Accueil » Sécurité Sociale: mon interview sur LCI

Sécurité Sociale: mon interview sur LCI

Cet article a été lu 5802 fois

Hier soir, j’étais interviewé sur LCI pour évoquer mon livre Ne t’aide pas et l’Etat t’aidera. C’était notamment l’occasion d’évoquer la question centrale du système de santé et de la prise en charge des soins.

 

Rappelons-le, le système actuel de sécurité sociale repose sur une imposture. D’une part, il prétend être universel et juste. D’autre part, il plafonne de nombreux remboursements et oblige les assurés, même lorsqu’ils n’en ont pas les moyens, à prendre en charge une partie de leurs dépenses. C’est extrêmement injuste, et aux antipodes de la solidarité prétendue par le système!

Dans mon livre, je propose d’améliorer la prise en charge des maladies graves et de l’ensemble des soins qu’elles obligent à recevoir en majorant le montant global de la dépense publique à 100 milliards d’euros au lien des 80 milliards actuels. Cette majoration permettra donc d’augmenter de 25% le remboursements des affections longue durée et des soins annexes. En contrepartie, l’Etat doit laisser chacun s’assurer librement sur les maladies qui ne relèvent du « 100% », pour reprendre la terminologie de la sécurité sociale.

Dans le même temps, je propose de fiscaliser les recettes de l’assurance maladie, pour alléger le fardeau porté par les jeunes salariés et responsabiliser chacun dans le recours aux soins.

La sécurité sociale et sa gestion dépassée du risque déresponsabilise les Français. Remettons la responsabilité au coeur de nos existence!

3 commentaires

  1. Les problème n’est peut-être pas tant un manque de solidarité qu’un méchant problème de gaspillages invraisemblables et de coûts de moins en moins bien maitrisés par la sécurité sociale elle-même.

    Vos propos sont certes louables, mais prenez en compte la manière dont ça rsque souvent d’être interprété : « Il faut payer davantage » : et puis quoi encore ? Pour qu’il y ait encore plus de gaspillage ?

    • Gordion dit

      Le gaspillage est une chose, le futur de l’assurance maladie pour les citoyens et leurs descendants en est une autre. Le système actuel va à sa perte, il faut donc trouver comment l’améliorer en prévision de l’allongement inévitable de l’espérance de vie, et réaliser que les coûts relatifs soient financés de manière « acceptable » pour les futures générations. C’est l’éternel problème de l’acceptation de l’impôt, et de son ressenti par le contribuable.

      Chacun devrait penser qu’un jour il aura peut-être un AVC qui le rendra paralysé, et que le coût et la durée de traitement doit être supportable pour des revenus médians et faibles, non?

      Vous avez peut-être d’autres solutions à nous apporter?

      Bien à vous.

      • Albert Chiv dit

        Ce système est déficitaire depuis des années. Pourquoi ne pas laisser les gens se responsabiliser et leur laisser la liberté de choisir son assurance maladie??? En disant qu’il faut plus de solidarité ce que les dirigeants entendent et ça revient à dire ce qu’il a été dit auparavant, plus de taxe…
        La solidarité n’est pas un problème c’est comment les dirigeants de ces organismes se gavent sur la « solidarité » des citoyens.
        Pourquoi des gens qui ne produisent rien gagnent plus que ceux qui cotisent????
        Adieu système par répartition communiste qui a montré ses limites et ne cesse de mettre les citoyens en état de précarité….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *