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Déluge de boules puantes pour Emmanuel Macron

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Après la Blitzkrieg déclenchée contre François Fillon en janvier, c’est au tour d’Emmanuel Macron de passer sur le grill. Les boules puantes, comme on pouvait s’y attendre quand le Penelopegate a commencé, touchent le camp Macron à quelques encablures du scrutin. Pour l’ensemble du pays, la phase qui s’ouvre est délicate dans la mesure où les institutions devront prouver leur impartialité dans un contexte alourdi par les affaires qui frappent la droite.

L’affaire French Tech Night

En 2016, Business France a confié à Havas, sans appel d’offres, une soirée, la French Tech Night, à Las Vegas, pour un coût de près de 400.000 euros. Selon toute vraisemblance, une enquête confiée à l’Inspection Générale des Finances en décembre par Michel Sapin pourrait aboutir à qualifier les faits de délit de favoritisme.

L’ensemble de cette petite affaire est sorti ce matin dans le Canard Enchaîné. Reste à voir si le Parquet s’en saisira.

L’affaire du conseiller santé de Macron payé par Servier

Le 7 mars, un conseiller santé de Macron, Jean-Jacques Mourad, cardiologue de son état, a quitté l’équipe de campagne après des révélations sur ses liens financiers avec la laboratoire Servier. Les mauvaises langues noteront que Mourad Jean-Jacques est le frère Mourad Bernard, banquier proche de Drahi qui a intégré l’équipe de Macron en octobre.

Amusant, non?

L’affaire du patrimoine de Macron

Des questions peut-être plus fâcheuses portent sur la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, que la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique ne publie pas (plus? certains soutiennent l’avoir consultée sur le site il y a quelques semaines). Le journal Le Monde, désormais bien connu pour son attachement à l’ordre moral, s’ingénie à en minimiser la portée, ce qui est un signe infaillible d’une difficulté. Quand c’est flou, il y a un loup!

Dans la pratique, l’affaire est assez simple: les revenus mobiliers déclarés par Macron ne paraissent pas en rapport avec le patrimoine (moyen) qu’il déclare. Ce qui intrigue, c’est que cette bombe potentielle ne fait l’objet d’aucune opération de déminage de la part de l’équipe de Macron. Celle-ci est restée silencieuse sur les questions posées par la presse (notamment par Le Monde).

Macron dans le collimateur de Wikileaks?

D’autres boules puantes tomberont-elles dans le jardin de Macron avant les élections présidentielles? Personne ne le sait précisément, bien entendu… Mais Julian Assange a annoncé de prochaines révélations dans Wikileaks sur les relations entre Macron et Hillary Clinton. Bien sûr, rien n’exclut que ces affirmations relèvent de l’intox. Toutefois… la rumeur persiste d’une déstabilisation extérieure du candidat Macron, ourdie par un complot étranger.

Il faudra voir, dans les prochains jours, si ce risque se réalise.

Macron plombé par les ralliements des éléphants socialistes?

Pire que les boules puantes, on trouvera peut-être les relations d’amitiés et les ralliements en cours des éléphants socialistes. Pour le candidat de la « révolution » et du renouvellement de la vie politique, ces marques de soutien pourraient se révéler beaucoup plus collantes et encombrantes que le reste.

14 commentaires

  1. Rodolphe dit

    Les tetes de courses se transforment en lievres ? On verra si le Pnf faira le boulot…
    En tout cas c est une bonne nouvelle. Nous sommes cernes par les corrumpus une specialite francaise . La premiere qualite pour faire la politique.

  2. Citoyen dit

    C’est ce que je suggérais précédemment …. le boomerang est sur le chemin du retour …
    Finalement, le télévangéliste qui croyait marcher sur les eaux, va peut être se révéler, comme scaphandrier qui explore les grands fonds !
    « les revenus mobiliers déclarés par Macron ne paraissent pas en rapport avec le patrimoine (moyen) qu’il déclare. » … Il pourra toujours dire qu’il les consomme en frais de bouche, vu le standing qu’il se doit de montrer ….. Ah mais zut, …. on me dit que les frais de bouche, c’était Bercy qui les payait … Mince alors, c’est vraiment pas de bol … il va bien trouver autre chose.
    Et pour les « ralliements des éléphants socialistes? »…. S’il n’y avait que ceux-là …..
    Quand on aperçoit l’aréopage de bras cassés qui s’agglutine derrière lui, la première réaction qui vient, c’est une crise d’hilarité difficile à contenir …
    Parait même, que Tapie en fait partie … c’est dire …
    Même que Borloo se laisserait tenter …

