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Le MEDEF en recherche d’espérance

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Tiens! c’est la rentrée du MEDEF… avec sa traditionnelle université d’été (la 18è… l’âge adulte!) au campus HEC de Jouy-en-Josas. Cette année, la thématique est « Y croire et agir!« . Il fallait un certain culot, en ces temps de déchirement autour de la religion, pour avancer le concept et même le revendiquer. On peut d’ailleurs se demander dans quelle mesure ce slogan aurait pu se retrouver sur l’une ou l’autre banderole politique ou associative.

Des maladresses diplomatiques vis-à-vis des Républicains

De façon assez curieuse, le MEDEF a invité certains candidats à la primaire des Républicains, mais pas tous. Faut-il y voir une mauvaise manière faite à certains?

François Fillon interviendra par exemple en même temps que Jean Lassalle, candidat probable du centre droit à la présidentielle, et Olivier Faure, député socialiste, sur le thème « Donnez-nous des raisons d’y croire », qui sonnera sans doute comme un exercice autobiographique. Bruno Lemaire et Nicolas Sarkozy interviendront de concert, face à Jean-Marie Le Guen, sur le thème du « Y croire, comment? », où ils pourront prodiguer quelques conseils au sous-ministre des relations avec le Parlement. Alain Juppé terminera l’exercice en solo avec « Y croire, pourquoi? ».

Cette programmation un peu baroque semble tout de même pleine de couacs, avec un traitement qui pourrait apparaître comme très favorable à Alain Juppé, qui sera sans contradicteur, alors que Nicolas Sarkozy devra répliquer à l’un de ses rivaux. On espèce pour le staff du MEDEF qu’il s’est bien backé avec chacun des candidats… et spécialement avec Nicolas Sarkozy. Dans le cas contraire, et dans l’hyopthèse où Nicolas Sarkozy remporterait la présidentielle, c’est tout de même le genre de bévue qui laisse des traces.

Mauvaise série pour Pierre Gattaz

Certains ironiseront au demeurant sur le « bon bougre » de Pierre Gattaz qui ne tient pas son organisation, et dont la programmation de l’université d’été constitue l’une des illustrations. Pour Pierre Gattaz, il ne s’agira que d’un rouage de plus en plus dans un engrenage qui l’a conduit sur la touche. Le réarbitrage cet été du pacte de responsabilité, avec un ciblage de la baisse de l’impôt sur les sociétés en faveur des TPE et des PME l’a montré. L’Elysée ne croit pas, ou plus, à Pierre Gattaz, et le prouve chaque jour.

Dans cette disgrâce (relative), les circonvolutions sinueuses du président du MEDEF dans ses engagements sur l’emploi ont beaucoup pesé. Ses revirements sur la loi Travail n’ont pas aidé. Tout laisse à penser que cette université d’été n’affermira guère la crédibilité de son président face à un exécutif qui entame sa campagne pour sa réélection. Probablement en vilipendant, une fois de plus, les patrons sous toutes leurs formes.

7 commentaires

  1. Pierre dit

    Vous avez raison, le mot-clé est : « baroque » !

    On « croit » rêver en effet…. Gattaz est totalement à côté de ses pompes. On sent l’épuisement mental. On sent la fin du chemin, le panneau « dead end ».

    Quant au reste, c’est à dire le Medef (on a envie de mettre des guillemets prophylactiques, tellement cet acronyme pue).. rien à ajouter.

    Que ces pseudos patrons mais vrais clowns aillent au diable. Ils serrent les fesses en attendant mai 2017, en attendant de connaître leur prochain « maître ».

  2. rodolf dit

    Le medef est synonyme du vieux français qui veut exploiter le salarié en lui reprochant les aides sociales mais il se gouffre de subventions d état…

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