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Pourquoi Schaüble ne vote pas Macron les yeux fermés

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Article écrit pour Atlantico.

Au coeur de la présidence à venir, la capacité d’Emmanuel Macron à convaincre l’ordo-libéral Schaüble de réformer les traités sera essentielle. La refondation de l’Europe constitue l’une des pierres angulaires des projets macroniens. Pour beaucoup d’observateurs français (et selon les déclarations mêmes d’Édouard Philippe et de quelques autres), le nouveau gouvernement est libéral, ce qui devrait suffire à convaincre nos homologues allemands du bien-fondé de la politique qui s’engage. Mais, dans une interview au Spiegel, le Dr Schaüble a exprimé des réticences, jugeant par exemple irréaliste l’idée de Macron (mais largement défendue à gauche) d’un ministre européen des Finances.

Il n’est donc pas inutile de mesurer la différence entre l’auto-proclamation libérale du gouvernement Macron et l’approche ordo-libérale du Dr Schaüble.

Ce qu’est le libéralisme pour le Dr Schaüble

Pour comprendre la position allemande vis-à-vis d’Emmanuel Macron, il faut se référer à la notion mal connue en France d’ordo-libéralisme, très différente du libéralisme tel que nous le comprenons. Pour beaucoup de Français, le libéralisme n’est pas incompatible avec une présence forte de l’État, ni avec un déficit public important. Il n’en va pas de même en Allemagne.

La notion d’ordo-libéralisme telle qu’elle est pratiquée par Wolfgang Schaüble repose sur des idées très différentes. En particulier, l’État ordo-libéral est beaucoup moins dépensier que l’État en France. Il s’interdit le recours au déficit, et il repose sur une inflation maintenue à un niveau faible par une banque centrale indépendante. Sur ce point, les dispositions prévues par les traités de l’Union en sont une assez bonne incarnation.

C’est d’ailleurs pourquoi les Allemands ne sautent pas de joie à l’idée d’une intégration européenne plus poussée. D’un point de vue ordo-libéral, l’Europe telle qu’elle existe suffit: une banque centrale indépendante, une inflation à 2% et des critères budgétaires dits de stabilité résument à la perfection l’espace utile réservé à l’État. Nul n’est donc besoin d’en rajouter en créant de nouvelles zones d’intégration.

On ne sera donc pas surpris que Schaüble considère comme irréaliste l’idée macronienne d’un ministre européen des finances. Dans l’esprit ordo-libéral, cette idée est même dangereuse dans la mesure où elle laisse entendre qu’il y aurait besoin, en Europe, d’une politique budgétaire plus interventionniste que la simple recherche de l’équilibre budgétaire.

En quoi Macron n’est pas ordo-libéral

En réalité, contrairement à ce qu’Édouard Philippe déclare, ni Macron ni son gouvernement ne sont et ne seront libéraux.

Certes, certains aspects de la politique annoncée recouvre les attentes des ordo-libéraux. C’est le cas des ordonnances sur le marché du travail, dont Schaüble ne cache pas qu’elles sont un préalable urgent à toute prise en compte des revendications françaises dans la « refondation de l’Europe ». Sur ce point, on peut même considérer qu’elles sont une sorte de devoir d’été imposé par les partenaires européens de la France.

Mais au-delà de ce pré-requis, Emmanuel Macron ne propose aucune réforme de structure qui l’identifierait comme ordo-libéral. En particulier, dans le domaine de la fiscalité, Emmanuel Macron n’a annoncé aucune mesure forte de baisse des prélèvements pour les particuliers qui supposerait de réexaminer sur le fond la portée des politiques publiques.

Macron ne touchera qu’à la marge le coût de la protection sociale

Là où le quinquennat Macron différera le plus (ou le mieux) de l’ordo-libéralisme, c’est dans le domaine de la protection sociale. Les contributions obligatoires à celle-ci, en France, coûtent aujourd’hui 34% du PIB. Elles font de la France la championne des dépenses sociales dans le monde industrialisé. Ce record est double: c’est aussi en France que les cotisations pesant sur les employeurs pour financer la protection sociale sont les plus élevées.

Sur ces points, Emmanuel Macron propose une mesure intéressante: la fiscalisation d’une partie des recettes. Concrètement, le projet consiste à transformer une partie des cotisations en contribution sociale généralisée.

