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Cologne, Mein Kampf et les tabous allemands

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Les incidents de Cologne, avec ses 170 plaintes de femmes victimes de violences sexuelles collectives, constituent un redoutable test nerveux pour le nationalisme racial allemand, mis sous le boisseau depuis 1945. Cet épisode a l’intérêt de placer au centre du débat la question du déni et des tabous – c’est un sujet freudo-lacanien au fond – au moment même (ironie de l’Histoire!) où les librairies allemandes vont mettre en vente la première réédition de Mein Kampf depuis la défaite du Reich.

Parler de Cologne sans tabou

On s’amusera d’abord des monstrueuses contradictions des féministes à propos des incidents de Cologne. Anne-Cécile Mailfert, par exemple, président d’Osez le féminisme, a osé affirmer sans rire:

La manipulation nationaliste des crimes de Cologne est dangereuse pour les femmes

Ainsi va le bobo parisien. Quand un Français « gaulois » tient des propos machistes, c’est un horrible exploiteur qui mériterait dix ans de bagne, quand un millier de migrants investit un centre ville pour se livrer à des exactions en bande organisée, c’est une manipulation nationaliste. L’incapacité de mettre des mots sur la réalité, cette mise sous le tabou des événements qui dérangent, est la caractéristique même de la pensée unique qui favorise la radicalisation politique.

Au passage, la pitoyable Anne-Cécile Mailfert a le mérite de montrer comment le tabou de la pensée bobo est indissociable d’un complotisme mal assumé. Remettre en cause la tyrannie des minorités en s’avouant qu’il y a au moins autant d’ordures chez les migrants que chez les autochtones, que le fait d’appartenir à une minorité ne suffit pas à transformer un coupable en victime, n’est évidemment pas possible. Si certains faits nous y contraignent, c’est forcément parce qu’il s’agit d’un coup monté de ceux qu’on n’aime pas: les nationalistes, les extrémistes, les homophobes, les mysogines,… la liste évolue au gré des complots.

Toute la difficulté du temps présent, sur l’affaire de Cologne comme sur bien d’autres, est d’arriver à mettre des mots sur les choses, à violer les tabous en quelque sorte.

Quand un attentat est commis au nom d’Allah, on n’a pas le droit de dire que le terrorisme musulman tue (puisque, vous comprenez, ce ne sont pas des musulmans qui ont fait ça). Quand, selon la police, au moins un millier d’Arabes et de Maghrébins verrouillent le quartier de la cathédrale de Cologne pour passer des centaines de femmes à la casserole, on n’a évidemment pas le droit de dire que, dans la représentation musulmane, une femme qui n’est pas voilée est perçue comme une prostituée qui ne mérite pas le respect.

Et pourtant, c’est un fait: les Musulmans n’ont majoritairement pas de respect pour les femmes qui ne sont pas voilées, sauf lorsqu’ils ont accepté d’entrer dans un processus d’assimilation des valeurs indo-européennes.

Cologne et le tabou allemand du viol collectif

Dans le cas allemand, l’aventure est encore plus piquante, puisque l’histoire du nationalisme allemand est étroitement liée au viol collectif. Les Français sont assez éloignés de ces contingences, mais l’Allemagne (et spécialement la Prusse) vit toujours sous le fait d’un terrible tabou: en 1945, l’Armée Rouge s’est livrée à des viols massifs sur les femmes allemandes, qui payaient ainsi les 20 millions de morts infligés, souvent dans des conditions atroces, à l’Union Soviétique par leurs maris. Les historiens affirment notamment que la moitié des Berlinoises a fait l’objet de ce traitement dégradant au moment de l’occupation de la ville.

Traduit en 2006 en français sous le titre: Une femme à Berlin, le récit de Martha Hillers est très éclairant sur ce traumatisme longtemps occulté du fait de la défaite et des crimes nazis.

Mêlant lucidité et cynisme à une précision rigoureuse, Marta Hillers y rend compte, jour après jour, des viols qu’elle subit comme si elle-même n’en était pas l’objet. Comme si la glace qui envahit son corps au moment où il est violenté habitait le récit en entier.

