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L’Union Européenne va-t-elle gagner sa guerre contre l’Etat-nation?

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Depuis le traité de Maastricht, l’Union Européenne mène une guerre sourde contre l’Etat-nation, c’est-à-dire contre l’Etat constitué par un ensemble national qui excède l’affinité culturelle tribale. Tous les Etats où le pouvoir central s’est imposé contre une multiplicité des cultures régionales sont à la peine et souffrent de tendances centrifuges qui les mettent en danger. Les cas de la Grande-Bretagne, de l’Espagne et de la France sont particulièrement emblématiques.

L’Union Européenne et le piège du Brexit

Beaucoup se gaussent des fanfaronnades de Cameron comme d’une preuve apportée à l’insuffisance de l’Europe. Mais le « Brexit » est-il un piège pour l’Europe ou pour la vieille Angleterre?

L’espèce de mollesse avec laquelle l’Union a répondu aux revendications de Cameron montre bien l’ambiguïté du sujet. D’un côté, la Grande-Bretagne souhaite protéger sa « souveraineté », menacée par l’intégration économique et politique grandissante autour de l’Allemagne. De l’autre, l’Union sait que, du point de vue des « concentrateurs », elle n’a pas tout à perdre dans ce dossier. Un départ de la Grande-Bretagne constituerait un choc. Mais il ouvrirait la porte à un véritable fédéralisme, et il affaiblirait au moins autant la Grande-Bretagne que l’Union. La sécession probable de l’Ecosse en est la preuve.

Et c’est bien l’effet terrible de l’Union: l’exaltation des régionalismes étouffés depuis des siècles par le centralisme des Etats-nations.

L’Union Européenne et la Catalogne

La même tendance centrifuge est à l’oeuvre en Espagne. La revendication régionaliste catalane témoigne bien de l’affaiblissement d’un Etat-nation né d’un processus pluriséculaire de domination sur plusieurs entités régionales qui cherchent aujourd’hui à modifier le mode de relations qui les unit. L’annonce par le gouvernement catalan de réformes structurelles majeures, notamment dans le domaine de la fiscalité, mais aussi de la justice et de la protection sociale, ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de l’entité espagnole.

Là encore, le calcul est le même: l’indépendance d’une région conquise depuis plusieurs siècles est d’autant plus possible que le maintien de l’entité devenue indépendante dans l’espace économique européen lui garantit une ouverture pour ses produits et viabilise le projet de rupture avec l’entité centrale.

En ce sens, l’Union déstabilise les Etats-Nations par le haut et par le bas. Par le haut, elle affaiblit les pouvoirs centraux historiques en diluant leur autorité dans un ensemble fédéral contraignant où les grandes décisions sont intégrées dans une sorte de troïka permanente. Par le bas, elle offre une sorte de bouée de sauvetage, voire de canot pneumatique, aux entités qui espèrent quitter le giron du pouvoir central qu’elles contestent.

L’Union Européenne et la France

La France n’échappe à cette montée des régionalismes. La victoire des nationalistes corses par une duperie électorale aux élections régionales de décembre constitue un séisme de la même nature que la victoire indépendantiste en Catalogne. Le débat qui sévit ponctuellement sur la reconnaissance des langues régionales en est une autre facette. Plusieurs « régions » françaises se sentent pousser des ailes à l’idée de quitter le giron de la mère patrie pour adhérer directement à une entité européenne auprès de laquelle elles externaliseront les sujets majeurs de gouvernance, comme la politique économique, pour se contenter d’une illusoire autonomie culturelle.

Il ne faut probablement pas entendre la désastreuse réforme territoriale à laquelle nous assistons, avec la constitution de douze régions, comme une étape consciente et acceptée sur ce chemin: la France a préparé sa propre vente à la découpe, sous l’effet d’une élite aux petits pieds qui n’imagine plus aucun avenir pour le pays, sinon dans une grande dilution européenne.

L’Union Européenne et le triomphe des Etats tribaux

En creux, c’est un autre modèle d’Etat que l’Europe promeut. Plutôt que les Etats-nations rivaux, dotés d’un pouvoir central qui exerce sa tutelle séculaire ou millénaire sur des régions conquises, l’Union se sent plus à l’aise avec des Etats jeunes dont l’homogénéité culturelle est plus apparente. On pourrait qualifier ces Etats d’Etats-langues, dans la mesure où ils se caractérisent par l’intégration de populations parlant la même langue, ou d’Etats tribaux, qui ne regroupent que des populations partageant la même affinité culturelle.

