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Terrorisme: les très embarrassants dénis de Cazeneuve et de sa police

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La police française (au sens large) échoue-t-elle à améliorer ses performances dans la lutte contre le terrorisme? C’est évidemment la question qui est dans tous les esprits, et qu’une démocratie normale se poserait. D’ailleurs, rappelons que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen prévoit, dans sa grande sagesse et son article 15: « La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. »

Simplement, la dérive aristocratique française, qui veut que l’administration et ses marquis soient au-dessus des lois, rend cette demande de compte de moins en moins possible. Et c’est bien dommage…

La lutte contre le terrorisme avant Charlie Hebdo

Avant l’affaire Charlie Hebdo, les renseignements français sont pris deux fois en situation d’échec: une fois dans l’affaire Merah, une fois dans l’affaire Nemouche (attentat au musée juif de Bruxelles):

Il n’empêche, pour le « Washington Post », la France a été au centre des plusieurs affaires qui témoignent d’une « défaillance ». Le quotidien rappelle ainsi que Mehdi Nemouche, l’auteur présumé de la fusillade meurtrière du Musée juif de Bruxelles, en mai 2014, était lui aussi connu des services français pour un séjour effectué en Syrie.

De même, Mohamed Merah, l’auteur des tueries à Toulouse et Montauban en 2012, figurait, au même titre que les frères Kouachi, sur la liste noire des personnes interdites de vol, en provenance et à destination des États-Unis. Objet d’une fiche S dès 2006, le jeune homme fut interrogé par la police en 2011 sur ses différents voyages effectués en Afghanistan et au Pakistan notamment. Avant d’être relâché.

Lorsque l’attentat contre Charlie Hebdo survient, personne n’ignore donc les failles du renseignement français, notamment son incapacité à coordonner les informations que reçoivent les différents services. Et surtout, mettons les pieds dans le plat, cette terrible déresponsabilisation administrative qui consiste à appliquer des procédures plutôt qu’à obtenir des résultats.

La lutte contre le terrorisme au moment de Charlie Hebdo

Mettons à part l’affaire du marché de Nantes en décembre 2014, dont l’auteur, Sébastien Sarron, s’est suicidé en avril 2016, dans sa prison, et qui apparaît aujourd’hui comme la préfiguration d’une terrible suite d’actions (bien plus) meurtrières.

Reprenons la chronologie sanglante depuis le massacre de Charlie Hebdo.

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Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi, fichés S par les renseignements, mais dont la surveillance s’est étrangement arrêtée quelques mois auparavant, entrent dans les locaux de l’hebdomadaire Charlie Hebdo et y tuent onze personnes. L’opération est facilitée par l’arrêt de la surveillance permanente des locaux quelques semaines auparavant.

Deux jours plus tard, Amedy Coulibaly, qui est probablement l’auteur d’au moins une fusillade (la veille) où une policière trouve la mort, prend d’assaut un supermarché casher dans Paris et tue 4 personnes. Coulibaly était fiché S.

Il avait été contrôlé par la police dans les rues de Paris quelques jours auparavant sans que la hiérarchie policière ne suive la procédure habituelle pour l’interroger. C’est un loupé parmi d’autres: alors que Coulibaly avait purgé une peine de 5 ans de prison pour avoir cherché à libérer un des terroristes de 1995, l’administration pénitentiaire avait signalé sa radicalisation. Mais les services de renseignement ne l’ont pas mis sous surveillance à sa sortie de prison.

Ajoutons que, selon toute vraisemblance, les armes de Coulibaly furent achetées auprès d’un indicateur de la gendarmerie qui aurait dû, au minimum, signaler les agissements de l’impétrant.

Bref, le 11 janvier, lorsque plusieurs millions de Français descendent dans les rues pour dire leur émotion, la police a un immense travail de remise en cause à mener.

On augmente les moyens, mais on ne change pas les méthodes

Dans la foulée de ces massacres, la police française, brillamment conduite par le psychorigide Bernard Cazeneuve, va nous sortir la soupe au déni qui ne va plus quitter les fourneaux jusqu’à aujourd’hui, et qui repose sur deux principes simples. Premièrement, les policiers ne ménagent ni leur temps ni leur peine, donc ils n’ont rien à se reprocher ni rien à améliorer. Deuxièmement, ils ne sont pas assez nombreux et sont entravés par la protection des libertés publiques, qui nuit à leur efficacité.

