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La Nuit Debout ou le crépuscule des bobos

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Beaucoup s’interrogent sur la nature politique et sociale de la Nuit Debout, qui sème des avatars un peu partout dans le monde latin. S’agit-il d’un nouveau mouvement révolutionnaire ou d’une mode passagère qui agrémente l’actualité sans impact sur la réalité? Pour avoir parcouru plusieurs fois la place de la République occupée par ces (re)faiseurs de monde, il ne me paraissait pas inutile d’en mettre en lumière quelques aspects.

La Nuit Debout, la nuit des blancs parisiens

Ce qui frappe au premier abord dans la Nuit Debout, c’est la forte homogénéité sociale du mouvement. D’ordinaire, la place de la République est bigarrée et majoritairement occupée par des populations allogènes. Ce sentiment de mélange est volontiers accru par les événements qui se déroulent régulièrement sur la place: occupation périodique par des migrants ou par des familles africaines menacées d’expulsion et protégées par le Droit au Logement, mais aussi quadrillage par les familles Roms qui dorment dans la rue avec leurs bébés et leurs enfants.

Depuis que la Nuit Debout a pris possession des lieux, l’homme ou la femme noire n’y ont plus d’autre place que celui de témoignage de la mauvaise conscience occidentale. De temps en temps, ils ont le droit, parce qu’ils sont migrants ou figure opprimée, de monter sur scène pour expliquer leurs malheurs. C’est l’intermède coloré de la Nuit Debout. Leurs 3 minutes épuisées, ils doivent ensuite céder la place à l’interminable logorrhée des intervenants en commission, qui sont essentiellement blancs bobos.

Car le tour de force de la Nuit Debout est de babiller sans lassitude apparente sur le sexe des anges solidaires, de gauche, révolutionnaires, progressistes et autres adjectifs bisounours, dans un entre-soi ethnique et social très bien huilé. Ici, on est bien, on est tranquille, on est humaniste, mais on est d’abord blanc des quartiers centraux de Paris. On adore dénoncer la précarité et la discrimination, mais selon l’étiquette bobo en vigueur, qui accorde une place nulle aux « minorités visibles », manifestement peu intéressées par les sujets qui se traitent.

Et ce n’est pas le moindre des paradoxes que de contempler cette jeunesse auto-proclamée humaniste, dissertant sur tout et rien, et complètement abandonnée par les vrais problèmes sociaux du pays. Avec cette forme pas si discrète d’arrogance et de fatuité, il est évidemment impossible d’aborder le sujet sans s’exposer aux foudres du déni bourgeois. Même le gauchiste Frédéric Lordon tourne sa langue sept fois dans sa bouche avant de suggérer que les blancs fils à papa propres sur eux sont un peu trop nombreux et auto-centrés sur la place.

La Nuit Debout n’aime pas les barbares

En sillonnant la Nuit Debout, on croise donc toute la galerie habituelle des névroses qui hantent la gauche bobo: les végétariens, les constipés, les obsédés de la pureté morale, les Savonarole, les partisans du bien-être, de la décroissance, de Pierre Rahbi, les auditeurs de Patrick Cohen et les inconditionnels de France Confiture (pardon, France Culture). Que de mines blafardes, mal nourries, inquiètes, manifestement torturées!

Mais la jeunesse qui souffre vraiment (je veux dire pas par choix) ne connaît dirait-on pas l’adresse où il faut se rendre. Ces blacks, ces beurs, ces décrocheurs scolaires qui zonent à longueur de journée ou n’imaginent pas qu’ils pourraient un jour gagner plus de 2.000 euros par mois, ces tombereaux de sacrifiés qui sont autant de plaies ouvertes dans nos banlieues, sont invisibles ici. Grand bien leur fasse! leur voix serait inaudible et en grattant un peu on s’apercevrait que la couleur de leur peau les disqualifierait. Qu’ils racontent la douleur d’être noir, pourquoi pas! mais qu’ils s’imaginent, avec leur maigre bagage et leurs mauvaises manières, occuper une place dans l’arène de la délibération collective, non!

Les barbares restent les barbares.

La Nuit Debout n’aime pas les salariés

Une autre caractéristique de la Nuit Debout tient à son aversion pour le salarié. Celui-ci est comme un visage cousin de l’Africain. C’est l’Autre: on le plaint, on se bat pour lui, mais on ne le cotoie pas.

Tout est fait, dans la Nuit Debout, pour le décourager de venir. Le premier argument est dans la définition même de la manifestation: nocturne, noctambule, elle n’est guère accessible à celui qui sort fourbu d’une journée de travail et qui doit embrayer tôt le lendemain. Il peut venir, certes, de temps à autre. Mais il doit attendre pendant des heures avant de pouvoir parler pendant trois minutes selon un formalisme figé qui laisse peu de place à l’amateurisme.

Dans la Nuit Debout, le salarié, le prolétaire, est une icône. On aime le voir en peinture, mais il ne faudrait pas qu’il s’imagine changer les choses au jour le jour. La preuve? le mouvement a finalement considéré que la résistance à la loi El-Khomri était un prétexte un peu vain, et qu’il valait mieux refaire le monde sans parler d’actualité.

La Nuit Debout n’aime pas les familles

Autre point, bien entendu, la Nuit Debout n’aime pas les familles. Avec des séances de travail interminables, des débats épouvantablement longs sur la cantine, le temps de repas et autres détails, la participation à la Nuit équivaut à un renoncement en bonne et due forme au temps passé à la maison, le soir, pour coucher les enfants.

Cette dominante sociologique s’explique par le caractère faussement improvisé du mouvement. Depuis longtemps, les indignés français sont noyautés par un petit groupe d’intellectuels auto-centrés qui n’ont nulle envie de se mélanger à d’horribles petits bourgeois qui procréent, qui s’occupent de leurs moutards et qui cultivent les relations familiales. Ceux-là sont des catholiques intégristes en puissance qu’il faut écarter.

De là le caractère extraordinairement homogène du mouvement. Fait par les Blancs pour les Blancs, fait par les bourgeois pour les bourgeois, fait par les bobos pour les bobos, il ne devrait pas tarder à mourir de sa belle mort, à moins qu’une mutation du virus ne conduise à une radicalisation et une popularisation inattendue.

69 commentaires

  1. Alain De Vos dit

    Vous avez raison de prendre un contrepied vis-à-vis de cette manifestation. Cependant entre un gouvernement en cours de délabrement et un pays qui va de même, comment une jeunesse peut-elle trouver le moyen de son épanouissement. Se concentrer sur des utopies ne fait pas de mal non plus, un peu plus tard, on se réveille et on revient à la réalité. Mais avouons qu’il y a de quoi dépérir dans ce pays! Les raisons d’espérance sont peu nombreuses. Notre système économique et social est à bout de souffle et nos politiques n’ont pas d’idées.
    Pourtant il y a des messages positifs et un autre angle de vision chez certains mais ils sont encore peu écoutés. Ca va venir, l’audience augmente.

      • jojo dit

        Je vois pas le problème du côté le Pen. Ou alors tu t’es trompé de « vidéo incriminante ». Et puis l’UPR t’es bien gentil mais c’est pas en 2017 qu’ils feront 51% et on a pas 40ans devant nous, et puis c’est bien suspect de constamment cracher à la gueule du FN alors que ce ne sont pas eux qui ont foutu le pays dans la merde.

      • MW dit

        Avec 2 fautes d’orthographe et aucun accent sur une phrase de 2 lignes, tu aurais peut-être de quoi apprendre de ces personnes.
        Et au lieu de lire ce type d’article écrit par quelqu’un qui n’a jamais mis les pieds dans une commission Nuit Debout, fais-toi ta propre opinion.
        La majorité des participants travaille, c’est bien pour cette raison que c’est le soir.

    • CHAVEZ dit

      Merci pour ta vision positive. Notre pays creve de desespoir et on va tapper, sur des jeunes ous de « bobos » comme il les appeles… tu propose quoi, Eric? bien que mal ils/ elles ont créé un espace de liberté, d’expression, c’est tout. Il ne faut voir tt de suite un mouvement structuré etc… ça c’est l’avenir que nous le diras…Moi je les soutiens

  2. kerplouz dit

    Si le constat de non mixité «  » »raciale » » » est juste l’explication me semble bien légère, comme si les membres du mouvement nuit debout en était la cause. La société française est non mixte à ce niveau et « Nuit debout » n’en est que le reflet.
    Donc plutôt que de râler, commençons par essayer d’améliorer ça ? Le mouvement est jeune, il est largement temps d’essayer de l’élargir et de faire de la place à tous ceux qu’ils intéressent ou peut intéresser.

    Quant au reste… le salarié viendrait quand ? Le jour ? Non… Et d’ailleurs les gens de nuit debout sont quoi ? tous chômeurs/étudiants ? Ah non, ce ne sont que des « bobos » dites vous à la fin… :)) Merveilleux. Merci de m’expliquer de quoi vit le bobo et ensuite allez donc faire un rapide sondage sur place pour vérifier ce que vous balancez.

  3. pil dit

    Lordon est un crétin narcissique pour qui la philosophie s’arrête à Spinoza au XVII ème siècle. A t il entendu parler d’Hegel ?

    Sinon, les administrations publiques et privées sont gérées en France par des salopards incompétents qui font perdre des millions d’heures d’activité aux francais, une gabegie insupportable.

  4. azert dit

    Nuit à dormir debout : les dessous de l’affaire.
    Révélés par Eugénie Bastié dans Le Figaro :
    « Le collectif Nuit debout qui organise depuis sept nuits des réunions place de la République à Paris et dans d’autres villes de province, se veut autogéré, sans leaders définis ni appareil organisationnel. Dans leurs AG qui durent tard dans la nuit, on trouve pêle-mêle des militants d’EELV et du Front de gauche, des syndicalistes, des militants associatifs, des étudiants. Sans porte-paroles officiels, ce collectif disparate et mystérieux s’appuie pourtant sur une communication bien rodée: diffusion des AG sur Periscope avec un franc succès, lives sur les réseaux sociaux, un compte Twitter avec plus de 21.000 abonnés. Leur premier tweet date du 22 mars, et appelle à manifester le 31 sous le hashtag #Convergencedesluttes.
    Si on observe de plus près ce compte Twitter, on s’aperçoit que les premiers comptes suivis sont celui d’Edwy Plenel, patron de Médiapart et de Pierre Jacquemain, ex-conseiller de Myriam el-Khomri qui a claqué la porte du ministère suite à la loi Travail. D’autres associations militantes de l’ultra-gauche, habituées à ce genre de manifestations, mettent leur expérience au service du mouvement. Ainsi, la demande d’occupation de la place de la République a été déposée par l’organisation altermondialiste ATTAC, tandis que la sono a été prêtée tantôt par l’association Droit au logement, tantôt par le syndicat Sud-solidaires.
    Comment est né cette nébuleuse? Tout a commencé le 23 février à la Bourse du Travail de Saint-Denis. Après le succès en salles du film «Merci Patron» (200.000 entrées), le journal d’extrême-gauche Fakir a organisé une soirée intitulé «Leur faire peur». […] L’un des participants à cette réunion, Loïc, qui dirige la compagnie militante «Jolie môme», lance alors le slogan «On ne rentre pas chez nous», qui se transforme ensuite en «Nuit debout». L’idée est de profiter du prochain mouvement social et syndical pour embrayer sur une manifestation pacifique, une occupation des lieux et une mise en place d’une démocratie directe. «Il s’agissait de détourner un bras du mouvement social au prochain mouvement syndical», explique François Ruffin. La loi travail leur a offert un prétexte idéal. Dans les manifs contre la loi el-Kohmri, Ruffin et sa bande tractent, diffusent des appels à mobilisation. «Il ne faudrait surtout pas croire que Nuit Debout est un mouvement spontané, né comme par miracle de la somme de désirs communs», explique le directeur de Fakir dans Télérama. «Ceux qui disent «oui, oui» dans l’euphorie de l’instant ne viennent pas tous mouiller leur chemise pour que la dynamique s’enclenche… Il a fallu organiser tout ça, canaliser ces aspirations disparates et ce besoin d’action. Il a fallu communiquer, distribuer des centaines de tracts lors de la manif du 31 mars, créer un site internet puis monter des barnums, acheminer le matériel pour projeter le film…»
    L’objectif était de réunir un maximum de gens la nuit après la manifestation du 31 mars place de la République. Des centaines de personnes restent jusqu’à 6h30 du matin. Le mouvement décide alors de continuer, parlant des autres journées comme du «32, 33, 34..» mars. Le site internet lancé par le réseau de Ruffin «Convergence des luttes» met en ligne chaque jour les comptes rendus des AG place de la République. […] »
    07/04/16 Salon Beige

  5. Alain dit

    Ha ha ! Très bien écrit !
    Ceci dit, il faudrait essayer d’arrêter de croire que les végétariens forment un groupe … et encore moins un groupe homogène 😀 C’est une banalité sans nom mais il convient peut-être de l’énoncer : nul besoin de se prétendre de gauche ou de droite ou même de voter pour être végétarien 🙂
    A part ce petit détail qui ressemble plus à un petit problème personnel de l’auteur, je souscris.
    J’ai une petite famille, et un ami célibataire syndicaliste parisien-intra-muros-quartier-pop a essayé sans succès de me débaucher pour ces soirées … avec toute la sympathie que j’ai pour Lordon … non merci !
    Allez je vais reprendre une carotte 😉

  6. gérard dit

    « Ces blacks, ces beurs, ces décrocheurs scolaires qui zonent à longueur de journée ou n’imaginent pas qu’ils pourraient un jour gagner plus de 2.000 euros par mois »:faut peut etre pas exagérer,il y en a qui y arrivent,la seule différence c’est qu’ils se sont mis au boulot.Je sais c’est un gros mot en France,travailler dur c’est « has-been »,vaut mieux continuer a se plaindre et toucher encore plus d’aides sociales,ceci avec la bénédiction de nos gouvernements

  7. arnaud dit

    Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres.
    (George Orwell, Le monde des animaux)
    Finalement la population de « Nuit debout » fait le chemin inverse des mouvements contestataires de droite : la droite part de principes aristocratiques pour arriver à la masse, la gauche extrait de la masse son « avant-garde », laquelle est toujours déterminée par son orgueil – il suffit de voir comment se règlent les querelles internes à l’UNEF, au PS, à la CGT, et de voir le genre d’homoncules qui sortent de ce système.

  8. Michaël Metras dit

    Pff deja donnez moi la typologie sociale du bobo , je trouve votre article consternant de betise et de préjugés.vous avez une belle gueule de constipé pourtant .

