quel est le but recherché par la France dans ces pays, tous largement musulmans ? On a pourtant vu le résultat en Irak au bout de 10 ans de guerre, ce qui ne nous a pas empêché de recommencer avec autant de succès en Libye. Tout ceci au frais du contribuable, qui a sûrement mieux à faire avec le peu d’argent qui reste dans les caisses.
    Quand on joue avec le feu il ne faut s’étonner que l’on finisse par se brûler. C’est vrai pour Charlie Hebdo comme pour la politique étrangère française. La liberté d’expression et l’ingérence ont leurs limites, celles de la politesse et du respect. Et ça vaut dans les deux sens.

  21. Hadrien des Ombres dit

    J’arrive tard, je sais . Je suis globalement d’accord sauf sur un point. Si les bobos étaient émus à République, ce n’est pas parce qu’il y a eu 10,15 ou 20 victimes. C’est parce que ces victimes sont des leurs.
    Rien de plus, rien de moins

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