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Brexit: le gouvernement profond tente de reprendre le contrôle de la situation

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Après avoir fulminé de rage, le gouvernement profond et ses zélateurs cherchent par tous les moyens à reprendre le contrôle de la situation en Europe. Enterrer le Brexit et déstabiliser ses partisans partout où ils se trouvent sont les mots d’ordre du jour. Une sorte de grande machine médiatique s’ébranle qui procède à un divertissant bourrage de crâne tout droit sorti des écoles de communication.

Comment enterrer le Brexit en cinq leçons

L’urgence du gouvernement profond est de tuer dans l’oeuf le « story-telling » qui s’est déroulé en direct devant les écrans du monde entier: le vote à 52% en faveur de la rupture avec l’Union Européenne. Pour y parvenir, il faut inventer un « story-telling » alternatif, qui prend forme tous les jours dans la presse subventionnée. En fait, les Britanniques étaient sous l’emprise de l’alcool ou de l’ignorance lorsqu’ils sont allés voter. C’est seulement maintenant qu’ils se réveillent et qu’il faut les écouter. Or, c’est le moment où ils disent qu’ils veulent rester.

Pour faire admettre cette rodomontade, les spécialistes de la communication mobilisent tous les trucs appris dans les écoles qui vont bien.

Leçon n°1: mettre en scène le remords avec une pétition de masse qui demande un nouveau vote. L’opération totalement téléphonée a nourri le fantasme des regrets britanniques pendant quelques jours, le temps d’amorcer la pompe et de recueillir 3 millions de signatures. Qui plus est, l’homme qui a lancé la pétition était partisan du Brexit: le schéma était idéal pour « vendre » le scénario.

L’inconvénient de cette grosse ficelle est qu’elle a fini par se voir. Même Marion Maréchal-Le Pen a pu voter sous un faux nom en faveur d’un nouveau vote. Du coup, une nouvelle pétition apparaît, demandant l’indépendance de Londres: elle aurait recueilli 175.000 signatures et même 3.000 livres sterling en quelques heures. On tremble!

Leçon n°2: fabriquer du visuel pour illustrer le propos. On a donc inventé de toutes pièces une farce rocambolesque: une manifestation massive sur Trafalgar Square pour dénoncer le Brexit. Voici comment (assorti de mes commentaires, en rouge) est présenté le récit de cette opération sur les sites officiels:

Mardi, un grand rassemblement anti-Brexit devait aussi se tenir sur Trafalgar Square. La page Facebook de l’événement rassemblait plusieurs dizaines de milliers d’inscrits, mais la révolution n’aura pas lieu. La page a été supprimée, selon The Independent (en anglais). <C’est bien connu, quand une page Facebook marche trop bien, on la supprime, surtout quand il s’agit de lancer une manifestation contre un vote referendaire> L’organisatrice, Jessica Rodgers, explique qu’elle pensait seulement réunir une vingtaine de copains <moi aussi, quand je veux réunir une vingtaine de copains, je lance une page Facebook au lieu d’envoyer des mails, de passer des coups de téléphone ou de tout simplement les inviter sur Facebook même> et n’était pas préparée à voir « plus de 50 000 personnes se lever pour Londres », sur une place qui peut en accueillir 10 000. <On connaît ça en France, la comptabilité selon la police et celle selon les manifestants> « Nous avons fait notre possible, mais il nous était impossible d’assurer la sécurité dans ces conditions », explique-t-elle. <Si la manifestation n’a pas eu lieu pour éviter la révolution, alors… Londres doit être proche de l’explosion>.

La propagande a donc pu inventer un bobard taillé sur mesure: la manifestation menaçait d’être si nombreuse qu’elle a été interdite. Malgré tout, une foule en colère s’est rassemblée sur Trafalgar Square, dont voici une capture d’image:

Brexit

Cette photo, dont le cadrage donne l’illusion d’une foule rassemblée, appartient à Getty Images, une agence de presse détenue par Carlysle, un fonds d’investissement notoirement proche de la CIA (et dont le frère de Nicolas Sarkozy est l’un des responsables).

