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Burkini: la gauche et son effondrement narcissique

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L’affaire de la burkini constitue d’ores et déjà un marqueur passionnant de la société française, dont nous ne sommes pas prêts de faire le tour. Les esprits les plus caustiques s’amuseront d’ailleurs de voir que le fer est principalement porté aujourd’hui par la Ligue des Droits de l’Homme (j’y reviendrai dans un prochain billet) qui fut longtemps le repère des « bouffeurs de curé », et qui devient aujourd’hui le lobby officiel de la cause islamiste. Il faudra bien se demander pourquoi ceux qui ont dénoncé le catholicisme au nom de la liberté d’opinion font aujourd’hui l’apologie de l’Islam au nom de cette même liberté…

La question est piquante: pourquoi ceux qui détestent l’Eglise catholique se montrent-ils si conciliants pour une autre religion monothéiste, bien plus autoritaire et intolérante? Il faut se détester au plus haut point pour préférer à une religion qui a façonné le paysage européen une religion rivale qui réserve aux Chrétiens le statut de « dhimmi ». Et il faut se détester encore plus, quand on se prétend défenseur des Droits de l’Homme, pour faire le lit d’une doctrine politique dont le premier geste consistera à bannir ces mêmes droits.

L’occasion était trop belle pour ne pas décrypter ici ce qui me semble être le signe le plus évident de l’effondrement narcissique qui frappe la gauche.

La Burkini, une affaire d’amour propre

Reprenons d’abord au calme l’affaire de la burkini dans sa signification collective. Une part minoritaire (mais de plus en plus importante) des musulmans de France considère qu’elle doit manifester son appartenance religieuse par le port de tenues vestimentaires spécifiques. Elle manifeste ainsi, comme certains membres de la communauté juive d’ailleurs, son ambiguïté vis-à-vis de la société française, en réclamant son intégration mais en revendiquant en même temps la reconnaissance d’une place spécifique, « à part » d’un certain nombre de nos valeurs.

À la différence de certaines sensibilités de la communauté juive, le port de la burkini émane d’une fraction musulmane dont le projet religieux est aussi un projet politique global où la démocratie se plie à des principes contraires à l’esprit républicain: fin de la mixité, infériorisation de la femme, homophobie, interdits religieux non compatibles avec la laïcité.

En elle-même, la burkini est un signal faible et même secondaire de ce phénomène, mais c’est, somme toute, un symbole bien choisi par les amis de la République. Depuis l’invention du tourisme balnéaire, la tenue vestimentaire pour l’accès à la plage constitue un enjeu sociétal doté d’une histoire symbolique.

photographie de presse de l'agence Meurisse, source Gallica / Bibliothèque Nationale de France
photographie de presse de l’agence Meurisse, source Gallica / Bibliothèque Nationale de France

Entre l’invention du bikini et ses différentes variantes jusqu’à la pratique du naturisme, l’histoire de la plage est aussi l’histoire de la libération de la femme et du corps. Ce que nous propose la burkini, c’est un retour en arrière dans cette histoire, une validation implicite d’un modèle de société où la femme ne peut montrer son corps quand l’homme le peut, c’est-à-dire un modèle fondé sur une inégalité des sexes bien plus violente que celle que nous connaissions avant les années 70.

La question que nous pose la burkini peut donc se résumer à une seule formulation: acceptons-nous aujourd’hui de reconnaître comme membres à part entière de notre cité ceux qui contestent ouvertement les combats qui ont fait la place de la femme et du corps dans notre société? Incidemment, la burkini nous demande de nous prononcer sur l’importance que nous accordons à la contestation de cette part de nous-mêmes. En ce sens, elle interroge notre amour-propre, c’est-à-dire la fierté que nous avons de notre identité collective.

Le « vivre ensemble » et la haine de soi

Une part importante de la gauche considère qu’au nom du « vivre ensemble » il faut accorder à la burkini le même statut qu’à n’importe quelle autre tenue de plage.

Les raisons pour lesquelles la gauche préconise cette tolérance sont parfois contradictoires. Pour les uns, la burkini est une sorte de modernité dans l’Islam qu’il faut encourager. Pour d’autres, elle est intolérable mais son interdiction est pire que son autorisation. Pour d’autres encore, elle existe à peine et importe si peu qu’elle n’est pas un problème. Toute la galerie des bonnes raisons de ne pas interdire existe donc, avec des raisonnements qui peuvent s’exclure ou se contredire.

Toutefois, les adeptes du « vivre ensemble » ont un point commun qui sublime leurs contradictions: ils n’aiment pas dire non à l’autre. Que l’autre (c’est-à-dire celui qui, radicalement, n’est pas « nous », peu ou prou assimilable à un chrétien d’origine européenne) explique que la burkini n’est pas une tenue qui infériorise la femme et tout va bien: au nom du « vivre ensemble », il faut gober sans mot dire cette imposture, ce mensonge éhonté, et faire place à la burkini.

Et c’est ici que l’adepte du « vivre ensemble » dévoile la haine de sa propre identité. Car dans le même temps où il est de bon ton de caresser dans le sens du poil (si l’on me permet ce mauvais jeu de mots) les islamistes qui expliquent que la meilleure promotion de l’égalité entre les sexes, c’est l’interdiction de la mixité et l’infériorisation de la femme, il ne faut jamais manquer une occasion contraire de vilipender l’affirmation de nos valeurs sous l’accusation générique « d’extrême droite ».

Ainsi, dire que nous sommes heureux d’avoir de belles femmes en bikini sur nos plages, c’est évidemment machiste, sexiste, à la limite de l’appel au viol. C’est la France rancie qui parle, celles des vieux fachos libidineux. Et le « vivre ensemble » ne trouvera jamais de mots assez durs pour dénoncer cette affirmation réactionnaire de ce que nous sommes. En revanche, qu’une poignée de barbus intervienne dans les médias pour expliquer que le fascisme et le colonialisme règnent en France parce que la femme y a des droits, et le « Vivre ensemble » se lève comme un seul homme pour applaudir à cette résurgence de la lutte pour l’émancipation des peuples.

C’est en ce sens que le « vivre ensemble » est une émanation de la haine de soi. Il repose sur une économie interne très bien structurée: tout ce que fait l’autre est bien (même inférioriser la femme), parce que tout ce que je fais (même assurer l’égalité aux femmes) est mal. Je n’aime l’autre que parce que je me déteste moi-même. Et dès que j’entends, en moi, une petite voix me dire qu’il faut que je défende mes valeurs, je m’interdis de l’écouter parce qu’elle est sans doute la voix du fascisme en moi, de cette affirmation de mes valeurs qui n’est qu’une résurgence du colonialisme, du racisme, de la méchanceté naturelle du blanc.

Un exemple de la haine de soi: Pouria Amirshahi

Un bel exemple de cette économie systémique de la haine de soi est fourni par le discours de Pouria Amirshahi, député socialiste des Français de l’étranger, ancien leader du syndicalisme étudiant élu avec moins de 15% des voix dans sa circonscription. Cet imposteur de la démocratie, qui est tout de même bien content de percevoir de confortables émoluments grâce à des fonctions où l’investiture de son parti a beaucoup plus compté que le choix des électeurs, a prononcé un vibrant discours en juin 2016 que voici que voilà:


Intervention P.Amirshahi DG Loi egalite… par PouriaAmirshahi

On retiendra quelques passages qui illustrent bien la notion de haine de soi:

le débat public est désormais pourri par l’obsession de l’identité nationale, brandie comme une pureté abstraite – autrefois talisman de l’extrême droite que les apprentis sorciers de droite ont cultivé ces quinze dernières années et que l’exécutif actuel avait relayé avec son projet heureusement empêché de déchéance de nationalité.

