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Trump pour des mesures protectionnistes aux USA

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Donald Trump déteste le libre-échange et fait campagne pour le protectionnisme! Les adversaires européens, et tout particulièrement français, du traité transatlantique gagneraient à graver ce point dans leurs tablettes.

La campagne de Trump contre le libre-échange

Dans un discours prononcé ce week-end, à l’approche du Super-Tuesday du grand New-York, où les pronostics le créditent de 95 délégués supplémentaires, Trump a violemment attaqué les accords de libre-échange qui ouvrent les frontières des Etats-Unis. Il a en particulier chargé l’accord Transpacifique. Selon Trump, le libre-échange, spécialement avec la Chine et le Mexique, cause la désindustrialisation des Etats-Unis.

Trump a fait part de son intention de modifier les accords existants de libre-échange.

Le Parti Républicain divisé sur la question

Les prises de position favorables au protectionnisme ne suscitent guère d’engouement au sein du Parti Républicain, où Trump est très isolé. Les rivaux de Trump ont toutefois dû prendre position sur le sujet.

Ted Cruz, le principal challenger de Trump, a affirmé qu’il ne soutiendrait pas l’accord Transpacifique si celui-ci comportait des dispositions obligeant à accueillir des immigrés. Il a néanmoins rappelé que les barrières protectionnistes constituaient de nouvelles taxes pour les Américains.

John Kasich, le troisième candidat encore en lisse, a pour sa part clairement pris position en faveur du libre-échange. Il a notamment pointé du doigt la dépendance économique des Américains vis-à-vis des exportations: celles-ci concerneraient un cinquième des emplois.

Le retour de l’isolationnisme américain?

Les positions de Trump devraient lui donner un avantage lors des prochaines primaires. Reste à savoir si sa position protectionniste est pure affaire de circonstance ou si elle incarne une ligne politique durable que l’homme d’affaires serait prêt à tenir au cas où il serait élu. Dans cette dernière hypothèse, les relations transatlantiques ne manqueraient pas d’être épicées.

On comprend mieux l’empressement d’Angela Merkel à signer le traité avant l’élection. Une victoire de Trump risquerait bien de compromettre lourdement l’accord…

 

8 commentaires

  1. pierre dit

    Le mot « protectionnisme » a été -hélas- négativement chargé durant les 20 dernières années.

    Oeuvre de propagande de la « mondialisation ».

    Alors qu’il y a un synonyme à la fois parfait et simple : « le bon sens ».

    Ce que dit Trump relève du simple bon sens. Ni plus ni moins.

    Commercer, échanger c’est parfait, enrichissant, mais à la condition que les règles du jeu soit respectées par chaque joueur.

    Depuis 20 ans, les élites US ont littéralement vendu leur pays (et les autres nations occidentales) aux Chinois, pour un profit immédiat, mais contre une perte considérable : la dissolution de nos sociétés.

    Sortir des centaines de millions de Chinois de la pauvreté communiste repoussante des années post Mao, pourquoi pas ? L’objectif est même très noble.

    Mais au nom de quoi le faire… en sacrifiant les classes ouvrières et moyenne des pays occidentaux ?

    Avant la « mondialisation », les Occidentaux vivaient très bien. Chacun avait un boulot, une voiture, un frigo, des gadgets, des vêtements, un logement etc.

    Enfin, l’envers de cette trahison : l’abolition des frontières physiques.

    La « mondialisation » économique fut à la fois le précurseur, la justification et le pendant de l’immigration sauvage.

    Abattre les « barrières commerciales » impliquait nécessairement d’abolir les frontières pour les hommes.

    Voilà le poison intellectuel qu’on vous a forcé à avaler. Car en plus il fallait célébrer la « mondialisation », sous peine d’être traité de ringard.

    La boucle mortelle fut ainsi bouclée.

    Mais tout excès doit être corrigé. L’équilibre doit être retrouvé. C’est une loi physique.

    Dès lors, Trump apparaît comme furieusement moderne.

    Oui, la « mondialisation », et ses monstrueux enfants, vont disparaître. Poubelles de l’histoire.

    Chacun chez soi, et chacun commerçant dans le respect de règles communes.

    Voilà la véritable altérité. Le véritable humanisme.

  2. KARL dit

    Pourtant c’est simple à comprendre pour ceux et celles qui ont suivi la tendance économique et surtout financière depuis une trentaine d’années. TOUS (états-uniens, européens, chinois et autres vautours) ont désormais un dieu unique et rassembleur que notre pépère déteste. C’est la FINANCE (comprendre le pognon qui oblige la soumission totale). Donc l’objectif est simple et se résume dans cette petite phrase: Follow The Money!
    Pour les pauvres actuels et futurs (classe dite moyenne) ne vous inquiétez pas d’ici la on instaurera le revenu universel (God is universal money too!). Quant à la démocratie et la liberté ne vous inquiétez pas non plus vous disposez de tout l’Univers web pour s’auto-masturber intellectuellement. J’espère que je me trompe

  3. Pierre dit

    Pour une fois que Gattaz dit un truc intelligent… Collons le avec Trump. Et cela concerne la pseudo loi Khomri.

    Il réclame enfin l’abandon de la version remaniée.
    ***********************
    « Il n’est plus question aujourd’hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n’a mené depuis 30 ans qu’à plus de complexité, de rigidité et de coût pour les entreprises, et plus de chômage durablement élevé pour les concitoyens », a encore estimé Pierre Gattaz. « Nous avons atteint aujourd’hui notre point de rupture », a-t-il assuré (interview aux Echos).

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