En réalité, les images non cadrées de la manifestation permettent de voir qu’elle n’a réuni presque personne…

Leçon n°3: minorer les vainqueurs en les attaquant sur le terrain des valeurs. En l’espèce, l’attaque en règle se situe sur le terrain de la jeunesse. Il paraît que les jeunes britanniques sont furieux de voir leurs aînés choisir le « Leave » au lieu du « Remain ».

Sur ce terrain, les médias subventionnés n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Une dépêche de l’AFP a d’ailleurs largement nourri les imaginaires sur ce point. On notera la première phrase du texte, ciselée pour faire mouche:

Les «vieux» ont pris la décision qui engage leur avenir: les jeunes Britanniques, très majoritairement favorables au maintien dans l’UE, sont particulièrement frustrés par les résultats du référendum et furieux envers leurs aînés.

Le story-telling est, là encore, bien écrit. Le Brexit, ce sont les vieux contre les jeunes. Les journaux britanniques s’en sont donnés à coeur joie sur le sujet. Le Guardian a par exemple soutenu que 75% des jeunes avaient voté contre le Brexit.

En fait, ils sont seulement 64% à avoir voté contre. Et seuls 36% des jeunes se sont déplacés pour aller voter… Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Sur le plan des valeurs, il est illégitime et immoral d’écouter les vieux sur un sujet qui touche à l’avenir de a Grande-Bretagne. Seuls les jeunes doivent avoir le droit de voter.

Leçon n°4: le catastrophisme. Il faut jouer sur les peurs et convaincre tous les candidats potentiels à une sortie de l’Union qu’une nuée de sauterelles s’abattra sur leur pays, avant une épidémie de peste suivi d’une sécheresse historique s’ils s’avisent de vouloir imiter leurs petits copains anglais.

Sur ce point, les paniques boursières ont bien joué leur rôle. Mais elles sont entourées de toutes les précautions d’usage: des milliers d’emplois vont disparaître, des milliers d’Anglais veulent partir et demandent un passeport irlandais, la City va se vider, la Grande-Bretagne va perdre des dizaines de points de PIB, l’Irlande et l’Ecosse vont la quitter, etc.

Le catastrophisme joue ici un rôle essentiel: il paralyse les esprits et les pousse à agir vite. Or l’urgence est précisément la stratégie que les Européens utilisent pour déstabiliser le gouvernement anglais.

L’objectif de ce plan de communication consiste, bien entendu, à neutraliser les effets du Brexit en démontrant à tout le monde qu’il ne peut pas prendre réellement forme et que les Anglais eux-mêmes n’en veulent plus.

Leçon n°5: contenir l’ennemi et l’isoler.

Dans cet ordre d’idée, on a vu fleurir aujourd’hui le premier sondage en France sur un referendum et sur une sortie de l’Union. De façon hallucinante, les grands titres subventionnés ont affirmé que les « Français ne veulent pas sortir de l’Union ». Renseignement pris, ils sont seulement 45% à vouloir rester, et 55% sont favorables à plus d’autonomie des Etats-membres. Seule une minorité soutient une intégration accrue.

Mais comme ces chiffres ne correspondent pas aux souhaits du gouvernement profond, on les passe sous silence…

Déstabiliser le gouvernement britannique

Pour « cornériser » les Britanniques, les Européens utilisent une technique vieille comme le divorce: tu pars tout de suite en prenant tes affaires et tu me laisses les enfants. Aucune discussion n’est possible.

On comprend bien les motivations de cette urgence: acculer les Britanniques à une sortie non négociée, totalement impossible, qui les oblige à avouer leur impréparation devant leurs concitoyens. « Tu as voulu partir? Tu en assumes le prix! »

Là encore, l’arsenal de la culpabilité et de la morale est mobilisé pour justifier une rigidité extravagante. L’Europe, qui a mis des mois à se mettre d’accord sur l’accueil des réfugiés, qui a mis des mois à traiter la crise grecque, et avant elle la crise de l’euro, l’Europe qui ne parvient pas à se mettre d’accord sur des politiques structurelles, exige soudain une décision immédiate sur un sujet complexe et sensible de la part de l’un de ses membres.

Dans cette opération, la visée politique du gouvernement profond est claire: il faut savonner au maximum la planche des décideurs anglais, pour les empêcher de négocier un bon traité de sortie et pour rendre la sortie intenable. En bout de course, le calcul qui est fait est bien celui d’une reddition avec très peu de conditions, voire pas du tout.

Les mois à venir montreront si cette stratégie est gagnante pour l’un ou l’autre camp. Mais, une fois de plus, il est bien probable que les Bruxellois et leurs adorateurs n’aient pas mesuré la puissance du patriotisme dans les grandes et vieilles nations de l’Union. Ceci vaut pour la Grande-Bretagne, comme pour la France.

31 commentaires

    • Deres dit

      Il n’y a pas obligatoirement complot c’est à dire action conjointe et organisée. Le gouvernement profond ne fonctionne pas comme cela. On n’est pas dans un film avec une organisation de méchants avec un n°1 caressant un chat persan blanc dans sa base secrète. Mais la réalité est que les acteurs politiques et médiatiques ont des relations très fortes et des intérêts partagés. Et ce partage de vue fait que l’ensemble des actions va dans le même sens dans un magnifique exemple non plus de pensée unique mais d’action unique.

  1. karl schiller dit

    Les british sont moins cons et vont le faire savoir rapidement. Non seulement ils vont respecter le souhait de la majorité de leurs citoyens mais ils vont trouver l astuce pour gagner et faire chanter le gouvernement profond… ils ont l endurance et la fierté. Ils peuvent faire couler financièrement le reste de l EU via une alliance avec l Asie et surtout la Chine. Ils vont inciter les scandinave à faire la même chose. Le seul vrai obstacle sont les USA puisqu ils risquent trop avec le brexit. Nous sommes peut-être à l aube d b changement majeur. Wait and see tomorow is cloudy!

    • Cat dit

      Les britanniques « vont trouver l astuce pour gagner et faire chanter le gouvernement profond »…
      A mon avis le gouvernement profond a naturellement aussi « a finger in the Brexit pie »: le gouvernement profond (mondialisé – pas sa version au petit pied, la technocratie française) n’a pas de camp (idéologique ou politique) réel; il est opportuniste et pragmatique, il est capable de tirer parti de toute situation, il a « a finger in every pie ». Pas de souci pour lui!
      Le Brexit n’est pas une situation imprévisible ou insurmontable, ce n’est pas un cataclysme. Ça va donner « un peu » de travail aux avocats…

  2. pierre dit

    Sauf que… une large partie des « décideurs » anglos sont au mieux passifs, au pire totalement collabos avec Bruxelles.
    Eh oui, on peut inclure Cameron dedans… Même le cher Boris… qui s’est empressé de proposer de recycler Osborne, à un poste prestigieux (affaires étrangères) s’il était désigné PM.

    Le même Osborne qui après avoir déversé des torrents de mensonges pendant la campagne… continue de pérorer au sujet de futurs hausses d’impôts (on se demande pourquoi) et de « spending cuts »…

    Là dessus, le vrai patron, Obama, en remet une sacrée couche ce soir en parlant du Brexit : « ‘I think that the best way to think about this is, a pause button has been pressed on the project of full European integration,’ he said. »

    Un bouton pause ! C’est un rêve éveillé.

    Bref, c’est pas gagné…

    Au sujet de la fameuse « pétition »… Il est maintenant prouvé qu’elle fut totalement bidonnée, car hackée (voir l’article sur ZeroEdge).
    http://www.zerohedge.com/news/2016-06-28/brexit-do-over-petition-exposed-scam

    La lueur d’espoir malgré tout : le Brexit agit comme un révélateur… Les Bruxellois sont obligés d’exposer leur vraie nature. Cela infuse. De plus en plus gens comprennent. Bref, le poison agit.

    Au fond, Brexit ou pas, ce n’est peut-être pas la vraie question.

    Mais c’est un coin dans le bunker bruxellois, et surtout cela pousse à la faute ses occupants.

    Autre espoir : Trump.

    Je vous conseille d’écouter son discours d’aujourd’hui, axé sur son programme économique… C’est révolutionnaire. Et cela parle au « petit peuple américain » qui demeure -encore- majoritaire.

    https://www.youtube.com/watch?v=N8KWAf5rBrA

    Trump, malgré un barrage hallucinant de propagande, a une chance de l’emporter.

    • Durand dit

      @Pierre
      Je vous remercie de reconnaître enfin un problème du côté britannique, y compris chez les soi-disant pro-Brexit. Ca aura pris du temps.

      • pierre dit

        A part Farage (qui est un vrai cador), je n’ai jamais dit que les politiciens anglais, même conservateurs, représentaient l’alpha et l’omega.

        Une seule minute de Farage au parlement européen suffit à le placer au panthéon (2010, il démolit le monstre Herman Von Rompuy)

        https://www.youtube.com/watch?v=bypLwI5AQvY

        Si vous n’avez pas le moral un matin, écoutez cette minute. C’est du bonheur gratuit. Une intense satisfaction.

        Idem pour le Brexit (avéré ou pas, réalisé entièrement ou à moitié). Ce n’est pas la bataille finale.

        Mais c’est bon à prendre.

        Tout ce qui démolit la clique de ceux qui nous pourrissent la vie (voyez je demeure très… oecuméniste !) est bon à prendre.

        • Cat dit

          En effet, le courage, la rhétorique et l’éloquence de Nigel Farage, ça nous change des phrases incorrectes, creuses et au mieux informes de Hollande.

  3. Durand dit

    « En réalité, les images non cadrées de la manifestation permettent de voir qu’elle n’a réuni presque personne… » (E. Verhaeghe)

    Ouhlà, pardon mais il faudrait quand même penser à ne pas trop induire en erreur. Les photos de la manif existent, il suffit de les montrer :
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-3664895/Thousands-anti-Brexit-protestors-join-demonstration-Parliament.html
    NB : Je ne soutiens pas du tout cette manifestation. Il se trouve qu’elle a réuni quelques milliers de personnes, ce qui n’est pas du tout du même ordre de grandeur que la photo de la CIA prise par Sarkozy choisie pour illustrer ce billet.

    « les Européens utilisent une technique vieille comme le divorce: tu pars tout de suite (…). Aucune discussion n’est possible. » (E. V.)

    Ca ne me semble pas exact. Les discussions sont non seulement possibles mais aussi prévues, et peuvent s’étaler sur deux ans. Deux points ne sont pas clairs :
    1. Pourquoi les dirigeants britanniques refusent-ils de mettre en oeuvre le Brexit ? Je parle bien d’initier le processus du Brexit, pas de le terminer (ce qui prendra deux ans).
    2. Pourquoi feindre de s’étonner que les Européens demandent aux Britanniques d’initier le Brexit (c’est à dire de traduire officiellement la volonté populaire exprimée par référendum) ? Est-ce pour détourner l’attention du point n°1 ?

    • Sémaphore dit

      Peut-être que Cameron ne veut pas être celui qui portera la responsabilité de lancer les opérations concrètes du Brexit, d’ autant qu’il était officiellement opposant?
      D’ un point de vue humain, cela peut se comprendre ainsi. Non ???

      • Durand dit

        @Sémaphore
        Cela pourrait se comprendre ainsi, mais si Cameron ne veut pas lancer l’opération, rien ne l’empêche de démissionner. Et par démissionner, j’entends « démissionner dans un laps de temps pas tellement supérieur à celui qui est nécessaire pour nommer un leader pro-Brexit ». Le système politique au R-U n’a pas besoin de trois mois pour désigner un nouveau premier ministre, ni de deux, ni même d’un mois !

        Voici ce qui aurait logiquement dû se passer : après l’annonce du résultat de ce référendum crucial, les vainqueurs proclament bruyamment leur victoire devant les micros, exultent, occupent le devant de la scène et déclarent immédiatement qu’ils sont prêts à assurer les responsabilités pour mener le R-U dans la direction qu’ils veulent et qui a été validée par le peuple. Créer un nouveau gouvernement prendrait maximum une semaine, et je suis généreux. D’habitude, ce ne sont pas les candidats au pouvoir qui manquent.

        Mais ce n’est pas ce qu’on a vu se passer. Peut-être que les politiciens pro-Brexit savent en fait qu’ils ont fait une bourde et que sortir de l’UE serait mauvais pour le R-U ? Je n’en sais rien.
        Qu’est-ce qui peut se passer d’ici septembre et qui ferait une différence justifiant le délai imposé par Cameron ? A part renoncer au Brexit, je ne vois pas.
        Les seuls qui poussent vraiment en faveur du respect du référendum, rappelons-le, sont sur le continent.

