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Quelques brèves de comptoir sur François Fillon et les entrepreneurs

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Quels dégâts les frasques de François Fillon ont-elles causé dans l’esprit des entrepreneurs? En dînant en ville, hier (en l’espèce dans l’une de mes cantines proches de l’Etoile), j’ai eu la surprise d’en mesurer quelques effets. L’ensemble interroge sur la difficulté très particulière que présente cette élection présidentielle.

Fillon et sa communication déceptive

Donc, après le dessert, le patron du restaurant prend le temps de venir me saluer. Il veut parler politique et « prendre la température » de la situation. Il a une question et une seule: peut-on encore voter François Fillon? Et c’est en l’écoutant qu’on peste.

Sur le fond, les histoires du Penelopegate ont peu d’impact sur les entrepreneurs. Souvent, ces derniers ont pratiqué le système du conjoint collaborateur (statut qui mériterait d’être remis sur le métier un jour). Ils n’ont donc pas d’état d’âme principiel face au travail en famille. Celui-ci leur paraît même souvent une façon tout à fait normale de vivre.

Lorsque le Canard a divulgué les informations concernant Pénélope Fillon, le candidat républicain jouait donc sur du velours auprès des entrepreneurs. Il disposait même d’un boulevard pour expliquer que, comme n’importe quel entrepreneur, il préférait travailler en famille. Malgré cet avantage, Fillon semble avoir gâché ces chances, pour deux raisons au moins.

Premièrement, la communication de Fillon a été cataclysmique. Se précipiter (avec force déclarations sur le mode du « j’ai confiance dans la justice de mon pays ») au Parquet Financier avec des fiches de paye supposées établir la réalité du travail effectué par Pénélope était étrangement naïf quand, quelques semaines plus tard, le même François Fillon conteste la légitimité du même Parquet à mener cette enquête. Entretemps, Fillon a crié au complot, donnant le sentiment qu’il avait quelque chose à cacher.

Deuxièmement, et c’est la conséquence du point ci-dessus, Fillon a, à son insu, dévoilé des postures que ses électeurs n’imaginaient pas. Quand Fillon s’engouffre dans les locaux du Parquet en apportant des « preuves » du travail effectué par sa femme, il révèle aux entrepreneurs qu’il ne soupçonne rien de ce qu’est un contrôle URSSAF, et qu’il ne comprend manifestement pas qu’un employeur doit, dans la réglementation française, répondre de tout (et même au-delà) dans son entreprise.

Le restaurateur que j’avais devant moi hier soir a découvert que son candidat fétiche à la présidentielle n’avait pas la moindre idée de l’enfer vécu chaque jour par les entrepreneurs, et qu’il entendait bien ne rien y connaître. Et cette déception-là, elle est compliquée à gérer.

Les entrepreneurs ne voteront pas Macron

Malgré cette sorte de torpeur qui a frappé les entrepreneurs en suivant le déroulé des dernières semaines, les entrepreneurs ne voteront pas Macron pour autant.

Là encore, le restaurateur qui me faisait l’amitié de venir papoter m’a sorti la phrase qui tue: « je ne comprends rien à ce que dit Macron », m’assène-t-il. Il visait, ce faisant, deux travers déjà pointés sur ce blog, qui dominent dans la candidature Macron.

Premier travers: la girouette. La technique du « un coup à droite, un coup à gauche » permet de faire carrière dans la fonction publique et dans la banque d’affaires, en évitant d’attacher au fond de la poêle et en restant suffisamment souple pour éviter les rochers dans les tempêtes. En politique, et spécialement pour une candidature à la présidentielle, la ficelle est trop grosse pour durer. Il faut un moment se fixer un cap et s’y tenir, en acceptant de se faire des ennemis.

