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Pourquoi Fillon doit organiser un referendum sur la sécurité sociale

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Impossible d’échapper à la « polémique » sur la sécurité sociale autour du programme de François Fillon. Et impossible désormais pour François Fillon de mettre le nez dans les médias sans être harponné sur le recentrage de la sécurité sociale sur le grand risque. Tout le monde a bien compris la manoeuvre: elle vise à neutraliser toute réforme systémique de la protection sociale en éludant le débat par l’invocation totalement démagogique et populiste des grandes peurs. Votez Fillon, et vous votez pour le déremboursement de la maladie.

Pour le candidat et son équipe de campagne, cette situation constitue un joli cas d’école (de communication). Comment se sortir d’un bourbier pareil en imposant ses thèmes dans l’opinion sans cliver? L’exercice est loin d’être simple, mais il mérite d’être mené jusqu’au bout.

La tentation suicidaire de faire machine arrière

On a bien vu que, dans un premier temps, les immobilistes étatistes dominants chez les Républicains (Woerth, Raffarin, entre autres) ont fait pression sur Fillon pour une désertion en bonne et due forme et en rase campagne. Il suffit de dire qu’on renonce, qu’on ne touchera à rien, que tout ça c’est pour amuser la galerie, mais qu’en réalité on fera comme les autres, ou juste qu’on bougera quelques réglages mais pas le moteur, et le tour est joué.

Pour Fillon, cette tentation est évidemment suicidaire. Il a capté les voix de la primaire grâce à une promesse de changement radical. Il s’est inscrit dans une aspiration libérale. Faire comprendre dès maintenant qu’il a grugé sa base et qu’il revient aux fondamentaux de l’élite républicaine que les électeurs ont sanctionnée à la primaire, c’est creuser sa tombe.

L’impossibilité de livrer combat en terrain défavorable

En même temps, on comprend tous que l’affaire est désormais mal embouchée. Les adversaires de François Fillon ont en effet, de longue date et pour des raisons structurelles, blindé et fortifié le sujet de la sécurité sociale, de telle sorte que la défaite sur ce sujet est à peu près certaine.

Rappelons que, depuis des années, une propagande inlassable est menée par plusieurs segments de la société française (et par la sécurité sociale elle-même) pour travailler l’opinion publique sur le fond. Alors que, au sortir de la guerre, la société française a résiste de façon virulente à la mise en place de la sécurité sociale, les forces se sont organisées à partir des années 80 pour présenter la sécurité sociale comme le TINA (there is no alternative) de la protection sociale.

Le moindre doute émis sur la performance de la sécurité sociale promet donc immédiatement à une jolie (et longue) dissidence dont Fillon fait les frais aujourd’hui. C’est qu’il ne manque pas de forces organisées pour actionner les leviers populistes sur le sujet.

Conscientiser les raisons de cette hyper-sensibilité à la question

Pour sortir du mauvais pas dans lequel il se trouve (et quelle que soit son opinion profonde sur le sujet), François Fillon n’a en réalité qu’une possibilité: il doit assumer son programme, mais en reprenant la main sur le choix du terrain où il livrera bataille, après avoir dû, en décembre, concéder un recul tactique. Il faut remobiliser les troupes et les mettre en ordre de victoire sur un champ plus favorable.

Pour ce faire, une première étape me semble indispensable: comprendre ce que cache ces hyper-réactions du landerneau médiatique à la question de la sécurité sociale.

Or la sécurité sociale est au coeur d’un grand système de contrepartie dominant la France contemporaine. Avec la « Sécu », l’élite française (qui ne relève pas elle-même de la Sécu, rappelons-le) propose aux Français de troquer une société de l’égalité des chances comportant des risques, contre une société immobile mais avec le confort de la sécurité sociale. Au lieu d’être dans une société de la concurrence où ceux qui travaillent s’enrichissent et ceux qui ne veulent pas travailler sont exposés à la précarité, la France de la sécurité sociale propose l’inverse: ceux qui s’enrichissent sont matraqués fiscalement pour financer les revenus de remplacement de ceux qui ne travaillent pas.