Se met donc en branle dès le mois de janvier 2015 une logique de déni qui déporte tous les problèmes vers le manque de moyens et l’excès de liberté, et qui interdit de poser la question de l’organisation interne des services. Tous ceux qui s’y essayent sont immédiatement taxés de complotisme ou d’esprit de discorde, ce qui équivaut à une exécution en place de grève.

Le 24 juillet 2015, la liberticide loi relative au renseignement est promulguée. Dès la fin janvier, Manuel Valls avait annoncé 450 millions d’euros supplémentaires et 2.500 emplois…

Et patatras, le Bataclan arrive

Le 6 novembre, le psychorigide Bernard Cazeneuve fait une annonce stupéfiante qui passe inaperçue:

« Pendant un mois, nous allons établir des contrôles aux frontières », a déclaré le ministre, évoquant « un contexte de menace terroriste ou de risque de trouble à l’ordre public ».

Quelques jours plus tard, Salah Abdeslam et Mohammed Abrini effectuent un premier voyage de repérage à Paris, avant de convoyer les équipes qui vont commettre les attentats du 13 novembre, dans le 11è arrondissement, dont le massacre du Bataclan, et à Saint-Denis.

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Stupeur: les terroristes du 13 novembre ont tous ou presque fait l’objet des mêmes failles que Coulibaly et les frères Kouachi quelques mois auparavant: surveillances parcellaires, défaillantes, contrôles judiciaires non suivis, défaut de transmission d’informations entre services, porosité manifeste des frontières.

Pire! alors que les frontières sont officiellement fermées, Salah Abdeslam parvient à s’exfiltrer le 14 novembre au matin, alors même que des policiers l’arrêtent et l’interrogent. Mais la hiérarchie, une fois de plus, donne l’ordre de le laisser repartir.

Les ahurissants dénis de Bernard Cazeneuve

Dans une démocratie normale, une répétition amplifiée des échecs connus et parfaitement analysables du 7 janvier n’aurait pas forcément conduit à la démission du ministre de l’Intérieur, mais elle aurait mené à une remise en question des certitudes acquises. Dans la république bananière française, il en va autrement. Lors de son audition par la commission parlementaire sur le sujet, Bernard Cazeneuve a fait toute la démonstration de sa psychorigidité et de son incapacité à sortir de la posture politique pour s’occuper de l’intérêt général.

« L’exercice consistant à pointer des failles avant de démontrer leur existence est extrêmement facile », a-t-il déclaré, affirmant vouloir s’attacher « à la vérité ». (…)

Bernard Cazeneuve a finalement vanté les réformes sur les renseignements et les moyens des services antiterroristes lancées depuis le début quinquennat et a égratigné celle de 2008, engagée lors de la majorité précédente. « Bernard Cazeneuve est toujours dans l’autosatisfaction et dans le jeu politique, profitant de la commission pour critiquer le gouvernement précédent », a dénoncé, sur Twitter, l’association de proches de victimes et rescapés, 13 novembre: Fraternité et vérité.

Chassez la vérité, elle revient au galop

Pourtant, et malgré un combat de tous les instants, les vérités bien huilées de Bernard Cazeneuve prennent l’eau.

Par exemple, les réactions des proches des victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo ont commencé à faire tache.

Dès le 18 octobre 2015, la véritable compagne de Charb relate divers détails sur les moments qui ont précédé sa mort et qui suggèrent une nuance substantielle entre la version admise de l’attentat et ses motivations plausibles.

Après le réveil, Charb est parti chercher des croissants à la boulangerie. En revenant, il avait l’air soucieux : il m’a raconté avoir repéré en bas de son immeuble une voiture noire aux vitres teintées, de marque Peugeot ou Renault, je ne me rappelle plus précisément. Il n’était pas du genre à s’inquiéter pour rien, mais là, ça le perturbait. Il répétait : « C’est bizarre cette voiture. » (…)Qui était dans cette voiture ? Les frères Kouachi ? Des complices ? J’ai parlé de cet épisode aux policiers qui m’ont entendue, et j’ai écrit à la juge chargée du dossier cet été pour lui rappeler cet élément, mais je n’ai aucun retour depuis.