L’Allemagne constitue bien entendu le paradigme de l’Etat tribal ou de l’Etat-langue, puisque, depuis 1945, elle héberge la totalité ou presque des minorités germaniques, Autriche exceptée. L’espace allemand depuis 1991 – ce qui fait de l’Allemagne un Etat très jeune – regroupe bien tous les germanophones habitant au nord-est du Rhin. Il a, qui plus est, le bon goût d’être un espace fédéral parfaitement compatible avec la construction européenne.

On pourrait dire la même chose de l’Italie, autre Etat jeune marqué par une homogénéité linguistique. La récente réforme territoriale (qui date de 2011) a là aussi montré que la géographie administrative héritée de Bonaparte était mise à rude épreuve par la préparation d’une intégration européenne renforcée.

L’Union Européenne ou la fin des Etats-Nations?

2016 constituera, pour l’Etat-nation en Europe, une mise à l’épreuve décisive. D’une part, la probable nouvelle crise migratoire que l’Europe connaîtra cette année devrait à nouveau interroger l’identité culturelle des vieux ensembles du continent. D’autre part, la volonté, poussée de manière absurde par la France, d’accélérer l’intégration économique des Etats-membres finira d’achever l’autorité des Etats-nations au profit de l’ensemble communautaire.

L’Union fera-t-elle face au véritable réveil de ses nations composantes? Parviendra-t-elle à les dépasser pour imposer une autorité nouvelle? Cette autorité sera-t-elle démocratique? Est-elle souhaitable?

16 commentaires

  1. Débat difficile.

    Je souhaite que la France survive.

    Mais il y a eu tant d’abandons depuis quarante ans que je me demande si l’entité administrative qu’on appelle « France » est encore la France et si cette France là mérite que je fasse, que nous fassions, des efforts pour la sauver.

    Nous débattons de la France comme si elle existait encore mais peut-être qu’elle est déjà morte que nous ne le savons pas.

    • yoananda dit

      En ce qui me concerne, c’est irréversible, la France est morte.
      Par contre, le peuple français lui, la population française, peu se perpétuer, indépendamment de son organisation politique ou de sa localisation géographique.
      Toute la question est : comment éviter que l’état ne nous entraîne dans sa chute …

  2. yoananda dit

    Il n’y a pas de débat sur les langues régionales, le sujet c’est les langues minoritaires, comprendre, l’arabe.
    Ce n’est qu’un cheval de Troie pour hâter la dissolution ethnique des peuples européens.

  3. yoananda dit

    Vous rejoignez la thèse de Bernard Wicht, qui estime que les état-nations sont grignotés par le haut et pas le bas, par les forces supra-nationales et infra-nationales.

    D’un coté, vous avez l’UE, et TAFTA (pour prendre des exemples symboliques), et de l’autre vous avez les cités islamisés, les mafias, les indépendantistes.

    Bernard Wicht explique la mutation à la foi politique et militaire qui sous-tends cette dynamique.

    Vous pouvez rajouter le constat très bien expliqué par Marie France Garaud que nous ne sommes plus un état souverain puisque nous avons abandonné nos prérogatives régaliennes. A compléter avec l’autre constat du colonel Régis Chamagne sur la destruction progressive de notre armée.

    Bref, la France est un … un état zombi (cf Julien Rochedy) : une structure administrative (ponctionnaires+bourreaucrates+pourriticiens) mort vivante, mais qui cherche a se nourrir (fiscalité vexatoire et confiscatoire) et qui se caractérise par son pouvoir de nuisance.

    Précision une « tribu », c’est une (sous)unité ethnique, et non pas culturelle.
    Demandez aux biologistes des populations, rayon « haplogroupe ». La France était une population (au sens génétique du terme, c’est à dire, un pool de gènes qui se reproduisent dans le temps à cause de la tendance des individus de cette population de copuler avec les leurs, comme dans toute espèce animale d’ailleurs) jusqu’à ce que la déferlante migratoire ne brise ses bases génétiques il y a env 40 années.