  4. Tof dit

    Pas d’accord avec vous Eric. Le Brexit a été initié par la City. L’Europe le rend au contraire irréversible. Le discours apocalyptique, c’est pour les européens continentaux : vous n’aurez plus de référendum, l’article 50, c’est seulement pour l’Angleterre, L’UE des 27 est votre avenir, vite l’Etat Fédéral sous botte HHallemande, et vos gueules ! Les manœuvres de l’Etat Profond que vous décrivez ne sont destinées qu’aux continentaux, pas aux anglais.

    La Chine vient de se doter d’une capacité de stockage de 2000T d’or physique à Londres. Les premiers trains de la route de la soie viennent d’arriver en 15 jours d’Asie (30 pour un cargo), …..

    Nous sommes en 1815, le Brexit est le Waterloo des PIIGS et de la France.

    Bref, les anglais sortent avant la grande débâcle et vont devenir le premier paradis fiscal de la planète et plus que jamais sa plaque tournante, incluant le yuan.

    Evidemment, ça va tanguer un peu du côté british, mais mieux vaut prendre ses pertes quand il est encore temps, et se positionner pour la suite que de couler avec le radeau.

    Il n’y a qu’un pays qui peut aujourd’hui se réjouir du Brexit, c’est l’Angleterre elle même, et la Queen est d’accord avec ça.

    Quand aux écossais, ils vont vite se rendre compte que vivre sans la Livre Sterling, c’est un cauchemar.

    Le Brexit était parfaitement anticipé par le modèle mathématique basé sur le nombre Pi de Martin Amstrong qui ne cesse de me surprendre.

  5. Sémaphore dit

    Dans les plaies qui vont s’ abattre sur Londres et environs, vous avez oublié les nuées de moustiques, l’ eau de la Tamise changée en sang, les taons et une obscurité épaisse…
    Verront-ils leurs premiers-nés trépasser en apothéose???

  6. Alain De Vos dit

    Vous avez restitué les faits, la réalité que chacun a pu constater, à savoir une tactique pour démontrer que ce n’était pas bien ce brexit et surtout le coup de règle sur les doigts qu’on prendrait si l’envie nous venait de sortir de l’UE. D’autant que ce n’est pas à l’ordre du jour!!!
    Derrière tout cela, il y a la préparation des élections présidentielles : surtout ne pas parler de l’Union Européenne durant cette campagne. Donc faire du « teasing » comme vous dites.
    Mais par ailleurs vous avez mis l’accent de l’organisation « rapide » de cet contre-réforme. Ainsi, on peut déployer qu’ en quelques heures une tactique dans laquelle prennent par les médias, les politiques, les piqués UE. Rien que samedi, j’ai eu droit à 2 messages en direct de la part de gens ordinairement bienveillants, alors que je n’avais rien demandé. C’est beaucoup à mon échelle dans une temps réduit moins de 60 minutes et dans un lieu réduit.
    Donc voilà comment va la démocratie dans notre pays La France.
    Alors qu’à bien y regarder, la Grande Bretagne a des pieds sur tous les continents, ceux qui font du commerce avec elle, n’ont pas l’intention d’arrêter. Pourquoi donc cesseraient-ils? Et ils commercent en livres ou dollars!
    Tristesse pour ceux qui manœuvrent de façon arbitraire.

  7. Citoyen dit

    L’intoxication merdiatique comme outil de propagande… La Propagandastaffel fait le job.
    Il est amusant de mettre en lumière quand elle se prend les pieds dans le tapis : 36% des jeunes se sont déplacés pour aller voter…et seulement 64% ont voté contre. Donc, moins de 25% des jeunes ont voté contre. Les autres ne sachant pas, ou s’en foutant, mais les merdias inféodés ont décidé que les jeunes étaient contre !
    C’est sûr que « Les dix plaies d’Égypte » s’abattant sur ce pauvre pays, seront la punition divine à la hauteur de ce qu’ils méritent… A moins que ce ne soit juste qu’un lancé de bouse depuis Bruxelles, parce que c’est tout ce qu’ils ont sous la main !?!?
    Par contre concernant la technique vieille comme le divorce …
    En fait, ça ressemble étrangement au jour où le clown de Corrèze a congédié sa concubine Trierwmachin …
    il lui a fait savoir par un communiqué laconique et sans ambiguïté, qu’il fallait qu’elle dégage !