Quelques semaines plus tard (après le 13 novembre donc), c’est la femme du policier chargé de la sécurité de Charb qui porte plainte. Bernard Cazeneuve, qui n’ignore pas la persistance des trous dans la raquette policière après le Bataclan, continue néanmoins les dénis:

Interrogé par ailleurs sur une «guerre des polices» dans la lutte contre le terrorisme, Bernard Cazeneuve a assuré que de «nouvelles méthodes de travail de décloisonnement des services» avaient été mises en place, dont un état-major autour de lui «pour que les gens se parlent». Il y a eu «énormément de décisions et d’actions», a-t-il souligné, citant le démantèlement de dix-huit filières de recrutement de jihadistes depuis 2013, l’arrestation de onze groupes «s’apprêtant à commettre des attentats» et «six attentats déjoués depuis le printemps».

Malheureusement, Cazeneuve oublie de citer l’immense raté du 13 novembre…

Le GIGN confirme l’incompétence du commandement

Dans le même ordre d’idées, la polémique de ces derniers jours sur la quasi-mutinerie au sein du GIGN contre le colonel Bonneau souligne bien que, ce qui est en cause aujourd’hui, c’est le médiocre commandement des services de sécurité, tous politisés, tous proches du pouvoir, mais avec des compétences approximatives.

En elle-même, l’information sur l’inaction du GIGN n’est pas nouvelle. Dès le 15 décembre, la presse avait souligné l’étrange attentisme du groupement le soir du Bataclan. Les gendarmes du groupement ont, depuis, exprimé leur colère face aux erreurs de commandement ce soir-là.

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Comme d’habitude, le ministère de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve compris, ont affirmé que les procédures avaient été respectées, donc que tout allait bien.

Certes, l’assaut contre le Bataclan, tenu par deux terroristes, a duré plus de quatre heures. Certes, des dizaines de personnes sont mortes ce soir-là. Mais tout va bien!

Même les juges administratifs reconnaissent la responsabilité de l’Etat

Le problème de tout ce petit monde est évidemment qu’il est mû par des problèmes partisans, et certainement pas par le souci d’améliorer durablement les performances de la police française pour éviter d’autres attentats. Les sujets sont donc systématiquement abordés sous l’angle: est-ce utile à notre réélection.

Les défauts de la police, ses failles, ses incompétences, et surtout sa paresse à les corriger sont pourtant tellement flagrants que même la justice administrative, qui est aux ordres du gouvernement, ne peut plus « faire comme si ». Dans le cadre de l’affaire Merah, le tribunal administratif de Nîmes vient, par exemple, de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la mort de l’une des victimes du terroriste.

Face aux décisions absurdes des services de renseignement, qui ont arrêté la surveillance de Merah alors qu’il revenait manifestement d’un entraînement militaire en Afghanistan, aucun juge ne peut plus admettre que la police ne connaisse pas de graves dysfonctionnements qui ne sont certainement pas réglés depuis l’arrivée de la gauche. Et ce n’est pas en recrutant à tour de bras que l’on empêchera un policier paresseux de ne pas ordonner le suivi d’un suspect à l’issue d’un interrogatoire où les évidences s’imposent. C’est plutôt en le manageant, métier qu’aucun officier de police ne semble plus avoir envie de faire.

La cohésion, prétexte à l’incompétence

Après l’attentat de Nice, qui repose les mêmes problèmes d’organisation de la police (notamment sur la fameuse trajectoire de deux kilomètres en zone interdite avant d’être arrêté), François Hollande a trouvé la parade: il ne faut pas de polémique inutile, il faut rester soudés.

Bien sûr. Les paresseux ne font pas le boulot, les Français tombent comme des mouches, mais il ne faut pas poser de question, ni demander de compte (ce qui est pourtant notre droit fondamental).

