Accueil » Quand Fillon met toutes les chances du côté du FN

Quand Fillon met toutes les chances du côté du FN

Cet article a été lu 4977 fois

Fillon a annoncé la composition de son équipe de campagne. Elle constitue un moment tout à fait intéressant, puisqu’elle suggère la façon dont le vainqueur de la primaire va se muer en candidat de la droite au premier tour de la présidentielle. Et, au vu, lu et entendu des derniers événements, la séquence prend mauvaise tournure.

Comment muer sans se perdre?

Pour François Fillon, l’exercice de mue dans la peau d’un présidentiable n’était pas simple. Il est en effet confronté à deux défis majeurs. Le premier consiste à capitaliser sur les raisons qui lui ont donné une large victoire à la primaire, et que j’ai appelées un projet pré-impérial. Fondé sur l’énergie du changement et sur l’ambition de redresser le pays en secouant les rentes nobiliaires qui l’étouffent, le programme de Fillon a bousculé son propre camp. C’est ici que le deuxième défi intervient: avec qui faire campagne, et quelle campagne mener, quand on porte des idées qui sont, mine de rien, en conflit orthogonal avec la doxa molle et unique de ses propres amis?

Le mauvais signal envoyé par l’épisode « santé »

L’épisode sur la réforme de l’assurance maladie a permis d’envoyer un premier signal sur la façon dont la mue allait s’opérer. Là où le vainqueur de la primaire proposait une réforme de structure, ceux qui ne l’ont pas soutenu au premier tour se sont empressé de prôner une réformette ponctuelle au nom du traditionnel: « la réforme de structure effraye l’opinion ».

Le candidat Fillon avait alors deux possibilités. L’une consistait à prendre la parole pour expliquer les avantages que sa réforme apporterait aux assurés sociaux. L’autre consistait à battre en retraite, pour reconnaître que tout était dans tout et inversement. On sait aujourd’hui quel choix a été fait sur ce sujet.

Le mauvais signal de son équipe de campagne

Jeudi, François Fillon a dévoilé la composition de son équipe de campagne. Désormais, son entourage est numériquement et structurellement dominé par tous ceux qui n’envisagent pas de réformes structurelles et qui les craignent. Ce n’est d’ailleurs pas faire injure à Eric Woerth, officiellement chargé du projet, que de lui prêter cette aversion. La veille, au Cercle Colbert, il déclarait devant des élus locaux qu’il ne remettrait pas en cause la réforme territoriale, et qu’il ne modifierait pas en profondeur le statut de la fonction publique. Il ajoutait que, d’une manière générale, il souhaitait entrer dans une ère de stabilité légale et réglementaire, ce qui n’empêchait pas de réformer en profondeur. Durant toute cette table ronde avec des élus, Eric Woerth n’a pas prononcé une seule fois le mot « performance ». Il s’est contenté de disserter sur le branchement complexe des tuyaux d’oxygène qui alimentent nos collectivités.

Bref, la montagne Fillon a, si rien n’est fait, toutes chances d’accoucher d’une souris républicaine.

Les raisons de la victoire de Fillon

Ce faisant, l’équipe du candidat manifeste et manifestera sa profonde incompréhension vis-à-vis des raisons qui ont porté François Fillon à la victoire. Pourquoi les électeurs républicains ont-ils massivement voté pour leur champion? Parce qu’il promettait une vraie stratégie de rupture, avec des réformes structurelles capables de rebattre les cartes dans ce pays. Sur le fond, Fillon est apparu comme celui qui était bien décidé à rompre avec l’hyperinflation réglementaire qui étouffe ce pays et font fuir tous les vrais acteurs de la lutte contre le chômage, c’est-à-dire les entrepreneurs.

En remettant dans le circuit à des postes stratégiques tous ceux qu’il a battus, tous ceux qui ont perdu l’élection interne, il fait brutalement vaciller la flamme qu’il avait allumée.