Sécurité sociale et réaction nobiliaire

Les partisans de ce système ont l’avantage tactique de pouvoir expliquer les bienfaits statistiques de cette orchestration. Bien sûr, des millions de gens savent, en France, que le coût marginal du travail est très élevé. Autrement dit, entre vivre chez moi avec des allocations complétées par quelques travaux « au black » qui me prennent dix ou douze heures par semaine, et entrer dans le système carcéral de l’entreprise où une discipline m’est imposée pendant trente-cinq heures par semaine, l’arbitrage n’est pas simple. Les allocations ne permettent pas de vivre richement, mais elles garantissent une forme de liberté personnelle et une vraie flexibilité qui valent cher, surtout quand on a des enfants – au moins aussi cher qu’un CDI avec un petit salaire.

Au final, la sécurité sociale et les protections qui l’entourent permettent d’acquérir un train de vie modeste, mais équivalent à celui qu’on détient quand on travaille à temps plein dans un emploi peu qualifié.

Ce système d’indifférenciation entre le travail et l’assistance est financé par un coin socio-fiscal qui pèse de façon écrasante sur les classes moyennes. Autrement dit, ceux qui font le choix de se sortir de leur condition et de « courir » après un petit quelque chose sont spoliés pour financer les avantages qui profitent à ceux qui se satisfont de leur condition.

En ce sens, la sécurité sociale est vitale pour la réaction nobiliaire: elle permet d’étouffer toute contestation d’un ordre injuste, elle rend inutile la revendication d’une nouvelle donne. Au fond, pourquoi faire la révolution, quand on peut vivre de façon supportable dans le système?

C’est parce que la France est dominée par la réaction nobiliaire (largement le fait d’une technostructure fragilisée par les bouleversements technologiques) que tous ceux qui proposent un autre paradigme (notamment fondé sur le principe simple du « à chacun selon son travail ») sont diabolisés.

Comment Fillon doit se sortir de ce bourbier

Sur ce sujet, Fillon doit se garder de commettre une erreur stratégique dont on voit pourtant qu’il a la tentation de la commettre: celle-ci consisterait à chercher « dans le système » un soutien à une démarche programmant sa disparition.

Le débat est aujourd’hui biaisé par les forces qui le minent sous couvert de l’encadrer. En réalité, Fillon propose un changement de paradigme radical. Il valide l’idée que l’ordre social puisse être remis en cause en France par une reconnaissance des mérites. Il remet en cause le pouvoir d’une élite assise sur un système de corruption de la nation par l’assistance.

Croire que l’élite qui tire profit de ce système puisse accepter une remise en cause de celui-ci est une erreur majeure d’appréciation.

La seule légitimité que François Fillon puisse obtenir pour assumer son programme lui viendra du peuple français. C’est à lui qu’il doit s’adresser et c’est à lui qu’il doit poser la question d’une réforme possible de la protection sociale par la remise en cause du monopole de la sécurité sociale (puisque c’est bien de cela qu’il s’agit).

Mais ce referendum touche une question complexe dont la « documentation » est travaillée de longue date par une classe sociale qui en fait un usage très intéressé. Pour se donner une chance de saper les fondements de la réaction nobiliaire, Fillon doit donc programmer très en amont ce referendum, en l’accompagnant d’un grand débat national où les différents points de vue seront exposés à égalité.

Peu de Français en effet ont pu profiter d’une explication de fond sur le fait que leur protection sociale serait plus efficace si elle était repensée et désidéologisée. La seule chance pour Fillon de ne pas subir une cuisante défaite sur ce sujet est de proposer aux Français de se donner le temps de le comprendre. En garantissant au peuple français qu’il pourra choisir librement et par referendum le modèle qu’il souhaite pour lui et ses enfants…

21 commentaires

  1. Pierre dit

    Un référendum ?

    La même rhétorique que l’on voit maintenant agirait : « le projet Fillon c’est la médecine pour les riches ».

    Et en plus, vous voulez donner du « temps », pour un travail de « documentation » ?

    Comme Renzi en Italie et son référendum foireux ? Lui aussi a donné du temps et était sûr de lui.

    Enfin, je vous pose la question : l’élection présidentielle n’est elle pas… déjà un référendum ?

    Cette idée selon laquelle le président fraîchement élu devrait faire très vite… des référendums est absurde.

    Mitterrand a t-il fait des référendums en 1981 ?

    En outre, organiser un référendum (ingagnable, tant le sujet est émotionnel et touche à la vie, la mort, la maladie)… serait l’ultime forme de lâcheté : « ah ben zut j’ai perdu, bon ben d’accord les gars merci ».

    Non Fillon doit casser la Sécu le lendemain de son élection, point barre. Comme Trump qui va casser Obamacare sans attendre la saint Glinglin.