    • Maber dit

      Cette figure – « typologie » je ne pas, cher camarade positiviste – a été théorisée par le philosophe communiste Michel Clouscard en 1972 dans son ouvrage Le capitalisme de la séduction.
      Pour tout te dire, le terme adéquat est « libéral-libertaire ».
      C’est cadeau 😉

  9. george boie dit

    Bon j’ai du mal à trouver un seul argument dans votre texte, ne plaqueriez-vous pas votre grille habituelle de pensée sur cette manifestation ?
    La nuit debout ne procède évidemment pas de la même population que la manif pour tous. Et je ne crois pas non plus à la spontanéité du truc ni à la diversité des forces politiques qui soutiennent cet événement.
    Je n’ai pas encore pu y prendre part mais il me semble que leurs assemblées générales se déroulent justement après la journée de travail du salarié. Qu’ils mettent en place une crèche pour les enfants.
    Et que si fourbu soit le salarié après sa journée de travail ou inflexible la famille dans ses rituels de couchage des enfants, il ne tient qu’à eux de visionner une des nombreuses captations audiovisuelles de la manifestation à portée de clic ou de tapotement sur le moindre smartphone à 50 balles. Je crois même qu’un bulletin papier d’informations, une radio et une « télé » relatives à l’événement se soient mis en place !
    Et puis le week-end ça existe, se faire porter pâle ou même le droit de grève également.
    Quand aux barbares, aux populations allogènes , vous conviendrez que vous ne vous presserez pas à la tribune d’une manifestation quelle qu’elle soit si vous même étiez amené à résider dans un pays dont vous ne maîtriseriez ni la langue ni l’histoire ni la culture etc.
    Pour finir je crois que les névrosés sont quand même légion ailleurs également … la vaste majorité de la population française dirais-je. Ce qui devrait plus vous étonner c’est de ne pas y avoir rencontré plus de psychopathes, sociopathes et autres fauves furieux qui sont produits à la pelle depuis bien longtemps dans cette société française hautement pathogène !

    • Victoire de Tourtour dit

      Est-ce que c’est une spécialité française ou européenne (et américaine) ? Disons « occidentale » ? Et depuis quand sévit-elle? Quels sont les facteurs qui l’ont générée ?

  10. Ainissor dit

    Simple ajout à votre observation. Une réflexion voisine me venait en regardant les inévitables reportages consacrés à la ruche travailleuse œuvrant sur les Panama papers dans les locaux du MONDE, pourtant vrai et prompt avocat de la diversité…

    • al' dit

      Simple ajout a votre observation.
      Je me suis fait la même réflexion que vous en pensant aux hommes politiques forts de notre pays. Excepté le vocabulaire bobo que je trouve vaseux.

  11. Pat dit

    Réussir à écrire tant de bêtises en si peu de lignes, sans parler des fautes de syntaxe et de la lourdeur d’un style qui se veut soigné… B R A V O camarade!

  12. Salles - Mongiscard dit

    oui comme en 68…les AG au théatre de l’Odéon ou à la sorbonne ou on refaisait le monde….déja….

    de ces « nuits debout » sortira quelques têtes bien drivées pour remplacer les July , Cohn bendit et tant d’autres qui vieillesse oblige vont se coucher tôt…..

    Le Martinet avec sa licence à 27 ans ne fait pas le printemps

  13. Lavenu Regis dit

    Vous avez un regard assez juste. La belle endormie a dans ses entrailles une petite catégorie de bobos comme vous dites, qui elle, a les moyens de se réveiller. Je dirais que c’est déjà ça! Car sur le fond ils ont quand même raison, de là à devenir un vrai mouvement populaire, il y a encore un peu de marge. Mais l’actualité, entre scandales financiers et ce projet de loi, les politiques décrédibilisés, et ce manque d’ouverture de notre société à la jeunesse en général n’est il pas en train d’amorcer un réel mouvement?

  14. Benjamin tayeb dit

    J’ai lut les commentaires et lol . A part critiquer encore et encore vous savez faire quoi ? Même l’article désoler du langage est vraiment de la mèrde journalistique fait pour discridité ce mouvement . Vous n’avez apparement rien compris je pense que cela vous dépasse . Continuer votre vision minimalistes des choses et mettre chaques personnes dans un seul panier . La bêtises vous va si bien.

  15. Laspoonette dit

    Votre article me donne le sentiment d’une oeuvre de masturbation intellectuelle, nulle offense, très divertissante mais quelque peu aigrie. Je déplore le manque de considération à l’endroit des initiatives populaires, quelque soit leur origine. Ce besoin de fragmenter, de stigmatiser une initiative pourtant louable, en brandissant encore le ratio ethnique, social..Et vu le contexte ultra sécuritaire, étant moi même issue de l’immigration, je comprends la réticence des minorités à participer aux mouvements sociaux récents, sans doute de peur de s’attirer une répression disproportionnée. Cordialement, la Spoonette.

  16. Le sous-Concombre masqué dit

    Aucun intérêt de ce texte consternant de bêtise purement idéologique : on croirait lire la presse des Versaillais hurlant sa haine de classe, soulagée après avoir été pétrifiée de trouille au lendemain du massacre final des communards !

    • Maber dit

      Vous vous comparez sérieusement aux communards ?

