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Merci, Marlène Schiappa, de nous dévoiler le substrat du macronisme

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Marlène Schiappa est en passe de devenir la risée des esprits libres après ses sorties baroques auprès de Cyril Hanouna ou d’Alain Finkielkraut. Il faut plutôt lui dire merci d’éclairer notre lanterne sur ce qu’est le substrat idéologique du macronisme. Est-elle la Nadine Morano du nouveau Président?

Vas-y Marlène, on t’aime et on croit en toi

Marlène Schiappa ne ménage ni son temps ni sa peine pour exister médiatiquement, et cette débauche d’énergie a quelque chose de sympathique. Elle agace certains, qui s’étonnent de voir une secrétaire d’État au droit des femmes intervenir sur des sujets qui ne sont pas les siens.

Ce procès d’intention est injuste, dans la mesure où Marlène Schiappa l’a jusqu’ici fait pour répondre aux nombreuses critiques qui lui étaient adressées sur ses prises de position passées. Ce fut le cas notamment avec Alain Finkielkraut, qui a dénoncé sa tribune obsédée par une islamophobie imaginaire. C’était hier le cas dans sa réponse dilettante à notre article sur ses incitations à la fraude à la sécurité sociale.

Au fil de cette parole désordonnée et libératrice (pour sa conscience, surtout), c’est un portrait en creux de l’idéologie macronienne qui se dégage. Et c’est pourquoi il ne faut surtout pas censurer Marlène. Au contraire, il faut la faire parler: chacun de ses aphorismes est une bénédiction qui jette un nouveau cru dans la lumière jupitérienne dont nous sommes sommés de nous abreuver désormais.

Le macronisme, triomphe de la bien-pensance

On aurait tout d’abord bien tort de diaboliser la parole schiappienne, qui se contente d’ériger en vérité dogmatique, ayant force de loi, la bien-pensance moyenne dont les salons parisiens donnent l’écho ordinaire. Marlène n’invente rien. Elle répète sur un ton péremptoire les bons mots et les paroles mielleuses qu’elle a entendus la veille sur France Culture ou dans un dîner de bobos. Le seul reproche qu’on puisse lui faire est de n’avoir pas compris la différence épistémologique entre la doxa de l’élite germanopratine et la vérité juridique.

Marlène Schiappa

Ainsi, en va-t-il de l’islamophobie. Marlène devrait simplement faire l’effort de comprendre que cette accusation proférée à tort et à travers dans les beaux quartiers de Paris où l’on ne croise jamais une femme en burka, est aussi un délit qui se juge en correctionnelle. Un mot qu’on peut utiliser autant qu’on le veut dans son salon ne peut être galvaudé avec autant de légèreté dans la sphère publique. Mais c’est le propre de la bien-pensance d’imaginer que les raisons de sa bonne conscience immédiate sont des vérités universelles.

Le tabou au coeur de l’art de vivre macronien

Ce rappelant, nous découvrons là la vérité première de ce qu’Emmanuel Macron a commercialement baptisé le renouvellement jusqu’au bout.

Il consiste à promouvoir des bien-pensants trentenaires, sortis brutalement d’un éco-système où des opinions à la mode sont vécues comme des découvertes scientifiques majeures. Dire que le voile est incompatible avec l’émancipation de la femme est islamophobe. Dire que les jeunes musulmans de nos quartiers sont antisémites lorsqu’ils expliquent que les Français sont contrôlés par les Juifs est raciste.

On retrouve ici le vieux réflexe aristocratique français transmis de générations en générations, et parfaitement résumé dans la maxime: « Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. » Les trentenaires du macronisme l’ont revisité en considérant qu’il est islamophobe, raciste, populiste, d’extrême droite d’utiliser certains mots factuels ou de décrire des réalités qu’ils préfèrent ne pas voir.

C’est le paradoxe de « l’ouverture » mise en avant par leur candidat gourou pendant la campagne présidentielle. Ne pas être dans la haine d’extrême droite suppose d’interdire certaines expressions, certains mots, certains faits. Le tabou est devenu un principe d’ordre et d’organisation de la nouvelle société.

L’interdit pénal comme solution aux problèmes

Dans la grande stratégie d’inversion des valeurs et des réalités que le macronisme nous propose de valider au nom d’une modernité qui fait froid dans le dos, la liberté de parole est d’extrême droite, et le tabou imposé est la solution démocratique. Sans surprise, ces invertis de la pensée nous expliquent donc que leur brillante démocratie qui nous a sauvés de la tyrannie lepénienne le 7 mai doit reposer sur une pénalisation généralisée de la vie quotidienne. Et là encore, c’est à la Nadine Morano macronienne de service que revient le mot qui tue.

Ainsi, elle explique sans vergogne au Figaro que le règlement du problème critique des femmes interdites de circuler dans les rues désormais détenues par des groupes de réfugiés musulmans consiste à verbaliser. Un problème se pose? on interdit et on verbalise, point.

Il fut une époque où les bien-pensants faisaient effort pour vanter les mérites de la pédagogie, de la prévention, de l’explication. Le renouvellement selon Macron ne s’embarrasse plus de cette vision ringarde de la bien-pensance. Désormais, le Code Pénal est la solution incontournable de notre vie quotidienne, surtout, bien entendu, dans les quartiers lointains, pauvres, abandonnés, où aucun bien-pensant ne va jamais.

La tentation autoritaire du jupitérisme

Ce recours à l’interdit pénal mériterait un moment de psychanalyse. Quelle peur de l’effondrement hystérique cache-t-il chez tous ces bien-pensants qui nous renouvellent? Quelle angoisse d’eux-mêmes portent-ils avec toutes leurs leçons de morale?

Toujours est-il que l’interdit, sans que l’on y ait pris garde, est devenu la norme de gouvernance depuis le mois de mai. Et c’est encore Marlène Schiappa qui s’y colle. Ainsi, après les blagues de mauvais goût de Cyril Hanouna, la secrétaire d’État le convoque. On comprend bien le message qui commence à passer: les médias sont sous l’autorité d’un nouveau ministère de la l’Information, chargé de censurer les idées.

On avait raillé, durant la campagne, la proposition émise par un affidé de Marine Le Pen de mettre en place une sorte de comité de censure. Mais bon sang! tous ceux qui ont voté Macron pour éviter cette folie qui nous était proposée, que disent-ils aujourd’hui quand une sous-ministre convoque un présentateur d’une télévision privée pour lui demander raison de son humour?

Certains se rassureront en se disant que Marlène Schiappa est un cas isolé. On laissera ici répondre les rédacteurs de la petite société de presse méconnue du grand public « La Lettre A », attaquée au pénal par En Marche pour avoir repris des informations du Macronleaks. Non, la menace autoritaire n’est pas le seul fait d’une secrétaire d’État échevelée. Elle devient, sans le dire, un système applaudi béatement par tous ceux qui, il y a un mois, nous annonçaient qu’il fallait voter Macron pour éviter l’arrivée d’Eva Braun au pouvoir.

Le glissement vers l’État partial

Dans ce glissement progressif vers une France où l’amour du chef est devenu, sans le dire, une obligation sous peine d’être taxé de fascisme, les affidés de Jupiter n’hésitent pas à mettre les moyens de l’État à leur service pour faire triompher leur doctrine. Cela s’appelle de l’intimidation, et là encore Marlène Schiappa a montré la voix.

Ainsi, elle n’a pas hésité à répondre sur papier à en-tête d’un ministère de la République aux attaques d’Alain Finkielkraut sur ses positions passées. C’est donc une dépositaire du pouvoir réglementaire, au titre de la constitution, qui répond à un simple particulier:

«Si un jour, l’homme de valeurs que l’on me dit que vous êtes s’intéresse à la réalité de ma pensée philosophique, il sait désormais où m’interroger.»