    Bien entendu, je vous rassure, Fillon ne le fera pas.

    La Sécu est donc sauvée, comme Boudu des eaux. 😉

    Et on attendra tranquillement la seule véritable « réforme » possible : sa faillite financière, son implosion.

    Rien d’autre ne devrait vous satisfaire.

    • Dr claude dit

      Et bien si l’élection présidentielle est en soi même un referendum, il faut que le programme soit clair et qu’il s’engage à l’appliquer quelques soient les réactions, inévitables, de la rue et surtout les syndicats qui mangent à la sécu sans vendre de cartes.

  2. A ma connaissance, Fillon ne prévoit pas de référendum sur la sécu, mais sur l’égalité des régimes de retraites (c’est l’une des questions du référendum de Septembre). Il aurait d’ailleurs bien tort de le faire: il n’y a PAS de choix de société à faire, voilà ce qu’il pense et ce qu’il doit dire.

    Votre description du monde composé d’assistés softs vivant aux crochets d’une classe moyenne spoliée n’est pas la réalité. La réalité c’est que la sécu ne marche plus car elle n’est plus financée par une société dont l’économie ne fonctionne pas et qui donc ne fournit pas assez d’emplois et donc de revenus pour financer le tout (santé + chomage + retraite). Il n’y a pas de capitalisme ou de socialisme à discuter, il y a stagnation économique due à l’insuffisance d’investissements dont le rapport est trop faible.
    Ce qui doit être expliqué sans relâche est qu’il faut diminuer les charges pesant sur la production, par exemple de les rendre égales à celles qui pèsent sur les entreprises allemandes ou anglaises. Tant que cela ne sera pas fait, le chômage, principale source de pauvreté générale, tout type de problèmes confondus, restera le double des pays cités ce qui INACCEPTABLE et directement en relation avec les charges évoquées.
    Pas de discussions sur des « idées » quelconques à tenir, simplement de se mettre au carré du réel. Le reste c’est de la petite gestion.
    Cette position, qui doit rendre secondaire la question des remboursements doit être tenue et expliquée jusqu’à plus soif.
    Le reste est secondaire, et oui, l’objectif est d’améliorer la situation du pays et de ses habitants, brutalement et tout de suite.

  3. tul dit

     » Au lieu d’être dans une société de la concurrence où ceux qui travaillent s’enrichissent et ceux qui ne veulent pas travailler sont exposés à la précarité, la France de la sécurité sociale propose l’inverse: ceux qui s’enrichissent sont matraqués fiscalement pour financer les revenus de remplacement de ceux qui ne travaillent pas. »

    C’est évidemment faux, les riches francais ont été préservés et les chômeurs sont majoritairement des qui ne trouvent pas de travail car il n’y en a pas assez en France. Votre moralisme désuet passe complètement à côté des problèmes de fiscalité comme le dit Carmignola.

  4. gérard dit

    Fillon est de toutes façon coincé entre le centre et l’extrème droite,cela ne lui offre aucun espace politique pour s’exprimer.De plus il s’appuie sur un vieux parti corrompu et impotent dont il a récupéré la plus part des cadres.Il a vécu et fonctionné toute sa vie comme un chatelain socialiste.Son message ne peut pas porter.La droite doit se réinventer autour de quelqu’un d’autre.Les valeurs de méritocratie et d’effort par le travail doivent etre portées par quelq’un qui a un peu plus de « jus »

    • Hélas votre rêve de « quelqu’un d’autre » est brisé pour cette année, mon cher ami. Il va falloir faire avec.
      Il siphonne l’extrême droite mieux que les templiers, et a détruit à jamais le centrisme chiraquien. Bayrou hésite: on lui a piqué le catholicisme et la lutte contre la dette. Vous avez ainsi complètement tort: Fillon est une nouvelle synthèse entre le centre catholique et l’extrême droite catholique. Chrétien pour rassurer les crétins qui on peur qu’on tue les pauvres, croisé pour libérer Saint Denis. En réalité Fillon fait tout. Et en plus, il libéralise ! On a donc la croix du Christ pour libérer la France et surtout, arrêtons de déconner, mettre le chômage au niveau qu’on depuis longtemps tous les pays occidentaux auxquels on peut se comparer. Car il est moderne, le gars: il lit les journaux, lui.

