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AFD: le coût de Merkel pour l’Europe

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Angela Merkel est devenue chancelière allemande en 2005. Onze ans après, le visage de l’Europe et de l’Allemagne elle-même ont profondément changé. La demi-victoire du parti nationaliste Alternative für Deutschland (AFD) dans le Mecklembourg hier en constitue une nouvelle preuve.

La montée de l’Afd en Allemagne

Depuis plusieurs années, l’Afd propose un retour au mark et un arrêt de l’immigration. Voici l’historique des résultats obtenus par ce parti:

Merkel

De façon très révélatrice, les régions où l’Afd obtient ses meilleurs résultats sont situées en Allemagne de l’Est, le noyau dur de la Prusse à la plus forte intensité identitaire.  En 2016 toutefois, l’Afd a effectué une percée dans le Bade-Wurtemberg (face à la frontière française), balayée l’an dernier par la crise des réfugiés.

Merkel paie sa folie sur la question des réfugiés

Si 2016 a constitué un tournant dans la montée de l’Afd, c’est évidemment à cause de la stratégie unilatérale d’Angela Merkel sur le sujet des réfugiés. Rappelons que cette crise n’a rien à voir avec une quelconque philanthropie germanique. Simplement, face à la tension du marché de l’emploi en Allemagne, Merkel a substitué une immigration plus qualifiée et plus diplômée aux traditionnelles arrivées des Balkans, qu’elle a relocalisés.

Le caractère imprévisible de cette politique a balayé, en quelques mois, toutes les certitudes acquises en Europe depuis plusieurs décennies.

L’Afd après le Brexit

La montée de l’Afd souligne que même l’Allemagne a été déstabilisée par la crise des réfugiés. Mais l’ensemble de l’Europe est ébranlée par cette crise. Le Brexit l’a montré. Une majorité de Britanniques a choisi de quitter l’Union d’abord pour échapper au désordre migratoire du continent.

Le Brexit aurait-il eu lieu si la crise des réfugiés ne s’était pas produite? On peut en douter, dans la mesure où cette arrivée massive a donné le signal d’envoi d’une campagne en faveur d’une rupture avec l’Union.

L’émergence d’un nationalisme des Etats

Alors que l’après-guerre a donné lieu à un véritable nationalisme européen, qu’on pourrait appeler un unionisme, les pratiques unilatérales d’Angela Merkel en Europe, dont la crise des réfugiés est un exemple, ont réveillé les nationalismes étatiques. En Hongrie, en Pologne, en Ukraine, mais aussi en France, au Danemark, aux Pays-Bas, le nationalisme reprend le dessus et conteste l’ordre européen. Il n’y a plus guère que les aveugles eurolatres pour ne pas voir que le germanocentrisme outrancier d’Angela Merkel conduit l’Europe à sa perte, et que, sans une France forte et même dominante, le projet européen est structurellement barbare et dangereux pour les grands équilibres du continent.

Prochain rendez-vous en France en 2017?

Toute la question en suspens est évidemment de savoir si le prochain rendez-vous que le nationalisme étatique européen doit se donner se place aux élections présidentielles en France. Il est encore trop tôt pour pressentir le score du Front National. Néanmoins, les thèmes du FN, une chose est sûre, seront aussi les thèmes de la campagne électorale.

19 commentaires

  1. Pierre dit

    Impossible de bouder son plaisir : la mémère a reçu une sévère correction. Disons plutôt qu’elle a perdu la face.

    Et comme prévu, la mégère qui emmerde 500 millions d’Européens… ne CHANGERA RIEN à sa politique.

    C’est ça le côté fascinant des cinglés bruxellois. Ils sont clairement psychopathes.

    AFD a donc été propulsé de 0 à 20 %.

    C’est bien.

    Mais d’un autre côté, il y a encore une très large majorité d’Allemands qui demeurent… des demeurés.

    Voter CDU et SPD et divers autres bricoles, dans le lander le plus pauvre d’Allemagne… en 2016, il faut en effet être totalement à côté de ses pompes. Et pourtant.

    La « grande coalition » gardera donc le pouvoir en 2017, mais avec moins de superbe. Et Merkel continuera à conchier ses concitoyens.

    Mission accomplie.

    Quant à la France… Vous écrirez : « prochain rendez vous ? »… Pourquoi le point d’interrogation ?

    Ca fait des années que le FN fait 20 % et beaucoup plus même ! Et ça fait des années que la « grande coalition » UMPS nous conchie.

    Bref, de remarquables similitudes des deux côtés du Rhin.

    Il n’y a rien à espérer : il y a simplement trop de demeurés dans ce pays, au sens congénital du terme, pour changer quoi que ce soit.

    Ils préfèreront toujours se faire harakiri plutôt que de voter FN.

    Continuons dans la joie et dans la bonne humeur.

    Tant pis pour eux.

    Ils auront le déshonneur, la misère absolue, et la guerre ethnique.

    • @Pierre
      Non, non la France va se réformer. Dès que le conglomérat paslibéral/libertaire FNPS sera dehors, on pourra enfin travailler.