On en reste pantois. Ce qui gêne n’est pas seulement qu’une secrétaire d’État s’attribue une « pensée philosophique ». C’est bien qu’elle intime à un citoyen ordinaire, elle qui incarne la République, l’obligation de s’adresser à elle en tant que ministre. Comme si le débat d’idées avec une personne choisie sans avoir été élue devait désormais être mené avec la toile de fond dressée par le Léviathan étatique face à la liberté de penser.

Schiappa

La prochaine fois que j’entends le moindre énergumène reprocher à Macron son libéralisme, je le provoque en duel. Le macronisme, c’est en effet Leviathan qui s’assume et qui ne se cache plus pour intimider le citoyen.

Les intimidations de la presse sont insupportables

Si ces affaires n’intervenaient pas dans un climat d’intimidation de la presse, elles mériteraient à peine d’être relevées. Mais tous ceux qui ont suivi la campagne de près ont pu mesurer le rapport autoritaire que Macron a instauré d’emblée avec la presse.

Dans le meilleur des cas, le candidat disposait d’hommes liges qui « influençaient » fortement les rédactions pour pisser les copies qui allaient bien. Cette technique est habituelle. Mais le système Macron l’a poussé si loin que la rédaction de Challenges, par exemple, a jugé utile de communiquer officiellement son agacement face  à cette grosse ficelle.

Dans le cas le plus courant, l’équipe resserrée de Macron ne s’est pas gênée pour pratiquer l’intimidation directe vis-à-vis de la presse. C’est le cas où Sylvain Fort, chargé de communication, appelle Yann Barthès pour lui reprocher, en l’injuriant comme un charretier, d’avoir diffusé les images de la Rotonde. C’est le cas où le même Sylvain Fort tance Michel Field pour avoir diffusé sur France 2, la déclaration de Mélenchon le soir du premier tour.

On ne citera même pas ici le communiqué de plusieurs rédactions après le refus d’accréditation de certains journalistes lors du voyage du Président au Mali.

Le macronisme ou l’ère du deux poids deux mesures

On voit bien la tactique qui se met en oeuvre. Il y a deux presses en Macronie. La presse libre, géniale, ouverte, moderne, renouvelée, qui dit au Président et à ses seconds couteaux ce qu’il a envie d’entendre ou de lire. Et il y a la presse plus ou moins proche de l’extrême droite, ou partiale, ou d’influence, ou qui prépare un complot, qui ne va pas chercher ses papiers dans les soupentes de l’Élysée.

Selon que l’on est dans un camp ou dans l’autre, on peut ou ne peut pas dire, faire ou ne pas faire, les mêmes choses.

Ainsi, quand Marlène Schiappa appelle à frauder la sécurité sociale, elle explique qu’il s’agit juste de propos humoristiques. Il faut donc lui pardonner. Ce n’est pas grave. Pas de quoi « pénaliser », même si de nombreuses assurées ont dû faire leur miel des conseils de Marlène Schiappa pour bénéficier des prestations indues financées par les autres cotisants.

En revanche, quand un quidam appelle à ne plus payer ses cotisations à la sécurité sociale, là, la blague est tout de suite moins drôle. Elle tombe sous le coup d’une sanction pénale inventée en 2014 par la direction de la sécurité sociale, dont le directeur est devenu directeur adjoint du cabinet d’Édouard Philippe.

Deux poids, deux mesures.

En revanche, quand un quidam fait une blague sexiste bien grasse, Marlène Schiappa propose de verbaliser immédiatement.

Deux poids, deux mesures.

Ainsi, quand François Fillon embauche sa femme ou ses enfants avec les indemnités que l’Assemblée Nationale lui verse à cette fin, tout le monde trouve normal que la justice enquête immédiatement, au risque de bouleverser le scrutin présidentiel.