Une courbe favorable au Front National

Si l’on admet qu’un nombre grandissant de Français souhaite un programme de rupture, la situation du candidat Fillon à l’horizon du 22 avril 2017 au soir risque d’être singulièrement compliquée. Ils devront en effet arbitrer entre un candidat pour lequel leur coeur a balancé à la primaire, mais dont ils devineront ou préjugeront qu’ils s’inscrira dans la désormais longue tradition de l’immobilisme mal dissimulé par une communication fastidieuse sur le mode du: « Mais non! je fais de vraies réformes et tous ceux qui le contestent sont de dangereux et vulgaires complotistes populistes » et d’autres formes de rupture qu’ils exècrent mais qui leur paraîtront un mal nécessaire, une sorte de phase de destruction préalable à toute reconstruction.

Il faut être sourd aujourd’hui (et limiter ses déplacements aux beaux quartiers parisiens) pour ne pas entendre un quidam à chaque coin de rue marmonner dans sa barbe: « Avec le Front National, tout ça va se régler! », ou « Avec Marine, vous ferez moins les malins ». Ceux-là, Fillon avait l’opportunité de les récupérer, et, au train où il va, il organise leur envol définitif vers un vote Front National.

La redoutable arithmétique de la rupture

Il existe aujourd’hui deux France de parts à peu près égales. Chacune représente environ 35% de l’électorat.

Il y a d’un côté la France qui se cramponne au monde pré-révolutionnaire (je parle de la révolution numérique) et qui cherche chaque jour sa dose de champignons hallucinogènes pour se persuader que le basculement dans le nouveau monde n’est pas inévitable, qu’on peut lutter, qu’on peut résister. Il y a de l’autre côté la France qui pense le basculement dans l’ère nouvelle inévitable et qui appelle de ses voeux les réformes de structure qui permettront au pays d’y faire face.

Entre les deux, un « marais » d’environ 30% ne sait pas très bien quoi faire. Par défaut, ce marais préfère la piqûre de morphine au remède de cheval. Mais, bien expliqué, bien argumenté, le remède de cheval peut convaincre.

Libre à Fillon de se réveiller pour expliquer en quoi ce remède de cheval est utile. Mais il est vrai qu’il est plus confortable pour lui de se reposer sur ses « amis », qui expliquent depuis des années aux Français que rien n’est inévitable dans le monde moderne, et qui fondent leur maintien au pouvoir sur l’apologie quotidienne du village gaulois. Quelle aubaine pour eux! les électeurs de la primaire les avaient méchamment dégagés en novembre. Et par l’effet du confort, ils reviennent, en décembre, par la grande porte.

18 commentaires

  1. MJ dit

    l’électeur FN c’est quelqu’un qui vit des difficultés au quotidien, éco, travail, santé, voisinage, etc. Il n’est pas riche, mais pas obligatoirement nécessiteux mais surtout n’a pas le profil d’aller aux primaires de la droite. Il est déjà convaincu.
    On notera au passage que l’electeur FN pourrait aller voter Melenchon. C’est le même programme… mais il ne le fait pas , devinez pourquoi.
    il reste une marge, faible, d’hésitants. Ceux là n’ont certainement jamais voté FN, ne rament pas encore assez (ou n’en n’ont pas encore pris conscience) mais c’est négligeable et ils préfèreront certainement la « sécurité » du candidat Fillon à l’aventure FN.
    En fait, si Fillon doit être élu, il le sera par les voix du PS, comme pour Chirac. Et le FN restera l’éternel Poulidor des présidentielles faute de disposer d’une équipe de sympathisants.
    Après est il préférable d’avoir Fillon Président plutôt que Valls, Macron , ça pourrait faire l’objet d’un prochain article.

    • kel dit

      Cadre sup., bac+5 à plus de 10k€/mois, je suis FN (du sud et encore plus Jean-Marie) compatible.
      Avoir des usines de production dans le 93 à gérer 100% d’absentéisme avec la population musulmane les jours de fête (couvert par un arrêt de travail de complaisance), être attaquer au prudhomme pour des histoires de tenues, avoir des hommes qui refusent de travailler avec (et je ne parle pas de pour) des femmes, une pratique syndicale ouvertement communautariste (j’ai le DP des noirs, le DP des jaunes, le DP des arabes…).
      Je ne parle pas des incivilités dans la rue (zy va, donne moi une clop!).
      Et Fillon l’anti système qui rétro pédale sur la SS au premier grain.
      Le FN, c’est un coup de botte dans le c.. de ces e… qui trahissent chaque jour un peu plus la France qui travail.

