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Source: Eric Verhaeghe

L’angoisse de l’entrepreneur face à la pénalisation de l’aide aux clandestins

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Plusieurs affaires judiciaires montrent la progression de la pénalisation (c’est-à-dire, au sens propre, du traitement pénal) de l’aide aux migrants clandestins, et pour l’entrepreneur, c’est forcément un sujet d’angoisse. Pour le comprendre, je suis obligé de tenir des propos très provocateurs, interdits autant à gauche qu’à droite, mais enfin! dans l’intérêt général, et spécialement dans l’intérêt économique de notre belle Nation, il faut bien qu’elles soient dites un jour.

Pourquoi un entrepreneur aide un clandestin

Bien sûr, il y a le bla-bla bobo récurrent sur les 5 ou 6 millions de chômeurs en France qui rêvent chaque matin de travailler et qui supplient la terre entière de les faire sortir du chômage, mais le méchant capitalisme leur refuse ce droit. Et puis il y a la réalité des entrepreneurs quand ils cherchent quelqu’un pour prendre un job dans leur entreprise. Les uns ne reçoivent jamais de réponse parce que le boulot est d’emblée trop ingrat, les autres en reçoivent trop, parce qu’ils attirent des cohortes d’hurluberlus qui n’ont aucune véritable envie de travailler mais adorent se persuader du contraire et jouer ensuite aux victimes du « système ».

Alors, quand un candidat (ou une candidate, le genre ne fait ici rien à l’affaire) se présente, qu’il correspond aux besoins, qu’il est motivé, quand l’entrepreneur sent que ledit candidat va lui régler ses problèmes, il ne s’occupe ni de sa religion ni de sa couleur de peau, ni de savoir s’il a ou non des papiers, il le recrute aussi sec. Parce que l’entreprise a besoin de ce recrutement pour vivre.

L’entrepreneur face au blabla nationaliste

Bien sûr, recruter un clandestin est un acte délictueux qui peut même heurter la conscience de certains entrepreneurs farouchement convaincus qu’il faut arrêter l’immigration clandestine. Mais il y a les blablas colportés dans les salons ou les medias, et puis il y a les faits, et ceux-ci sont implacables.

Très souvent, sur des emplois peu qualifiés, les seuls candidats que l’entrepreneur voit se présenter à ses portes sont issus de l’immigration, et les clandestins sont à la fois les plus compétents et les plus motivés. Les artisans et les petits employeurs d’Ile-de-France, notamment, et particulièrement ceux qui ont des métiers de force ou pénibles, ne me contrediront pas.

Souvent, sur des emplois qualifiés, les étrangers (et je vise ici spécialement les Africains) font la différence: plus motivés, mieux préparés et pas encore corrompus par cette idéologie de la protection toute puissante en France, où le postulant vous explique une fois sur deux qu’il doit prendre des congés avant de commencer le job que vous lui proposez et qu’ensuite il fera trente-cinq heures semaine, pauses cigarettes comprises, et pas une minute de plus.

On peut donc parler d’identité nationale autant qu’on veut, la réalité économique et sociale en France est têtue: nous avons besoin d’étrangers pour faire fonctionner le pays. Ou alors on assume une sévère explication de texte auprès des « Français » pour les remettre au travail (et ce ne sera pas du gâteau).

Comment l’Etat empoisonne déjà la vie des employeurs

Dans cette situation recouverte aujourd’hui par une chape de silence soigneusement entretenu (merci les medias subventionnés), l’Etat empoisonne d’ores et déjà la vie de l’entrepreneur.

Pour ceux qui recrutent des étrangers en situation régulière mais provisoire, il y a d’abord la séance annuelle extrêmement pénible de renouvellement des papiers. Quand ton salarié t’explique qu’il doit se rendre à la Préfecture pour renouveler sa carte de séjour, tu sais déjà que le pauvre gars va te flinguer, bout à bout, une bonne semaine de boulot, puisque la règle scrupuleusement suivie dans les services de l’Etat est de rendre le service le plus dégueulasse possible aux demandeurs, histoire de bien les décourager.