Cette mesure est partiellement ordo-libérale, dans la mesure où elle vise à faire payer aux assurés le coût de leur protection, ce qui n’est pas le cas dans le système actuel. Aujourd’hui, en effet, ce sont les employeurs qui financent encore largement la santé de tous les Français, y compris ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise. En sollicitant le contribution sociale généralisée au lieu de la cotisation, cette absurdité est en partie corrigée.

Mais en partie seulement! car Macron n’a ni l’intention de diminuer les cotisations patronales, ni l’intention de diminuer le poids global de la protection sociale obligatoire et monopolistique dans le PIB. Il a même l’intention de faire le contraire, puisqu’il projette d’étatiser l’assurance chômage et d’en étendre le champ à des catégories non concernées aujourd’hui.

L’objectif d’Emmanuel Macron ne consiste donc pas à diminuer le poids des prélèvements, mais, à de nombreux égards, il en augmentera le volume global. Et, en violation des principes ordo-libéraux, il étendra le champ de l’intervention publique et monopolistique dans des domaines où le marché privé existe.

Schaüble face à Macron

C’est donc un profond contresens d’imaginer que le quinquennat Macron sera libéral. En réalité, il sera étatiste et technocratique. Ces caractéristiques mettent la doctrine française (au demeurant tout à fait traditionnelle et dans la continuité des politiques menées depuis trente ans) en opposition frontale à l’approche d’un Schaüble en Allemagne.

On prend peu de risque à pronostiquer qu’Angela Merkel, vraisemblablement réélue en septembre, ne bougera pas le petit doigt pour modifier le moindre traité à la demande de la France, tant que notre doctrine sera celle d’un étatisme en expansion permanente.

17 commentaires

  1. Pierre dit

    Mais qui peut croire encore aux sons qui sortent de la bouche du bon docteur ?

    Arrêtons avec cette hallucination collective, cette maladie dès qu’on parle des Allemands :

    -BCE indépendante ? La multiplication des QE, le rachat de tout le papier pourri d’Europe (états et corporate !), les magouilles de Draghi, les taux bas… c’est du libéralisme ? Pardon de l’ordo libéralisme ? On se pince en vous lisant.

    -Rappel : ce sont les Teutons avec Sarkozy qui ont nommé Draghi ! Schaüble lui-même a laissé tomber Weber, le vrai faucon allemand (l’ex patron de la Bündesbank).

    -Schaüble fait donc sa mijorée… Mais ce ministre est aussi crapule que tous les autres Bruxellois ! Le bon sens piétiné en Grèce, les banques pourries du sud portées à bout de bras, l’épargne même des Allemands mise à mal (avec taux bas) et par les risques Target2. Bref, papy nous fait le coup du « good cop bad cop ».

    -mais, intérieurement, il est à 100 % pour la « convergence » (teutonique) avec un ministre européen du budget, et les murs du camp de concentration toujours plus haut.

    -Comme Junker, qui a les qualités de son défaut d’alcoolisme (il dit tout haut ce qu’il fait), Schaüble ment honteusement.
    « Quand ça devient sérieux il faut mentir ». Schaüble ment, ni plus ni moins. Il se cache.

    Toujours le même biais avec les Allemands : on leur prête des vertus qu’ils ont abandonnées DEPUIS LONGTEMPS !
    Merkel idem. Les yeux noirs, la grosse voix ça va on connaît la musique.

    Ca fait douze ans qu’on nous bourre le mou avec Merkel, la dame de fer… On a vu… économie, Euro, immigration, politique étrangère, terrorisme… une parfaite collabo molle, sur tous les sujets ! Une synthèse bruxelloise parfaite.

    Bref. Rasoir d’Ockam. Vous créez des fausses dissensions, des scénarios complexes… Alors que tout ces gens partagent les mêmes objectifs.

    Jupiton s’entendra parfaitement avec Berlin et donc Bruxelles…. Comme Tsipras, le pseudo rebelle grec (qui viole les Grecs chaque jours, et ces derniers en redemandent encore et encore), s’entend parfaitement avec eux. Comme Rajoy. Comme les Italiens, comme Hollande avant, etc.

    C’est une affaire qui roule.