  3. Deres dit

    La candidat de la révolution. Faut le dire vite …
    Il a failli travailler avec Fillon en 2007. Il a été conseiller direct de Hollande pendant tout le début de son quinquennat avant d’être bombardé ministre. Si il est élu, ce sera donc la continuité parfaite avec le hollandisme …

  4. Citoyen dit

    En parlant du boomerang, au passage, il a effleuré le trotsko de Solférino, qui est à la peine … faut dire que le pauvre se retrouve mis en examen ! …. Du coup, casevide vole à son secours pour le soutenir.
    Cette campagne est pleine de rebondissements. A défaut d’autre chose, elle arrive à maintenir le spectateur en haleine !

  5. tul dit

    Fillon, Macron, vont se retrouver complètement décrédibilisés à l’étranger où ils vont passer pour des mafieux de bas étage, la seule chose que sait produire, mais pas exporter, la fRance. Ils sont à l’image de toute la sphère des dirigeants politiques et économiques français, des petits malfrats même pas habiles, ni même compétents, des pauvres types voués à la néantitude.

  6. L’affaire Servier est à mon sens particulièrement saignante.
    D’abord les Mourad, il sont deux. Bernard est dans le premier cercle, et celui qui a démissionné, Jean Jacques est le cardiologue payé par Servier pour de multiples interventions APRES 2012 ! 100 K Euros au minimum, restaurant etc.
    L’affaire est signalée par Frachon in persona, qui considère un tel lobbying rétribué comme « hors norme ».
    Au fait Bernard Mourad fut le banquier de Drahi, en charge lors du rachat de SFR, arbitré par Macron.
    De fait Macron, comme on le sous entend régulièrement, a effectivement un problème avec ce qu’on peut appeler la grande, très grande corruption.

  7. Evariste dit

    « Déluge de boules puantes » : en théorie, oui, comme le montre ce billet.
    Mais en pratique, 24h plus tard, aucune des « boules puantes » mentionnées ci-dessus n’apparaît en titre sur les pages des principaux quotidiens nationaux (lefigaro.fr, lemonde.fr, liberation.fr – je n’ai pas poussé les recherches plus loin).
    Rien à voir donc avec le martèlement permanent infligé à Fillon.

    • Fred dit

      Normal, les milliardaires français qui soutiennent Macron sont non seulement détenteurs des principaux titres de presse, mais de surcroît, Fillon promet des baisses de dépenses publiques, ce qui est incompatible avec le capitalisme de connivence, qui n’est rien d’autre qu’un système de très grande corruption hyper-perfectionnée qui pourrait donc en sortir affaibli…

  8. Bourgin dit

    Après M. François Fillon, c’est au tour de M. Emmanuel Macron d’être la cible d’accusations plus ou moins fantaisistes (commentaires du corbeau : ou plus ou moins réelles) sur le plan judiciaire.

    Après la Blitzkrieg déclenchée contre M. François Fillon en janvier, c’est au tour de M. Emmanuel Macron de passer sur le grill. Les boules puantes, comme on pouvait s’y attendre quand le Penelopegate a commencé, touchent le camp Macron à quelques encablures du scrutin. Pour l’ensemble du pays, la phase qui s’ouvre est délicate dans la mesure où les institutions devront prouver leur impartialité dans un contexte alourdi par les affaires qui frappent la droite.

    L’affaire French Tech Night

    En 2016, Business France a confié à Havas, sans appel d’offres, une soirée, la French Tech Night, à Las Vegas, pour un coût de près de 400.000 euros. Selon toute vraisemblance, une enquête confiée à l’Inspection Générale des Finances en décembre par Michel Sapin pourrait aboutir à qualifier les faits de délit de favoritisme.

    L’ensemble de cette petite affaire est sorti mercredi dans le Canard Enchaîné. Reste à voir si le Parquet s’en saisira.

    L’affaire du conseiller santé de Macron payé par Servier

    Le 7 mars, un conseiller santé de M. Macron, M. Jean-Jacques Mourad, cardiologue de son état, a quitté l’équipe de campagne après des révélations sur ses liens financiers avec le laboratoire Servier. Les mauvaises langues noteront que M. Mourad Jean-Jacques est le frère M. Bernard Mourad, banquier chez Morgan Stanlay (banque Suisse) et proche de M. Patrick Drahi qui a intégré l’équipe de M. Macron en octobre 2016. « M. Bernard Mourad et M. Macron … se sont rencontrés par des amis communs il y a plus de dix ans » (Le Monde – 04/10/2016).

