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Délinquance à Paris: faut-il boycotter Darty et l’Association des Paralysés de France?

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La délinquance à Paris, et sa forme la plus agaçante: l’incivilité au quotidien, ne cesse d’enfler, même si un artifice de la police permet de le cacher. Une scène ordinaire hallucinante, à laquelle j’ai assisté aujourd’hui (et que j’ai subie), illustre bien la dérive à laquelle nous assistons, dans une parfaite impunité pour les fauteurs de trouble.

La délinquance à Paris au quotidien

C’est une scène de rue anodine. Je remonte l’avenue des Ternes vers 15 heures. Sur cette artère chic, la foule se presse pour les cadeaux de Noël. En passant sur le trottoir du magasin Darty, un jeune portant un imperméable orange, au milieu d’autres jeunes habillés comme lui, me propose de donner des fonds pour l’Association des Paralysés de France. J’ai l’esprit occupé, et j’esquisse peut-être une moue, mais je suis pressé, et je passe mon chemin sans mot dire.

Dans mon dos, je l’entends sortir une phrase déplacée, un reproche de ne pas donner: « Alors, comme ça, on est exaspéré, on a trop de sollicitations? » Mais de quoi je me mêle. Je m’arrête, je me retourne, et j’indique à ce vendeur que je trouve sa remarque déplacée. Immédiatement, une de ses collègues se jette sur moi pour me dire de « dégager » et le « chef vendeur » intervient, me menace, me crache à la figure.

La foule fait un pas de côté pour éviter l’incident. Deux vigiles postés à dix mètres regardent et ne lèvent pas le petit doigt.

L’indifférence totale de Darty

J’en suis estomaqué et je décide de demander des explications au directeur du magasin Darty, qui accepte manifestement sans aucun problème d’héberger sur son trottoir des petits voyous qui polluent son image. Je me le fais indiquer, et je me présente clairement à lui. Voici ce qu’il me dit:

Autrement dit, va te faire foutre et démerde-toi mon gars.

L’Association des Paralysés de France se fait-elle escroquer?

Ni une, ni deux, j’appelle l’Association des Paralysés de France, dont tous les directeurs – je le découvre en appelant – sont partis en séminaire.

Je tombe finalement sur l’assistante du directeur général, qui m’explique qu’aucun bénévole, aucun collecteur de fonds ne circule dans les rues de Paris pour lever des fonds auprès du public au bénéfice de l’Association.

Supposons! ce qui signifie bien que ces jeunes collectent de l’argent en réalisant de belles escroqueries. Mais cela ne semble intéresser personne…

 

20 commentaires

  1. Sophia dit

    Rien à voir avec l’APF qui est une des rares grosses associations qui ne fasse pas appel au « marketing de rue » (à propos « les jeunes d’une association » – quelque soit l’association – sont des diplômés en commerce ET salariés d’entreprises sous traitantes, ce qu’on appelle au choix le Charity Business ou « la professionalisation de l’ESS ») où les règles sont très strictes sur la conduite à tenir envers les prospects.
    Non là c’étaient de petits escrocs plus ou moins auto – organisés qui profitent de « l’esprit de Noël » pour faire des sous…
    C’est la gendarmerie (ah y’en a pas à Paris, je crois que vous avez la « délinquance astucieuse ») dans ce cas qu’il faut appeler

  2. C dit

    Bonjour Éric,
    L’attitude des vendeurs ainsi que du chef des ventes est inadmissible ! Une question m’intrigue cependant vous indiquez être sur le trottoir. Que fesaient les employés de ce magasin dehors ? Pour les vigiles, je vous rappelle qu’il ne peuvent exercer leur fonction uniquement dans la limite des lieux dont ils ont la garde. Étant sur la voie publique et l’altercation n’étant apparemment que verbale, je vois mal ces messieurs perdurent leur emploi et risquer des poursuites pour régler votre différent. Je ne sais pas si la discussion avec le directeur à entièrement été publié mais il aurait tout de même pu s’excuser de l’attitude de son personnel et vous inviter, ce qu’il a fait d’ailleurs, à contacter les autorités. Ce qui est honteux en revanche c’est justement la reponse de la police qui ne se déplacera pas… Mais que faut t’il donc faire pour obtenir l’application de la loi ?
    Bien à vous, C.

