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Exclusif: comment Paris Habitat s’enrichit sur le dos des pauvres

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Paris Habitat, l’organisme HLM de la Ville de Paris présidé par Roger Madec, proche de Bertrand Delanoé, est décidément un fromage qu’il fait bon déguster à l’abri des regards. Au nom de l’éternelle solidarité et du logement social (avec tout son concert de bons sentiments qui vous font pleurer dans les chaumières), certains ne se gênent pas pour prendre leurs aises. La direction de l’organisme multiplie les menaces pour étouffer l’incendie… et les feux de paille pour ne rien toucher au gâteau.

Des fauteuils à 4.000 euros à l’accueil de Paris Habitat

Je recommande d’abord à tous les locataires de Paris Habitat et à tous les contribuables parisiens d’aller s’asseoir quelques minutes à l’accueil de l’organisme HLM. Ils auront le plaisir de poser leurs fesses sur des fauteuils à 4.000 euros achetés avec l’argent de leurs loyers et avec les différents efforts fiscaux consentis aux bailleurs sociaux. En voici la facture:

Paris Habitat

Les Parisiens apprécieront la modestie du train de vie de leur organisme HLM préféré. Ils apprécieront aussi les prochaines déclarations gouvernementales sur la lutte contre l’apartheid et sur la mixité sociale. En tout cas, à la lecture de ces factures, on comprend mieux pourquoi la gauche veut développer le logement social en France: manifestement, l’opération n’est pas perdue pour tout le monde.

Le grand bordel de la logistique chez Paris Habitat

Ces errances dans le train de vie de Paris Habitat, jointes aux conditions très favorables inscrites dans les contrats de travail des dirigeants de l’organisme, expliquent que le Parisien et le Canard Enchaîné aient commencé à mettre leur nez dans tous ces petits arrangements avec les postures solidaristes qu’affectionnent tant Anne Hidalgo et son affidé communiste au logement, Ian Brossat. Ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir tant de gens bien intentionnés et bien pensant donner des leçons aux méchants habitants du XVIè arrondissement sur l’accueil des pauvres et fermer les yeux sur les truanderies de l’office HLM qu’ils maintiennent dans leur giron politique. Charité bien ordonnée… comme on disait chez les Chrétiens.

Dans la pratique, les dirigeants de l’organisme ont tardivement « découvert » que l’inventaire mobilier qu’ils avaient sous les yeux était une passoire et que plus personne ne savait où se trouvaient certains des différents achats livrés depuis 2012. Anne Hidalgo ne peut pourtant ignorer le risque auquel elle s’expose en laissant faire ce désordre: les mauvaises langues ne tarderont pas à imaginer que tous ces achats livrés à Paris Habitat pouvaient servir à d’autres organismes… ou d’autres personnes que le commanditaire. La circonstance ne manque pas de faire sourire si l’on se souvient que le directeur de la logistique, Philippe Guillier, fut recruté par Stéphane Dambrine, l’actuel directeur général de Paris Habitat.

Chez Paris Habitat ce sont les lampistes qui paient

Face aux risques grandissants de cette situation qui rappelle le meilleur des années Tiberi (faut-il parler d’une tibérisation de la ville de Paris sous Anne Hidalgo?), l’exécutif de Paris Habitat n’a pas tardé à relire son manuel de la gouvernance à l’ancienne pour régler le problème. Les lampistes ont immédiatement payé, et deux licenciements pour insuffisance professionnelle sont intervenus: celui du directeur de la logistique et de l’un de ses hommes-liges, coupables d’avoir maintenu le bordel dans les petites affaires de l’organisme.

Compte tenu des faits incriminés, certains s’étaient imaginé que l’office porterait plainte contre les contrevenants. Madec et consors ont préféré étouffer l’affaire en demandant un audit interne… mené par la direction elle-même. On n’est jamais mieux servi que par soi-même! Il faut laver le linge sale en famille, etc.