      D’abord prendre langue avec l’allemagne, lui montrer qu’on sait nous aussi faire suer le burnous des pauvres chits ouvriers et fonctionnaires FNPS, et ensuite crac, on mènera une vraie politique européenne de gestion des migrations, celle qui consiste à adapter le « NOWAY » australien en une version bien plus douce qu’on appelera le « QUILSCREVENT ». C’est bientôt.

    • Stephane dit

      @Pierre.
      Vous connaissez l’ histoire récente de l’ Allemagne? Non parce que manifestement vous avez dû manquer un épisode de taille.
      Voter pour le front national, c’ est surtout voter pour un programme socialiste. Qui plus est, c’ est voter pour un parti qui est toujours bien plus préoccupé par l’ envie de bouffer du juif que de gérer des problèmes migratoires. Et bien même si le demeuré que je suis est parfois tenté, c’ est « non merci ».

  2. rodolf dit

    L’Europe ne laissera jamais l ascension d un parti extrémiste au grand bonheur des partis traditionnels au pouvoir depuis la seconde guerre… un cirque politique pour calmer les xénophobes et autres demeurés

    • yoananda dit

      L’Europe est un continent. Les continents ne sont pas réputés faire de la politique.
      Tous les êtres vivants ont besoin d’une part de xénophobie pour survivre.
      Il y a des gazelles qui ont essayé de ne pas être xénophobes envers les lions, elles ont eu des problèmes.
      Les européens de souche, sont les peuples les moins xénophobes de la planète.
      L’immigration fait naturellement monter la xénophobie en Europe vu que ceux qui viennent le sont plus que nous.
      Enfin, les gauchistes sont des xénophobes culturels, ils n’aiment que les gauchistes comme eux, même s’ils se défendent de xénophobie … la paille et la poutre.

      • rodolf dit

        La xénophobie des gauchistes est la pire puisqu elle est vicieuse et hypocrite. L Europe : EU.
        Les animaux ne font pas de politique et ne connaissent pas le mensonge (un peu le renard) ils sont dans un monde à part contrairement à l humain qui par son intelligence veut se prendre pour Dieu à la place de dieu avec ou sans religion.
        Il imagine beaucoup de chose et cache la vérité qui ne lui convient pas… une fois que l immigré mis hors frontière on s attaquera à nos voisins et ainsi de suite jusqu à la fermeture du cercle… déjà vu à plusieurs reprises

  3. SERGIO dit

    A pierre. Pensez, croire, espérer qu’un parti extrémiste de quel que bord qu’il soit, puisse nous sortir par le haut de la crise actuelle relève d’une dangereuse illusion, à moins de considérer les camps nazis ou le goulag soviétique sont une solution à nos problèmes…
    Un demeuré qui vous salut bien !

    • Pierre dit

      Voyez, il suffit de se pencher pour en rencontrer ; des demeurés.

      je vous félicite cher monsieur. Si, si.

      Au diable le principe de base, c’est à dire enquêter, faire fonctionner sa mémoire, mobiliser sa culture, et tenter de comprendre.

      Ainsi qualifier l’ADF de parti « extrémiste », c’est à pleurer. Mais manifestement cela ne vous fait pas peur. Idem pour le FN… qui en 2016 est une PALE COPIE DU RPR des années 70 / 80, RPR dont tout le monde sait qu’il était odieusement fascisant (avec ce vieux salopard de Chirac, un vrai cagoulard celui là….).

      Mais là aussi, c’est trop « compliqué » pour vos neurones. Ca fait mal à la tête.

      Il est tellement plus confortable de se dresser sur ses petites papates en criant les mot-clés orwéliens que vous sucez au sein maternel étatique depuis votre plus tendre enfance : « nazi ! », « extrémiste ! », « heures les plus sombres ! », « camps de concentration ! » etc.

      En clair, et comme disait l’autre : vous êtes une synthèse.

      Mieux même : un archétype.

      Bon courage. Vous allez en avoir besoin.

    • Deres dit

      Oui, Merkel a certes commis beaucoup d’erreurs, mais elle est quand même capable d’exhiber des réussites, en particulier au niveau économique. Chez nous, notre président n’a rien à exhiber. Et ses micro-baisses d’impôts et tous ses cadeaux électoraux ne sont pas tenables donc tous les français savent très bien qu’il faudra payer la note fin 2017 et en 2018 avec de nouvelles hausses d’impôts (très probable hausse de la TVA à 25% sous couvert de TVA sociale et disparition de niches fiscales avec l’impôt à la source).

      • coquille dit

        Non non. Rassurez-vous Stuttgart est bien là où vous la situez. J’ai mélangé deux commentaires dont un qui posait la question de comment évoluait la situation en Bavière où l’Afd n’était pas présente aux dernières élections (face à l’Autriche donc) et où le CSU avait tendance à se rapprocher de ses positions.
        La double coquille c’est moi qui l’ai faite. On ne rit jamais si bien que de soi-même.
        D’où le fait que je vous demandais de les retirer.
        Cordialement

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