    • yoananda dit

      4 – Nous nous retrouvons donc en face d’un État à son stade zombie. Les films sur les zombies font florès aujourd’hui, or, qu’est ce qu’un zombie ? Quelque chose autrefois bien portant, désormais mort, qui avance lentement, qui est lourd, qui ne ne pense plus, et qui n’a plus d’autres projets que de se retourner contre sa propre famille, ses anciens congénères, pour les dévorer. L’État actuel est zombie. Autrefois efficient, désormais lourd, incapable de penser, de se projeter, et dont l’unique objet, même s’il est inconscient, est de chercher à dévorer son propre peuple.

      http://www.rochedy.fr/2016/01/l-etat-zombie.html

  4. D’abord il a été dit et redit et cela ne fait aucun doute, que les futures nouvelles régions (écosse, catalogne, ou même corse) ne peuvent faire partie de l’Europe, le plein de nations ayant été fait. Aucun état de l’union ne pourra soutenir l’affaiblissement d’un autre.
    Contrairement à ce qui est dit, l’Union sera au contraire un rempart contre la folie de la désagrégation. Seuls les infects et débiles démagogues qui règnent dans les futurs états ploucs continuent de propager les sornettes que vous évoquez.

    En suite l’Europe n’est faite que de la faiblesse des états qui la dirigent et qui laissent le pouvoir croupion qu’ils ont instauré leur reprocher à raison, ils sont payés pour ça, de ne pas tenir leurs engagements. Mauvais élève de la classe, la France, pays fondateur, courbe la tête avec ses 4% de déficit et ses 100% de dette: comment oserait elle parler en membre souverain alors qu’elle n’est qu’un cancre à l’amende ?
    Et bien cette folie, cette honte cessera un jour. Et ce n’est pas l’Europe qui changera, mais bien ses dirigeants qui mèneront les politiques qu’ils sont obligé de mener.

    • Gordion dit

      Je ne suis pas d’accord avec vous.

      L’UE n’est pas un rempart contre la folie de la désagrégation, au contraire, l’Acte Unique fondateur est le moteur de la dilution des état-nations et des peuples dans un espace sans frontières, sans but ni vision, et qui sombrera dans un communautarisme violent – vous êtes le premier à dénoncer à juste titre l’invasion africaine et ouest-asiatique.

      Un espace économique de libre-échange ne constitue pas une finalité.

      L’Allemagne, de par ses fondements ordo-économiques, a affaibli volontairement les autres nations européennes par un modèle économique aberrant – produire plus pour exporter ce que les consommateurs allemands ne peuvent acheter (modération salariale), importer une main d’oeuvre bon marché de son riemland historique, et, depuis l’appel d’air provoqué par Merkel, faire travailler des immigrés arabes à un coût bien inférieur.

      Vous avez raison sur la situation économique catastrophique de la France, et sur la médiocrité abyssale de ses dirigeants. Mais, quand les fondamentaux étaient meilleurs jusqu’en 2008, avez-vous souvenir d’une quelconque initiative française pour exercer un leadership par rapport à l’Allemagne? NON, c’est tout dire du renoncement de la France depuis l’Acte Unique. Dites nous ce que d’autres politiciens vont pouvoir faire?

      Nous verrons bien si la G-B fera son Brexit, je pense que la G-B va rependre son destin en main comme elle a toujours su le faire. La France, elle, a déjà capitulé. Il est vrai qu’elle en a l’habitude.

      • Je maintiens que l’Europe n’acceptera pas de nouveaux états. Donc les régions tentées par l’indépendance doivent réaliser qu’elles se retrouveront seules, l’argument, que je dénonce, avancé par les indépendantistes, et qui est le votre (l’europe est un ventre mou qui veut la mort des nations etc) n’a pas de valeur et se retourne comme un gant. Ce retournement a pratiquement joué pour l’Ecosse, qui ne sera pas indépendante et quasiment pour cette raison là…

        Pour ce qui concerne la lutte contre les migrations, c’est bien sur au niveau de l’Europe qu’elle doit être menée et elle le sera, dès qu’on se sera débarrassé des relents sentimentaux romantiques de madame Merkel. Le No Way à l’Allemande, vous allez voir ce que c’est.