Voici ce qu’en dit le procès-verbal du Comité d’entreprise:

Paris Habitat

Ah! la cellule « contrôle interne de la direction »! Quel bonheur! Au moins, elle présente l’avantage de délivrer les conclusions de l’enquête avant même d’avoir commencé à travailler. Grâce à son examen fouillé et approfondi, ladite cellule a servi à Stéphane Dambrine la conclusion qu’il attendait (il ne s’en cache pas):

Paris Habitat

Vraiment génial! l’audit n’est pas terminé, mais une chose est déjà sûre: pas d’infraction au pénal, donc pas de dépôt de plainte! Elle est pas belle la vie? Paris Habitat n’a même plus besoin de la police judiciaire pour établir l’existence ou non d’une infraction. Un audit interne inachevé permet de tout savoir!

Comme dit le directeur général de l’office: « j’en suis heureux ». Un psychanalyste de base se demanderait quand même ce qui rend aussi heureux un directeur général à propos des truanderies de l’un des collaborateurs qu’il a recruté. En tout cas, Dambrine n’aura pas à demander à des policiers forcément partiaux de passer au crible les conclusions très impartiales de la « cellule interne d’audit » de Paris Habitat. Ouf! Au cas où ces policiers auraient découvert une affaire de financement illégal de parti politique par Paris Habitat…

Il est vrai que la personnalité des élus PS parisiens (Cambadélis, Le Guen) ne laisse planer aucun doute sur de possibles circuits de financement occulte.

Bref, les salariés responsables du bordel dans l’inventaire de Paris Habitat ont été licenciés sans dépôt de plainte, une partie des biens disparus est revenue par enchantement, et tout va pour le mieux ans le meilleur des mondes. Les vaches (comprenez les contribuables parisiens) sont bien gardées…

Pour notre part, on aimerait connaître les conditions de la transaction entre l’office HLM et les salariés licenciés. Un employeur normal chercherait en effet la petite bête. Pour que l’opération se passe dans une mer d’huile, on imagine que les salariés en question avaient quelques biscuits dans leur dossier pour calmer les velléités de leur employeur.

Les commissions bidons de Madec pour étouffer l’affaire

Face à l’ampleur des polémiques lancées par ces « torchons » (selon l’élu FSU au conseil d’administration…) que sont les organes de presse cités plus haut à l’origine des révélations, Roger Madec, ancien maire du XIXè arrondissement et ancien flic, proche de Delanoé et grand défenseur du mariage gay, a décidé là encore de reprendre les bonnes méthodes estampillées Police Nationale pour étouffer l’incendie naissant.

Il a évidemment annoncé la création d’une commission de déontologie bidon pour examiner la vie de l’Office. Voici la délibération passée au Conseil d’Administration extraordinaire du 17 mars 2016 sur le sujet:

Paris Habitat

 

Là encore, plus belle la vie! le comité théodule sera composé de responsables de Paris Habitat, et le directeur général de l’établissement sera en charge de la mise à jour du code. Surtout, lavons le linge sale en famille! On se demande pourquoi Roger Madec n’a pas demandé à Jean Tibéri de présider le comité. La boucle aurait été bouclée.

Bruit de bottes dans les couloirs de Paris Habitat

Si le recours à la bonne vieille commission godillot a fait partie des armes de Roger Madec pour occulter le dossier Paris Habitat, la terreur a commencé à régner en interne. Les révélations sur les « privilèges » détenus par les directeurs de l’OPHLM (qui ont permis aux Parisiens de découvrir que des seconds couteaux d’établissements municipaux pouvaient gagner plus de 8.000 euros nets par mois pour un service bancal) ont beaucoup énervé la direction de l’office. Dambrine s’est donc fendu de nombreux avertissements aux méchants salariés du siège qui jouent aux lanceurs d’alerte, cette espèce honnie qui aime son travail et qui le défend.

Le directeur de l’Office n’a donc pas hésité à porter plainte pour débusquer les balances dans la boîte. Voici le courrier qu’il a fait parvenir aux salariés:

Paris Habitat

Ta-tam! Les vrais méchants seront virés pour faute lourde, pendant que ceux qui ne faisaient pas leur boulot ont bénéficie d’un licenciement gentil. Deux poids deux mesures! On se souviendra ici des longs discours de Delanoé sur la corruption de Tibéri, pour mesurer la capacité du pouvoir à corrompre!