Quand on fait de l’identité la clé de voûte de son programme politique, l’histoire a montré que ça finit toujours très mal. J’entends d’ailleurs déjà ceux qui sont passés à la deuxième étape, à Béziers ou ailleurs, parlant désormais de guerre civile. Permettez-moi de dire que nous sommes nombreux à militer pour des idées plus nobles.

Quelques formulations sont ici très précieuses et très riches d’enseignement: l’identité nationale, c’est un « talisman », et ses défenseurs des « apprentis sorciers » qui prônent « la guerre civile ». L’identité nationale ne fait pas partie des « idées nobles ».

En creux, nous entendons ici un discours bien connu: affirmer son identité, c’est un acte de guerre, populiste, un appel à la violence, alors que les gens animés par des idées nobles sont ouverts à l’autre et sont des gens de paix. Daladier et Chamberlain ne disaient pas autre chose à la sortie de l’entrevue de Munich en 1938. Leur lâcheté ne nous a évidemment pas évité la guerre.

Mais je voudrais souligner ici comment les partisans du « vivre ensemble » assimilent systématiquement l’affirmation identitaire ordinaire à une acte de violence qui déstructure leur fonctionnement psychique.

L’historien de gauche bien-pensant Michel Wievorka, dans un article publié par Slate, le site de Jacques Attali ne dit pas autre chose: la lutte contre la burkini relèverait, selon lui, de la panique morale et de l’hystérie qui débouche sur la violence. Chacun appréciera à sa manière le volume de séances psychanalytiques dont Michel Wievorka a besoin pour comprendre l’étrange assimilation qu’il fait entre l’affirmation de soi et l’état de panique, mais elle constitue une bonne introduction à mon propos suivant: le « vivre ensemble » n’est que l’expression d’un effondrement narcissique.

Panique et affirmation identitaire

Pour comprendre l’idée du « vivre ensemble » comme conséquence de notre effondrement narcissique collectif, je voudrais rebondir ici les propos de Michel Wievorka et sur sa croyance selon laquelle l’affirmation identitaire relève de la panique. Il me semble utile de décoder son message, qui signifie en réalité que, dans son esprit, affirmer son identité et sa volonté, dire à l’autre ce qu’on accepte de lui et ce qu’on refuse, ouvre forcément la voie à un état de panique. Disons même que, dans son esprit, celui qui affirme ce qu’il est vit forcément un état de panique, car il n’y a rien de plus angoissant (disons même qu’il s’agit de l’angoisse suprême) que d’être soi.

Le « vivre ensemble » et son corpus de non-dits nous renvoient donc systématiquement à une étrange posture que le psychanalyste et philosophe Jacques Lacan aurait présenté comme la peur panique de la castration: porter son identité, c’est assumer un « objet phallique« . Cela suppose de ne pas être castré, de se vivre soi-même comme autorisé à être ce que l’on est.

Les lecteurs peu férus de psychanalyse me pardonneront cette incursion dans un champ relativement étranger à la politique, mais il faut comprendre ici que le débat sur la burkini, qui est aussi un débat (même s’il ne dit pas son nom) sur le rapport au corps et au désir de l’autre, n’est pas compréhensible s’il ne s’intéresse pas à cette question fondamentale de savoir pourquoi on put se détester soi-même au moins d’accepter de l’autre tout ce que nous nous sommes interdits à nous-mêmes.

Le « vivre ensemble », conséquence de l’effondrement narcissique

Chez un très grand nombre d’intellectuels bien-pensants, l’éducation a fait son oeuvre. L’angoisse de la castration a structuré une doctrine politique qui domine de fait la société française. Elle est fondée sur la grande peur de l’affirmation identitaire que nous connaissons sous toutes ses formes. Pour être admis dans les cercles de la bien-pensance, il faut aimer l’Europe et aimer le « vivre ensemble ». Toute vision contraire est assimilée à un populisme violent et ramène toujours à cet état de panique dans laquelle entrent tous ceux qui se détestent lorsqu’ils doivent dire qu’ils s’aiment tels qu’ils sont.