    • Citoyen dit

      « BCE indépendante ? La multiplication des QE, le rachat de tout le papier pourri d’Europe (états et corporate !), les magouilles de Draghi, les taux bas… c’est du libéralisme ? Pardon de l’ordo libéralisme ? On se pince en vous lisant. »
      Non, ce n’est pas du libéralisme …. C’est du sauve-qui-peut !

  2. Jiff dit

    « une inflation maintenue à un niveau faible par une banque centrale indépendante. Sur ce point, les dispositions prévues par les traités de l’Union en sont une assez bonne incarnation. »

    Sauf que, dans le discours actuel, on sent bien qu’il ne s’agit pas de maintenir l’inflation inférieure à 2%, mais bien de la faire _monter_ à 2%; ce qui fait se demander en quoi la bce est réellement diiférente d’une banque privée (si tant est qu’elle le soit.)

    Quant’à être étatiste, c’est l’évidence même, puisqu’il n’y-a quasiment que de la co-optation aveugle de caste dans le placement des pions de McRon.

    En bref, on pourrait résumer tout ça en une seule et courte phrase: « les 99% n’ont pas fini d’en chier »; mais ça, si ça passait hier, il est loin d’être certain que ça passe aujourd’hui – alors, peut-être aurons-nous la chance de voir prochaînement un blocage législatif s’installer confortablement pour les 5 années à venir, ce qui resterait l’un des moindres maux pour le commun des mortels…

  3. Axel dit

    On mesure les différences culturelles entre les deux pays !
    Au vu des déséquilibres économico-financiers, j’ai un peu de mal à croire que tout cela va bien se passer… qui va payer les factures de l’endettement ? quand ? comment ?
    ce jeu de mistigri va ma finir

    • Jiff dit

      « qui va payer les factures de l’endettement ? quand ? comment ? »

      Voyons, Axel ! Un peu de bon sens tout de même ! Qui voulez qui paye, sinon toujours les mêmes !??

      Quand ?
      C’est selon – il semble que l’agenda d’une certaine caste se soit emballé; elle n’en tombera que de plus haut, comme toutes les autres fois, mais risque de prendre un certain temps.

      Comment ?
      En vous piquant votre pognon directement sur le compte; pourquoi croyez-vous que les banquiers à la tête du système qui commandent aux poliotiquesl’europe ait mis la pression sur l’adoption des directives légalisant le vol banquier vis-à-vis des particuliers, sinon dans l’optique certaine de s’en servir ?! Et pourquoi croyez-vous que depuis une bonne paire d’années, la rumeur enfle un peu partout sur la question de la suppression du cash, sinon pour pouvoir vous dépouiller sans que vous ne puissiez rien faire (et accessoirement, vous traquer beaucoup plus facilement, des fois que vous ayez des envies de vengeance) ?

      Malheureusement, tout ça a de bonnes chances de passer comme lettre à la poste dans un premier temps, et il faudra un certain temps avant que la grosse masse des gens ne réalisent la portée de tout ça, et encore plus du temps avant qu’ils ne pensent à se rebeller… C’est à ça que sert l’ednat, à décérébrer les mômes pour mieux les cornaquer.

    • Pierre dit

      Différences culturelles entre les peuples… Mais entre les dirigeants absolument pas !

      Si Merkel, Schaüble et toute le clique des politiciens allemands voulaient « punir » la France… pourquoi autoriseraient-ils la BCE à acheter massivement du papier français (et donc à faire baisser les taux sur la dette souveraine française), et à financer massivement les banques privées pour qu’elles achètent -elles aussi- du papier français (car la BCE viole l’esprit des traités européens par les DEUX BOUTS) ?

      Vous voyez bien que ça n’a aucun sens.

      Idem pour l’Italie, l’Espagne. Les seuls à être -un peu- punis sont les Grecs. Mais bon les Grecs -hélas- sont vraiment un peuple du tiers monde. Voilà pourquoi les Allemands sont un peu durs face à eux (et encore ce fut parfaitement intéressé, car le bailout avec « austérité » de la Grèce fut conçu pour bailouter surtout et avant tout les banques allemandes… et françaises).

      Et la baisse des taux s’est accentuée lorsque Hollande fut élu à l’Elysée… Vous voyez bien qu’il y a donc parfaite continuité, parfaite entente mutuelle…

      Et que ces « différences culturelles » relèvent du pur MYTHE.

      Toutes les crapules bruxelloises s’entendent comme larrons en foire, et partagent les mêmes objectifs. Seule le style change, à la marge.

      • Jiff dit

        « un peu- punis sont les Grecs. »

        À cet égard, on peut souligner que les punis sont toujours les mêmes, car où se trouve la punition des fauteurs, goldman-sachs, entres autres ?
        Nulle part !

        « Toutes les crapules bruxelloises s’entendent comme larrons en foire, et partagent les mêmes objectifs. »

        C’est un peu plus complexe que cela; disons que s’ils ne suivent pas les ordres de ceux qui payent (peu pour que ça rapporte très gros), on leur coupe les vivres, et qu’un poliotique sans argent sale pour ses faux frais et/ou sans piste d’atterrissage confortable dans le privé, c’st un peu comme un poisson rouge hors de son bocal ou plus prosaïquement, comme un pédophile uniquement entouré d’adultes (c’est selon.)

  4. Oblabla dit

    Excellent papier!
    Analyse perspicace de ce que sera le quinquennat Macron: renforcement de l’étatisme, de l’interventionnisme, augmentation de la dépense publique, de la pression fiscale et de la dette. En quelques mots: accroissement du collectivisme, en aucun cas du libéralisme.
    J’ajoute accroissement de l’immigration et officialisation d’un communautarisme déjà en partie en place.
    La réforme du droit du travail ne concernera que le secteur privé servira de leurre pour ne surtout pas toucher à la fonction publique. Alors que chacun sait que le problème du chômage dépend à 90% du coût du travail lui-même grevé par les impôts et taxes destinées à alimenter un Etat obèse.

  5. Citoyen dit

    « Pour beaucoup de Français, le libéralisme n’est pas incompatible avec une présence forte de l’État, ni avec un déficit public important. » …… et donc …. cela n’a rien à voir avec du libéralisme …. qui comme le canada dry, n’a juste que l’apparence … Ce qui n’est pas très étonnant. Une conséquence de la novlangue ? ….

    Le scandale de la CSG que le micron veut augmenter, en est l’exemple le plus parlant … La CSG, qui au départ devait être temporaire, et avec un taux dérisoire, pouvait trouver une justification ponctuelle. Sauf que depuis, elle est devenue une flat-tax … qui là aussi, pourrait avoir une signification … si elle était venue en substitution d’autres prélèvements …
    Seulement voila, comme toujours, elle est venu en supplément de tout le reste, et ne cesse d’augmenter ! …. Et en cela est donc un véritable scandale …
    Alors la réalité apparait toute crue …. prélever plus … pour se goinfrer plus ….

    • Jiff dit

      « Une conséquence de la novlangue ? »

      Exactement, car le libéralisme, c’est avant tout un système légal principalement composé d’un environnement léger fait de lois de base bien pensées permettant de l’exercer correctement, mais sans plus (cf le code du travail Suisse, très léger et qui laisse la part belle aux négogiations de branches et d’entreprises), ce qui est à des galaxies du système franchouillard où le ponctionnaire moyen a en plus besoin de rajouter son grain de sel pour exister et complique les choses ad nauseam (cf l’imbuvable code des impôts (ni du jargon, ni même du français) ou le code du travail.)

  6. tul dit

    « Les contributions obligatoires à celle-ci, en France, coûtent aujourd’hui 34% du PIB. »

    Mais c’est pareil ou pire ailleurs, mon cher monsieur. La différence étant qu’en France certaines contributions assurantielles relèvent du public quand elles relèvent du privé dans d’autres pays. Dans les 2 cas, le contribuable paye, au privé ou au public, le chèque est équivalent.

    L’inflation est inférieure à 2% depuis des années malgré les interventions de la BCE et l’Allemagne ne respecte pas les traités au sujet des excédents commerciaux. L’Allemagne transgresse en toute impunité les règles qu’elle a signées.