C’est bien ce qui nous embarrasse dans les dénis de Bernard Cazeneuve: au lieu d’agir en homme d’Etat capable de poser les problèmes par-delà les polémiques partisanes, sa seule argumentation est de nier et de ramener le débat à un niveau indigne. Et pendant ce temps, la France sombre.

35 commentaires

  1. yoananda dit

    Vous faites un contre-sens.
    Ce n’est pas de la paresse ou des visées électoralistes.
    C’est la stratégie du dos rond.
    Si Hollande, Valls et Cazeneuve faisaient « ce qu’il fallait », les banlieues seraient à feu et a sang.
    C’est aussi con que ça, car, oui, il s’agit bien d’une guerre.
    Donc, ne rien faire et prier pour ça passe tout seul, c’est la stratégie qu’ils ont choisis.
    Bien sûr, aux yeux du public, ils ne peuvent pas dire « on ne fait rien,ne faites rien non plus, ne bougez plus ».
    Alors il faut un peu de poudre aux yeux : on prends des mesurettes, on fait dans la posture médiatique, mais les ordres donnés sont de surtout pas faire de vagues, no matter what !!!

    Les islamistes n’attendent que ça : une bavure, un injustice, un prétexte pour que entraîner dans leur sillage le soulèvement de tous les musulmans.

    Vous croyez que ça se passe comment dans les autres pays à forte minorité musulmane ?

    A partir de la, tous les actes de l’équipe dirigeante se comprends aisément.
    De la même manière la « paresse » policière s’explique : ils sont pieds et poings liés. Ils risquent moins à laisser passer un jihadiste qu’à choper un qui n’en est pas !
    Simple calcul de risque et d’opportunités.

    Tout découle de Hollande.
    Tout.

    • @yoananda @pierre
      Je vous crois exagérément pessimistes. Même si vous êtes sans doute représentatif d’une partie de l’opinion dont beaucoup hélas n’ont pas conscience, êtes vous à leur contact ? Est ce que vous leur dites leur ce que vous pensez ?
      Car il ne faut pas oublier qu’avant de mettre à feu et à sang les banlieues, il faudra passer sur le corps des « humanitaires ». C’est eux l’ennemi principal non ?

    • Deres dit

      Il est certain que la technique de l’attente est assez caractéristique de Hollande. Il croit à sa bonne étoile et laisse venir les événements plutôt que de les contrôler en les anticipant. Le problème c’est que ce genre de stratégie attentiste dans une guerre ne peut mener au mieux qu’à un statu-quo et jamais à une victoire.

  2. Alain De Vos dit

    Demandez que tout ce petit monde soit présenté à la justice ! Policiers et politiques véreux ! La paresse est un mal qui étreint le personnel politique dans son entièreté ! C’est ce mal qui ronge notre pays : nous avons besoin de nous passer rapidement d’eux. Et d’entrevoir avec d’autres un avenir nouveau pour sauver la France de la déroute. Il faut faire connaître votre analyse au plus grand nombre.

  3. Citoyen dit

    Eh oui, Cazevide trouve que les policiers ne sont pas assez nombreux, alors il fait appel à la réserve.
    Comme l’a dit le bolet, gouverner, c’est pas facile. Et Cazevide, comme son mentor, évite de faire trop de vagues pour garder sa place. Ils doivent être tétanisés, en priant le ciel qu’il ne leur tombe pas sur la tête.
    Ces terroristes font rien qu’à nous embêter, alors qu’on leur fournit un cadre de vie agréable. Ils n’ont même pas cette reconnaissance.
    Finalement, il est infiniment plus facile, et moins risqué, d’aller faire du racket sur les routes …
    C’est plus rentable, et les rackettés, eux, ont moins de propension à la rébellion. Ils se conduisent en citoyens disciplinés.
    Ils paient leur obole pour engraisser la petite mafia, et tout ronronne…