Ceux-là ont la croyance naïve selon laquelle, pour reprendre les propos d’Amirshahi, l’identité nationale est un talisman qui mène à la violence, c’est-à-dire un objet magique qui donne suffisamment de force pour détruire les autres. Je laisse aux psychanalystes le soin d’approfondir cette question à sa juste mesure. Je note juste que, dans l’esprit d’Amirshahi, l’identité nationale est bien un objet magique qui change la personnalité et produit l’angoisse de ne plus pouvoir contrôler sa force.

On retiendra seulement les éléments de fait qui expliquent ce qu’est notre effondrement narcissique: affirmer notre identité procède de la violence fasciste. Cette idée générique regroupe tout le mal que l’Occident, et singulièrement la France, ont pu commettre par le passé au nom de leur fierté nationale: le colonialisme, la guerre, l’antisémitisme, etc.

Bien entendu, un examen sérieux de l’histoire nationale montre que cette corrélation ne tient pas, et les adeptes du Vivre Ensemble devraient se souvenir qu’un grand nombre de forfaitures commises à ces époques ne sont pas le fait des « identitaires » mais plutôt de courants de pensée dont la gauche est issue. Il n’en reste pas moins que le meilleur argument du Vivre Ensemble repose sur la conviction superstitieuse selon laquelle le talisman de l’amour de soi débouche toujours sur la violence exercée sur les autres.

S’affirmer, c’est donc l’angoisse. Se détester, c’est la sécurité.

La douce illusion du vivre ensemble

Dans cet effondrement narcissique qui laisse croire que la meilleure façon de ne plus être angoissé par soi-même est de se haïr, de se détester au point de vouloir tout ce que l’autre veut et d’abdiquer tout ce que l’on croit, il existe une immense illusion qui nous jouera des tours et que j’appelle la nouvelle trahison des clercs. Car c’est une illusion de croire que les islamistes qui détestent la démocratie libérale et ses valeurs de liberté et d’égalité manifesteront la moindre reconnaissance vis-à-vis de tous les petits lèche-culs qui tortillent du popotin en leur disant aujourd’hui: « Mais oui, bons maîtres, vous avez raison et nous sommes coupables ».

L’ordre politique qui sous-tend la burkini et les autres signaux faibles envoyés par le monde islamique est déjà défini. Il a été pratiqué dans l’El-Andalous, c’est-à-dire dans l’Espagne musulmane, il y a six siècles. Les principes en étaient clairs: les chrétiens (catégorie incluant les athées ou les agnostiques d’aujourd’hui) étaient des « dhimmi », c’est-à-dire une minorité dépourvue de droits politiques et autorisée à pratiquer sa religion en échange d’un impôt spécial. Les Wievorka, Amirshahi, et autres admirateurs de la force chez l’autre pourront donc courber l’échine tant qu’ils voudront devant leurs futurs maîtres, ils ne les empêcheront pas de balayer notre démocratie pour établir un ordre où nos femmes auront le droit de ne pas porter le voile à condition de payer un impôt plus élevé que les autres.

Car la grande croyance de celui qui a peur est d’imaginer que la peur lui évite le danger.

17 commentaires

  1. rodolf dit

    « Car la grande croyance de celui qui a peur est d’imaginer que la peur lui évite le danger » Parfait passage pour finir votre billet.
    la carte de l’anti-islam est de plus en plus votre sujet préféré… On ne doit pas fréquenter la même église. Je crains que la situation des musulmans en général et des musulmanes en particulier soit terrible dans les années à venir. C’est dommage pour un homme de votre instruction.
    Ce que je regrette, c’est que les hommes politiques n’aient pas eu le même courage en adoptant la loi sur la déchéance de la nationalité pour les terroristes. Car quand il s’agit des femmes, ils ont la gâchette très facile. C’est simple d’empêcher le voile à l’école, le niqab dans la rue ou le burkini sur les plages. Mais quand il s’agit de s’occuper des terroristes, personne n’y touche. Cela démontre un vrai manque de courage dans la classe politique française.

    Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/rachid-nekkaz-homme-qui-rembourse-amendes-femmes-en-burkini-verbalisees-en-france-quand-agit-femmes-ont-gachette-tres-facile-2801395.html#zMzMCUVFRFTEzqHc.99

  2. michel dit

    Je ne puis m’empêcher de faire un rapprochement avec l’attitude ambigüe de certaines féministes radicales, toujours de gauche, cela va de soi. Elles aussi méprisent aussi « tous les petits lèche-culs qui tortillent du popotin en leur disant aujourd’hui: “Mais oui, maîtresses, vous avez raison: nous, les hommes, sommes coupables”.
    Vous dites à juste titre: « Il faudra bien se demander pourquoi ceux qui ont dénoncé le catholicisme au nom de la liberté d’opinion font aujourd’hui l’apologie de l’Islam au nom de cette même liberté… ». De la même façon, je me demande pourquoi les féministes qui n’ont jamais de termes assez forts pour qualifier leurs alter ego masculins occidentaux ont des frissons de pucelles quand il s’agit de dénoncer l’attitude machiste des musulmans et de nos chers -ô combien!- réfugiés. N’est-ce pas, Clémentine Autain et Caroline de Haas? Et puis, l’égalité hommes-femmes, c’est formidable – n’est-ce pas?- mais beaucoup de nos consoeurs trouveraient judicieux d’y ajouter -ou conserver- des égards particuliers liés à leur sexe, les avantages liés à leur pouvoir de séduction, etc…, bref une égalité ++ qui n’en serait plus vraiment une! Etre de gauche, universaliste, proche de l’humanité souffrante, ok … but not in my back yard 🙂

  3. yoananda dit

    Psychologiser le débat est le meilleur moyen de s’y embourber, puisque, n’importe quel contradicteur peu retourner tous les arguments : « vous avez peur l’islam, etc… »

  4. Il y a une erreur dans votre billet : vous parlez de peur de la castration puis de peur de la virilité. Ce sont deux peurs contradictoires.

    Les bêlants sont des castrés qui ont peur qu’on les oblige à retrouver des couilles. Ils n’ont donc pas peur de la castration psychologique, c’est déjà fait. En revanche, s’ils continuent, ils pourraient bien se retrouver castrés physiquement, suivant l’habitude des islamistes

  5. Un grand merci à vous Eric, pour cette analyse d’une immense pertinence et la clarté de votre démonstration ! J’adhère totalement , comme d’ailleurs à tout ce que j’ai lu de vos publications. Le problème de l’islamisme, de l’Islam et des ( non ) réactions de l’occident face à ces phénomènes, doit impérativement être abordé, comme vous le faites ici et souvent, sous l’angle de la psychologie, de la phsychanalise. C’est d’ailleurs, me semble-t-il, l’essence de l’oeuvre incontournable du grand anthropologue français René Girard, qui a lui aussi été ostracisé par l’ « élite » de la gauche française en son temps … Il revendiquais simplement d’être Chrétien, de croire, sans dogmatisme, sans excès pourtant, juste avec conviction. Mais à l’époque, comme aujourd’hui encore sans doute, il était beau (  » narcissisme  » ) d’être Maôiste mais Chrétien c’était moche bien-sûr !

  6. Contrairement à vous et à Boizard, je n’ai pas de problème phallique d’identité et n’admire ni ne respecte les virilités africaines, qui elles ont le problème. Deux fois plus au chômage et en prison que nous (quatre fois pour les noirs), l’immigration souffre horriblement de son voyage et ne s’adapte pas. Elle se réfugie dans ses moeurs dépassés et régressifs, à la hauteur des troubles qu’elle souffre chez elle et qu’elle voulait fuir.

    Parlons de Pouria Amirshahi. Issu de socialistes torturés qui ont fuirent le shah, et qui ne profitèrent pas de ce que Michel Foucault considéra comme une révolution égalitariste, il est donc doublement exilé. Députés des français de l’étranger malgré son chiisme, il est maintenant un transfuge du PS. Paumé de chez paumé, hors sol complet, il est lui le champion du monde de la haine de soi, vous allez voir, il va bientôt s’en prendre à son prénom, il est vrai particulièrement ridicule.