La procédure est donc bien rôdée. Ton salarié se pointe à six heures du matin aux portes de la Préfecture, où il s’agglutine dans le froid avec des familles équipées d’enfants en bas âge, et des tas d’autres gens qui forment une sorte de cortège de la misère mondialisée. Il attend là deux ou trois heures. Puis il entre, il prend un ticket, et quand il est reçu, le fonctionnaire qui examine son dossier fronce les sourcils en lui expliquant qu’il manque un papier ou qu’il y a un problème trouvé le matin sous le sabot d’un cheval, et ton employé revient au bureau la queue entre les pattes en expliquant qu’il doit y retourner le lendemain.

Ce petit jeu peut durer plusieurs jours, parfois plusieurs semaines si rien n’y est fait. Donc, si, comme moi, tu ne prends pas ton téléphone pour engueuler le secrétaire général de la Préfecture et lui expliquer que tu vas révéler ces dysfonctionnements dans la presse (ce qui permet de résoudre le problème en quelques heures, d’ordinaire), tu entres dans la phase de précarité. Ton salarié bénéficie alors d’un récépissé de demande qui ouvre la porte à toutes les folies et les aventures et fait potentiellement de toi un criminel qui aide un sans-papier. Et si ton salarié ne magouille pas avec une association de sans-papiers pour s’en sortir, tu risques gros…

Quand la paresse des policiers nationalistes te fait plonger

Je lis dans Le Monde ce papier sur un policier « lanceur d’alerte » au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, près de Roissy:

Dans son rapport de 2015, le contrôleur général des lieux de privation de liberté s’inquiétait que « des attitudes mécaniques et indifférentes confinent trop souvent à l’inhumanité » dans les 24 centres de rétention du territoire. Il ajoutait que ceux-ci « constituent la catégorie de lieux de privation de liberté dans laquelle le comportement des forces de l’ordre fait l’objet des critiques les plus nombreuses ». Analyse que le brigadier ne renierait sans doute pas, lui qui dit effectivement avoir été « gêné », par le tutoiement pratiqué auprès des retenus, par ces « poubelles infestées de rats » qu’on « éloigne des zones de vie juste avant une inspection », par ces opérations de contrôle organisées au petit matin devant les gares « parce que ceux-là, ce sont des travailleurs, ceux qui se laissent embarquer sans se rebeller ».

Le rêve de tant de policiers, nationalistes ou non: des délinquants « qui se laissent embarquer sans se rebeller ». Être un héros, oui! mais sans risque et sans effort. Faudrait quand même pas casser l’outil, ni remettre en cause les avantages sociaux.

En attendant, toi, tu comprends vers dix heures du matin que ton salarié étranger ne vient pas aujourd’hui et n’est pas près de revenir, parce qu’un connard de flic l’a chopé à la sortie du métro, histoire de dire partout qu’il a sauvé la France de l’invasion islamique avant d’aller se faire sa belote avec les copains. Et tu es dans la mouise…

Bientôt une pénalisation des employeurs?

À force de stigmatiser le salutaire débat sur l’identité nationale, les intellectuels officiels ont créé une situation paradoxale. D’une part, toute allusion à un débat sur le sujet est devenue suspecte d’appartenance à l’extrême droite. De l’autre, une sorte de passivité totale s’est instaurée sur des attitudes inouïes des pouvoirs publics.

Ainsi, la multiplication des poursuites pénales contre les « complices » des étrangers clandestins ne suscite guère d’émotion particulière. Ici, c’est un « passeur » bénévole qui s’expose à dix mois de prison avec sursis. Là, c’est un universitaire qui a failli subir le même sort.

Les employeurs doivent ici prendre conscience du risque auquel ils s’exposent. Parce qu’à la différence d’un universitaire, ils seront, soumis aux mêmes poursuites pour les mêmes faits, suspectés d’avoir voulu tirer profit de la misère de ces étrangers. Et personne ne viendra les soutenir dans la détresse: ils seront bons pour la tôle en bonne et due forme.