Anne Hidalgo piégée par les vieux démons du Delanopoly?

Derrière toute cette affaire, c’est évidemment l’influence de Delanoé à Paris malgré Anne Hidalgo qui est au coeur du débat. Roger Madec, tout le monde le sait, est un très proche de l’ancien maire de Paris. Cette proximité l’a conduit à contrebalancer l’autorité du maire d’arrondissement qui lui a succédé, François Dagnaud (lui-même très proche de Roger Madec), par la nomination d’Halima Jemni comme première adjointe de l’arrondissement. Halima Jemni adore rappeler qu’elle est née dans la même ville que Bertrand Delanoé, en Tunisie. Et, de notoriété publique, Dagnaud et Jemni se haïssent comme deux maîtresses peuvent se haïr en présence de leur vieil amant.

Ce combat de tigresses semble aujourd’hui percoler dans l’ensemble des zones de la décision publique.

Reste une certitude: ceux qui, en 2001, avaient voté Delanoé pour en finir avec le règne de la corruption commencent à perdre leur latin. La ville de Paris présente aujourd’hui tous les stigmates répugnants qui avaient fait sa mauvaise réputation sous Tibéri. À une différence près: le Corse Tibéri n’avait jamais véritablement cherché à se présenter comme un parangon de vertu. Pour Hidalgo, en revanche, qui voudrait incarner un renouveau politique, ces affaires ne tarderont pas à causer des dommages collatéraux extrêmement lourds.

Et, comme il se doit au PS, les affaires se traitant en famille, le frondeur idéologue et psychorigide, proche de Martine Aubry, Jean-Marc Germain, époux d’Anne Hidalgo, risque lui aussi d’en faire les frais.

 

23 commentaires

  1. Joseph Favreau Juriste, chargé de cours et TD, directeur d'Ateliers culturels à la Sorbonne et en Associations d'éducation populaire dit

    Familles PS et familles prolos Du bon usage des HLM par le PS et pour ses affidés
    Familles d’ouvriers ou artisans, familles de prolos, « familles de riens du tout » …
    … souvenirs du Ministère de l’Education nationale MEN – MESR depuis 1968
    La fille du sénateur secrétaire général du parti de Mitterrand se vantait de loger en HLM … c’était sa façon à elle de se vanter d’être « de gauche » … de même qu’elle proclamait à propos des directeurs ou chefs de services qui ne lui plaisaient pas « je les ferai révoquer par Mitterrand ». Elle avait effectivement obtenu un superbe appartement HLM (de luxe, évidemment) rue du Château-des-Rentiers (comme son nom l’indique !).
    Quand un brave et modeste lauréat d’un concours de méritocratie républicaine lui demandait comment elle (fort riche célibataire !) avait pu faire pour obtenir un si bel appartement HLM, alors que les ouvriers de chez Renault et leurs familles n’avaient que très peu de chances d’en obtenir à Boulogne-Billancourt ou aux environs, la fille du sénateur répondait : « Ah ! vous, vous êtes d’une famille de prolos, vous êtes d’une famille de riens du tout ».
    Il serait intéressant d’examiner les carrières des familières de Mitterrand et affidés de son parti … pour qui le même Mitterrand a fait ensuite instituer un « tour extérieur » pour les nominations dans les Inspections générales. Combien de cloportes PS ont été nommés directement Inspecteurs généraux de 1ère classe alors qu’ils n’avaient même pas été capables de passer le plus misérable des concours de niveau Bac + 3 (… mais s’étaient illustrés par leurs activités dans diverses instances du parti se disant socialiste et par le détournement ou la dilapidation de crédits d’action sociale). Tandis que le cloporte Borgel, ancien Président de l’UNEF-ID et chargé des élections au PS, obtenait un emploi d’Inspecteur de l’Académie de Paris …
    Actualisation au XXIème siècle
    Un grand « investissement » du sieur Delanoë aux frais des contribuables …
    … et bonjour la dette de la Ville de Paris
    Des groupes d’immeubles construits par des Sociétés immobilières d’investissements (pour un public de cadres et familles des classes moyennes) ont été achetés à grands frais par la Ville de Paris afin d’être transformés en HLM. Afin d’y loger des électeurs et militants, « étudiants » en sociologie ou en « science politique », intermittents du spectacle et chômeurs professionnels, immigrés primo-arrivants logés en priorité au nom de la « mixité sociale », drogués et trafiquants de drogue (et combien de militants islamistes ?).
    Les résultats sont là : les travailleurs français et leurs familles sont chassés de Paris. Mais les tristes sires et mafieux Le Guen et Bartolone obtiennent plus de 60 ou 70 % des voix dans le 75013 aux élections législatives, municipales et régionales.
    Faut-il s’incliner devant de tels génies politiques ?