      Comprenez-vous ce que vous lisez ? Cette phrase vous était pourtant prémonitoirement destinée :

      « Avec cette forme pas si discrète d’arrogance et de fatuité, il est évidemment impossible d’aborder le sujet sans s’exposer aux foudres du déni bourgeois »

  17. c´est marrant en lisant votre texte j´ai vraiment l´impression d´avoir une lecture très simplifie du rassemblement, comme un journaliste presse qui n´y a pas passé beaucoup de temps. Ça manque de consistance, de vécu, de partage, de rencontres.
    Je sens de la peur se s´y fondre.
    et pourtant n´est-ce pas comme ça, en se laissant surprendre au delà des préjugés et de la vision réductrice, qu´on y décèle des pépite?

  18. spak dit

    J’y suis depuis le premier jeudi soir, et ce constat est biaiser, il à une réel diversité dans ce mouvement, mais le mieux encore ce n’es pas de me croire ou de croire cette article, c’est d’y passer.

  19. LUNA dit

    Quel dommage que ce texte INEPTE soit si bien référencé par Google lorsque l’on tape « Nuit debout ». Que de relents des années 30, que de haine de la jeunesse, que de préjugés, que de fausses vérités, mais quel ORGUEIL incroyable dans ce texte!
    OUI il faut ALLER VOIR et OBSERVER sans aucun filtre médiatique. La réalité est tellement plus riche, intéressante, troublante, enthousiasmante, émouvante, énervante aussi parfois. Il ne s’agit pas d’encenser ce phénomène il s’agit d’ECOUTER, de comprendre, d’en tirer quelque chose de bon pour le présent et l’avenir.
    Quelque chose SE PASSE et c’est cela qui compte. Or il aurait pu ne rien se passer.
    La NUIT DEBOUT est un FAIT.
    L’argument pseudo-sociologique du non-mélange de population est NUL. Et quand bien même? Un groupe doit-il être un panel représentatif à la mode des sondages pour s’exprimer valablement?

    • Pierre dit

      Non, ce n’est pas un « fait ». C’est une posture.

      Avant vous, il y en a des centaines, des milliers, de ces « machins ».

      Regardez le Réel bon sang !

      Syriza en Grèce ? Le peuple, des gens comme vous, a été violé et reviolé ! Tsipras ? Un traître, un petit Bruxellois pourtant votre idole, j’imagine, en tout cas pendant un certain temps.

      Espagne ? Podemos ? Super. Il en reste quoi ? Rien. Les doux rêveurs sont parvenus à élire une gauchiste à la mairie de Madrid. Chapeau.

      USA, Occupy Wall Street ? Réduit en miettes.

      Etc.

      C’est TOUJOURS la même chose, le même phénomène : vous êtes les idiots utiles du Système qui a le génie de vous faire sentir… unique… A chaque fois.

      C’est en cela que vous êtes totalement asservis, dominés, instrumentalisés, petites marionnettes au bout des fils.

      Si vous voulez vraiment changer les choses attaquez vous au pognon. Intéressez vous aux flux, à la BCE, à la rapine de l’Etat (l’état que vous vénérez, le « service public »), dénoncez la mafia pseudo publique dont vous êtes les serfs, analysez le lien entre impôts et servage, la dette, les OAT, les taux d’intérêts, comprenez le lien inversé entre taux et prix d’une obligation, étudiez la monnaie, etc.

      Bref, faites du vrai travail d’analyse et ensuite passez à l’action… L’action décisive.

      Appelez à l’expatriation, la fraude fiscale, la baisse des revenus, la hausse du chômage, faites fermer les usines, dénoncez la TVA, consommez moins (pas pour être « alter » mais pour taper la mafia au portefeuille de la TVA)…. soyez radicaux.

      Et là vous abattrez le Léviathan, qui ne tient que par l’argent, votre servage et celui de vos enfants à naître (via la dette).

      Ca sera plus efficace que les AG.

      • ¨Si vous voulez vraiment changer les choses attaquez vous au pognon. Intéressez vous aux flux, à la BCE, à la rapine de l’Etat (l’état que vous vénérez, le « service public »), dénoncez la mafia pseudo publique dont vous êtes les serfs, analysez le lien entre impôts et servage, la dette, les OAT, les taux d’intérêts, comprenez le lien inversé entre taux et prix d’une obligation, étudiez la monnaie, etc.¨

        Allez a ces AG, et vous verrez qu´on parle de tout ça et bien plus encore, ça va loin dans le débat dans les fondements de notre société, de la constitution , des racines du mal.

        Ne prenez pas les jeunes pour des bénés. Ils ont une conscience et une capacité d´analyse fulgurante.
        Petit a petit, les mensonges se révèlent grâce a leur travail.

        Pour une fois qu´il y a des milliers de jeunes qui se rassemblent pour rêver ensemble au lieu de rester cloîtrer chez eux devant leur écran. Et il y a en encore qui ose les critiquer sans aucune considération.

        Allez a ces AG, et goûtez a cette énergie formidable de jeunesse qui brille en ce moment, ici et maintenant ; )

        et même si le mouvement s´essouffle, la conscience grandit…et prendra une autre forme.

      • Salles - Mongiscard dit

        @ pierre:

        tout à fait d’accord avec vous. Du happening ou l’on agite les mains comme les marionnettes du jardin du Luxembourg sans chercher à savoir qui tire les ficelles. En 68, les animateurs de ces activités nocturnes sont devenus cadres de partis bien gros et gras, collectionneurs de montres ou de privilèges.