25 commentaires

  1. Attitude libérale traditionnelle: qu’importe la couleur du salarié ?
    Et bien monsieur le partisan de Macron (les migrations sont une opportunité économique) vous avez tort et j’espère qu’on vous fera rendre l’argent de vos profits utilisés à faire suer le burnous allogène. Et ne me parlez pas de sites branchés programmés en scala par l’érytrhéen dont avez feint de ne point connaitre la turpitude: il s’agit bien de creuser des trous et de violer des blanches, nous ne l’ignorons pas et nous nous vengerons, nous les nations. Après, bien sur, et c’est sans doute ce que vous voulez dire, après avoir plongé dans la misère les blancs qui accepterons le sous salaire de vos sur profits.
    Pardon de plonger dans le mélanchonisme, mais je suis filloniste. Le gaullisme social, c’est ça.

      • Pour être plus clair, il me semble que vous défendez l’attitude « libérale » typique envers les migrations. Il s’agirait d’une « opportunité économique » (c’est ce que dit Macron), qui permettrait de mieux « choisir » ses employés.
        L’exemple de l' »africain » (spécialement) point encore vérolé par la recherche des avantages sociaux est typique et sans doute la vraie raison. C’est ce que je voulais dire par « surprofits » et « suer le burnous ». Et bien dire cela me parait absolument honteux.

        Bien évidemment vous ne considérez pas l’intérêt global de la nation à faire venir, en période de chômage, des « africains »: des emplois non qualifiés supplémentaires, qui augmentent à terme (une fois l’africain vérolé par les avantages sociaux) le chômage et la criminalité, c’est ce que l’erreur géopolitique des années 80 a démontré et que vous voulez continuer.
        Quand aux emplois qualifiés, ils sont très surfaits, les érythréens sont peu versés dans la manipulation des ordinateurs, et les syriens venus avec famille, à part égorger des animaux vivants, ils manquent de soin dans la dentelle. Importer des bas salaires est une erreur catastrophique: elle pérennise l’absence de robots et crée un sous peuple méprisé. Même à la deuxième génération, celui ci a du souci à se faire et oui sa présence en France est compromise à terme.
        Bien sur les nationaux vont se venger, et aussi bien sur des employeurs de ces gens là et vous semblez vous en plaindre.
        D’abord ils vont faire des quotas votés par le parlement, cela fera des lois dont la violation sera pénalisée, et vous semblez vous en plaindre.

        Quand aux protecteurs et convoyeurs de migrants, alors ceux là!

          • La c’est moi qui ne comprends rien…
            D’abord le « grand remplacement » n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu, le problème est d’une autre nature.

            Ensuite ce que vous dénoncez avec des larmes dans la voix, doit au contraire s’accentuer: la pénalisation des « entrepreneurs » (des esclavagistes complices des passeurs) et des humanitaires (ceux qui font faire des économies aux passeurs en nourissant leurs esclaves) est absolument indispensable, et voir tous ces débiles partager les rats des prisons qu’ils nous remplissent me réjouira. Dommage qu’on ne puisse pas les foutre dehors aussi.
            Ah pardon, si les types qu’ils ont aidé ou employé sont envoyés par l’état islamique, on pourra les condamner à 30 ans de prison!

            Pour finir, l’immigration légale non contrôlée et l’accueil des migrations illégales en provenance des tiers monde sont des erreurs géopolitiques majuscules. Chômage et criminalité excessifs en sont la preuve.
            Ne vous soumettez pas aux fantasmes vicelards de Renaud Camus, tout n’est pas perdu: quotas d’entrées, pénalisation des illégaux et de leurs soutiens, expulsions des familles illégales sont des politiques à mener.

          • Eric Verhaeghe dit

            La réalité est autre. Je prends un exemple: je cherche un stagiaire en développement informatique. Je n’ai aucune candidature venant de France, mais deux candidatures venant de Tunisie. Chaque offre de recrutement permet de vérifier que 80% des candidats sont issus de l’immigration. Dans le BTP, les seuls candidats aux offres sont des étrangers. Les exemples de ce type sont pléthore. Alors, on fait quoi?