    • Michel dit

      Parfaitement huilé . Le système est détourné de sa fonction première et les Timoniers d’hier ont trouvé leurs maîtres « label socialiste » . Quelle leçon le peuple va-t-il en tirer ?

  2. jules moch dit

    Sur la polémique de la construction dans le bois de Boulogne, un rapport du conseil général IDF insistait sur la préservation des espaces boisés :bois de Vincennes, bois de Boulogne, sur les documents d’urbanisme ce sont des sites classés boisés inconstructibles, ou est l’enquête d’utilité publique pour modification du PLU?
    Le sieur Brossat sait que c’est inconstructible, il fait un coup politique.
    Dans le rapport du conseil général un chapitre était consacré à la dégradation des arbres…
    Le site s’il était construit deviendrait un point de fixation pour les no-border , car l’état en France est faible…
    En conclusion le désordre permanant, joue contre le but recherché, offrir un toit aux déshérités. De la posture comme toujours…

  3. Gordion dit

    …intéressant, si l’on peut dire.

    Une question, ces affaires embarrassantes sont-elles également exploitées par l’opposition au sein du Conseil municipal?

  4. Karl dit

    Ces donneurs de leçons, détenteurs de la vérité et faiseurs du bien se prennent pour Dieu et “Dieu fait bien ce qu’il fait.” A la différence de Dieu ils ont le ventre affamé donc point d’oreilles.
    Hélas, ils sont capable d ‘accusaient les miroirs d’être faux malgré l’ évidence de vos propos… Les parisiens apprécieront

  5. Pierre dit

    Les parisiens apprécieront ? Exactement comme les veaux de Levallois-Perret qui sont heureux d’élire et de réélire des pourris.

    Ils se complaisent dans la fange. Et puis, ils n’y comprennent rien alors…

    Voilà pourquoi les mafias peuvent prospérer… Tout le monde s’en contrefiche. De temps en temps, un scandale fait davantage de bruit qu’un autre, un clampin sera éventuellement poursuivi et condamné…

    Mais la mémoire poisson rouge reprend vite le dessus.

    Le chômage, les fins de mois de difficile, les mômes à l’école, un p’tit attentat terroriste…. la vie quotidienne éteint toute velléité de de contestation.

    Les plus hardis et éveillés- ou les plus dépressifs- votent Front National, pour emmerder le bourgeois et le bobo… Et tout continue comme avant.

    Bref… sans vouloir vous vexer, ce petit scandalounet (les sièges à 4000 balles volés, il n’y a pas d’autres mots, par quelques pourris municipaux)… franchement…
    😉

    Le vrai scandale, l’éléphant dans la pièce, c’est qu’une mafia privée, qui se cache sous les oripeaux du « public », se permette de dépenser plus de 70 milliards d’euros par an (déficit du budget de l' »état »), pour son bon plaisir.

    Le vrai scandale est que cette mafia prétende nous « gouverner ». Alors qu’elle ne fait que se servir. De nous et même de nos enfants pas encore nés (la fameuse dette).

    Et les veaux mâchent, et regardent passer les trains….

  6. Bruno dit

    Bonjour,

    Merci pour cet article, fort intéressant.
    A-t’on une idée de la situation actuelle des finances de la Ville ?
    Il est difficile d’avoir une vision claire de cette situation en dehors des communiqués officiels de la Ville repris par la presse.