    Un dernier point: la dhimmitude imposée au paradisiaque al andalous le fut par une armée victorieuse. Osez vous identifier aux vainqueurs, cela vous réconfortera.

  7. rodolf dit

    Sur ce blog « modeste mais courageux et parfois excessif mais pardonnable » nous sommes une petites dizaines de commentateurs incapables d’échanger nos points de vue de façon respectueuse (et surtout scientifique ) puisque celui qui pense être le détendeur de la vérité est le plus fanatique parmi nous.

    Je vous invite à projeter ce phénomène à l’échelle d’une société puis à l’échelle supérieure puis la multiplier par quelque siècles (effet du temps) pour comprendre la complexité de l’humain et sa part de sauvagerie (issue avant tout de son orguiel).
    Les échecs sont parfois les meilleurs alliés.

  8. pierre dit

    Désolé de déranger, mais la rédaction du billet fait perdre tout crédit au propos :

    « la Ligue des Droits de l’Homme qui devient aujourd’hui le lobby officiel de la cause islamiste. » – défendre la liberté dans l’espace public c’est être pro islamiste ? ha bon

    « la LDH fait l’apologie de l’Islam au nom de cette même liberté » – ha bon ? contester des arrêtés liberticide, c’est faire l’apologie d’une religion ?

    ces raccourcis polémiques ruinent toute intention de réflexion.

    essayez la pondération et la mesure. vous verrez, cela ne fait pas de mal

  9. aralo dit

    Je crains que vous ayez un certain nombre de grosses lacunes concernant la psychanalyse lacanienne qui diagnostiquerait plutôt une psychose paranoïaque chez les anti-burkini et même une psychose collective nationaliste :

    « Lacan cite Bleuler qui soutient l’idée que la paranoïa « dépend avant tout d’une situation à laquelle le malade réagit par sa psychose et de conflit intérieur entre une infériorité ressentie et une exaltation réactionnelle du sentiment du soi, ce conflit étant naturellement exacerbé par les circonstances extérieures » »

    http://www.julievutong.fr/details-fiche+de+lecture+de+loeuvre+de+j.+lacan+de+la+psychose+paranoiaque+dans+ses+rapports+avec+la+personnalite-14.html

    « Puisque l’identité à soi-même ne peut pas être conclue, ne peut pas être résolue – je ne peux pas être identique à moi-même- je suis forcément amené, aussi bien dans mon parcours que dans la vie quotidienne, je dirai, à être divisé par rapport à mon identité. Et celui qui réalise son identité, avec lui-même, il a en général, un défaut clinique qui n’est pas très agréable, ça s’appelle un paranoïaque. »

    http://www.freud-lacan.com/index.php/fr/dossier-lire-freud-lire-lacan/5348-la-psychanalyse-explique-t-elle-pourquoi-le-nazisme-a-ete-populaire

  10. Je prendrais ici la défense d’Eric Verhaeghe, assez en rogne, et à mon avis pour de bonnes raisons.
    Juste un mot au sujet de l’expression « le vivre ensemble ». Cet usage fait partie de la langue de bois et se trouve déconsidéré à trois titres:
    1) il signifie en fait « respect du communautarisme », car vivre « avec » ce qu’on ne supporte pas se trouve ainsi rendu obligatoire
    2) il est une chosification d’un verbe, typique de la formation de la novlangue, ou Lingua Tertii Imperii, usage typique du socialisme destructeur de la langue.

    Pour finir, l’expression originale vient du discours de Renan « Qu’est ce qu’une Nation? »

    Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis.

    « le désir de vivre ensemble ». Doublement un verbe d’action !
    Strictement rien à voir avec l’obligation de respecter les usages régressifs de peuples africains qui ne nous sont rien et dont nous méprisons l’arriération culturelle et les religions barbares.

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