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13 novembre: le traitement indigne des victimes

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Comment les victimes du 13 novembre ont-elles été traitées par les pouvoirs publics? J’ai décidé de produire ici un premier montage de l’audition des victimes du 13 novembre. Ce qu’on y découvre est tout simplement hallucinant. Alors que Patrick Pelloux s’était félicité d’avoir organisé le matin même du 13 novembre une répétition de l’intervention des secours, les récits des victimes laissent apparaître une terrible impréparation de l’appareil hospitalier parisien à ce type de catastrophe: manque de coordination des hôpitaux, impossibilité d’accéder aux autopsies, victimes abandonnées à elles-mêmes lorsqu’elles ne sont pas blessées, etc.

Au-delà de ces terribles manquements, l’analyse des faits montrent toutes les failles de la machine administrative face au désastre. Le pire est le mutisme des autorités sur le déroulement de l’enquête où les circonstances des décès.

Enfin, on notera quelques éléments sordides, comme la pression exercée par les caisses de sécurité sociale pour que les victimes se constituent partie civile pour pouvoir solliciter la prise en charge à 100% de leurs soins.

Au total, les auditions montrent comment la machine étatique est incapable de délivrer un service correct aux citoyens victimes d’un attentat.

Je diffuserai demain les extraits relatifs au drame lui-même.

 

4 commentaires

  1. yoananda dit

    et que Valls et Cazeneuve n’aient pas démissionné mais au contraire viennent parader après un fiasco pareil, c’est pas honteux peut-être ?
    Faut plus s’attendre à rien de bon de le part de cet état de toute manière.
    Ils sont en lutte/guerre contre leur propre peuple, et cet épisode ne fait que se rajouter à la longue liste des incompétences de cet état de plus en plus parasitaire, qui rends de moins en moins de services, mais qui ponctionne toujours plus.

  2. Alexandre dit

    Pffhhh, les urgences ne fonctionnent déjà pas en état normal, alors en état d’urgence…

    Plus rien n’est géré depuis trop longtemps.
    Les fonctionnaires et autres personnels para-publics sont au service de leur fonction et non pas des citoyens.
    Le champ est abandonné aux associations, où parfois on trouve des gens bien (ce qui semble être le cas ici) mais souvent aussi des opportunistes.
    Et pendant ce temps, les politiques nous enfument avec des pseudo-lois inefficaces qui ne servent à rien hormis se concilier les intérêts de groupes de pression.

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