Les viols qui ont eu lieu à Cologne (et dans d’autres villes allemandes) font évidemment écho à cette histoire qui continue à nouer les tripes teutonnes: l’occupant étranger constitue une menace collective pour les femmes allemandes, mais le dénoncer est un crime de nationalisme insupportable.

A Hambourg, 50 plaintes ont été déposées dont 38 pour des agressions sexuelles. A Düsseldorf, 40 femmes se disent également victimes. Le scénario est souvent le même : des groupes d’hommes apparemment arabes ou nord-africains les encerclent, parfois à 20 ou 30. Munich, Stuttgart, Berlin, Nuremberg et Francfort ne sont pas épargnées.

On voit bien comment l’opinion allemande balance entre dénoncer le crime au risque d’assumer les vieux démons, ou proscrire ces vieux démons en niant le crime.

Cologne et la fin du tabou allemand

L’ironie de l’Histoire veut que ces incidents extrêmement graves, qui ont mis la police en difficulté, surviennent au moment où Mein Kampf fait l’objet de sa première réédition depuis 1945. Les pages de l’histoire collective se tournent parfois de façon plus criante et polémique qu’on ne croit.

Dans la pratique, et contrairement à ce qui est souvent dit ou imaginé en France, les Allemands ne sont pas du tout au clair avec leur héritage nazi. Officiellement, bien sûr, tout cela est de l’histoire ancienne. En réalité, derrière l’apparent sommeil nationaliste allemand, les démons sont toujours prêts à ressurgir. Il faudrait être naïf pour croire que vingt ans d’exacerbation égotiste collective ancrée dans les profondeurs de l’esprit germanique peuvent être rayés d’un trait de plume.

Jusqu’ici, le nationalisme allemand post-1945 a eu le bon goût de s’exprimer de manière détournée. Par exemple, l’obsession nazie de la pureté a trouvé un utile dérivatif dans l’idéologie des Grünen, et l’anti-libéralisme viscéral du peuple de la forêt s’est longtemps exprimé dans l’anti-américanisme des pacifistes allemands. Contrairement à ce que les Français croient, la résurgence nationale allemande s’est plus facilement faufilée, après 1945, dans les discours de la gauche allemande (notamment alternative) que dans ceux de droite (même s’il faut ici accorder une mention spéciale à la CSU, dont le militant de base est difficile à distinguer du petit propagandiste de la race aryenne sous le format 1932).

La question qui se pose au moment où l’Allemagne remet en vente officielle Mein Kampf et au moment où l’arrivée brutale d’un million de migrants non-Européens constitue un choc pour le pays, est de savoir si le nationalisme allemand continuera à prendre des chemins détournés pour s’affirmer, ou si les Allemands vont l’assumer comme tel. Autrement dit, les incidents de Cologne sont-ils le début d’un processus qui va transformer l’offre politique allemande et favoriser l’émergence des Pegida et de l’Alternative für Deutschland?

Nous le saurons dans les prochains mois, mais, à coup sûr, la prise de risque incommensurable pour l’Europe qu’a constitué l’appel à un million de migrants de la part d’Angela Merkel se transforme de plus en plus en bombe à retardement pour le nationalisme tudesque.

Cologne et les tabous français

Les incidents de Cologne n’ont pas seulement un impact en Allemagne. Ils interrogent aussi les bobos français toujours prompts à nier chez les autres ce qui leur semblent évidents chez les Français. Répétons-le: alors que la sélection du festival de la BD à Angoulême donne lieu à des généralisations hâtives sans aucun complexe (tous les amateurs de BD sont machistes, c’est bien connu), oser dire que la culture musulmane est misogyne pose en revanche un problème insupportable.

Les raisons de ce problème sont bien connues: l’homme blanc incarnant la majorité dominante est forcément taxable de tous les maux, en revanche l’homme maghrébin est un ancien colonisé, en position de faiblesse, qu’il est exclu de critiquer même lorsque, d’une ville à l’autre, le même mode opératoire regroupant les mêmes segments de population montre qu’il ne s’agit pas d’un accident individuel mais d’un fait collectif.

