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Migrants: comment l’Afrique benchmarke les pays d’accueil

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Dans la représentation occidentale du migrant africain, le sanglot de l’homme blanc pèse lourd. Les stéréotypes véhiculés par les médias y jouent un rôle essentiel: le mythe de l’Africain miséreux qui vient tenter sa chance comme il peut, au péril de sa vie, occupe tous les esprits. En réalité, le fait migratoire a beaucoup évolué et n’a plus grand chose à voir avec ce fantasme européen.

Les migrants et Internet

De plus en plus, les migrants ont recours à Internet pour optimiser leur parcours migratoire. Inversement d’ailleurs, la France a tenté d’accueillir plus de migrants en utilisant un site Internet destiné à faciliter les arrivées. On ne l’a peut-être pas assez dit, mais l’Afrique est bien mieux couverte par Internet que ne l’est la France. Alors que les réseaux de télécommunication sont défaillants dans beaucoup de nos campagnes, il est possible de téléphoner par portable ou de se connecter à Internet partout en Afrique, même dans les brousses les plus reculées.

Les visages de la migration ont eux aussi connu la révolution numérique.

Les migrants comparent les politiques d’accueil

Pour preuve de cette mutation, on lira avec intérêt les articles du Net africain vantant les mérites de telle politique migratoire, ou de telle politique d’accueil sanitaire des migrants. Contrairement à ce qu’on peut croire en France dans certains milieux, ces choix font l’objet d’une étude préalable tout à fait posée et rationnelle. J’en veux pour preuve cet article qui explique comment bénéficier d’une prise en charge médicale en Italie quand on est sans-papier. L’article fait la promotion d’un guide en italien sur le sujet:

Le guide approfondit aussi des cas particuliers comme l’assistance sanitaire en grossesse ou celle garantie aux mineurs non accompagnés et à ceux qui sont sous protection internationale, et parle des Accords bilatéraux qui permettent aux ressortissants de certains pays étrangers d’accéder au « Servizio Sanitario Nazionale » ou SSN (Sécurité Sociale), à parité de conditions avec les Italiens.

Le même site consacre 8 articles aux différentes politiques de visas en Europe.

 

2 commentaires

  1. Gordion dit

    Une réponse possible, en France, est l’application des lois, règlements – ce n’est pas le nombre qui manque – concernant le droit d’exercer une activité commerciale – hébergement – et le paiement des taxes, impôts dus au titre de cette activité, taxe de séjour, taxe d’habitation si location il y a.

    Il existe certes un vide juridique sur les statut de particuliers qui mettent à disposition leur appartement , mais il y a bien une création de richesse et de valeur ajoutée effective ou latente. Idem sur le rôle de ces associations à but non lucratif, qui encouragent d’une manière ou d’une autre une fraude organisée.

    Cela fait un peu big brother de vouloir contrôler ces fraudes, certes!

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