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Molenbeek en France: bréviaire de la complaisance

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Patrick Kanner, ministre lillois de la Jeunesse et des Sports, a osé dire ce que tout le monde sait: il existe des Molenbeek en France. Il n’en fallait pas plus pour fâcher le clan des communautaristes qui, depuis plusieurs années, fondent tous leurs espoirs sur une inversion des règles du pacte républicain.

Pourquoi Kanner parle de Molenbeek français

Si Patrick Kanner fait le choix de briser le tabou sur la montée du communautarisme, ce n’est évidemment pas ni par gaieté de coeur ni par hasard. Kanner est un élu lillois bien placé pour mesurer les dégâts du tabou dans les régions où le communautarisme monte. Le fait que le Front National soit devenu le premier parti politique dans sa région en est la preuve et la conséquence directe. Il faut se promener à Roubaix pour comprendre que des pans entiers de territoire ont basculé dans un monde où la culture occidentale est devenue minoritaire. Et Kanner a compris que la conspiration du silence qui entoure ces bouleversements nourrit une radicalisation mortifère pour sa famille politique.

Cambadélis dénonce la stigmatisation des Musulmans

Forcément, pour les élus qui font profession de communautarisme, surtout dans l’exception parisienne où le Front National est minoré, les propos de Kanner sonnent comme un discours pré-fasciste. Cambadélis, qui réussit l’exploit d’être le député du quartier où les Kouachi se sont radicalisés sans voir jamais eu le moindre mot de regret sur sa responsabilité dans le phénomène, a réagi vivement aux accusations terribles du ministre Kanner:

«Moi, je ne suis pas pour ce discours» ni «ces formules sur les quartiers», a-t-il dit en appelant à «ne pas dissoudre la concorde nationale». «Je ne suis pas pour la stigmatisation, je suis pour montrer ce qui réussit plutôt que de dire qu’il faut rejeter», a-t-il insisté.

«Il y a des problèmes, il ne faut pas les fuir», a concédé le député de Paris. «Dans les quartiers, pour ceux qui les connaissent, on sait très bien qu’il y a une tour, un endroit où il y a une concentration (…) Mais dire un quartier, on stigmatise», a-t-il ajouté. «On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c’est de ne pas isoler les musulmans, mais d’isoler» les terroristes.

Précisément, camarade Camba, ces endroits, on les connaît, et on sait tous que la radicalisation ne s’y limite pas à une tour ou un appartement, mais qu’elle percole partout. Il suffit de se rendre à Ménilmontant, à Belleville, à Barbès, pour vérifier ces évidences que tu cherches à cacher parce que tu leur dois tes réélections successives.

Rien de plus affligeant de voir que Cambadélis mène le même combat que Philippe Moureaux, le toxique ancien bourgmestre de Molenbeek qui a favorisé l’installation d’un nid de vipères dans sa commune.

Libération prône un soutien aux salafistes

Dans l’ordre de la folie, une palme particulière doit être décernée au journal Libération qui publie une interview lunaire d’un chercheur du CNRS, qui nous soutient sans rire que les terroristes ne se nourrissent pas de la radicalisation dans les « quartiers ».

Je ne cherche pas à dédouaner l’islam, ni à faire de l’angélisme. Mais je pense que le jihad n’est plus, aujourd’hui, le résultat d’un processus de radicalisation religieuse progressive qui mènerait du salafisme vers le jihadisme. (…)

Quant aux milieux salafistes, il faudrait les utiliser dans la lutte contre les jihadistes au lieu de les poursuivre. (…)

Il faut cesser de perquisitionner et d’assigner à résidence les représentants, certes fondamentalistes, d’une ­religion, sans preuves solides, comme le permet l’état d’urgence.

Il faut quand même un sacré culot, après une séquence extrêmement meurtrière, pour publier des propos de ce genre tout en donnant des leçons de bonne conduite à tout le monde.