Le sujet qui se pose est évidemment celui de la riposte possible à l’infériorisation de la femme dans la culture musulmane. Il ne s’agit pas de dire que tous les musulmans sont des violeurs potentiels. Il s’agit de reconnaître que l’Islam a un problème massif avec le statut de la femme, et que le moment vient de le traiter de façon claire et déterminée.

24 commentaires

  1. Paul dit

    « valeurs indo-européennes »
    Vous auriez pu dire « valeurs européennes »… parce que les droits des femmes, en Inde ou en Iran, c’est pas trop ça…
    Cordialement,
    Paul

  2. Je partage votre inquiétude au sujet du réveil du racisme allemand. Et le viol massif dans le pays défait où on n’a plus d’enfants, ça remue… Bref, l’Allemagne est en train de vivre un moment pas facile. Il s’agit tout de même d’un pays ami, première puissance européenne, premier partenaire commercial de la France. Et l’histoire n’est pas finie.

    Au sujet des migrants musulmans, le cynisme doit être de mise, bien sur. Se disant « invité par Merkel » un syrien, parait il, exigea de policiers qu’ils soient gentils avec lui. Dans la réalité, il faut évidemment que l’Europe se barricade et contrôle strictement les migrations économiques, tout en reconnaissant que son système d’asile, saturé, l’est définitivement.
    Un examen strict de tous les candidats est de mise, doit s’organiser hors des frontières, et se traduit évidemment par un
    système de renvoi impitoyable, les ordinateurs pouvant stocker les empreintes génétiques de tous les exclus pour toujours.

    Ce système qui doit évidemment être européen permettra à tous les saints de tous les différents camps de se fédérer pour débattre au plus haut niveau. Qu’ils accusent les nazis d’autres pays que les leurs, ça nous fera des vacances, nos réponses aux plaintes des humanitaires lettons pouvant se résumer en deux mots: NO WAY !

    Quand à la misogynie des pauvres célibataires isolés, il ne faut surtout pas que l’on refasse la terrible erreur française des année 70 et qui consista à leur laisser faire venir leurs femmes. Le deuxième exil ou la veuve poignet, voilà le destin des voyageurs qui ne sont pas les bienvenus. L’Allemagne a donc depuis cet été un problème dont on va voir comment elle le traite, ce qui a mal commencé peut bien finir.

    • Jacques dit

      Moi, c’est l’immigration de masse et l’islamisme qui me font peur pas tant le racisme. D’ailleurs, le racisme n’est que le résultat de l’islamisme et de l’immigration de masse. Lutter réellement contre l’islamisme et arrêter l’immigration de masse et le racisme s’atténuera.
      Le score de l’extrême droite francaise m’inquiète bien plus que celui de l’extrême droite allemande. D’ailleurs, Alternative pour l’Allemagne n’est en rien comparable au FN, je suis pas sûr que ce soit réellement un parti d’extrême droite, c’est plutôt un part de droite à tendance islamophobe et xénophobe (comme il y en a dans les pays scandinaves ou en Suisse. Dans ces pays, ce genre de partis ont déja participés à un gouvernement (ou participent actuellement)).
      C’est sûr que si on n’arrête pas l’immigration de masse et que l’on reste aussi laxiste vis à vis de l’islamisme, le racisme va encore se développer et il faudra sérieusement s’inquiéter.

  3. Pierre dit

    Une fois de plus, je pense que vous surestimez nos amis allemands… l’électeur de base de la CDU est un gentil veau à côté de son ancêtre qui supportait le NSDAP… Franchement…. Sinon pourquoi a t il voté obstinément, et pas qu’une seule fois, pour Merkel, véritable catastrophe ambulante ?

    C’est je crois l’énième illustration du « mythe » allemand.

    -l’Allemagne est attachée à une monnaie forte (l’Euro est fort ?)