  8. Coco dit

    Bonjour Eric, Qui commande l’EU?
    Angela et Barrak, tous les autres aboient.
    Je parie que la Grande Bretagne restera dans l’EU.
    En tous les cas je souhaite aux Anglais autant de courage et ténacité
    que pendant la 2° guerre mondiale et je prie qu’ils y arrivent.
    Salutations

  9. La question maintenant est que le référendum est consultatif. C’est à la gouvernance britannique d’agir et elle fera ce qu’elle veut.
    Les hauts cris à la démocratie violée qu’on entend ici et là ne sont que des cris d’oiseaux. Tout comme ceux qui exigeaient que Cameron déclenche immédiatement l’article 50.
    Pour commencer on va attendre Septembre, et il va falloir DABORD que dans le cadre de la législature courante (des élections eurent lieu en 2015), un nouveau premier ministre soit nommé. Qui va « appliquer » la volonté consultée du peuple ? Et comment ?
    Et bien cela ne sera pas le fait des gouvernements de l’union, ni des brillants commentateurs pro ou anti brexit de celle ci.
    Après tout, une souveraineté, cela ne se commande pas.

    • Durand dit

      Vous tournez largement autour du pot. Quelques questions :

      « Les hauts cris à la démocratie violée qu’on entend ici et là ne sont que des cris d’oiseaux » (F. C.)
      Pourquoi pas, mais alors comment qualifier les hauts cris à l’EURSS qu’on entend ici et là ? On va manquer de superlatifs pour les décrire.

      De plus, comment expliquer à des eurosceptiques, qui se scandalisent du caractère dictatorial (supposé) de l’UE, qu’ils peuvent s’asseoir sur leur référendum, et qu’en plus c’est « la gouvernance britannique [qui fait] ce qu’elle veut » tandis que c’est l’UE qui appelle au respect du référendum ? Cela est totalement absurde.

      Enfin, tout simplement, pourquoi s’embêter à organiser un référendum si c’est pour ne pas tenir compte du résultat ?…

      • @Durand
        L’absurde que vous décrivez très bien est pourtant très exactement l’actualité de ces jours ci.
        Je crois que se manifeste autour de cette histoire de référendum une hystérie incroyable. Tout le monde se met à jouer à front renversé et c’est parfaitement pitoyable.
        Je maintiens donc qu’il y a des règles, que le référendum n’est que consultatif en Angleterre, que sa féchitisation délirante par les uns et les autres est ridicule, et que le gouvernement élu de la Grande Bretagne va maintenant prendre son temps pour traiter la situation. Apparemment, mais ils font ce qu’ils veulent car ils gouvernent un état souverain, ils vont négocier, j’imagine au mieux de leurs intérêts, les conditions de sortie de l’Union et en même temps d’autres accords avec l’Union Européenne.
        On peut parfaitement imaginer qu’une élection générale soit organisée, qu’elle soit gagnée par des opposants déclarés au brexit et que celui n’est pas lieu. Et alors ?

  10. pil dit

    En fait personne ne connait les conséquences d’un Brexit, et tout le monde s’imagine savoir, pour la simple raison que le nombre de paramètres mondiaux imprévisibles qui interviennent sont trop nombreux et changeants du jour au lendemain.

    La GB ne pourra pas longtemps remettre à plus tard son Brexit, les marchés n’aiment pas l’incertitude. L’UE et Merkel seront bien obligés de trancher rapidement pour la même raison et ne peuvent pas accorder trop de concessions à la GB pour maintenir un Bremain, pas plus qu’à la Grèce, car il faut maintenir la menace vis à vis des autres pays prétendants à un exit. Ni la GB, ni l’UE n’ont le choix car ce sont les forces en jeu qui décideront pour eux, principalement le temps économique qui n’est pas patient. Je parie qu’il y aura un Brexit et que ce Brexit sera désagréable pour la GB, mais aussi pour Merkel à qui Cameron a fait un sale coup, car la GB hors UE c’est la fragilisation de Merkel et de l’Allemagne au sein de l’UE.

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