        • « Les exemples de ce type sont pléthore. Alors, on fait quoi? »

          J’ai le même problème. Pour fixer les idées, 26 % de la classe d’âge moins de 25 ans est au chômage en France et 7% en Allemagne. On fait quoi?
          Je vais vous le dire. Pour ce qui vous concerne, comme je suppose que vous cherchez plus dans l’informatique que dans le BTP, vous devez aller dans les établissements de formation vous faire connaitre et draguer les petits jeunes en leur offrant des stages bien payés et intéressants. Si vous avez de l’abattage à faire, posez vous des questions et trouvez un moyen de générer votre code automatiquement, l’intelligence artificielle c’est pas fait pour les chiens et ça intéresse les diplômés.
          Les systèmes officiels ne fonctionnent plus, tout se fait en direct, par contact personnel. L’apprentissage, l’emploi en alternance des formations deviennent la règle. C’est ce qu’a fait l’Allemagne, c’est ce qu’il faut faire dés l’année prochaine, à fond, et dans tous les domaines.

          Les seuls à croire à l’apec etc sont précisément les immigrés, avec le soutien du système public, qui est en train dévisser.
          Un conseil: les immigrés qualifiés ne le sont souvent pas tant que ça; ils se rassemblent pas paquets là où on ne les discrimine pas trop et cela se voit. Ils sont aussi souvent plus intéressés par leur promotion sociale que par les sujets qu’on leur propose et cela se voit. Et puis franchement, vous vous voyez travailler avec des filles voilées et des capucins qui jeunent ?

        • Je ne comprends toujours pas bien ce que vous dites.
          L’immigration est au chômage et bien plus que les natifs parce qu’on ne peut ni ne veut travailler avec elle. Donc ne dites pas qu’elle « remplace » les blancs, le chômage affecte la société française dans son ensemble parce que les entreprises sont écrasées d’impôts et de règlements et n’investissent pas.
          Simultanément, il y a installation dans la société d’un état global de dépendance à l’assistanat (c’est peut être ce que vous voulez dire) qui ferait que certaines entreprises auraient du mal à trouver des employés dans certains cas (ceux que que vous citez). Je ne vois absolument pas ce qui expliquerait une meilleure capacité à l’emploi dans l’immigration, or bien au contraire, celle ci est PLUS au chômage.
          A moins que vous ne parliez des illégaux, évidemment super motivés pendant les dix ans de leur période « sans papiers » prix à payer pour la « régularisation » ? Si c’est le cas c’est honteux et on doit vous poursuivre avec la plus grande sévérité.

          Encore une fois, l’immigration ne sert à rien, et se trouve un mauvais calcul. Car on doit pouvoir, en empêchant l’assistance exagérée, forcer les plus pauvres des blancs à faire les tâches peu payées dont on a besoin, et on doit éviter de subventionner les emplois mal payés dont le trop grand nombre bloque le développement de l’automatisation.
          Pour finir, les peuples ne se mélangent pas, jamais. Ils cohabitent, et parfois se séparent, l’afrique du nord connait ça.

  2. yoananda dit

    On aurait donc besoin des clandos et des immigrés pour faire tourner la boutique. Vous avez bien appris la leçon Attalienne.

    Le problème c’est que 2 générations plus tard, les enfants des premiers arrivants agressent votre gamine dans un parc.
    Conclusion : il suffirait de renvoyer ces petits enfants au bled, et quand les arrières petits enfants des premiers immigrés auront connus la misère ils seront tout content de revenir jouer les esclaves pour les vieux blancs. Et 2 générations plus tard quand les gamines des vieux blancs se feront violer, il suffira à nouveau de renvoyer au bled les turbulents. Et de continuer comme ça pour fabriquer du pauvre motivé régulièrement.

    Si c’est y pas beau le libéralisme ?

    C’est à se demander comment ces faignasses incompétentes de français (pays de fonctionnaires) ont réussi à construire le pays … les cathédrales, toussa toussa.
    Ha oui, c’est grâce aux zimmigrés Portugais, Roumains et compagnie !
    lol

    Je ne sais pas dans milieu professionnel vous évoluez cher Eric, mais vous faites des généralités qui sont démenties dans de nombreux secteurs… africains plus compétents et motivés que les français … lol

    Ou alors vous vous plaignez que les boniches blanches ne savent pas faire « d’extras » pour libertins ?

    A se demander aussi pourquoi l’Afrique est en retard de développement.

    Ha oui, pardon, c’est parce qu’on leur a volé leur richesses, nous les faignasses françaises !

    La boucle est bouclée.

    Vous n’avez plus qu’à aller vivre en Afrique dans ce cas. Tiens, en Somalie par exemple. La bas, pas d’état pour vous ennuyer, pas de sécu pour vous pomper, et plein d’africains compétents, motivés et débrouillards. Le paradis libéral sur terre.

          • yoananda dit

            Eric,
            je dois nuancer mes propos. Il y a un effet « loupe » à l’oeuvre (je parle donc dans ma branche pro): les blancs trouvent plus facilement du boulot… du coup, on les vois moins postuler puisqu’ils sont vite casés. On se retrouve donc avec des tonnes de candidats africains qui postulent partout et donne une impression de « survolume » pas forcément parce qu’ils sont plus nombreux ou motivés, mais parcequ’ils candidatent plus. Tout le monde reçoit leur candidature et on a une impression d’être submergé par les africains.

            Je ne sais pas dans quelle mesure ça déforme la perception réalité du marché du travail : quelle est leur proportion réelle (dans mon secteur du moins), et à quel point ça donne aux patrons l’impression qu’ils sont nombreux et les seuls à postuler (alors qu’en fait, c’est juste le bas du panier, les blancs se sont déjà recasé, parfois par cooptation avec leurs anciens collègues), dans quelle mesure c’est une nouveauté générationnelle.

            Qu’en pensez vous ?
            [Je précise que je ne parle que de mon domaine, pour les autres, je ne sais pas]

          • Eric Verhaeghe dit

            C’est en effet possible, mais mon sentiment est plutôt que les « blancs » sont globalement plus diplômés et plus intéressés par les grandes entreprises institutionnelles. Au passage, on notera que la France produit environ 100.000 diplômés en mastère 2 chaque année, dont 60.000 sont absorbés par la fonction publique. Le vivier de diplômés « blancs » est donc en réalité très limité.

          • yoananda dit

            Oui, je ne parle pas en général, mais pour ma seule branche 😉
            Ailleurs, ce que vous décrivez est très possible, mais bon, moi, j’ai constaté que la motivation était surtout pour être embauché. Une fois le CDI acquis … ils comprennent vite de quoi il retourne 😉
            D’ailleurs ça se confirme dans les chiffres INSEE des aides sociales. (faut lire entre les lignes, mais les pauvres immigrés africains touchent 2X plus d’aides sociales que les pauvres non immigrés)

  3. Pierre dit

    Je dois reconnaître que le commentaire de Yoanada fait sérieusement mouche (on se souvient de l’épisode de l’agression dans le square).

    L’erreur d’Eric est ne prendre qu’un tout petit bout du problème : les blacks au black si j’ose dire qui font la plonge ou les mamas employées dans des sociétés de nettoyage.

    Vous avez raison. Mais c’est un tout petit bout de la big picture. Le problème de l’immigration est beaucoup plus vaste.

    Et il ne peut pas être nié, ni même relativisé en parlant des quelques sans papiers qui bossent comme des fous, au black, et des pauvres patrons qui les exploitent.

    De la manière qu’il est très réducteur, voire même franchement idiot (pardon) de mettre en opposition le petit entrepreneur et le « blabla nationaliste ».

    Un petit entrepreneur peut très bien employer un clando… tout en comprenant la portée et l’importance fondamentale, vitale, du « blabla nationaliste ».

    Enfin, quand vous parlez de « pénalisation », là franchement vous êtes dans l’erreur : le bobo universitaire a été relaxé (bien entendu) ! Si il y a un truc qui n’est pas PENALISE en France, dans les faits, c’est bien l’aide aux clandos, l’aide aux filières (pseudo associations, et tout le tralala) sans parler de tous les collabos qui font la promotion maladive de l’ouverture des frontières, du « vivre ensemble », et de toute cette folie suicidaire.