  20. E GIBAULT dit

    Rien a espérer de cet entre-soi. Le profil des participants est toujours le même. Occuper l’espace médiatique pour tenter de capter de nouveaux adhérents au sein de son asso ou de son collectif voir se faire repérer individuellement en tant que leader par une organisation politique. Bref on change rien sous couvert d’une agitation dévorante. Sans intérêt.

  21. Olga dit

    Il me semble qu’un des nœuds du problème de cette nouvelle politique qui se repose sur la précarité, ce sont les CDD
    Carrière en CDD = précarité = difficulté pour louer et même acheter un logement.
    – Pour louer un logement : il faut justifier d’un voir deux CDI
    – Prouver que vos revenus représentent trois fois le loyer !
    Pour acheter : CDI obligatoire et revenus qui sont autres que ceux proposés .
    Ne pouvant pas investir dans l’acquisition d’un logement car CDD, et polyvalences , arrivés à l’âge de la retraite : pas de capital, et si retraite privée, elle sera avalée par les fonds de retraite américains

    Pas la peine de compter sur le capital des parents, qui sera englouti par la maison de retraite des dits parents …………
    Quelles solutions proposent-ils afin que toute une génération, voir deux ne finissent sur le trottoir ?

    • La solution ? La liberté laissée aux acteurs économiques libérés des allocations aux fonctionnaires qui les spolient.
      La liberté de vivre, sans recevoir ni donner autre chose que l’air qu’on respire et le vent de nos rôts: ni impôts ni allocations !

    • Les CDD en surnombre que vous critiquez à raison sont le produit des CDI ultra taxés (déjà) d’un système imposé exagérément.
      La libéralisation (il en est qui parlent de « libération ») des uns et des autres sans parler de leurs loyers devrait permettre de régler tous les problèmes qui aujourd’hui ne se manifestent que dans les régulations, règlements et menstrues douloureuses des régulateurs autoritaires socialistes qui nous obligent, nous spolient et nous ruinent.
      Vive la liberté !

  22. Nadia dit

    Texte bien écrit certes mais plein d’images fausses sur « nuit debout », je travaille, je suis mère de famille et pourtant je m’y déplace presque tous les soirs depuis le début, ayant même dormi les premiers jours sous la tente du DAL, là encore vous usez de stéréotypes : « Les familles africaines protégées par le DAL » Permettez moi de vous dire que les adhérents de Droit au Logement viennent de tous horizons, black, blanc, beur et même asiatiques, mais c’est vrai que lors de manifestations de cette association il y a plus de visages basanés car les autres ont plus peur d’être reconnus par des collègues ou de la famille. Vous dites en gros que les jeunes qui occupent la Place sortent de familles plutôt favorisés et blanches, et bien ce n’est pas tout à fait vrai beaucoup d’étudiants noirs ou arabes ou métis soutiennent cette action et sont même actifs dans les divers comités.Quand aux autorisations et à la partie administrative ce n’est pas ATTAC mais le DAL, d’ailleurs ça été souvent signalé au micro lors des AG, et puis si ce mouvement continue et reprend après chaque évacuation ce n’est pas seulement à cause de la loi El Khomri mais plutôt d’un ras le bol et d’un dégoût de ce qui se passe dans notre société, cette loi n’ayant été que le déclencheur. Enfin oui le mouvement est spontané issu d’une réunion à la bourse du travail et l’organisation se peaufine chaque jour.

    • Le concept de « droit au logement » est une ignominie, une folie, et un ridicule. Il n’y a aucun fondement raisonnable à de tel droits, sinon la justification du clientélisme.
      Comme tout les biens, le logement doit être produit et consommé dans une monde ou les échanges sont libres. Libres de normes absurdes et de lois débiles. Plus qu’un an!

      • Salles - Mongiscard dit

        oui toujours le concept du « salaud de proprio » accapareur face au « je suis libre max » mais qui attend de la société toutes sortes de contingences bassement matérielles dont celle d’être logé

  23. CHBI dit

    Votre texte ne mérite que la corbeille.
    On est en pleine stratégie du choc, avec une dette créée de toute pièce par l’oligarchie Européenne, traités votés en catimini (sauf deux Maastricht et en 2005 le peuple dit non, et on s’assoit dessus en 2007 avec le chambre des représentants qui ne représentent qu’eux mêmes). Le casse du siècle, c’est 1500 milliards d’euros que d’intérêts (en 2010), payés par nous en 35 ans. C’est aussi l’optimisation légale des nouveaux féodaux (40 à 60 milliards par an) et la fraude fiscale (60 à 80 milliards par an). C’est une oligarchie qui prend toutes les décisions que pour le profit des ‘marchés’, pour une extrême minorité. Alors vous le savez, et vous osez écrire un texte d’une pauvreté, on dirait les fameux experts qui viennent pour dire des mensonges éhontés sur les médias qui appartiennent à 85% au groupes financiers. Ne vous fatiguer pas, personne n’est dupe.