    Quant aux projets de délibération soumis aux séances du Conseil de Paris de décembre (pour le budget de l’année suivante) et de juin (pour la révision du budget de l’année en cours), s’ils sont mis en ligne sur le site de la Ville, difficile d’y trouver le détail réel.

  7. Jean dit

    Navrant, mais rien de nouveau dans les offices d’hlm. Il suffit de se rappeler ce qui se faisait à la soginorpa du temps de monsieur Kucheida.

  8. chaumont dit

    je viens de me faire virer comme une merde de mon logement , j’occupais l’appartement de ma grand mère qui était la depuis 1953. Paris habitat a refusé de me refaire un bail. il y a dans mon immeuble plein de logements vides.
    j’ai déménagé hier et un huissier est quand même venu, pendant que je vidais mon appartement. la mixité sociale n’existe pas. l’ennemi a abattre aujourd’hui est le français de 50 ans solvable. après deux ans de procédure, j’ai décidé de partir, avec mes 2 enfants.

  9. Aurélief dit

    ETRANGE PASSIVITE DEVANT LES TRAFICS A PARIS HABITAT HLM…
    (suite de la réunion à la MAIRIE DE PARIS du mercredi 16 mars 2016 sur le thème de la Sécurité)

    Lors d’une réunion publique organisée par le maire du XIXème arrondissement François Dagnaud, le 16 mars dernier, dont le thème principal était la sécurité, en présence de l’actuel commissaire de police, de nombreuses amicales et associations de locataires qui constituaient l’essentiel du public ont pu intervenir sur ce sujet délicat et exposer leurs points de vue. L’efficacité et la réactivité des forces de police de cet arrondissement de l’est parisien a été fortement soulignée, tant de la part du maire que des responsables d’amicales représentants les habitants.

    Cependant il est rapidement apparu dans les multiples interventions du public, que quelque chose ne tourne pas rond dans l’attitude des principaux organismes bailleurs et sociétés d’HLM de l’est parisien (75 % du parc immobilier ; RIVP, Immobilère 3F…), et en particuliers de Paris Habitat, premier bailleur du XIXème arrondissement. Des dizaines d’amicales ont en effet interpellé le maire sur l’étrange passivité de Paris-Habitat devant les trafics de drogue : porte d’accès aux immeubles laissées ouvertes nuit et jour, ou non réparées dans certains cas depuis plusieurs années, silence systématique de Paris Habitat sur ses motivations à ne pas procéder à des réparations adéquates sur les grilles d’accès à ses immeubles malgré les divers signalements des habitants et les interventions répétées des forces de police pour interpeller les dealers, trafics dans les cages d’escaliers, caves ou parties communes, absence de gardiennage pourtant inclus dans les charges des locataires…
    Après la réunion, plusieurs représentants de locataires évoquaient à demi-mots le fait que plusieurs responsables de secteurs en place depuis des années semblaient curieusement bloquer tous travaux dans leurs zones, invoquant des motifs plus fallacieux les uns que les autres.
    Le maire de l’arrondissement qui a souligné le véritable fléau sur l’économie de ces trafics de drogue n’a paradoxalement pas su évoqué de pistes pour les éradiquer. Véritable fief dans la ville, déjà épinglé pour son opacité, son taux de rentabilité avoisinant les 15%, les salaires mirobolants de ses cadres dirigeants à faire rêver des ministres, le mastodonte Paris-Habitat semble se gérer en roue libre.

    Le petit journal d’une parisienne
    Aurélie F.

  10. La parisienne dit

    Etrange passivité devant les trafics à Paris-Habitat HLM…

    Lors d’une réunion publique organisée par le maire du XIXème arrondissement François Dagnaud, le 16 mars dernier, dont le thème principal était la sécurité, en présence de l’actuel commissaire de police, de nombreuses amicales et associations de locataires qui constituaient l’essentiel du public ont pu intervenir sur ce sujet délicat et exposer leurs points de vue. L’efficacité et la réactivité des forces de police de cet arrondissement de l’est parisien a été fortement soulignée, tant de la part du maire que des responsables d’amicales représentants les habitants.