    Amusant, non ?

    Commentaire du corbeau : pas si amusant que cela M. Verhaeghe. Ancien de la banque suisse Morgan Stanley, spécialiste du secteur des télécoms, M. Bernard Mourad (assisté de M. Dexter Goei, également ancien de la banque Morgan Stanley devenu aujourd’hui PDG d’Altice la holding luxembourgeoise du milliardaire Drahi) s’était plus particulièrement occupé, en 2014, de l’opération de rachat de SFR (deuxième opérateur français) par Numericable, le câblo-opérateur de M. Patrick Drahi. A l’époque, une bataille féroce avait opposé ce dernier à Martin Bouygues, propriétaire de l’opérateur du même nom pour l’acquisition de SFR. M. Bernard Mourad s’était occupé du financement et de l’exécution de l’opération qui a valu à Patrick Drahi de devenir l’un des patrons de télécoms les plus importants d’Europe. (Le Monde – 04/10/2016)

    L’affaire du patrimoine de Macron

    Commentaires du corbeau : c’est dans ce domaine que les amitiés de M. Macron avec MM. Bernard Mourand (rappelons-le : banquier en Suisse chez Morgan Stanlay) et Patrick Drahi (rappelons-le propriétaire d’une holding important au Luxembourg ; un holding est une société financière qui possède les actions d’autres sociétés – c’est un peu une « société écran » – et dirige ou contrôle leurs activités) prennent tout leur relief.

    Des questions peut-être plus fâcheuses portent sur la déclaration de patrimoine d’Emmanuel Macron, que la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique ne publie pas (plus ? certains soutiennent l’avoir consultée sur le site il y a quelques semaines). Le journal Le Monde, désormais bien connu pour son attachement à l’ordre moral, s’ingénie à en minimiser la portée, ce qui est un signe infaillible d’une difficulté. Quand c’est flou, il y a un loup !

    Dans la pratique, l’affaire est assez simple : les revenus mobiliers déclarés par Macron ne paraissent pas en rapport avec le patrimoine (moyen) qu’il déclare. Ce qui intrigue, c’est que cette bombe potentielle ne fait l’objet d’aucune opération de déminage de la part de l’équipe de Macron. Celle-ci est restée silencieuse sur les questions posées par la presse (notamment par Le Monde).

    Commentaires du corbeau : il ne faut pas oublier que M. Macron, avant d’être secrétaire général adjoint de la présidence de la République auprès de M. Hollande, puis ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique du Gouvernement Valls II, a été recruté, à partir de septembre 2008, comme banquier d’affaires chez Rothschild & Cie sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg. Entre banquiers, il y a nécessairement des « petits arrangements » qui pourraient être de l’ordre de la facilitation de l’évasion fiscale, par exemple.

    M. Macron dans le collimateur de Wikileaks ? (commentaires du corbeau : pourquoi pas des russes aussi pendant que l’on y est ?)

    D’autres boules puantes tomberont-elles dans le jardin de Macron avant les élections présidentielles ? Personne ne le sait précisément, bien entendu… Mais Julian Assange a annoncé de prochaines révélations dans Wikileaks sur les relations entre Macron et Hillary Clinton. Bien sûr, rien n’exclut que ces affirmations relèvent de l’intox. Toutefois… la rumeur persiste d’une déstabilisation extérieure du candidat Macron, ourdie par un complot étranger.

    Il faudra voir, dans les prochains jours, si ce risque se réalise.

    M. Macron plombé par les ralliements des éléphants socialistes ?

    Pire que les boules puantes, on trouvera peut-être les relations d’amitiés et les ralliements en cours des éléphants socialistes. Pour le candidat de la « révolution » et du renouvellement de la vie politique, ces marques de soutien pourraient se révéler beaucoup plus collantes et encombrantes que le reste.

    (Commentaires du corbeau : pour un candidat qui se veut « mains propres » et « anti-système », ça se pose là ! Il existe en France un adage populaire qui prévient : « si tu veux grimper au cocotier, il faut avoir les fesses propres ». Il s’avère que M. Macron ne les as pas ainsi, pas plus qu’il n’a les mains propres ! J’ai dit dans une précédente « livraison » : nous sommes en train d’assister à rien moins qu’un coup d’Etat médiatique d’un escroc avec M. Macron le saltimbanque qui joue du pipeau).