Deuxième travers, conséquence directe du premier: Macron est aseptisé. Il n’a pas d’odeur. Il est plastiquement très réussi, mais c’est un produit marketing, sous contrôle, normalisé ISO 9001. Or les Français aiment une gueule burinée par les épreuves, un gars qui commet des erreurs et s’en repent, un tempérament qui sait se lâcher la bride. Pour y parvenir, généralement, les candidats se dotent d’un programme qui les ancre dans le réel, qui les parfume avec ces effluves du terroir qui permettent de se dire: celui-là est digne d’être le premier des Français.

Macron, lui, veut rester (trop) propre sur lui.

Les entrepreneurs ne voteront pas Le Pen

Quand au Front National, pas la peine d’y penser, et d’ailleurs Marine Le Pen ne se fait aucune illusion, me semble-t-il, sur ce sujet. C’est pourquoi elle ne s’est pas réfrénée dans l’étatisation de son programme. Autant Le Pen Jean-Marie pouvait se revendiquer d’une forme de libertarisme, autant Le Pen Marine est ancrée dans une vision finalement très à gauche de l’économie française. Elle ne veut pas toucher à la sécurité sociale. Elle ne propose pas de réduire la taille du service public. Elle ne s’engage pas sur le 3%. Elle ne propose aucune réforme de structure.

Pire, elle propose des taxes nouvelles, comme celle sur les travailleurs étrangers, qui constitue une véritable catastrophe. Les entrepreneurs savent en effet combien il est difficile de trouver des Français à recruter – je veux dire des Français qui n’expliquent pas dès l’entretien d’embauche qu’ils ont un chronomètre greffé dans la main et que sous aucun prétexte ils ne dépasseront les trente-cinq heures. Aujourd’hui, la plupart des entreprises sont obligées de recruter des étrangers, faute de natifs disponibles et productifs. Pour l’ignorer, il faut vraiment être très, très loin des réalités du pays.

Compte tenu de ce décalage, on voit mal les entrepreneurs adhérer au discours du Front National.

Fillon malgré tout et sans illusion

Donc, les entrepreneurs voteront Fillon, majoritairement. Malgré tout, c’est-à-dire malgré les affaires. Cette résignation s’explique par l’urgence des réformes en profondeur. Chaque jour, je reçois des messages d’épuisement adressés par des entrepreneurs qui ne supportent plus l’avalanche de documents, de formalités, de complications, imposées par les services de l’Etat ou les services de sécurité sociale. Le dédale bureaucratique dans lequel les entreprises françaises doivent survivre devient insupportable.

Faute de mieux, les entrepreneurs parient sur Fillon pour dégraisser la viande et permettre aux chefs d’entreprise de faire autre chose que de la paperasse à longueur de journées.

Quelles sont désormais les chances objectives que Fillon conserve de gagner la présidentielle? Les entrepreneurs l’ignorent mais ont la conviction qu’elles sont moindres qu’il y a trois mois. Et pour eux, les regrets sont à la hauteurs des enjeux en train de leur passer sous le nez.

24 commentaires

  1. serge dit

    Le problème de chaque candidat, en particulier ceux qui ont les faveurs des « entrepreneurs », est qu’en général ils ont un paquet de décennies de mauvaise habitude. En l’occurrence avoir participé à l’élaboration des logorrhées législatives que tout un chacun conspue, à leur mise en application erratique et à leur oubli en rase campagne sans se préoccuper de leur analyse de pertinence. Si on y ajoute le fait que ceux qui fournissent les données et le mode opératoire sont les hauts fonctionnaires qui se tapent totalement de qui est ministre et/ou président, vu leur « continuité » de service public, l’un ou l’autre c’est pas gagné. Au moins on pourrait appliquer un mécanisme à l’américaine de changement de (haute) administration lors de nouvelle gouvernance de l’Etat.

  2. Pierre dit

    Dire qu’ils ne voteront pas pour Macron…. c’est enfoncer la fenêtre ouverte (à double battant).

    Mais au sujet du FN, vous faites une grosse erreur…

    Dans les « entrepreneurs » vous mettez qui ? Les quelques startupeurs dégénérés « Macron like » ?