    Cependant il est rapidement apparu dans les multiples interventions du public, que quelque chose ne tourne pas rond dans l’attitude des principaux organismes bailleurs et sociétés d’HLM de l’est parisien (75 % du parc immobilier ; RIVP, Immobilère 3F…), et en particuliers de Paris Habitat, premier bailleur du XIXème arrondissement. Des dizaines d’amicales ont en effet interpellé le maire sur l’étrange passivité de Paris-Habitat devant les trafics de drogue : porte d’accès aux immeubles laissées ouvertes nuit et jour, ou non réparées dans certains cas depuis plusieurs années, silence systématique de Paris Habitat sur ses motivations à ne pas procéder à des réparations adéquates sur les grilles d’accès à ses immeubles malgré les divers signalements des habitants et les interventions répétées des forces de police pour interpeller les dealers, trafics dans les cages d’escaliers, caves ou parties communes, absence de gardiennage pourtant inclus dans les charges des locataires…

    Après la réunion, plusieurs représentants de locataires évoquaient à demi mots le fait que plusieurs responsables de secteurs en place depuis des années semblaient curieusement bloquer tous travaux dans leurs zones, invoquant des motifs plus fallacieux les uns que les autres.

    Le maire de l’arrondissement qui a souligné le véritable fléau sur l’économie de ces trafics de drogue n’a paradoxalement pas su évoqué de pistes pour les éradiquer. Véritable fief dans la ville, déjà épinglé pour son opacité, son taux de rentabilité avoisinant les 15%, les salaires mirobolants de ses cadres dirigeants à faire rêver des ministres, le mastodonte Paris-Habitat semble se gérer en roue libre.

    Le petit journal d’une parisienne

  11. Hayat dit

    Et les expulsions abusives ?
    Qu’ en pensez-vous ?
    Lorsque vous vous plaignez d’un bar à vin pour nuisances , Paris Habitat monte tout une machination
    pour retourner la situation contre vous.

  12. YANS dit

    CHERS COMPATRIOTES?
    Est-il possible que Paris-Habitat malgré que nous ayons fait appel au bon sens de son directeur, nous oblige par pressions de son service contentieux à payer 1500€ d’eau chaude, tandis que nous sommes un couple âgé (seul) occupant dans le 18è un f2 sans baignoire, sans lave-linge, sans lave-vaisselle et cela au titre d’une seule et unique année?
    Ceci est le cauchemar que Paris-Habitat nous fait vivre depuis 2 ans passés.
    NB: Aucune fuite d’eau n’a été constatée

  13. Boc dit

    Bonjour je suis locataire a Paris Habitat seule avec deux enfants les Charges sont abusives j’ai des problèmes de voisinages menaces et actes antisemites avec dépôt de plainte depuis que jy habite il s’en tape !!!!!!!!!!

  14. Valérie dit

    Bonjour,

    Des copropriétaires de l’immeuble où je suis également copropriétaire procèdent, depuis l’an 2000, à des manoeuvres frauduleuses pour obtenir un titre de propriété en bonne et due forme sur un corps de bâtiment faisant partie d’une propriété achetée par la Ville de Paris en 1982. Tous les bâtiments de cette propriété étaient prévus à la démolition en vue de la reconstruction de logements sociaux sur cinq étages.

    J’ai alerté Paris-Habitat, la Ville de Paris qui s’arc-boutent sur le rapport tronqué d’un expert missionné par ordonnance de référé du TGI de Paris en juin 2001, de rechercher l’origine de propriété du bâtiment litigieux, de désigner de manière incontestable le propriétaire : la Ville de Paris ou notre copropriété ; et d’évaluer sa valeur.

    La conclusion de son rapport, très hypothétique, a désigné notre copropriété. Mais son rapport n’a pas été validé par le tribunal en raison de dissensions entre les copropriétaires : la majorité a contesté l’évaluation du prix du m2 en considérant la fourchette trop basse ; quant à moi, je l’ai déclaré tronqué car il n’a pas permis de situer avec exactitude l’emplacement géographique du bâtiment litigieux. Un plan s’imposait.