        Au sujet de l’espace de libre échange, il faudrait savoir: vous voulez une Europe fédérale avec un empereur c’est ça ? En fait l’Europe doit mettre au point une forme originale d’association, à la hauteur de la créativité de sa civilisation qui a déjà tout inventé, pourquoi pas quelque chose de nouveau, intermédiaire justement entre la zone d’échange et les (con)fédérations. Une alliance raisonnable entre états souverains, et je crois que c’est ce à quoi vous pensez. Non seulement c’est souhaitable, mais c’est la seule chose possible.

        Sarkozy eut le plus grand mal en 2008 à convaincre les Allemands de rompre avec leur tendance naturelle à la punition cruelle. Ce ne fut pas une imposition de leadership, mais au moins il y eut un compromis. Il fallut promettre pour cela, comme d’habitude, et l’Allemagne, animée par le même sentiment romanesque et gentiment neuneu qu’on lui a vu avec les migrants, accepta après 2012 qu’on lui mente cinq ans sans qu’elle ne fasse rien. Mais tout a une fin, si vous voyez ce que je veux dire: la politique de puissance égoïste, rapace et raciste qu’on lui reproche déjà pourrait bien se manifester vraiment un jour, et là vous aurez le droit d’être anti « européen ». Comme en 14.

        Ce sera le rôle du prochain président français que de remettre les choses au carré. Si c’est François Fillon, naturellement.

        • Gordion dit

          Je ne suis pas si sûr que l’UE refuse d’accueillir de nouveaux « états », c.à.d. des régions qui auraient fait sécession de leur état (Corse, Catalogne, etc.). Par définition, l’UE étant d’essence fédérale…et vous le savez.

          Lutte contre l’immigration au niveau européen? Une chimère, il n’y a qu’à demander où sont les résultats d’un renforcement des moyens « décidé » par Bruxelles (FRONTEX, arraisonnement des bateaux clandestins, arrestations des passeurs, destryction des embarcations)….avez-vous vu des chiffres? Ce n’est que de la poudre aux yeux pour rassurer les peuples. Concrètement, financièrement, humainement, juridiquement, il n’est pas possible de faire protéger les frontières maritimes de l’UE au large de la Turquie, ni les frontières russo-ukrainiennes par un Corps de Garde-Frontières. Les transferts de compétence des états en matière de sécurité extérieure à Bruxelles fut l’erreur. Sans parler des conventions internationales (ONU, CEDH, etc.) qui nous contraignent juridiquement – impossibilité de renvoyer des clandestins arraisonnés hors des eaux territoriales des ports d’origine….

          Europe fédérale? Non, merci. C’est le modèle américain. Je suis, par contrainte et sans enthousiasme, pour une confédération d’états-nations, chacun gardant sa souveraineté. Une monnaie commune, et non unique. Chaque nation défend ses frontières et oeuvre pour sa sécurité. Une confédération à la carte, selon le modèle britannique après qu’ils seront sortis de ce « machin européen ». Mais pas pour une confédération à 28 membres – franchement foutons les Grecs, les Bulgares et tous ces états mafieux des Balkans dehors.

          Je vous trouve toujours très indulgent pour la Reichsführerin Merkel. Après avoir ruiné la moitié du continent par sa politique économique, elle va ruiner l’Europe par sa faiblesse évangéliste et cession à la réalité homographique de l’Allemagne, et se moque des conséquences pour les autres nations. Le Royaume-Uni ayant la chance d’avoir des frontières bien définies s’en tirera mieux que nous. Pour ma part, je me demande si la France, excentrée au ponant de l’Europe, ne devrait pas se rapprocher du R-U….et faire un pied-de-nez à l’Europe.

          J’ai quelque sympathie pour Fillon, toutefois pourra-t-il taper du poing sur la table devant Merkel? Hmm

          • Même si il y a en Europe des fédéralistes à dénoncer, et dieu sait s’il y en a, on peut y faire quelque chose avant de la quitter. Ce fut le sens du pragmatisme gaullien: l’Europe se dirige à deux, sous les armes françaises, l’Angleterre hésitant toujours et les autres n’étant que des contribuables à sermonner.
            Mais pour cela il faut respecter ses engagements chiffrés. Fillon ne pourra taper du point sur la table avant d’avoir ses 3% de déficit budgétaire et un endettement à 80% (celui de l’Allemagne).
            Ce n’est qu’à ce moment là que l’on pourra faire ce qu’on veut.
            Car c’est d’abord en France qu’il faudra taper du point sur la table et n’accepter un chômage élevé
            qu’entièrement formé d’ex fonctionnaires et de jeunes non francophones.