    • Jiff dit

      « au privé ou au public, le chèque est équivalent. »

      Vous soutenez cette chimère, soit, après tout, on pense ce que l’on peut avec ce que l’on a, mais dans ce cas, expliquez-moi donc comment Amaris, qui fait également de l’assurance santé privée, est capable de vous couvrir _en france_ à 100% de REMBOURSEMENT (et non d’un quelconque débile « tarif sécu ») pour €300/mois (prime FIXE !), avec une telle qualité de service que l’on a même pas besoin d’une complémentaire, alors que la ss en est non-seulement totalement incapable, mais nécessite en plus de dépenser encore à cause de la complémentaire si l’on veut être correctement remboursé ?
      Et qu’en sus, Amaris assure également par exemple la prise en charge, également à 100%, d’une consultation en osthéopathie , alors que la ss n’a jamais voulu en entendre parler ? (il est noter que ce n’est pas l’apanage exclusif d’Amaris, car toutes les autres assurances du marché font pareil.)

      Ce qui est d’ailleurs au minimum une grossière erreur et plus vraisemblablement une faute de gestion, car si la ss exploitait efficacement ses méta-données (ou plus exactement, si elle les exploitait tout court), elle s’apercevrait tout de suite qu’il vaut mieux rembourser une consultation osthéopathique à une moyenne de €80, qui elle, est efficace, plutôt que 3 séances d’infiltrations qui font à peu près autant que cautère sur jambe de bois.

      Là encore, confondre égalité avec égalitarisme est une chose très mauvaise, et dans ce cas particulier, mauvaise pour la santé.

  7. Evariste dit

    Le dernier président pro-euro que la France ait eu s’appelait Sarkozy. Le couple franco-allemand existait jusqu’à la fin de sa présidence. Le lien « Merkozy » était naturellement dénigré par les anglo-saxons, dont l’obsession est de toujours maintenir l’Europe divisée.
    Depuis, les électeurs se sont prononcés nettement contre l’euro à deux reprises : en 2012 (élection de Hollande) et en 2017 (élection de Macron). En 2017, le candidat pro-euro n’a même pas dépassé le premier tour !
    Les conséquences démocratiques logiques de ce constat seront-elles tirées avant la fin du présent quinquennat ? C’est ce que nous verrons.
    Il nous reste une petite chance aux législatives de juin pour tenter de faire marche arrière…

  8. serge dit

    Jamais vu un énarque autrement qu’étatiste et technocratique. Et pour le coup, on a juste changé de promotion… La couche supplémentaire est qu’il annonce (plus clair que ses prédécesseurs), décliné par son premier quarteron de ministres, que l’on va se coller vite fait à la technocratie européenne. C’est un peu pourquoi les allemands sont légèrement suspicieux vu qu’ils sont vent debout contre le féféralisme, porte ouverte vers la péréquation européenne. Ils tiennent beaucoup à leurs excédents commerciaux et budgétaires, mais seulement pour eux. Et le temps nécessaire pour sauver leurs banques (Ah, la DB, la Commerzbank…). Il suffit de voir quels ont les été les bénéficiaires des politiques de « sauvetage » de la Grèce, du moins en terme d’intérêts rapportés. Et ils sentent bien que les énarques français, après avoir plombé la France, sont intéressés à tenter la même chose avec leurs voisins. Le coup du sable du Sahara…

    • Jiff dit

      Et si l’on y regarde de plus loin, histoire d’avoir une vue d’ensemble, on s’aperçoit que les seuls apports substantiel de cette europe-là (ouverture des frontières au commerce et harmonisation minimale mais permettant tout de même la certification CE) auraient très bien pu être obtenus à partir de l’europe des nations de base qui suffisait très largement, personne dans les différents peuples la composant n’étant demandeur du bousin actuel.
      On s’aperçoit également qu’en dehors de l’influence, l’Allemagne n’avait aucun intérêt à cette europe-là, car le Deutch Mark était déjà tout puissant avant que la monnaie débilecommune ne sévisse; par contre, ceux qui se planquent derrière elle (usa), si, car ils avaient besoin d’étendre leur sphère d’influence, les pays d’europe étant beaucoup trop rebelles à leur goût (et quel moyen plus efficace qu’une monnaie commune amplifiant les inégalités ?!)

  9. COCO dit

    Bonjour Coco dit:
    Pierre a parfaitement raison sur tous les tableaux,
    Rien ne bougera tant qu’on ne renverse pas la table Union Européenne,
    et voyez la difficultés des Anglais qui n’ont meme pas l’Euro.
    C’est larrons en foire et compagnie
    Salutations

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