    Les quelques pseudo patrons du CAC 40 fans de la mondialisation ? Ou encore les « patrons » à la tête de boîtes « éthiques » qui passent à la télé ?

    Ou les pauvres types qui ont… des commerces, au RSI ?

    Ces derniers voteront MASSIVEMENT pour le FN. CQFD.

    Rien de neuf sous le soleil hein… Poujade. Ca fait un bail.

    Vous n’avez pas encore (malgré 40 ans d’expérience) intégré le fait évident : les gens ne parlent pas de leur vote pro FN.

    C’est comme ça. Quarante de lavage de cerveaux et de terrorisme gauchisant. On peut le regretter… mais c’est un fait.

    Donc votre pote restaurateur… vous A BALADE selon toute vraisemblance.

    Je me permets donc de vous corriger : les « entrepreneurs » voteront Marine… comme tous les gens dotés encore de 2 neurones qui peuplent ce pays.

    Fillon de ce point de vue ne pèse pas lourd. Et ce n’est pas le problème de sa bonne femme… C’est tout simplement un problème de caractère : Filloff est faible. C’est une femmelette qui n’ose pas déplaire fondamentalement. Il est faible. Il pleurniche. Il est caliméro.

    Marine -elle- a des cojones. Comme son père.

    C’est le SEUL point sur lequel Moncon a raison : le programme les gens S’EN TAPENT. Dire « Marine est étatiste, bouh en tant qu’entrepreneur je ne peux pas voter pour elle »… est totalement grotesque.

    Ils veulent juste le retour du régalien et l’arrêt du suicide migratoire. Le retour au BON SENS.

    • Citoyen dit

      Le constat est globalement réaliste …
      « Ils veulent juste le retour du régalien et l’arrêt du suicide migratoire » … C’est probablement les points qui seront retenus en premier …. Sauf que, sur le second point, depuis peu pour MLP, l’islam est devenu compatible avec la république … Et là, à vouloir faire des grands écarts hasardeux, pour récolter des voix, il y a un risque de se faire mal ….

    • Fred dit

      En tout cas, en regardant son programme, c’est le moins mauvais qu’il nous soit proposé cette année.

      Les autres candidats ne proposent ou soit rien (Macron) ou que des programmes démagogiques (Mélenchon, Le Pen, Hamon entre autres).

      Je voterai donc pour le candidat du moindre mal, même si quelques affaires ont pu obscurcir le profil du personnage.

      • Balthazar dit

        Il y a peut être un gros gap entre un programme et l’action… au vu des casseroles que se traine ce monsieur, il y a fort à parier qu’il sera tenu en laisse, avec un colier serreur, par la haute administration et que les retours d’ascenseur qu’il devra rendre à ses « amis » et ses « sponsors » aboutisse à de la bonne et grasse connivence et une bonne coupe à ras de ce qui reste de richesses… suffit de voir comment il a mis en fermage son ancienne circonscription et la générosité de fimalac, ricol…
        Donc au mieux il fera du Chirac… 5 ans de plus de perdus

        • Fred dit

          Et bien tant pis… Vaut mieux un Chirac bis plutôt que des démagogues.

          Quant au capitalisme de connivence, il s’intéresse à tous les prétendants au rôle suprême.

  3. amike dit

    « taxes nouvelles, comme celle sur les travailleurs étrangers »

    Quand je pense qu’on nous disait qu’il reste beaucoup d’emplois qui ne seraient pas délocalisables… Exemple : la restauration.
    Hé bien non ! La preuve : il suffit de délocaliser le travailleur étranger !

    Le salarié qui pense voter Fillon et son programme rigoureux, est vraiment désespéré : pas de travailler plus pour gagner plus, un candidat dans sa tour d’ivoire, et les entrepreneurs qui veulent escamoter la classe salariale française, et ce, du plus petit local aux plus gros.

  4. Stephane dit

    A la présidentielle on vote avec en réserve la cartouche des législatives. Après 5 ans de gouvernement Hollande, je ne vois pas vraiment les électeurs donner une majorité à la gauche à l’ assemblée. Ceci met en évidence qu’ il n’ y a qu’ un seul candidat plausible, malgré les mauvaises odeurs de cette campagne.
    Macron n’ aura jamais une assemblée à sa pogne.
    Hamon….n’ en parlons même pas.
    Marine…? Ha ha ha!!
    Il nous reste le bon Fillon. Franchement je ne l’ envies pas, ce sera quitte ou double pour lui, il aura ses 100 jours…pour l’ instant je lui fais confiance.

  5. Rodolphe dit

    Donc vos sources viennent d un bistrot? Ça vole pas trop haut… le gargotier en bon vendeur vous a servi votre plat préféré tout simplpour ne pas perdre un client

  6. Le point de vue est amusant et montre bien la nature du problème, qui sauf erreur n’a vraiment été décrit que par Fillon justement: avant de parler des impôts il parle des procédures…
    Se passer pour des raisons morales du seul homme politique qui a compris (au moins un peu) ça serait vraiment dommage !

  7. Fred dit

    Travaillant pour une administration peu populaire, je peux vous garantir que les entrepreneurs doivent craindre le pire avec l’arrivée du « PAS » (je vous laisse deviner ce qu’il y a derrière cet acronyme…)

    Par ailleurs, le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu, qui est pour le moment excellent, risque de s’effondrer : en effet, que feront les entreprises en difficulté pour récolter l’impôt sur les revenus ?

    Bref, non seulement le « PAS » est une usine à gaz bourrée de tuyaux qui partent de nul part pour aller nul part, mais en plus il risque de fragiliser davantage les entreprises, notamment les petites, qui ne comprendront rien à rien face à ce nouveau mode de recouvrement de l’impôt sur les revenus.

    Quant aux syndicats, ils redoutent que le taux de recouvrement de cet impôt s’effondre au taux de recouvrement de la TVA, ce qui risque de représenter des dizaines de milliards de manque à gagner pour l’État.

    Il est vrai que notre État surendetté en avait bien besoin !

    Le contribuable lambda, quant à lui, risque de se faire plumer par l’État, oubliant de déposer la déclaration de revenus annuelle pour régulariser les taux de ses prélèvements à la source.

    En un mot, encore une idée qui sent le Sapin…

    • amike dit

      @fred: Les éditeurs de logiciels de paie n’en savent vraiment pas plus. Je suppose qu’ils espèrent à l’instar de la DSN, des reports d’application ou un démarrage symbolique.

  8. sergio dit

    Pour répondre à serge, Gorbatchev aussi avait pris de mauvaises habitudes, cela ne l’a pas empêché de réformer totalement son pays.
    pour répondre à Pierre, il faut avoir QUE deux neurones pour voter La Pen ! croire qu’elle va reformer le pays dans un sens libéral
    est « débile » (pour reprendre votre vocabulaire) , et d’ailleurs avec quelle majorité le fera t’elle.

    Avec elle et ses acolytes d’extrême gauche, c’est la faillite assurée.

    Quand à la différence entre M. Fillon et M. Macron, l’un a l’expérience du pouvoir et a jouit des possibilités financières qu’il offrait,
    l’autre n’en a pas, et n’a pas encore jouit des avantages qu’il procure, mais cela ne devrait pas tarder s’il était élu.

  9. Joseph Lefallher dit

    Qui a le plus à perdre d’une situation insurrectionnelle ?

    1) l’entrepreneur qui est habitué à gérer ses affaires et anticiper les coups durs .
    2) le bureaucrate qui ne vit que de ce que le résultat des prélèvements fiscaux lui reverse en bout de chaine ?