  2. Pierre dit

    Un des problèmes est le verrouillage anti-FN.

    C’est précisément parce que l’UMP sait qu’elle va gagner l’élection, y compris avec « seulement » un tiers de l’électorat… qu’elle n’a aucun effort à fournir.

    Fillon a fait l’effort… pour remporter la primaire.

    Mais à présent, pour remporter le premier tour (et donc le second face à Lepen)… moins il en fera mieux ce sera.

    Trump a eu un avantage : il a déboulé sans prévenir… Bilan la campagne (hallucinante pourtant) de haine de TOUS les médias contre lui… n’a pas eu le temps de faire effet, de percoler.

    Alors qu’en France, ça fait 30 ans que le conditionnement anti-FN est littéralement engrainé dans l’esprit des veaux.

    Bilan : le FN est systématiquement hors jeu, la gauche écrabouillée après 5 ans de désastre hollandais… Reste l’UMP… qui est dans des pantoufles.

    On a cru qu’en élimant Ali Juppé, Sarkoko… tout changerait…. Mais regardez cette cohortes de vieillards craintifs : Rafarrin, Woerth et toute la bande… C’est pathétique.

    Aucun jus, la peur de son ombre, pas de vague, rien… le vide.

    La réunion de Woerth avec des « élus locaux » est de ce point de vue caricaturale.

    Continuer de croire (désolé François) en une profonde réforme, en France en 2017, est un gigantesque contre-sens.

    La France ne se « réforme » pas : elle ne sait faire que des révolutions.

    Pour muer, elle a besoin d’accidents de l’Histoire, en clair de… violence.

    Mais rassurez-vous…. on y est presque… Encore cinq ans de nimportnawak, de sida mental… et les Français seront mûrs.

    • yoananda dit

      Mais de quel FN parles-t-on ?
      Le FN s’est fait philliopotiser. Il n’est plus que l’ombre de lui même.
      La poissonnière qui déclare que l’Islam est compatible avec la république, qui refuse de parler de grand remplacement …

      Le FN n’est que la voiture balai de l’UMPS, le parti qui verrouille le dispositif.

      5 ans de plus oui … mais vu l’état du pays et du continent, 5 ans, ce sera probablement trop tard.

      Ce pays de vieux et de fiotes ne pourra plus se renouveler.

      Il restera des français, étrangers dans leur propre pays. Les juifs des temps modernes qui devront se chercher une nouvelle terre promise après avoir touché le « paradis » dans les années 60 à 80.

    • @Pierre votre pessimisme est encore une fois prématuré, mal informé et peu crédible. Fillon a une trajectoire à la Trump sans que vous ne le voyiez (vous ne l’avez pas vu venir), peut être encore plus puissante et surtout beaucoup plus silencieuse. C’est ce qu’il faut pour réformer le pays. N’oubliez pas: toutes les lois prêtes en Avril, et votées avant Septembre. C’est de ça dont il faudra parler.
      Maintenant si vous n’en voulez pas, c’est votre affaire, vous pourrez toujours voter Dupont Aignan, du moins au premier tour.

    • Evariste dit

      « on y est presque… Encore cinq ans de nimportnawak, de sida mental… et les Français seront mûrs. » (Pierre)
      Peut-être, mais c’est ce qu’on disait déjà il y a 5 ans, 10 ans, et 15 ans.

  3. rodolph dit

    La douche froide avec M. Fillon le coresponsable de l arrivée de la gauche au pouvoir et le maître d oeuvre de la politique de sarko… ce Monsieur cherche juste le confort il est dépourvu de courage *vous avez oubliez ses passages aux ministères * il nous faut un calibre comme Vladimir (stratège et patriote ) mais en France il est plus facile de tomber sur une truffe