8 commentaires

  1. Remarquable interview « intelligent » dans Libération (et oui certains le lisent encore).
    Raphael Liogier, montré en photos est une frère connu dont le tropisme pour le « circulez y a rien à voir » est très présent à gauche, le très redoutable idiot utile dans toute sa splendeur.
    L’argument en faveur de l’Imam de Brest est particulièrement savoureux. Alors qu’il prêche que ceux qui écoutent de la musique seront transformés en singes et en porc:
    https://www.youtube.com/watch?v=LO1PQ2jWxYU
    il construit sans permis une mosquée avec l’appui des autorités PS locales (un maire, François Cuillandre) et bien sur contre des riverains qui n’en peuvent mais. Il intervient aujourd’hui à Roubaix avec Amar Lasfar, président de l’UOIF.
    L’argument donc, est qu’il serait dans le viseur de Daech! (Sublime manière de caractériser la lutte à mort entre les ennemis de la musique, ce camp étant très clivé, et aussi le fait que le contraire ne serait pas vraisemblable, l’imam, qui n’est pas belge, ayant évidemment un alibi pour le 13 Novembre).

    La lutte contre ces gens là doit se mener: TOUS les islams politiques sont salafistes à divers degrés et le « salafisme » de l’imam de brest en est simplement une forme exprimée particulièrement dégénérée, à peine moins que celle des tueurs.

    La brave Patricia Adam à qui vous parliez l’autre jour, a reconnu avoir « beaucoup » discuté avec Houdeyfa. Elle est député du coin, et sans doute en charge

  2. Alain De Vos dit

    Il est de la responsabilité du ministre de nommer les choses et de rendre compte au peuple français d’anomalies vérifiées, ce qu’il a dû faire pour tenir un tel discours.
    Comme partout, il y a des gens qui ne demandent qu’à vivre dans la loi de l’état français, ce sont la plupart.

  3. Pierre dit

    Pour les esprits faibles et poissons rouges…. rappelons les premières émeutes…. aux Minguettes, à Vénissieux.

    Eh oui…. 1981… comme le temps passe !

    Tout était compréhensible -déjà- à l’époque pour qui voulait se pencher sur la question.

    Une concentration d’immigrés… pardon de certains immigrés… et c’est le début des ennuis, des revendications absurdes, etc.
    Inévitablement.

    Il y a une seule chose qui a changé en plus de 30 ans : l’échelle.

    Aujourd’hui ce ne sont plus des « tours », voire des « quartiers », mais des villes entières (Roubaix est un exemple). En outre, ces « poches » sont largement disséminées maintenant, sur tout le territoire… Y compris des villages improbables, grâce aux nouveaux « réfugiés », que l’on saupoudre un peu partout.

    Camba ne fait que poursuivre- avec sa légendaire veulerie de vieux trotskar- une politique ancienne.

    • MJ dit

      Et encore,
      Aux Minguettes en 81 les jeunes étaient à 100 lieues de l’islam.
      c’est en réponse à ces événements que le pouvoir du moment (socialiste) à accédé à la demande des imams de les laisser faire car ils sauraient les canaliser.
      Et c’était nouveau !
      Car à l’époque les ptits gars des cités se foutaient éperdument des barbus.
      Ce jour là, la république, en l’espèce le pouvoir en place (Mitterrand) a abdiqué et a préféré « sous traiter » le maintien de l’ordre à un ordre religieux.
      le coin était enfoncé.
      Il faut voir aussi que ça arrangeait bien les socialos car cette frange de population commençait à se syndiquer et à revendiquer un peu trop.
      35 ans plus tard on voit où on en est. et ni LR ni le PS n’apportent de réponse car le monstre est vraisemblablement trop développé.
      la société française est fendue comme une bûche mais on fait mine de ne rien voir.

      • Deres dit

        Et ensuite le problème s’est amplifié quand on a laissé les saoudiens financer tout cela et faire venir des imam de l’étranger, directement de chez eux, ou formés par eux. La France a eu beaucoup de mal à faire reconnaître sa préséance sur l’église catholique, mais la République a sans aucun problème lâché complètement la bride à l’Islam dans une forme de cogestion.

  4. Gordion dit

    Il semble que l’école de pensée islamophile, représentée par Olivier Roy fasse des émules dans les profondeurs abyssales du CNRS (subventionné par les contribuables). « Ce n’est pas l’islam qui s’est radicalisé, c’est la radicalisation qui s’est islamisée ». L’aveuglement idéologique de ces gauchistes, dignes héritiers de Sartre, doit être dénoncé avec force.

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