  5. Loïz Fauquez dit

    Les riches préservés c’est une blague !
    Ils se sont préservés en fuyant la France
    Ce qui restent le font pour leur réputation et son impact sur leur business. Ce serait trop dommageable pour les Pinault, Arnault, …
    Ou alors ils ne sont pas assez riches pour partir et là ce sont les classes moyennes supérieures bien matraquees fiscalement.

  6. Jules Moch dit

    pourquoi casser la sécu qui coute 3 fois moins chère en frais de gestion que les mutuelles. Montebourg, qui n’est pas ma tasse de thé, propose une mutuelle sécu , c’est aussi mon idée avec un panel de pathologies exemple soins dentaires) à la carte, hormis l’hospitalisation.
    En fait il faut établir des jours de carence pour tout le monde.
    créer de dispensaires municipaux de spécialistes, vraie alternative à l’envolée des tarifs des spécialistes.

      • jules Moch dit

        3, 4% réponse question écrite Gérard Longuet. Pour les mutuelles 3 milliards de frais de gestion pour 20 milliards de cotisations. Je précis que la sécu à des gisements de productivité en lutant contre son absentéisme record.

        • N’importe quoi !
          Michel Cialdella ancien administrateur de la CPAM de Grenoble (qui sait de quoi il parle) où les coûts de gestion « s’élèvent » à 2,8% ! Quelle entreprise capitaliste fait mieux ?
          La Sécu sera toujours plus performante du fait qu’il n’y a ni profit, ni PDG, ni actionnaires. En fait pas de parasite !!!

        • Pascal.c dit

          C’est curieux cette réponse.

          Vous n’avez pas confiance dans votre mutuelle ? Alors que je suis certain que vous en avez une .

          Qu’en réalité elles coûtent 3 à 4 fois moins cher que votre chère sécu, si on y ajoute la CSG y affermante…

          Drôle de calcul de votre part.

          On se fout quelque part du montant des frais de gestion : combien coûte une complémentaire à 100% ?

          Pour ma part, 8000 € par an pour 6 personnes pour une excellente couverture à 100%.

          Faites vos comptes, sans bien sûr faire l’impasse sur vos prélèvements sociaux.

          C’est exactement le plan Fillon, sachant que tous les résidents en dessous d’un certain seuil de revenus sont intégralement pris en charge.

          Cherchez l’erreur. Moi, j’approuve.