            Au sujet des migrants syriens et du patronat allemand c’est évidemment une légende: les pauvres syriens traumatisés par les bombes vont directement en bidonville; on sait déjà qu’il faut au moins quatre ans pour en former un et encore, sa discipline laissera toujours à désirer. Merkel n’a pas fait de calcul économique la pauvre, elle n’est qu’une crème et va sauter pour cela.

            Encore une fois: ne laissons pas l’Allemagne seule ! C’est la raison d’être de l’Europe que de l’empêcher. Nous ne pouvons pas nous permettre encore cinq ans des bouderies de la renégociation ratée du misérable bègue, ou sinon vos fantasmes germanophobes(philes) vont se réaliser vraiment.

            Le Royaume Uni vient de se réformer, (et continue de virer des fonctionnaires à tour de bras); il recommence à faire du gras et redevient puissant. Il a évidemment intérêt à rester dans une Europe qui va évidemment devenir moins bêtement sociale avec ses migrants.

            Si la France rate la marche en 2017, l’Europe sera dirigée par l’Angleterre et l’Allemagne et nous deviendrons ce que nous méritons déjà d’être: un bronze cul.

  5. De Vos Alain dit

    L’Union Européenne n’est pas la bonne organisation actuellement car elle ne correspond pas au souhait des peuples donc viendra le moment des renversements comme l’URSS puis du mur de Berlin. Les politiciens n’apprennent rien et pourtant un moment le peuple dira non c’est fini.

    La France devrait être le moteur réformateur mais il est à la remorque de l’Allemagne. Bon des échéances arrivent dans un peu plus d’un an, elles donneront le sens que souhaite notre nation. Et comme sur le plan travail cela ne va pas s’améliorer, les politiciens devront faire attention à ce résultat.

  6. Pierre Stadère dit

    Pour mieux comprendre :

    Le Pr Pierre Hillard écrit sur le sujet depuis… 15 ans :
    ==> https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Hillard

    Lire en particulier :
    1.  » Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions  » :
    ==> https://www.dailymotion.com/video/x2jcs9f_minorites-et-regionalismes-entretien-avec-pierre-hillard
    2.  » La décomposition des nations européennes – De l’union euro-Atlantique à l’Etat mondial  » :
    ==> http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/la-decomposition-des-nations-europeennes-9782755404050

  7. déception positive dit

    Etat Nation/Europe; « vaste sujet » comme aurait dit de Gaulle qui n’hésitait pas à parler, probablement en connaissance de cause déjà dans les années 60, du « machin ». Pour ce qui est des Etats nations, l’ambiguïté de l’Allemagne dans le concerts des Nations européennes depuis qu’elle est redevenue prussienne avec la réunification, n’est plus à démontrer. La faillite et le déclin de la France qui s’accentue depuis cette même période n’est pas à démonter non plus d’ailleurs. Elle reprend la place qui était la sienne entre 1940 et 1944. Quant à l’ambiguïté pour l’ Union Européenne, c’est malheureusement sa marque de fabrique dès le départ avec le caractère trouble des dits « pères fondateurs »: Monnet = agent de la CIA ??? et que dire de Robert Schuman qui fut quand même frapper d’indignité nationale et d’inéligibilité en 1945 même si des interventions en hauts lieux amenèrent finalement à un non-lieu et tout cela pour qu’il devienne un parfait politicard de la 4° République ??? (ndlr: ce n’est pas pour rien qu’un jour avoir des souvenirs de l’histoire de France sera considéré comme un délit et qu’il ne faut surtout plus l’enseigner dans le secondaire)

  8. bip20 dit

    Que de pessimisme !
    Parler de la mort de la France alors que tout est encore possible ! Il faut voir à une autre échelle que la nôtre ; la France est grande et survivra. La nation reste le canevas idéal pour la démocratie et tout ce château de cartes qu’est l’UE ne tardera pas à s’effondrer, avec ou sans violence, il restera simplement à nettoyer les dégâts. Les Reich millénaire durent en général bien peu.

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