    • Le jugement sur l’équipe de campagne est parfaitement injuste. On a au contraire un beau jardin à la française, tous les fâcheux parqués ensemble dans des bergeries bien gardées, Stefanini et son grand bâton aux commandes. Copé, NKM, Raffarin conseils stratégiques ou politiques sont évidemment au placard, Ciotti chargé de la riposte chiffrée (Cantalou nous l’a bien expliqué il y a peu) étant le seul a être puni de manière humiliante, avec Darmanin.
      On mettra à part Solère, remarquable organisateur, remercié comme il se doit, on lui doit la primaire, qui s’est bien passée et qui a permis magnifiquement de tourner la page, tout s’est donc passé comme prévu.
      Gille Boyer trésorier (sous Chriqui, lui aussi au projet) ne devrait pas faire beaucoup de politique. Franchement, Juppé pourra continuer à déprimer tranquille, l’ex future maire de Bordeaux étant chargée d’empêcher son ex aile gauche d’aller chez Macron, voire d’en convaincre un ou deux.
      On remarquera que Valérie Boyer est aux arguments (avec tous les bavards impénitents), que Florence Portelli est elle porte parole et Sens Commun bien borné. Apparu porte parole c’est peut être un peu étrange mais je ne suis pas du sérail.
      L’absence totale du sarkozysme folklo (Morano, Dati, Estrosi etc) est à noter.
      Le Maire est distingué, mais son pôle « international » laisse perplexe: de quoi faire taire son bavardage plus qu’autre chose, on verra s’il est vraiment au Quai d’Orsay du cabinet fantôme, mais ce n’est pas si sur…
      Bref, un bornage assez satisfaisant finalement.
      https://www.fillon2017.fr/equipe-fillon/

      On remarquera effectivement que le « projet » dirigé par François Bouvard (McKinsey), envoya Woerth au feu pour parler « santé ». Franchement, la distinction « petit/gros » risque retirée du programme, s’il ne fallait que cela pour tempérer l’horrible blues des juppéistes, ce n’est pas trop cher payé. Hurler à la trahison pour cela est exagéré.
      Larcher est dispensé d’équipe, sans doute la disgrâce (je rigole).

      Pour ce qui concerne le FN, qui va devoir organiser une primaire pour trancher les disputes sur l’avortement, il est sur qu’il est en pointe politiquement parlant.

  4. yoananda dit

    Pas d’accord avec votre ligne de démarcation numérique. On peut être pro-uber et anti-mariage-gay.

    Quand à la France, elle est trop divisée en antagonisme irréconciliables pour être gouvernable.

  5. gérard dit

    Bien d’accord avec votre texte Eric.Fillon est un très mauvais candidat pour la droite(vieilles recettes ,vieilles équipes,passif désastreux,pas de courage,pas d’idées).La droite s’est faite gruger dans les primaires,Sarko et Juppé étaient bien plus dangereux,la gauche a marqué un point.Je diverge sur la notion de « remède de cheval ».Exemple,les retraites:Fillon préconise les 65; ans,Sans toucher au fait que la retraite moyenne est supérieure au salaire moyen,sans toucher aux régimes spéciaux.Au niveau statut des fonctionnaires,au lieu de jeter des chiffres de 500000 suppressions qui diminuent tous les jours,autant supprimer le statut,on y arrivera de toutes façons.Enfin le plus grave,Fillon est depuis au moins 30 ans l’acteur important d’un système qui a ruiné la société moralement et financièrement.Tout dépendra des médias et de Hollande:les médias font campagne contre le FN,alors celui ci peut gagner.Hollande s’il continue a faire n’importe quoi peut mettre le feu aux élections.Sans compter que nous entrons dans une époque de crack obligataire dont les effets se font déja sentir depuis plusieurs mois sur la production industrielle et le commerce.Coincés entre une fiscalité qui augmente sans cesse et une économie qui s’effondre,nous aurons un gros viviers de gens enragés

    • Sarko ou Juppé bien plus dangereux: vraiment ? On peut douter de la droite, mais ce point de vue est d’une fraicheur optimiste, pour le moins. Disons que vous sous estimez le poids des condamnations, passées ou à venir, que voulez vous l’électorat de la primaire était coincé du cul de ce point de vue, bravo pour votre ouverture d’esprit.
      La retraite moyenne supérieure au salaire moyen? Même ramenée à 65 ans ? Il faut donc faire comme le reste de l’Europe et passer à 67 ans, c’est ça que vous voulez dire ?
      Le FN peut gagner ? Encore faudrait il que l’on sache lequel : l’inverti libertaire qui met des gerbes sur la tombe de De Gaulle, ou la petite fille à son pépé qui est contre l’avortement ?
      Les gens enragés ? C’est la dernière occasion qui vous est offerte de les éviter…