    Elire un socialiste de conviction ou un socialiste non assumé ? Bof. Profitons de cette élection pour envoyer le signal de la « colère ».
    Nos maitres ont le monopole de la violence, alors lâchons-nous car de toute manière il ne se passera rien.
    Comme le dit « Pierre » précédemment, et comme je l’entend de plus en plus, il y aura des surprises. Surtout après un scrutin du même genre aux Pays-Bas un moi avant.
    Les parasites institutionnels, le gouvernement-profond, a trop besoin de notre argent pour se laisser prendre le pouvoir.

    • gérard dit

      Le clientélisme c’est compliqué:une part importante de la population vit sur le dos de ceux qui travaillent.Cela va des ponctionnaires aux actionnaires,aux gros retraités, ou a ceux qui se battent pour avoir un poste a la mairie ou au conseil général.Ceux qui font des efforts sont une minorité.Ils seront de toutes façons perdants au niveau économique.Mais l’élection risque de se jouer sur un autre terrain que l’économie,et la,les majorités seront différentes

  10. Benoît dit

    Le parquet national financier risque d’avoir du travail la semaine prochaine :
    L’Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014… et on n’a pas encore regardé du côté du Sénat.
    J’espère qu’il va avoir la célérité qui convient, maintenant que la liste est diffusée.

  11. Jiff dit

    Je reste sur mon idée que la meilleure chose pour ce pays, vu son état actuel, serait une majorité opposée à la présidence, et donc, un pays « ingouvernable ». D’abord, parce que ça nous ferait des vacances, ensuite, parce que ça fermerait le robinet à vexations et conneries en tous genres de l’assemblée nationale et des pondeurs de réglementations débiles (pléonasme français), et enfin, parce qu’un gouvernement réduit à ne pouvoir régler que les affaires courantes serait sensiblement moins toxique que ceux des 40 dernières années réunis.

    Et qui sait, peut-être cela pousserait-il à l’émergence de quelqu’un de valeur qui ait l’étoffe de ceux qui ont relevé le gant avec brio par le passé (ehhh, on peut rêver; et puis ça n’est pas si farfelu que ça sociologiquement parlant;)

  12. GUS dit

    Communication « déceptive » . Cher Monsieur, le redressement national commence par la langue. Décevante, ou plus simplement mauvaise ne suffirait-il pas ? Quand je vois l’envahissement de la langue anglaise dans les rues de Paris, je me dis que ceux qui ont un problème d’identité nationale sont plus nombreux dans le centre de Paris que parmi les « arabes de banlieue ».

    Je me souviens d’une bonne blague racontée par un ami alsacien farceur. La différence entre les arabes et les alsaciens ? les arabes au moins, ils parlent français.

    Remplacer alsacien par bobo parisien ça marche tout aussi bien.

    Bien à vous

  13. 4pasfillonesque118 dit

    Le maintien de la candidature Fillon,envers et contre tout,est une atteinte à l’ordre public,un trouble à l’ordre public.Ce scandale qui porte atteinte aux institutions de la France (reposant sur la loi)et à l’Etat de droit (la République ne saurait être dirigée par un délinquant)déshonore la France en la faisant passer pour une république bananière ce qu’elle n’est pas.Le député Fillon est soupçonné d’avoir détourné de l’argent public durant une longue période et sur une échelle qui n’est pas négligeable (plus d’1 million d’euros).Le député Fillon est soupçonné d’entretenir de façon calculée,préméditée et systématique des relations intéressées avec des groupes d’intérêts (« conflits d’intérêts »).Le député Fillon est soupçonné d’avoir érigé le népotisme en système.Dès lors manifester sa désapprobation devient une nécessité,un devoir,une obligation politique et morale.Il y va de l’honneur de la République française et de sa réputation à l’étranger.En aucun cas la République française ne doit devenir un régime politique corrompu,méprisé et comparable à celui des régimes autoritaires.M.Fillon incarne cette décomposition de la démocratie française :il doit quitter la scène publique dans l’intérêt de la France.C’est aux citoyens d’en décider car les citoyens ne sont pas les sujets du « roi » Fillon.

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