  3. rodolph dit

    Des petits voyous racailles, … après vous mélangez APF et Darty… nous ne sommes pas au states Monsieur. Soyez un peu raisonnable, la police n a pas que ça à faire sinon il nous faut la stazi et l armée nord coréenne. Adressez vous à la source de nos problèmes.

  4. Jordi dit

    La position de Darty est classique

    Les commerçants ayant pignon sur rue ne peuvent se permettre de se fâcher avec des voyous du quartier. Pour le reste, vous voyez devant vous les miracles d’une idéologie gauchiste quand à la gestion de la délinquance de voie publique.

  5. Citoyen dit

    Depuis que Paris est devenu une poubelle multiethnique, on y trouve de tout un peu, dans tous les genres, y compris et surtout le pire. Les limites ont été largement dépassées. C’est bientôt le retour de la cour des miracles.
    Le fait que vous ayez levé un lièvre, en démasquant cette escroquerie, n’a rien d’étonnant. C’est plus courant que les véritables collecteurs.
    « je passe mon chemin sans mot dire » … l’indifférence, est la bonne attitude. « et j’indique à ce vendeur que je trouve sa remarque déplacée »… là, c’est de trop … C’est lui accorder infiniment plus d’importance qu’il n’en a en réalité … Une réflexion déplacée du quêteur, ne mérite au mieux que le mépris, sinon un doigt d’honneur.

  6. Balthazar dit

    Moi aussi j’ai été la victime de la délinquance.
    J’ai croisé le chemin d’un jeune peigne cul en costumr au volant d’une voiture de ministère prés du ministère de la culture. Citroen C5 très très propre avec un gyrophare sur le tableau de bord. Sachant que ça fait lurette que les « vrais » policiers n’ont plus de voiture en bon état, c’était probablement un jeune haut fonctionnaire plein d’avenir.
    Ce jeune c*nnard, circulait sur une voie de bus, a tout simplement grillé un feu et failli me renverser.

    Stop à la délinquance !!!!!! Que ces voyoux prennent les transports en commun !!!!

  7. gdurand dit

    Et vous vous dites journaliste? Il est là le scandale!!
    Vous mélangez les salariés DARTY et des petits escrocs de rue. Les salariés auraient dû sortir du magasin pour s’interposer et faire quoi? Protéger votre vertu? Vous n’avez pas été battu devant eux que je sache. Vous êtes ridicule et j’ai honte pour vous. Et vos lecteurs qui amalgament ensuite les escrocs que vous avez appelé des vendeurs aux employés DARTY. Pauvre liberté de la presse : tout ça pour ça.

  8. eric dit

    La teneur des commentaires ci-dessus en dit plus long sur le constat que vous faites suite à cette altercation, que les faits eux-mêmes. Leurs auteurs valident à eux seuls l’intérêt qu’ont ses racailles de continuer leur business en toute quiétude. L’anomalie, c’est vous mon cher Eric: vous êtes un délateur.
    Et dans ce qu’est devenu ce pays, la délation, aussi justifiée soit-elle, vous vaut l’étiquette de salopard…
    Que des dizaines de pékins se face escroquer par ces connards devant Darty n’a même pas effleuré l’indignation de vos contradicteurs. Pas plus que cela n’a effleuré celle de ce directeur de magasin.
    Par votre récit, vous n’avez fait que mettre en lumière la décadence urbaine et la mentalité exécrable qui s’est installée dans nos villes.
    A l’inverse de certains de vos commentateurs aux neurones rincés à l’acétone, je salut votre civisme.
    Amitié.

  9. eric dit

    « ces » racailles, et non « ses » racaille. Autant que je « salue » votre civisme, au lieu de je « salut »…
    Voilà ce qui arrive quand on se laisse emporter par sa fougue, et qu’on néglige sa relecture.

      • Béber dit

        Je peux comprendre ton intention mais peus tu en comprendre l’interprétation?

         » Moi,Charles Henri de Verhaeghe de la mouette st Énarque , j’exige , mon pauvre petit stagiaire , que vous décliniez votre véritable statut ! Par la même occasion ,trouvez une solution au probléme de ces manants qui importunent le bon bourgeois en la place publique ! Et ce , Immédiatement et sans rouspéter , que diantre! Seul compte mon bon droit , serviteur peu zélé! »

        Un autre ton , plus humain , t’aurai permis de comprendre les tenants et aboutissants de cette situation.
        Vexé , tu a certainement perdu le contrôle , et trouvé là ,plus l’occasion de soulager ton agacement que d’éviter à d’autres de se faire arnaquer…
        Certes, il n’est Pas si facile de rester zen dans l’athmosphére survoltée des villes…

        • Eric Verhaeghe dit

          C’est le ton d’un gars qui s’adresse au directeur d’un magasin après s’y être fait agresser par dix racailles dans la parfaite indifférence de ce directeur, qui a quarante ans et qui répond « je suis stagiaire » au client agressé. Je veux bien qu’on explique les fautes manifestes des uns par l’éternelle insuffisance des autres… Mais le plus simple est d’appeler une victime « une victime », et les complices de fait des agresseurs des « complices ». Sauf à dire qu’une femme qui se fait violer l’a toujours un peu cherché, etc.
          Ta manière de trouver des circonstances atténuantes aux collabos et des fautes aux résistants est agaçante et m’interroge…

          • Béber dit

            Tu te prend pour un résistant?
            Passes dans le vercors et les miens t’apprendront la noblesse de ce mot .
            Je pense au contraire que tu fais dans la bassesse en cherchant à impressionner par ton statut social.

            Tu ne t’es pas fait « agresser » dans ce magasin , comme tu le prétends désormais, mais interpellé sur le trottoir qui y mène.Vois comme ton énervement te fais déformer la réalité.
            Ton avenir est sous le signe de la violence, changes si tu le peus!

  10. eliot dit

    La question posée est adjacente à celle de la Sécurité.
    Il suffit de parcourir notre bonne presse locale à Nice pour voir relatés les aléas urbains de la citoyenneté.
    Ce jour, un âgé courroucé qui tire sur un cycliste de trottoir, hier, un autre qui descend son voisin pour une histoire de parking, un autre jour, une fâcheuse prise à parti dans un lieu public par un permissionnaire braceloté,…etc.
    Nous pouvons tous être amenés à être témoins de faits délictueux, non au sens des codes en vigueur dont on sait aujourd’hui qu’ils ne sont plus que grammaires obligées pour plaideurs patentés, mais de la simple présence d’esprit d’honnêtes républicains, non au sens poussière sous le tapie, mais plutôt des « Tres de Mayo » goy-esques..
    N’est il pas préalable de poser la primauté du mandat ?
    A qui adresser valablement notre témoignage du fait délictueux ? Par quel moyen ? numéro vert ? connexions spécifiques de ces fameux réservistes citoyens témoins qu’on placerait à peu de frais sur des postes fonction publique à supprimer pour rassurer les marchés et leurs pensionnés ?
    Votre mésaventure illustre cette lacune actuelle de maillage social qui n’est que la résultante de la sourde mais résolue volonté de dissoudre toute tendance à l’agrégation, à la communauté d’intérêts et plus loin, à la décentralisation des décisions publiques.
    Politique de la Ville, une belle idée qui a mis en orbite un certain nombre d’opportunistes dont certains encore en couveuse, tout comme le Handicap fut une belle idée pour faire pelote à peu près avec le même timing. Les ingrédients se retrouvent dans l’exemple sous forme dégradée… Aussi, s’il vous plaît, oublions les polémiques et privilégions les commentaires positifs, ceux qui remédient aux désarrois et ceux qui dénoncent les comportements toxiques et leurs stratégies de perpétuation.

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