    -l’Allemagne ne supporte pas l’inflation, les magouilles monétaires, « la Bundesbank ne laissera jamais faire » (alors que les actions délétères de la BCE sont supportées par Berlin, et que Draghi a été nommé par… Merkel)

    -l’Allemagne est sure, arrogante, sûre d’elle-même (les Allemands sont des veaux, qui laissent leurs politiciens organiser l’invasion migratoire de leur pays)

    -l’Allemagne domine l’Europe (alors que Merkel est complice de tous les mauvais coups européens, pas du tout en opposition)

    -Merkel est « dure », etc.

    Bref, l’Allemagne ceci, l’Allemagne cela… autant de mythes alors que dans les faits, l’Allemagne est comme les autres pays européens de l’ouest : rien. Une ombre. Un fantôme, ayant perdu sa colonne vertébrale…

    Evoquer dès lors le « nationalisme » enfoui des Allemands… c’est comme faire l’exégèse du droit des femmes au sein de l’Islam…

    Seuls les pays de l’ex bloc de l’Est (Pologne, Hongrie), ont encore une certaine posture politique, cohérente.

    • pil dit

      Je travaille en Allemagne et j’ai travaillé avec des hongrois. Alors laissez moi rire, les hongrois n’ont pas le niveau comparé aux allemands. Aucune initiative ou créativité, mentalité raciste, ils ont peur de tout en permanence, sont complètement tétanisés face à tout problème, des empotés complets.

      • Pierre dit

        Continuez de nier autant que vous le souhaitez, mais élire Vitkor Orban est de facto la preuve de :
        -créativité
        -initiative !

        Je parlais de « posture politique ». La Hongrie affiche indéniablement du courage et de la cohérence politique, quand vos amis « démocrates » du type Merkel, Hollande prouvent chaque jour leur dégénérescence.

        • luc dit

          libre à vous de faire de la retape pour l’ignoble Orban, Pierre, mais vous auriez pu attendre une autre occasion que cet article… Il y a de cela belles burettes je me suis laissé dire par un gynécologue hongrois -et sans avoir aucunement sollicité ce genre de confidence, je le précise- que les cas d’arrachement de la muqueuse vaginale par suite de pénétration forcée étaient significativement plus élevés dans ce pays que dans les pays voisins. Je n’y peux rien mais c’est ainsi.

    • Jacques dit

      Les deux grands désastres de Merkel sont: la transition énergétique et l’accueil de millions de migrants. En plus, cela suit la même logique:au début, tout le monde applaudit car cela part d’une bonne attention mais après quelques temps, on se rends compte que c’est un désastre. Pour le reste, Merkel est pour une POLITICIENNE plutôt une bonne dirigeante (certes, elle profite des fruits de la politique menée par son prédecesseur). Comparez Merkel avec le niveau des politiciens francais. Elle vaut quand même bcp mieux que nos politiciens. Sarko, Chirac, Mitterand, Giscard, Hollande sont tous des désastres qui ont tous participés à la destruction de la France. Alors, il faudrait peut être s’occuper de nos politiciens incompétents avant de critiquer les politiciens allemands.

  4. « le moment vient de le traiter de façon claire et déterminée »

    Très simple : on met la pression. Arrêt de l’immigration musulmane et obligation de se conformer pour ceux qui sont déjà chez nous. Voile interdit, pas de menus de substitution, pas de prières de rue, pas de polygamie, prêches en français etc.

    Et si tout cela ne leur plaît pas, nous ne les retiendrons pas.

  5. Diawara dit

    C’est quoi accepter « un processus d’assimilation indo-européenne »? Je suis musulman et je respecte les femmes non voilées j’en ai même épousé une avec laquelle j’ai eu deux garçons magnifiques et adorables. Et pourtant je ne me sens pas du tout indo-européen. Ces affirmations à l’emporte pièce sur les musulmans sont simplement assimilables à un processus latent d’une islomophobie qui ne dit pas son mon pour ne pas dire que cela relève d’un processus plus grave que je ne peux imaginer de ta part mon cher Éric.