    • La chambre des « représentants qui ne représentent qu’eux mêmes » est l’Assemblée Nationale française, et le mépris que vous lui portez vous désigne comme étranger, ennemi et futur victime de nos opérations militaires sur les territoires que nous allons dominer au bénéfice de notre cruauté, de notre injustice et de votre abaissement comme ignorant de notre syntaxe (« Ne vous fatiguer pas » n’est pas français, pas plus que « à 85% au groupes »).
      Votre référence à l' »oligarchie Européenne » est parfaitement insensée et complotiste, digne des fantasmes d’africains que nous souhaitons renvoyer. Préparez vous.

  24. Beaugrand dit

    On dirait que les suppôts de la Merluche se sont passés le mot pour venir commenter … Et dire que ces braves gens ont  » veauté » pour le capitaine de pédalo en 2012…

  25. Alex6 dit

    Assez d accord avec ca …j ajouterais que , comme en mai 1968 ..les beaux jours et les vacances effaceront
    définitivement ce petit sursaut d humeur  » bobo  » …qui n inquiète absolument pas le gouvernement ..
    la révolution doit se faire ailleurs…d autres l ont compris , une piste :
    le gouvernement vient d interdire l appel au  » boycott  » ..( arrêt de la cour de cassation nov 2015 ).qui est une façon très efficace de bouger les meubles et qui inquiète beaucoup les potentats ..

  26. plati dit

    Il est désolant de voir nos médias posséder une mémoire de poisson rouge et empiler les évènements les uns sur les autres
    Je ne vois pas d’analyse comparative entre les émeutes des jeunes des banlieues et les nuits debout des jeunes lycéens. On préfère évoquer les ancêtre de 68, c’est plus romantique
    Jeune , même combat ?
    A qui donne t-on la parole ? France Culture a t-elle interviewé pendant 1heure en 2005 ou 2007 1 émeutier-mal- élevé-de-banlieu?
    Pas un de ceux qui passe aujourd’hui sur les ondes n’a l’éclat d’une Malala Yousafzai

  27. maya l'abeille dit

    plein de troll libertarien ici aussi, faite gaffe avec ce comique dangereux d’asselineau et d’autres à venir… sinon franchement on sent tout plein d’amertume dans l’article-blog et pas assez détaillé…

  28. Einar Kleve dit

    J’ai apprécié cet article qui décortique à sa manière ce phénomène Nuit Debout.
    Vous visez juste sur beaucoup de points.
    Cependant, je voulais préciser ici la notion de « décroissance » qui est malheureusement dénigrée comme étant portée par des « idéalistes » ou des « coincés ».
    Je vais citer ici deux auteurs de la « décroissance » (qui est un terme binaire et simpliste, de l’aveu de l’un d’entre eux) afin de vous montrer que la « décroissance » est bien plus intéressante et beaucoup moins « bisounours » que vous ne le semblez le prétendre (c’est même le contraire de bisounours).
    Veuillez m’excuser si c’est trop long, mais ça en vaut la peine.

    « Avant d’être un concept opératoire, sur lequel appuyer une politique, la décroissance vise d’abord une désaliénation, un déconditionnement, une désintoxication, un désencombrement. L’expression « objecteurs de croissance » est très parlante : ceux-ci refusent l’injonction à la croissance comme les objecteurs de conscience refusent l’ordre de guerre. Les objecteurs de croissance font ainsi acte de non-violence en refusant la guerre économique.
    L’intérêt majeur du terme de « décroissance » est avant tout d’être […] un mot bélier qui vise à ouvrir une brèche dans l’enfermement dans lequel se claquemure notre société. […] Il cherche à enfoncer une porte de la citadelle de la pensée unique, à créer une faille dans l’enfermement psychologique de notre société. C’est seulement après l’ouverture de cette brèche qu’il sera possible de faire passer un discours nécessairement complexe et nuancé. Sinon, autant parler à un mur.
    Cette réflexion sur les mots est primordiale car ceux-ci sont le socle sur lequel faire avancer les idées. Il existe tout autant des mots poisons qui empêchent de penser, que d’autres qui frayent de nouveaux imaginaires. Les mots sont des armes pacifiques. Ils déterminent notre engagement. Ils définissent l’homme et sont d’autant plus fragiles qu’ils prennent des sens différents selon nos cultures. Les capitalises l’ont bien compris. Armés de légions de « communicants », ils s’emploient autant à vider les mots de leur sens qu’à s’accaparer les mots de leurs contradicteurs. […]
    Comme tout acte de communication, le mot de « décroissance » a aussi ses limites : il est binaire, réducteur, simplificateur, négatif… C’est pourquoi il est essentiel de vite en sortir. Rien ne serait plus dangereux que de se laisser enfermer dans la seule décroissance économique. Cela réduirait les objecteurs de croissance à s’enfermer dans la sphère économique. Ils seraient alors réduits à des adeptes d’une décroissance globale, exact contraire de leur propos. […] »
    (Vincent Cheynet, Le choc de la décroissance, Le Seuil, 2008, pp. 61, 62 et 73. Il est également rédacteur en chef du mensuel La Décroissance, le journal de la joie de vivre depuis 2003.)