    • Citoyen dit

      « Les mauvaises langues… » …. « Les mauvaises langues… » … C’est vite dit !……. à diffuser de telles vilainetés, sur des gens au dessus de tout soupçon …. Ne seriez-vous pas plutôt, dans les gens mal intentionnés ?
      De telles méchancetés, …. vous pouvez pas imaginer les dégâts que ça peut produire, chez ceux qui croyaient que le micron marchait sur les eaux …

  9. Bourgin dit

    Sept points de droit qui expliquent la détermination de Fillon (signés par des juristes éminents) : article paru sur boursorama

    1°- Le terme de « coup d’Etat institutionnel » définit parfaitement les manœuvres employées à l’encontre de François Fillon, pour tenter de l’empêcher, à tout prix, de concourir à l’élection présidentielle.
    >
    > Le Pouvoir a dévoyé le Droit pénal et la procédure pénale pour tenter de détruire la réputation de son principal adversaire ; le but de cette vaste opération étant de favoriser l’élection d’un successeur déjà coopté, faux nez d’une candidature sociale-démocrate ou sociale-libérale qui était d’avance vouée à l’échec.
    >
    > Le candidat de la droite et du centre était jugé dangereux car il avait déjà recueilli la confiance de plusieurs millions de ses compatriotes lors de primaires irréprochables.
    >
    > 2°- Il fallait donc, pour tenter de le discréditer, lui imputer un délit de faits qui ne tombent manifestement pas sous le coup de la loi. L’allégation d’un « détournement de fonds publics » est contraire aux termes du Code pénal et est incompatible avec les principes constitutionnels.
    >
    > Contraire aux termes du Code pénal d’abord : le texte qui définit ce délit, l’article 432-15, ne vise, comme auteurs possibles de celui-ci, qu’une « personne dépositaire de l’autorité publique » ou « chargée d’une mission de service public », qualités que n’a évidemment pas un parlementaire.
    >
    > [Au surplus, il est plus que douteux que les sommes versées à un parlementaire pour organiser sa participation au pouvoir législatif et au contrôle de l’exécutif puissent être qualifiés de fonds publics.
    >
    > Contraire aux principes constitutionnels ensuite : à celui de la séparation des Pouvoirs, seul garant du caractère démocratique des institutions et obstacle à la tyrannie. L’indépendance dont dispose le parlementaire, y compris dans la gestion de ses crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs, n’est pas un simple caprice. C’est le préalable nécessaire à l’une de ses missions constitutionnelles qu’est le contrôle de l’exécutif. Pour préserver le principe de séparation des pouvoirs, les assemblées disposent, comme elles l’entendent, de leurs crédits de fonctionnement. Incriminer l’emploi discrétionnaire de ces dotations serait s’en prendre à l’exercice de la fonction d’un parlementaire, s’attaquer par là-même au principe constitutionnel de l’indépendance des assemblées parlementaires, corolaire de la séparation des pouvoirs. Pour l’exécutif, prétendre contrôler l’utilisation des dotations d’un parlementaire au moyen d’une procédure pénale enfreint donc ce principe.]
    >
    > 3°- Dans le cas de François Fillon, l’atteinte à la Constitution est d’autant plus grave que la procédure pénale est engagée illégalement. En admettant qu’il y ait eu violation du règlement d’une assemblée parlementaire, l’enquête n’aurait pu être menée que par le bureau de l’assemblée en cause. C’est bien d’ailleurs la procédure qu’a retenue le Parlement européen pour sanctionner une candidate à l’élection présidentielle française.
    >
    > A plus forte raison, le Pouvoir ne pouvait laisser le Parquet national financier (PNF) se saisir d’une telle enquête. Il saute aux yeux que les faits allégués contre le candidat n’entrent pas dans les chefs de compétence énumérés par l’article 705 du code de procédure pénale (loi du 6 décembre 2013) de ce ministère public : non seulement ces faits ne répondent pas à la définition des infractions mentionnées dans ces chefs de compétence, mais encore, nul ne saurait prétendre qu’ils présentent « une grande complexité », au sens dudit article.
    >
    > 4°- Le Président de la République se retranche derrière l’indépendance de la justice et commet ainsi une double erreur. D’abord, les officiers du ministère public (le Parquet) ne sont pas « la Justice »; la Cour européenne des droits de l’homme leur dénie l’appartenance à l’autorité judiciaire. Ensuite, ils ne sont pas statutairement indépendants du gouvernement, mais subordonnés au Ministre de la Justice.
    >
    > 5°- Il y a pire. Le bras armé du Pouvoir est ce Parquet national financier. Il est un organe d’exception au sens technique du terme, un organe à compétence dérogatoire au droit commun, limitativement définie.