    • Eric Verhaeghe dit
      Euh… la Sécu coûte trois fois moins cher?
      Mon commentaire.
      Eh oui, trois fois moins chère qu’une mutuelle, et je ne parle pas des assurances privées. De plus, la sécurité sociale est égalitaire contrairement aux complémentaires plus coûteuses, inefficaces, et de plus en plus inégalitaires. À l’origine la sécurité sociale est un organisme de droit privé exerçant une mission de service public, géré majoritairement par la classe ouvrière (trois quarts des sièges) de 1945 à 1960. À partir du décret du 12 mai 1960 (De Gaulle) l’État a commencé sa mainmise sur l’institution. Et puis de contre-réforme encontre des réformes patronat et gouvernements se sont attachés à démanteler à rabougrir, à transférer sur les complémentaires. Le déficit, c’est-à-dire le besoin de financement a été organisé en gelant le taux de cotisation (en 1979 pour les retraites et en 1984 pour l’assurance-maladie) au nom des prélèvements obligatoires qui deviendraient insupportables.
      Pour comprendre, il faut se souvenir que la sécurité sociale n’a jamais été acceptée par le patronat et par la droite qui l’ont subie en 1945 grâces au rapport des forces favorables aux travailleurs. Les attaques sont venues très tôt dès sa mise en place et même un peu avant. Puisque dès le 20 décembre 1945 le MRP, qui soutenait De Gaulle, a déposé une proposition de loi visant à revenir sur les ordonnances du 4 octobre 1945.
      De Gaulle avait mis l’accent, dans son discours de Compiègne, sur la nécessité de réduire les dépenses sociales, en ces termes « réduire les dépenses de manière durable et effective ; cela comporte, en effet, la suppression de services entiers, la mise en ordre radicale des entreprises nationalisées, la réforme profonde du fonctionnement des assurances sociales… ».
      Nôtre Sécurité sociale qui appartient au peuple et non pas aux élus qui n’ont aucune légitimité pour la détruire, n’a pas besoin de contre-réforme. Il est vital pour son développement de revenir aux principes fondateurs : universalité, régime unique et gérer démocratiquement par les intéressés, c’est-à-dire les salariés qui représentent 91 % de la population active. Avec un financement assis sur la création par les intéressés de valeur économique. En France les moyens existent ! Les profits du CAC 40 en hausse continue, l’évasion fiscale qui fait perdre des milliards à la France, les parachutes dorés les salaires hors de proportion.
      Un certain Eric Verhaeghe, dans un livre paru en 2011 (*) écrivait des choses intéressantes :
      « les médias n’ont cessé de nous répéter, et ne cessent encore de le faire, que le travail en France coûtait et coûte toujours trop cher. On paye trop les salariés. Les charges sociales sont trop élevées. Baisser le coût du travail est devenu une obsession.… Il a fallu accepter une longue stagnation des salaires… Que les salariés et du produire un 35 heures ce qu’ils produisaient en 39 importait peu. L’essentiel était de limiter au maximum les coûts. Comme cela ne suffisait pas, les allégements de charges ont reporté sur le contribuable impôt annuel de 30 milliards d’euros porté jusque-là par les employeurs. Ce transfert explique une très large partie de la dette publique contractée depuis 15 ans. Quand on sait que l’essentiel des impôts est acquitté par les salariés, en réalité cette opération a consisté à reporter sur ceux qui travaillent ce qui incombait auparavant à ceux qui les emploient. Plus loin il dénonce le système des parachutes dorés par exemple qui permet à un patron de partir avec plusieurs millions d’euros d’indemnités lorsqu’il est révoqué par son conseil d’administration… Il consiste en effet à récompenser grassement un dirigeant qui a échoué… Plus loin la dictature des actionnaires dans les entreprises oblige souvent à verser un dividende l’argent nécessaire à des investissements indispensables… Plus loin ce qui sert à tous est stigmatisé : la sécurité sociale, l’école, les dépenses publiques, l’impôt. Ce qui sert à l’élite et au paraître éventé : les montres en or, les vacances de luxe, l’héritage, la rente, le tape-à-l’œil des grosses voitures, les petits arrangements entre amis ou entre membres d’une même famille… »
      Intéressant, non ?
      Michel Cialdella, anciens administrateurs CGT de la CPA M de Grenoble, auteur de « La sécurité sociale une conquête en danger »
      « Jusqu’ici tout va bien ! » Eric Verhaeghe, éditions Jacob Duvernet-2011.

      • L’effrayante stupidité, bêtise et nullité des tenants de la pourriture infecte qu’on appelle la gauche et que je méprise et conchie au passage, il n’y a pas de flatulence ni de dégluti qui puisse l’honorer mieux cette vieille catin, se traduit par des phrases:

        « Eh oui, trois fois moins chère qu’une mutuelle, et je ne parle pas des assurances privées »
        Elle ne paye pas d’impôts. Ca explique le fameux paradoxe. Autre question ? Autre soupçon ? Vafancullo on dit en Italie.

        « anciens administrateur(s) CGT de la CPAM de Grenoble » : CGT = « con gros triste » et on vous fera tirer dessus cet été, monsieur le communiste, si vous mouftez…

  7. Il y a un argument que n’importe quel néolibéral devrait entendre pour défendre une sécu pour tous (donc accessible quelles que soient les ressources, ce qui exclue les mutuelles) : le retour de la peste dans les rues.
    Pas besoin d’être très porté à gauche pour comprendre que quelqu’un qui ne se soigne pas risque de contracter une maladie chiante pour tous. Il ne suffit pas d’être riche pour être protégé de nombreuses maladies qui n’attendent qu’une baisse de soins pour revenir. Petit florilège :
    http://www.topito.com/top-maladie-ancienne-retour-peste-noire
    Notez que ces maladies commencent bien souvent par des symptômes bénins que n’importe quel pauvre laisserait évoluer pour ne pas dépenser 23€ de toubib.
    Pas finaud le Fillon…

    • Eric Verhaeghe dit

      Tout le sujet est de savoir si réformer la sécurité sociale est synonyme de supprimer toute protection sociale. Et, bien entendu, ce ne l’est pas.

  8. jules Moch dit

    Pour améliorer l’état sanitaire, ouvrir des maisons médicales municipales avec des médecins vacataires. Ca couterait le prix d’un rond-point. Fillon et la droite sont peuplés de médecins libéraux et d’anciens activistes de la profession : Douste Blazy etc

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