      • gérard dit

        Quelques précisions pour François:
        « Sarko ou Juppé bien plus dangereux »:Juppé ratisse bien plus large,Sarko peut vendre n’importe quoi.Je ne dis pas que je les apprécie plus,je dis qu’ils avaient plus de potentiel électoral
        « La retraite moyenne supérieure au salaire moyen »:c’est une folie,passons a la retraite par points,chacun touche en fonction de ses cotisations,age de départ libre avec modulation des droits
        « Le FN peut gagner »:le FN monte quand l’ump et le ps violentent les gens.ça ne s’arrange pas.Le jour ou ces deux partis suivront une politique pour l’intéret du pays(cf procès christine Lagarde) ,le FN s’effondrera
        « C’est la dernière occasion qui vous est offerte de les éviter »ce n’est pas en réélisant les memes politiques qui ont échoué qu’on évitera le FN.désolé mais ave c des prélèvements obligatoires au top mondial,augmenter la tva de deux points c’est soit de la betise soit de la malhonneteté,soit un mix des deux.Je penche pour le mix

        • La TVA est une bonne idée, bien meilleure que la CSG: non progressive, elle fait payer l’étranger, alors que la CSG tape tout le monde. Macron est pour la CSG par exemple, c’est l’impôt de gauche par excellence. De plus, elle porte le beau mot de « sociale », ce qui excite certains et fait vomir les autres. D’autre part, contrairement à ce qu’on dit, la TVA sociale frappe bien les plus riches, ceux qui consomment beaucoup. Les télés achetée sur le bon coin n’y sont pas assujeties.
          L’aspect »social » de la CSG indique surtout que cet impôt frappe les revenus « des riches » avant toute imposition, c’est à dire que c’est surtout une violation du caractère libératoire de l’mpôt, ce qui fait bien sur jouir le « socialiste » (qu’il soit maudit). Les rêves avortés de Ayrault qui voulait rendre la CSG progressive (l’augmenter) sont à la hauteur de son impuissance et de sa stupidité.
          La TVA de Fillon rapporte 15 GE, de quoi se payer les militaires et les prisons dont nous avons besoin, c’est toujours ça. Pour se payer la diminution des charges des entreprises, on va se passer de 500 K fonctionnaires et faire 100 G d’économies. Sans parler du déficit carabiné qu’on va se taper: on s’en fout c’est pour la bonne cause, et l’Europe nous remerciera de nous être réformé.

  6. Balthazar dit

    Fion ne fera rien parcewqu’il exactement comme ses « amis »… il suffit de lire GQ pour voir qu’il a les mêmes goûts que ses amis en matières de montres de luxe et, coup de bol, n’a même pas besoin dexles payer… comme ses amis, il les reçoit en cadeau, sans les avoir demandées, et bien sûr sans attente de contrepartie… ce monde est bien étrange, la corne d’abondance pour les uns… rien ou presque pour ceux qui les élisent

  7. Emmanuel dit

    La présidentielle, c’est dans 5 mois. D’ici là on a le temps, beaucoup d’eau va couler sous les ponts.

    Sinon, je suis d’accord avec l’article. Fillon aurait du dégager quelques tocards de son équipe. Mais c’est un problème plus général à l’UMP. Un certain nombre de loosers (NKM en tête) trop sinistrophiles auraient du être dégagés avec pertes et fracas des instances militantes, afin de promouvoir une ligne politique plus en phase avec les militants, le sympathisants et les électeurs de droite.

    Fillon a été investi sur une ligne politique claire, s’il veut devenir président il lui faut maintenant continuer à pousser l’offre politique qui lui a permis d’écraser la primaire plutôt que de régresser à des Raffarinades mièvres que Marine Le Pen saura nous éviter.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *