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Decodex: le Monde peut-il impunément dénigrer ses concurrents?

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Le Monde a lancé le Decodex, un site qui indique quelles sont les bonnes publications à lire sur Internet, et quelles sont celles dont il faut se méfier. Dans la pratique, tous les sites subventionnés par le ministère de la Culture employant des journalistes titulaires d’une carte de presse (selon les conditions de remise de laquelle il faudra un jour se pencher: ce sera pas triste!) sont renseignés comme fiables. Tous ceux qui sont indépendants sont suspects de complotisme ou de diverses turpitudes dès lors qu’ils ne délivrent pas la parole officielle. C’est le cas des sites de mes amis Simone Wapler et Olivier Berruyer.

Cette seule classification permet de mesurer l’intelligence et la pertinence de cet outil baroque qui décrédibilise encore un peu plus une vieille dame de la presse papier qui n’en finit pas de sombrer.

Sur le fond, il me paraissait indispensable de replacer le sujet moins dans sa dimension politique (après tout, le Monde a bien le droit de violer son principe d’impartialité en disant qui sont ses chouchous et qui sont ses ennemis).

Le Monde, une société commerciale qui reçoit des subventions publiques

Rappelons d’abord un point que le petit milieu connaît bien: Le Monde est abondamment subventionné par l’Etat. Selon les chiffres cités par Le Monde lui-même (mais minorés cette année par le ministère de la Culture), cette société de presse reçoit chaque année plus de 15 millions € pour rester en vie. Quand on se souvient que le quotidien, qui réalise un chiffre d’affaires autour de 350 millions €, est détenu par le trio Bergé-Pigasse-Niel, on mesure une fois plus que le budget de la Culture ne profite pas aux plus pauvres. Bien au contraire.

On mesure aussi que l’Etat apporte bon an mal an environ 5% du chiffre d’affaires du Monde. L’Etat, c’est-à-dire le contribuable bien entendu.

À trop tirer sur la corde…

Manifestement, cet avantage objectif extrêmement important ne suffit pas au Monde pour équilibrer ses comptes et développer son activité de société de presse. Alors qu’il bénéficie d’une aide que l’on cherchera tôt ou tard à qualifier d’aide d’Etat devant la Commission Européenne, il faut maintenant que ce chouchou du pouvoir tire à boulets rouges sur ses petits concurrents du Net.

Mais jusqu’où ses gougnaffiers qui vivent sur notre dos pousseront-ils la provocation?

Ce sont les internautes qui ont financé le Decodex

Car, soyons clairs, le fameux Decodex n’est pas un outil financé par le Monde, mais par le contribuable. Sans les subventions de l’Etat, on imagine mal que les actionnaires du journal aient accepté de payer de leur poche cette opération, alors que le titre perd de l’argent. Donc, maintenant, tu paies directement des outils qui te prennent pour un crétin ou qui t’explique que ton site est nul. Mais on rêve là?

Et en plus, ce sont des journalistes payés par des militants du PS qui viennent t’expliquer ce qu’il faut lire ou pas.

Un dénigrement commercial caractérisé

Imagine-t-on Coca-Cola dresser la liste des boissons bonnes ou pas pour la santé ? Imagine-t-on Coca-Cola lancer un site Internet qui recommande de ne pas boire du Breizh Cola ou du Corsicola parce que ces boissons seraient dangereuses, ou contrefaites?

Imagine-t-on Renault lancer un site déconseillant de rouler en Volkswagen parce que le moteur des voitures allemande serait plus polluant?

Bien entendu, ces marques peuvent toujours s’essayer à dénigrer leurs concurrentes sur des bases qui leur sont propres. Mais elles auront rapidement à faire à quelques procédures juridiques.

S’agissant du Monde, le dénigrement est si massif, et la mauvaise foi des auteurs est si caractéristique, qu’une action de groupe de tous les sites victimes de cette pratique toxique mériterait d’être menée. Ne serait-il pas amusant que toutes les victimes se coalisent et demandent in fine au Monde une réparation du préjudice qui mettrait le journal en faillite?

Je m’en réjouis par avance.

La réaction nobiliaire une fois de plus à l’oeuvre

Une fois de plus, donc, l’ancien monde (sans mauvais jeu de mots) et son aristocratie décadente livre des combats d’arrière-garde pour sauver leurs privilèges.

Jusqu’au jour où…

8 commentaires

  1. Le Monde n’est plus un journal au sens strict: c’est une officine qui place ses journalistes dans le centre du pouvoir, qui raconte n’importe quoi, et qui recèle et exploite au nom du secret des sources, des document confidentiels en violation de toutes le secrets judiciaires.
    Des éditoriaux tendancieux au service de ce que la gauche a de plus partisan et de plus corrompu. Qui lit ce torchon ? Les lecteurs de Libé?
    Subventionné à mort il vit sous perfusion et ne mérite pas de vivre. Ses journalistes sont des gauchistes perdus, déclassés et remplacé par la gratuité de l’internet. Journaliste ? Ce n’est un métier que par la scandaleuse réduction d’impôts que ces misérables continuent de percevoir pour l’emploi fictif qui consiste à désinformer. Journalope, voilà l’occupation de ces singes.

  2. Citoyen dit

    Hé oui, c’est ça qu’il y a de « bien » en Socialie …. C’est qu’ils se sont auto-proclamés les bien-pensants (les détenteurs et dépositaires de « LA » vérité) … Et donc, les autres, qui ne pensent pas comme eux, sont nécessairement des mal-pensants ! Bien sûr … C’est clair, pratique, et facile de s’y retrouver.
    Sur ce postulat, la folle du Poitou a décrété qu’il fallait mettre des pastilles de couleur, pour différencier les véhicules qui (selon eux) avaient le droit de rouler (au Boboland), et tous les autres qui polluaient (ceux des gueux).
    Forts de cette avancée magnifique dans la fabrication d’un monde nouveau (avec jeu de mot), les penseurs de Socialie, ont imaginé qu’il était temps de différentier, avec des pastilles de couleur, ceux qui pensent bien et qui l’écrivent, et ceux qui pensent mal et qui ont l’outrecuidance de s’exprimer, selon les critères de Socialie (bien sûr) !…. (En 40 aussi, il y en avaient qui déjà portaient des pastilles de couleur) ….
    Tout cela, avec une base juridique solide (comme toujours en Socialie) …. Ceux qui pensent mal, portent préjudice à ceux qui pensent bien !… Il faut donc y mettre un terme !!
    Le preux chevalier, au bâton de Bergé, s’est donc auto-mandaté pour mener cette difficile croisade … Il va distribuer les pastilles !…. Selon ses propres critères …
    Un jour, il va bien falloir coller une pastille noire sur le front de tous ces co…rds de gôche, pour indiquer au reste de la population que ce sont eux intellectuellement les plus pollués, et donc les plus polluants !

  3. Hermodore dit

    Le Monde n’est que l’organe de propagande d’une secte millénariste qui s’est, depuis longtemps, proclamée défenseur de la Justice et du Bien alors qu’elle ne vit, comme toutes les sectes, que du mensonge et du refus d’admettre d’autres possibilités d’agir et de penser que celle qu’elle préconise.
    Le Monde ne veut pas de la société ouverte, il veut une société obstinément fermée à l’altérité, soumise à son seul contrôle et son droit de veto, il veut la dictature de l’information pour éliminer tous ceux qui contestent ses dogmes.
    Le Monde est un journal religieux dispensant ses sermons à des Philistins moralisateurs étouffant sous le ressentiment, qui voient leur chapelle se vider jour après jour .
    Il faut refuser cet odieux diktat du net au profit de Tartuffe menteurs, avides d’argent « public », celui des autres.

  4. Ikes dit

    C’est fascinant de voir des gens que ne sont ni des imbéciles ni des incultes activer une censure qui ne dit pas son nom, sans aucun état d’âme ni de recul historique.
    En plus, ils le font de manière à ce que seul soit responsable de l’utilisation des informations fournies. l’utilisateur du « Décodex » .
    « nous on vous donne notre avis, mais vérifier par vous-même » .
    ils doivent quand même être conscient qu’ils vont en plus activer un effet « Streisand »

  5. Jiff dit

    Le plus important, ça n’est finalement pas qu’un torche-cul prétende faire sa petite loi sur un medium qu’il ne maîtrise pas, dans tous les sens du terme, mais bien l’émergence au grand jour et à grand renfort d’argent des contribuables d’une police de la pensée unique. Ça commence comme ça, conjointement aux récents « stages de citoyenneté » (ça sonne sans doute mieux que rééducation, mais je vous rassure, après un démarrage soft, ça sera bientôt kif-kif), et tous les réfugiés de l’ancien bloc de l’Est encore vivants vous apporterons exactement la même vision (vécue) de la finalité… et de la fin…
    Ça n’est même pas pitoyable, c’est juste navrant.

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