  4. amike dit

    Vous avez raison : il y a un problème d’offre en France, d’offre de force de travail.
    C’est un problème d’enseignement, (apprentissage…), de service publique (la fausse gratuité), de salaire net et autres…

    Il y a aussi le problème du CDI : C’est un peu comme le loueur qui s’étonne que les locataires qui frappent à sa porte n’ont pas le sou. Mais s’ils avaient les moyens, ils achèteraient ! Comme toute autre manière de capitaliser est risqué, on choisi le bâti. Comme un CDI est une garantie, les bons employés prennent difficilement le risque de changer leur poste, leur région, quitte à manquer d’ambition.

    PS: Ce n’est pas pour autant que je soutien Macron sur les démissionnaires qui auraient droit au chômage.

  5. SK dit

    Ce post offre l’avantage de proposer un point de vue trop peu présenté, celui de l’entrepreneur d’une petite/moyenne structure.

    En revanche, le propos me semble un brin caricatural. Le Français qui tient à ses droits et ne donne pas une minute à l’entreprise, contre l’immigré qui ferme sa gueule et travaille beaucoup. Mon entourage est rempli d’anecdotes inverses: des gens « contaminés par les l

    Quelle conclusion nous faudrait il en tirer? Faciliter l’embauche des étrangers car ils travaillent mieux? Ou est-ce parce que l’  » idéologie de la protection toute puissante en France »?
    Le propos implicite de votre article me met mal à l’aise, car selon vous les salariés nationaux ne seraient pas aussi bons et investis à cause de cette idéologie. Mais qu’entendez vous par là?

    Petit rappel historique: cette idéologie est née du fait qu’en l’absence totale de régulation, le travail des enfants, l’absence de repos suffisant pour assurer non pas un repos mais une santé personnelle stable, ou encore les salaires ne permettant pas de vivre sont une norme.
    Vous avez le droit de défendre le libéralisme, qui est lui aussi une idéologie dont les échecs sont nombreux et dramatiques. Mais en vouloir aux Français d’avoir une conscience des rapports de force dans le travail, et de ne pas être soumis à une entreprise auquel ils devraient tout donner sous prétexte qu’on les emploie, c’est de la mauvaise foi.
    Enfin, si vous voulez faire travailler quelqu’un plus de 35h, apprenez à le payer au lieu d’estimer que la motivation et l’investissement doivent se traduire par du travail gratuit. Pleurer sur les trop nombreuses heures et galères de l’entrepreneur ne changera rien, c’est votre choix de vie et pas le leur!

  6. Popeye dit

    A-t-on besoin d’une main d’oeuvre étrangère qualifiée?
    Je pense – intuitivement, c’est difficilement démontrable – que ce n’est pas le cas, si et SEULEMENT SI, j’insiste sur cette condition explicitée par Eric Verhaeghe.
    « …Ou alors on assume une sévère explication de texte auprès des « Français » pour les remettre au travail (et ce ne sera pas du gâteau). … »
    Et comme il n’y a pas de responsabilité sans liberté, tout autant qu’il n’y a pas de liberté sans responsabilité, cette « explication de texte » impliquera pour l’état de sérieusement se dégonfler, et faire bien ce qu’il est seul à pouvoir faire et ne pas faire le reste. Et de ne pas faire ch…suer les français. Vive Pompidou et son « arrêtez d’emmerder les Français »!
    En gros, chacun chez soi, Dieu pour tous et les vaches seront bien gardées.
    Oui mais voilà, ce programme est fort loin du très marxisant « à chacun selon ses besoins, et les contributions de chacun selon ses possibilités » pierre angulaire de notre Sécurité Sociale nationalisée, obligatoire et incontournable depuis 45. (d’aucun diraient totalitaire…)
    C’est pas politiquement correct de le dire, mais la mise en oeuvre du versant « sécurité sociale » du programme avec carte blanche laissée aux Camarades du plus stalinien des Partis Communistes de l’époque (et de nos jours?) n’est pas la plus grande des réalisations du Général De Gaulle.

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