    • Patrick Stan dit

      Je viens de lire les quatre commentaires ci-dessus. Ca me laisse perplexe. Si Yoananda dit que « arrêter ou tuer un islamiste mettrait le feu aux banlieues » , eh ! bien faisons-le ! Nous sommes en guerre …. on verra donc ce que feront les musulmans qui pleurent des larmes de crocodile avec nos dirigeants chaque fois qu’il y a un attentat. Puisque guerre il y a, faisons-là …. au lieu de pleurnicher sur ce qui peut arriver après. Si les bons Musulmans se disent Français, qu’ils le prouvent en laissant faire les forces armées. Comment se fait-il qu’il y ait encore aujourd’hui des zones de non-droit dans les cités ? réveillez-vous ! Nous sommes en France. De plus la France est une terre chrétienne, il me semble. Alors, d’accord avec « Citoyen », ce n’est pas en faisant appel à la réserve que Cazevide arrangera les choses. NON ! C’est en donnant des ordres précis et efficaces aux forces de l’ordre. Et relisez ce que de Gaulle écrivait il y a bientôt 50 ans : » un Musulman ne sera jamais un Français ; essayez de mélanger de l’huile et du vinaigre ; au bout d’un moment les deux liquides se séparent ». C’est exactement ce qui nous arrive. Alors, oui, d’accord avec Alain : « il faut présenter ceux qui dirigent la France devant des tribunaux pour qu’ils rendent des comptes. Peut-être, je dis bien peut-être, alors, la France retrouvera sa tranquillité.

  4. Pierre dit

    Et Merah ? Ce n’était pas le psychorigide Cazeneuze. C’était Claude Guéant… vous savez l’amateur de peinture…

    Et avant le mou Hollande ? C’était l’agité Sarkozy.

    Et avant « Daech » ? C’étaient les « émeutes » en banlieues de 2005… Et le paresseux Chirac, et déjà l’agité Sarkozy et son ex-futur karcher en plastique.

    Etc.

    La conclusion s’impose, brutale, évidente : il y a parfaite continuité… Ce n’est absolument pas une affaire d’homme politique, qui sont tous prisonniers du même système de pensée (décrit par Yoananda).

    Le problème, tous les problèmes sont liés au remplacement de la population par certaines populations immigrées, chargées de certains bagages culturels et religieux parfaitement incompatibles avec les nôtres.

    Mais c’est le grand tabou.

    L’indicible.

    Donc, continuez à taper sur tel ministre de l’intérieur ou patron de police (ils sont tous totalement incompétents), sur tel ou tel « dysfonctionnement » des services de sécurité (comme vous le soulignez vous même, ce n’est pas nouveau), sur les frontières qui demeurent ouvertes quand on les annonce fermées, sur « la guerre c’est la paix » mode orwélien de pensée qui se généralise… cela ne changera absolument rien.

    Personne n’ose s’attaquer à la cause… donc tout va continuer.

    La seule stratégie possible pour la farce qui s’appelle encore « Etat »… c’est de faire le dos rond, comme dit précédémment.

    Les cadavres continueront à s’empiler dans les morgues.

    « What else ? », comme dit la pub.

  5. SOPHIE dit

    J’ai été très surprise des systèmes mis en place sur le contrôle aux frontières… Je dû me rendre (c’était prévu de longue date) à Bilbao le 15 juill par bus. Sitôt la frontière franchie le bus fut arrêté par la police française, qui nous demanda à tous (sauf au chauffeur) de présenter nos papiers et la destination de notre voyage… Tout le monde répondit « saint Sébastien » direction du bus sauf moi qui étourdiment répondis « Bilbao » Je fus aussitôt interrogée sur le but de mon voyage (politique) ce à quoi je répondis que j’allais voir de la famille en vacances. Aucune note ne fut prise. À noter par ailleurs qu’à la gare routière de Saint Sébastien je pus constater que la majorité des passagers avaient menti et prenaient des bus pour Almeira ou Madrid.
    Au retour, le lendemain, alors que le bus vers la France était bondé avec des personnes parlant arabe entre elles (ça parlait dans toutes les langues, je tiens à préciser, c’était un bus Eurolines) nous ne fûmes absolument pas contrôlé alors que du côté « sortie de France »d’importants dispositifs policiers contrôlaient une par une jusqu’aux voitures, créant un embouteillage important…
    Donc je me demande bien l’utilité de ce contrôle aux Frontières. D’autre part des amis me dirent que le même jour les postes de Douanes montagneux n’étaient absolument pas contrôlés.
    C’était un témoignage de quelqu’un frontalier

