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Jérôme, patron: « Oui, le burn out du patron existe »

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Le burn out du patron, harassé par la complexité réglementaire et la pression fiscale, la rigidité du droit du travail et le stress du chiffre d’affaires, ça existe. En voici un témoignage franc et direct, donné par Jérôme, le patron du restaurant « Camarade Boris », quai de la Loire à Paris.

J’aime bien cette adresse où l’on mange de façon conviviale et assez goûtue pour une addition légère. Le cadre y est sympathique et l’atmosphère décontractée. C’est l’une de ces adresses mi-quartier mi-branchées où l’on est sûr de ne pas être déçu. La viande y est de qualité, et la carte des vins à prix très abordables réserve toujours de bonnes surprises. Ce n’est pas tous les jours que, pour 17,50€ à Paris, on peut faire entrée, plat et dessert en sortant content de ce qu’on a mangé et en se disant: Tiens! c’était bon…

Mais… il est vrai que j’avais harponné Jérôme avant l’été parce qu’il m’avait refusé à 22h30, en prétextant que la cuisine était fermée. J’avais même sorti, à l’époque, un papier sur la dérive petite-bourgeoise à Paris, ville où l’on se couche de plus en plus tôt et où l’atmosphère est de moins en moins festive.

Je suis retourné aujourd’hui au Camarade Boris et je me suis expliqué de cet incident avec Jérôme. Voici ce qu’il m’en a dit:

Un commentaire

  1. Pierre dit

    Bravo pour son honnêteté et son courage (témoignage à visage découvert, il va sans doute se payer un contrôle Urssaf, un contrôle fiscal ainsi que les services de l’hygiène… la cuenta pour crime de lèse-mafia administrative).

    On regrettera toutefois son ingénuité, sa grande naïveté.

    A 37 ans, c’est un peu tard pour découvrir le système pervers, le « toujours plus » qui accable les entrepreneurs, et qui finit par les saigner à blanc.

    Il lui aurait suffit d’exporter son énergie, son talent, son amour de la cuisine… Jérôme aurait pu vivre correctement à l’étranger. Voire même y faire fortune.

    Mais en France, à Paris ? Tenir un resto ? En 2016 ? C’est simplement une forme de suicide.

    Il faut le dire, le répéter : nous sommes en guerre. Ils veulent notre peau.

    Plutôt que subir, il faut rendre coup pour coup.

    Un Jérôme à Paris, c’est un gâchis personnel. Et le burn out, un AVC au bout du chemin (son visage sur la vidéo le démontre).

    Mais un Jérome qui s’expatrie, c’est un développement personnel possible (pas garanti mais possible), et surtout une perte sèche pour le système.

    Quand tous les Jérômes de France et de Navarre auront compris cela, et auront décidé de se venger… alors nous tiendrons notre révolution.

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