  6. Diawara dit

    Je suis absolument d’accord avec toi. Mais ce n’est pas seulement la condition de la femme qui est la pus épanouissante c’est tout la condition de l’être humain qui est la plus épanouissante en occident que dans le monde arabo-musulman. La raison ? La démocratie et le respect des droits de l’homme. C’est pourquoi j’ai mal quand on compare la condition de la femme ou tout simplement celle des êtres humains de mon beau pays la FRANCE. À celle de pays qui incarnent l’intolérance dans sa splendeur. Qui majoritairement arabo-musulmans.

  7. luc nemeth dit

    il y a aussi et surtout beaucoup d’égoïsme de la part d’Anne-Cécile Mailfert, prétendue féministe mais authentique assoiffée de publicité… Elle ne peut ignorer en effet qu’il y a en Allemagne comme ailleurs (et peut-être qui sait, encore plus qu’ailleurs) un tas de femmes et même d’hommes, musulmans de naissance, qui mènent un combat au jour le jour et qui n’est pas toujours facile contre tout comportement rétrograde qui prétendrait s’appuyer sur l’islam.
    Certes elle n’engage qu’elle-même mais le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne facilite pas les choses, avec ses déclarations intempestives.

  8. Jacques dit

    L’auteur oublie de parler du plus grave: la police allemande avait recue l’ordre de ne jamais poursuivre les migrants commettant des crimes et des délits: http://m.bild.de/news/inland/sex-uebergriffe-silvesternacht/wird-verboten-die-wahrheit-zu-sagen-44077302.bildMobile.html
    Cet ordre a été donné par les responsables politiques.

    Il n’y avait pas 1000 personnes mais 2000 (selon des sources policières anonymes confirmés par les syndicats policiers). Selon, ces mêmes sources, les autorités ont mentis quand au début, elles ont affirmées qu’elles ne savaient pas qui avaient commis ces actes. Les policiers savaient très bien que cela avaient été commis par les demandeurs d’asile.

    Moi, si j’étais allemand, je serais en colère d’avoir des autorités qui me mentent ouvertement.

  9. Jacques dit

    L’attitude des féministes m’a choqué. Celles ci ont refusé de condamner ces attaques et ont dit que cela n’avait rien à avoir avec l’immigration de masse. Lisez cet article sur l’attitude des féministes: http://lesobservateurs.ch/2016/01/08/anne-cecile-mailfert-presidente-dosez-feminisme-ne-condamne-viols-de-cologne/
    Ce qui s’est passé à Cologne, cela s’appelle le « Taharrush Gamea », « jeu » très répandu dans les pays arabes. Alors, ne venez pas me dire que la culture arabomusulmane n’a rien à voir avec ces viols. La culture arabomusulmane dévalorise (c’est le moins que le puisse dire) les femmes (en particulier, les femmes non musulmanes). Cette culture incite au viol (en particulier, des femmes non musulmanes)

  10. François dit

    « Alors que la sélection du festival de la BD à Angoulême donne lieu à des généralisations hâtives sans aucun complexe (tous les amateurs de BD sont machistes, c’est bien connu), oser dire que la culture musulmane est misogyne pose en revanche un problème insupportable ». Et c’est tant mieux ! Accuser de machisme l’ensemble du comité de sélection d’un festival, c’est déjà lapidaire, mais cela se fait. Accuser, dans son intégralité, une culture de mysoginie, le pas est plus long à franchir. Surtout pour un pays qui n’est pas reconnu, loin s’en faut, pour son traitement égalitaire des hommes et des femmes (et pour anticiper les commentaires rapides : je ne dis évidemment pas qu’il vaut mieux être femme en Arabie Saoudite qu’en France. Je dis juste que malgré toute notre histoire, deux indicateurs de base comme l’écart moyen de salaire homme-femme ou la proportion de femmes dans les comités de direction devraient nous inciter à la modestie. Sans doute plus que l’Allemagne, dont au moins, le chancelier est une chancelière).

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