      • Sophie dit

        Oui, dès que nous avons passé l’ancien posté de douanes, matérialisé maintenant par un péage autoroutier, des voitures de polices nationale française ont fait signe au chauffeur de se garer et on vérifié nos identités (sauf celle du chauffeur) et demandé la destination de notre voyage.
        À noter qu’hier (donc 8 jours après) le @préfet64 a annoncé par un tweet qu’il n’y avait plus d’espace schegen et que les contrôles étaient rétablis (ils nous font le coup de temps en temps, ça veut dire que même à 30km de la frontière et sans être sortis du territoire, les véhicules peuvent être arrêtés et les identités demandées).

  6. karl Schiller dit

    Très bon article qui s attaque à la propagande endormeuse. En ripoublique bananière (patrie des droits de l homme) m incompétence est devenue la règle et gare à celui qui ne partage pas nos réussites. Je n arrive pas a croire qu’ un criminel puisse rouler 2km en plein centre ville la nuit dans une zone réservée pour la célébration de la fête nationale d un pays en état d urgence (médicale). Les familles de victimes ont intérêt à réclamer des comptes à l état.

  7. H. dit

    Bonjour,

    Une de mes relations, très introduite comme on dit dans les milieux autorisés, me disait récemment qu’on peut prendre comme chiffre d’approche 5 millions sur le nombre de musulmans dans notre pays. Sur ces 5 millions, on peut raisonnablement estimer que seuls 10% sont proches de la mouvance salafiste. Sur 50 000 salafistes, seulement 10% sont prêts à passer l’acte, soit 5000 bombes potentielles dont beaucoup, sinon la grande majorité, sont d’une discrétion absolue. Cette simple approche arithmétique donne toute l’étendue du problème auquel nos « autorités » doivent faire face et, personnellement, je considère que c’est hélas une fourchette très basse. Je ne les en crois tout simplement pas capables vu leur aveuglement idéologique et le déni permanent qu’elles professent de la réalité. Aujourd’hui Nice, demain?
    À tout le moins, il devrait y avoir au moins une démission, celle du ministre de l’intérieur devant une telle accumulation d’échecs et de drames. Mais les jeux de pouvoir sont bien plus importants aux yeux de nos zélites. Je suis donc très pessimiste quant aux mois à venir.

    Bonne journée

  8. eliot dit

    PUTAIN DE CAMION 2

    A quoi ça sert d’avoir donné le pouvoir à une délégation de la banco-assurance si c’est pour passer nos journées à inaugurer des lieux de commémoration. Théoriquement on aurait du avoir les moyens d’assurer notre sécurité, notamment ici à Nice ce 14 Juillet 2016. Au lieu de ça, ce gouvernement « coquille de noix », termine bon premier pour la proclamation de jours de deuil national, trois sur les huit jamais marqués en France, dont le quotidien « Libération » soulignait pourtant le caractère exceptionnel lors du premier de la série. Ces trois moments collectifs sont la seule et unique réponse à la même cause avancée, le terrorisme international, réputé islamiste.
    Et tout cela continue, malgré l’état d’urgence, les contingents de militaires qui sont bien présents à Nice depuis des mois, trop occupés à surveiller les lieux confessionnels, et la connaissance par les autorités préfectorales des recruteurs de chair à Jihad locaux. Ceux-ci peuvent être fiers de leurs résultats, une centaine de victimes par terroriste, c’est un score digne de l’Afghanistan, l’Irak ou la Lybie, les indicateurs sont au beau fixe. Une démission s’imposerait, non ?
    Non, le citoyen n’a plus confiance et depuis longtemps en l’équipe au pouvoir. Résidu de la 4ème république, sur le plan des carriérismes, mais adepte d’un pouvoir gouvernemental sans précédent, tant par l’usage devenu réflexe de l’Article 49.3, que par la volonté d’un contrôle constitutionnel accru des libertés publiques fondamentales, ce gouvernement a fait définitivement montre de son incompétence tant pour réduire nos insécurités que pour inverser le processus de dégradation de corps social. Les litanies minaudantes du premier ministre ce jour, ont du mal à peser contre le sentiment de malaise profond qui a saisi le pays ce 14 Juillet.
    Appelons donc tous nos élus à ne pas manquer la probablement prochaine occasion, de censurer ce gouvernement sans projet autre pour le pays que sa mise en coupe réglée au bénéfice du capitalisme off-shore, et de ses adeptes récemment positionnés. La première et véritable urgence, elle est là !

  9. zelectron dit

    HALTE À à la Charlie-Mania

    Posté par zelectron | 14, Jan, 2015 | (proposé le 12) Tribune libre | 27 |
    http://come4news.com/halte-a-a-la-charlie-mania/

    Désormais critiquer Charlie c’est un blasphème !
    Rire de Charlie est et peut vous causer de l’urticaire !
    Charlie est personna grata, les autres non !
    Rien n’existe sans Charlie !
    Aujourd’hui Charlie est notre maitre à penser à tout, tout prêt !
    Même si vous n’aimez pas Charlie, aimez-le !
    Charlie est gentil, tout les autres sont méchants, tous y compris vous !
    Si vous ne pensez pas comme Charlie, soyez maudit !
    Lynch veille si vous dites du mal de Charlie
    Tout vous sera pardonné si vous louez Charlie (pas trop cher tout de même) !
    Charlie est le Ying et le Yang !
    Point de salut sans Charlie !
    Si vous voulez récupérer Charlie, rackez !
    Charlie nous sauvera tous, même si on n’y croit pas ?
    Faites ce que vous voulez, Charlie veille !
    Les millions de Charlie ne seront pas perdus pour tout le monde !
    Votre liberté s’arrête à celle de Charlie, autrement dit, oubliez la !
    Seule la gauche-de-la-bien-pensense peut parler au nom de Charlie !
    Saint Charlie ne priez pas pour nous ou alors discrètement !
    Je suis bouleversement charlivari(é) !
    On peut rire de tout mais pas avec n’importe quel Charliot !
    Big Charlie veille sur vous !
    Seule la pensée Charlie peut sauver l’humanité !

    Charlie est la lumière de l’existence, rien d’autre n’existe !
    Je ne crois en rien d’autre que Charlie !
    Tous les matins en me rasant je me regarde en rêvant à Charlie !
    Si vous oubliez votre prière à Charlie, lui ne vous oubliera pas !
    Charlie est omnipotent (impo(r)tent?) et vous sauvera demain, j’ai dit demain !
    La gauche a récupéré Charlie, il est son étendard et son symbole !
    Utiliser Charly à des fins personnelles est autorisé d’interdiction !
    Seuls les grands prêtres autoproclamés de la nouvelle religion Charlie peuvent parler en son nom !
    Le sacrilège suprême c’est de parler en mal de Charlie !
    La profanation des reliques de Charlie est soumise à déclaration préalable !
    Vous pouvez rire de Charlie mais seulement à vos risques et périls !
    Si vous riez de vous même prenez garde que ce ne soit pas en contradiction avec les nouvelles lois de Charlie!Avant de rire de Charlie vous devez déposer un dossier pour obtenir la permission (temporaire) !
    Seules les personnes autorisées à s’autoriser ont le droit de rire, en ce qui concerne Charlie il faut une autorisation spéciale !
    Aucune autre religion que Charlie n’est tolérée !
    Aucune autre doctrine politique que Charlie n’est tolérée !
    La charlisisation de la société est en marche, rien ne pourra l’arrêter !
    Vive les lendemains charliesques qui chantent !
    La célèbre formule de benito mussolini doit être modifiée comme ceci :
    Tout dans l’État-Charlie, rien contre l’État-Charlie, rien hors de l’État-Charlie.
    Charlie vous demande à tous de déraison garder !
    La charlimania à haute dose décérebre !
    Les charliphyles et les charliphobes sont à mettre dans le même panier !
    L’aubaine de la charlimania tombe à pic pour certains !
    Charlie est un soporifique pour oublier la situation catastrophique de l’économie !
    La prescription de suppositoires charlifiques n’est autorisée que les jours grévés !
    Charlie est une bénédiction pour relever le niveau d’impopularité d’incertain !
    La meilleure façon de parler c’est de charlifier !
    Le charlivisme est incompatible avec toute démonstration de modération et/ou de tolérance !
    Les charlivistes sont les adorateurs de Charlie, ils suivent ses préceptes aveuglément !
    Le charlivisme est la nouvelle religion d’état !
    Toute personne critiquant le charlivisme encoure des poursuites !