    Les copropriétaires dont l’appartement est mitoyen au bâtiment de la Ville de Paris ont obtenu de notre AG de missionner un géomètre (pour la 2ème fois !). Une chargée de mission de Paris-Habitat OPH a déclaré abandonner toute prétention sur le bâtiment. C’est pour le moins surprenant que Paris-Habitat OPH dont les missions se limitent à la démolition-construction-rénovation et gestion des loyers, ait également en charge des missions d’ordre purement juridique.

    Devant tant de manoeuvres frauduleuses dont je vous épargnerai les détails tellement elles sont nombreuses, j’ai entrepris des recherches plus approfondies, notamment en me procurant directement auprès des Archives d’Auxerre l’acte notarié à partir duquel l’expert nommé par le le TGI de Paris en 2001 a rendu son rapport en 2003. Et le constat est édifiant. Il n’a porté dans son rapport qu’à peine 1/3 des conditions de vente particulières de notre propriété en 1931. Celles qui auraient permis de désigner la Ville de Paris propriétaire du bâtiment de manière incontestable ne sont pas mentionnées.

    J’en ai fait part à Paris-Habitat et la DAJ de la Ville de Paris. En réponse, les deux entités ont repris textuellement les mêmes arguments invoqués par l’expert en invoquant que mes arguments relèvent de ma seule interprétation. Du délire !

    De plus, Paris-Habitat a écrit avoir signé un protocole d’accord avec notre syndic dans lequel il abandonnait ses prétentions sur le bâtiment – situé sur un terrain payé avec l’argent des contribuables parisiens seulement en 1982 et pour des logements sociaux – au profit de notre copropriété, en contrepartie d’une autorisation de vue sur une courette !!! En plus, la courette en question est aussi située sur un terrain de la Ville de Paris.

    J’ai donc demandé un autre acte de propriété aux archives d’Auxerre, relatif à la vente de la propriété de la Ville de Paris où se situe le bâtiment litigieux, intervenu en 1936, soit 5 ans après la vente de notre propriété. Et dans cet acte, l’ensemble des conditions de vente de notre propriété ont été retranscrits.
    Le constat est édifiant car il est avéré que les copropriétaires qui convoitent le bâtiment de la Ville de Paris mitoyen à leur appartement se sont livrés à l’usage d’un faux et à des manoeuvres frauduleuses – je dispose de toutes les preuves.
    Mais où se situent les intérêts de la Ville de Paris ? Et pourquoi Paris-Habitat OPH s’autorise-t-il à signer des protocoles avec des particuliers qui desservent les intérêts de la Ville et de l’Etat ? La délégation de service public n’a-t-elle pas des limites ? Où peut-on se procurer les textes de cette DSP entre Paris-Habitat et la Ville de Paris ?

    Votre réponse sur ces questions sera la bienvenue. Merci

  15. Zoom dit

    Paris Habitat a encore lancé une campagne de vote pour un contrat maintenance plomberie…. en envoyant à tous ses locataires un recommandé avec AR un dossier volumineux du contrat juteux réservés aux amis plombiers ( pas de pologne )…. faites le calcul du gâchis

  16. Abdoulaye diallo dit

    Paris habitat peut il licensié un gardien en CDD si celui ci refuse de porter plainte pour tentative d agression contre un SDF qui vit sur ce site depuis plusieurs années?

  17. Citronvert dit

    Nous avons un gros problème de dégât des eaux depuis des années… Evidemment Paris Habitat a fait la sourde oreille à tous les courriers et mails envoyés. La situation ayant empirée depuis quelques mois, et après avoir pris contact avec le service de salubrité de la Mairie de Paris, Paris Habitat a installé des étais dans notre cuisine afin de la sécuriser !!! Ils nous ont proposé un relogement mais temporaire (maximum 2 mois) avec deux déménagements à nos frais. Nous avons évidemment refusé cette proposition qui est totalement aberrante !!! Quels sont les recours possibles ?
    Vous remerciant par avance.

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