    Ensuite, pour déboulonner le mythe de la croissance sans fin:

    « À société nouvelle, enfance nouvelle. Le monde a totalement succombé au mythe de la croissance sans fin. Conséquence : l’enfance vacille. Elle est devenue une catégorie en danger. Le sentimentalisme exacerbé envers les bambins d’aujourd’hui cache mal une explosion des violences contre les enfants. Certaines de ces violences sont bien connues : pédophilie, travail des enfants, enfant soldat ; d’autres sont refoulées : enfant consommateur, enfant proie du désir de puissance de ses parents ; d’autres, enfin, sont ignorées : enfant ambassadeur d’une écologie culpabilisatrice. […]
    Chaque époque a […] sa propre conception de l’enfance et sa propre façon d’en parler. L’enfant est en effet étymologiquement « celui qui ne parle pas » : in-fans. L’enfant moderne est au contraire celui de qui on exige la parole. Enfant prescripteur, enfant citoyen, enfant ambassadeur de l’écologie… Le 21ème siècle commence sur un quatrième âge caractérisé par la carence du Père (après le « Père tyran » de l’Antiquité, puis le « Père transmettant » du christianisme, et enfin le « Père aimant » de la Révolution française). Cette évolution a semblé profiter un temps à la mère mais sa figure se lézarde à son tour. Que vaut le sein maternel face au sein intarissable qu’est la société de consommation ? Cette évolution enclenche et nourrit un véritable travail d’indifférenciation générationnelle. […]
    Nous devons nous interroger sur cette tendance si moderne et tellement en phase avec ce viol de l’enfance, avec cette indistinction générationnelle, qui consiste à mobiliser les enfants pour des « bonnes causes » (la faim dans le monde, le sida, l’écologie ou le développement durable).
    Une formule revient sans cesse : les enfants seraient « les ambassadeurs et les moteurs de nouveaux comportements écologiques, de protection de la biodiversité et de l’environnement » – phrase que l’on peut lire dans la présentation de l’opération estivale Les Enfants de la mer, « le rendez-vous citoyen en faveur du développement durable », organisée par le conseil régional de Languedoc-Roussillon.
    Cette opération, comme mille autres de ce type, fait naturellement la publicité pour Yann Arthus-Bertrand, « grand photographe de la nature ». Parmi ses partenaires : WWF, Maud Fontenoy Fondation, GoodPlanet mais aussi les Autoroutes du Sud, Véolia, Carrefour, Banque populaire… bref, que du beau monde écolo. Les deux grands écotartufes ont été des pionniers dans ce domaine. Nicolas Hulot avec son école en Bretagne. Yann Arthus-Bertrand avec son programme GoodPlanet Junior… L’Ademe (l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) a suivi en créant son site de sensibilisation des adolescents Planète Terra. Le ministère de l’Éducation a inauguré son propre Canal développement durable mais aussi sa « Star écologie » des Trophées pour des écolos en herbe (sic), avec la Cité des sciences et de l’industrie… On y fait la promo du commerce équitable (acheter équitable ou bio… mais acheter), avec sa page « récré développement durable » et ses « jeux les plus funs » pour les gamins des écoles primaires. […]
    Le must est bien sûr réservé aux grandes entreprises qui ont les moyens de se dire écolos. Après le succès de Home, ce film de propagande pour riches destructeurs de la planète, les initiatives vont se multiplier autour d’une écologie du bon sentiment, d’une écologie de l’évidence (fermer le robinet), d’une écologie qui permette de réaliser une « union sacrée ».
    Bientôt on aura la « poupée Barbie développement durable » et pourquoi pas l’Action Man végétarien !
    Il existe même déjà un annuaire complet des sites écolos pour les mioches. Avant-hier c’était une niche, aujourd’hui c’est un segment, demain ce sera un gros marché. On sauvera la planète avec Ronald McDonald’s. Ils feront de nos enfants les petits soldats du capitalisme vert avec les fromages Bel : « Confier à votre enfant la tâche d’éteindre la lumière de sa chambre, la télévision, ses veilleuses avant de venir dîner, et de penser à fermer le robinet pendant qu’il se savonnera les mains », disent les produits Bel. « Donnez à vos enfants des responsabilités ». Celles que les adultes ne veulent pas prendre.
    (Paul Ariès, La Décroissance, n°62, septembre 2009, pp. 3-4.)

  29. breizh dit

    Bonjour à toutes et tous,
    Je rejoins Luna : allez voir avant de parler. Allez-y, sentez l’ambiance, écoutez, asseyez-vous parterre avec tout-le-monde, tendez vos oreilles, prenez la parole, commentez si vous voulez… Et puis, pour Eric Verhaeghe en particulier : si vous sortiez un peu de la place de la République, hein ? Des Nuits debout, il y en a partout ailleurs. ( la province n’est pas encore disqualifiée, j’espère ? )
    J’ai 54 ans, et j’ai posé mon vieux cul de vieille chômeuse au froid sur la place Graslin à Nantes, et j’ai écouté, et j’ai regardé : en une heure de temps, j’ai entendu plus d’idées intelligentes et constructives, j’ai noté plus de respect mutuel, de bon sens et d’écoute, qu’en un demi siècle de pitreries à l’Élysée tous gouvernements confondus…

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