  10. Lafayotte dit

    1/On renvoie systématiquement dans son pays un immigré en situation régulière qui commet un délit ou un crime.
    2/On déchoit de ses droits civiques (et si possible de sa nationalité) toute personne fichée S qui a été formée au Juhad
    3/In ferme toutes les mosquées extrémistes (salaires et autres non déclarées)
    4/On crée un tribunal d’exception dédié au terrorisme avec des pouvoirs à la marge des libertés
    5/On rétabli la peine de morts pour les terroristes meurtriers
    6/On fait travailler les prisonniers de guerre pour rembourser leur tribut à la nation
    Après ça on peut discuter de ce qui reste à faire mais ce n’est sûrement pas de lancer une nouvelle attaque en Syrie…!

  11. chtn dit

    Quelques oublis pour dépeindre le tableau et peut-être expliquer l’action insuffisante de la sécurité. .. les règles imposées par l’UE, les droits de l’homme utilisés pour la liberté du mal, l’application de la justice française contre l’efficacité des acteurs de la sécurité, la pensée dominante relayée par les médias, associations en tout genre, l’immanquable discours haineux anti français, la mayonnaise de la repentance, l’apologie de l’écrasement de la culture française par celle de l’étranger. ..et le manque de moyens pour l’isolement.

  12. bravo2i dit

    Quelque chose m’intrigue depuis l’attaque de Nice. Aucun média n’a rapporté clairement les faits de base, pourtant a priori faciles à recueillir :
    – Quelles étaient précisément les mesures prises à Nice pour protéger la manifestation d’une attaque à la voiture-bélier ?
    – Comment précisément l’attaquant a-t-il pu faire pénétrer le camion sur la Promenade des Anglais, malgré les mesures de protection ?
    – Quelles sont précisément les personnes qui étaient en charge de protéger l’endroit où le camion est passé ? Ces personnes ont-elles étaient entendues par les enquêteurs et mises en examen ? Leurs supérieurs hiérarchiques ont-ils été entendus dans le cadre de l’enquête ?

    Si vous avez l’occasion de réunir ces informations, M. Verhaeghe, vous feriez oeuvre utile de les publier, comme vous avez rassemblé des faits à propos des attaques précédentes.

    Au-delà de ma frustration de ne pas avoir accès facilement à des faits cruciaux, ce qui me déprime le plus, c’est que les médias soient parties prenantes à ce point de la stratégie d’écran de fumée mise en oeuvre par le gouvernement.

  13. Gille Hegelle dit

    moi je trouve que chacun a raison dans ses commentaires
    le seul probleme est que ce ne sont que des commentaires donc tout le monde s’en fout, quelque soit leur valeur que j’approuve par ailleurs.
    Moi, trop pragmatique sans doute, je n’ai trouvé comme solution « PRATIQUE » à ce qui est dit que la solution de ne plus vivre en France, meme si je m’y rends de temps en temps
    Alors que ceux qui souffrent et qui le peuvent n’encouragent plus tous ces menteurs de gouvernants qui ne pensent qu’à eux sans jamais le montrer à agir, ou réagir en envisageant de tout remettre en cause par leur départ. Je sais, je sais ce n’est pas évident mais ou on fait la révolution, ou on se soumet à toute cette vermine politique qui vous grignotera jusqu’au bout…moi je ne suis pas assez fort pour me révolter mais je le suis trop pour accepter cette difference de déclaration entre ce qui est dit « avant » et ce qui est fait « apres »
    le probleme n’est il pas de savoir comment se revolter pour aller jusqu’au bout et enfin changer les choses????

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