    [Faut-il rappeler sa genèse, à savoir le refus du Pouvoir de se conformer au fonctionnement régulier du ministère public, faute d’avoir réussi à museler un Procureur général de la Cour de Paris trop indocile à ses yeux (il est loin le temps où les tenants de ce pouvoir socialiste remettaient en cause le caractère exceptionnel de certaines juridictions, comme les Cours d’assises spéciales en matière de terrorisme, sans parler de la Cour de sureté de l’Etat)]

    > Dès le début de l’enquête visant François Fillon, le Parquet national financier s’est ingénié à justifier la suspicion légitimement née de cette origine : la précipitation avec laquelle l’enquête a été ouverte laisse perplexe. L’article du Canard enchainé et surtout la publication dans Le Monde, par deux « journalistes » familiers du Président de la République et de son secrétaire général, des procès-verbaux de l’enquête, au mépris du secret de l’enquête, démontrent irréfutablement une collusion entre les officiers du ministère public ou leurs délégataires et ces « investigateurs ».
    >
    > 6°- Dans leur acharnement, ceux qui ont ourdi cette machination ont pourtant négligé ou sous-estimé un risque : celui d’une action engagée contre l’Etat, en application de l’article L.141-1 du Code de l’organisation judiciaire, en réparation du dommage causé par le fonctionnement défectueux du service public de la justice au cas de faute lourde. En effet, il ne se discute pas que la violation du secret de l’enquête ou de l’instruction en matière pénale constitue un fonctionnement défectueux du service public de la justice et que le rôle actif ou passif du Parquet dans cette violation caractérise une faute lourde.
    >
    > Il reste que la tentative de déstabilisation et de disqualification du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle est sans précédent par sa violence et par l’implication ouverte de l’Etat.
    >
    > 7°- Au-delà du seul piétinement de la présomption d’innocence, principe dont s’enivrent constamment les zélateurs de l’actuel pouvoir, pour refuser d’endiguer la délinquance ordinaire, ce sont tous les principes essentiels d’un Etat démocratique qui sont bafoués.
    >
    > Au-delà de la défense du candidat François Fillon, aucun juriste ne peut cautionner ce dévoiement voulu et partisan des institutions, préalable à un « coup d’Etat permanent ». Ni la magistrature, ni la police n’ont vocation à servir de supplétifs à un pouvoir moribond.
    >
    > C’est pourquoi les juristes signataires de cet appel entendent alerter leurs compatriotes sur cette forfaiture et ses dangers pour la Démocratie. Ce n’est pas une poignée de substituts militants zélés qui feront obstacle aux millions de Français qui ont déjà choisi démocratiquement François Fillon comme candidat de la droite et du centre.
    Nous n’acceptons pas un coup d’Etat institutionnel, au profit de l’héritier désigné par le pouvoir.
    >
    > Philippe FONTANA
    > Avocat au barreau de Paris
    >
    > André DECOCQ
    > Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas
    >
    > Geoffroy de VRIES
    > Avocat au barreau de Paris
    >
    > Yves MAYAUD
    > Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas
    >
    > Serge GUINCHARD
    > Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas, ancien recteur
    >
    > Pauline CORLAY
    > Professeur agrégé des facultés de droit, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation
    >
    > Guillaume DRAGO
    > Professeur à l’Université Panthéon-Assas Paris II
    >
    > Guillaume MASSE
    > Avocat au barreau de Paris
    >
    > Jean-Luc ELHOUEISS
    > Avocat au barreau de Paris, Maître de conférences
    >
    > Georges BONET
    > Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas
    >
    > Raymonde VATINET
    > Professeur émérite à l’Université Panthéon-Assas
    >
    > Anne-Marie LE POURHIET
    > Professeur de droit public à l’université Rennes-I
    >
    > Bernard de FROMENT
    > Avocat au barreau de Paris

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