En revanche, quand l’ancien secrétaire général d’En Marche devenu ministre fait l’objet de soupçons étrangement similaires, il est de bon ton de n’y voir que du feu, et de juger normale et républicaine la passivité de la justice.

Deux poids, deux mesures.

C’est le renouvellement d’une religion ancienne: l’amour aveugle de l’autorité en place.

25 commentaires

  1. Ikes dit

    tout cela n’est ‘il symptomatique de la direction que prend la société française depuis la guerre : il faut protéger les faibles, ce qui est une très bonne idée. Sauf s’il faut pour cela attenter à la liberté personnelle (celle qui commence où s’arrête celle des autres), et traquer la moindre de vos pensées.
    j’attire aussi votre attention que la culture française est une culture de l’interdit. malheureusement comme le dit si bien Spinoza, « tout vouloir régenter par des lois c’est rendre les gens mauvais ».
    quand aux trentenaires qui sont au gouvernement, ils illustrent par l’exemple de l’effondrement du système scolaire Français.

    • amike dit

      « il faut protéger les faibles »
      Sauf que cela n’était plus suffisant pour flatter la vertu des politiques. Alors, on a systématiquement couplé le superlatif : « les plus faibles », ce qui permet de distinguer les faiblesses temporaires (les risques pour la classe moyenne) des faiblesses permanentes réelles ou symboliques : les migrants, les minorités, les susceptibles de phobies…

  2. Citoyen dit

    Ha ha ha !… Il faut bien avouer que c’est un morceau de choix, la Marlène, pour définir ce qu’est le Macronisme (question que tout le monde se pose) ?
    Des incitations à la fraude à la sécurité sociale ?… En voilà une idée qu’elle est bonne !!… pour quelqu’un qui est au gouvernement …

    « Le tabou au coeur de l’art de vivre macronien » … En fait, on a largement dépassé le stade de l’inversion du sens des mots … Pour atteindre celui de la non utilisation des mots … D’où l’effet zombie des décérébrés !
    Elle veut verbaliser des réfugiés musulmans ???? …. MDR !… et d’un point de vu pratique elle fait comment ? Ils ont des revenus ? Une adresse où les situer ? des avoirs à mettre sous séquestre ?

    Le Macronisme tombe le masque … interdit … censure … intimidation … autoritarisme … pénalisation … les déviants n’ont qu’à bien se tenir …. Quand on ne s’en méfie pas, le fascisme n’est pas loin …

    « C’est le renouvellement d’une religion ancienne: l’amour aveugle de l’autorité en place. »…. Une religion , qui est pratiquée jusqu’à la nausée sur BFMacronie, par celle qui en permanence, est en Ruth …

  3. Didier Bous dit

    Euh…vos accusations sont tellement graves que je ne peux m’empêcher de vous demander confirmation. Y avez-vous bien réfléchi? Peut-il s’agir de l’autoritarisme de deux ou trois personnes de l’entourage de Macron qui n’auraient pas pris la mesure de leur nouvelle situation avec un Macron un peu gêné pour réagir? Macron serait donc le fossoyeur de la démocratie?

    • Jiff dit

      « vous demander confirmation »

      Le taulier est, en règle générale, assez bien renseigné.

      « Macron serait donc le fossoyeur de la démocratie? »

      Arf, excusez-moi de vous demander pardon de vous dire qu’il faut avoir de la merde dans les yeux pour ne pas voir ce qui se déroule ici et maintenant, choses qui ne sont que la continuation d’une même volonté malsaine depuis bien plus d’un siècle.

      Croyez-vous que le virage d’une europe des nations, qui satisfaisait tout le monde, vers une europe d’ayatollahs de la pensée unique non-élus (donc non-révocables !) et contraire aux intérêts des peuples soit un hasard ? Que cela ne fasse pas partie d’une soigneuse planification mondiale(iste) ? Que les gens qui veulent actuellement virer D.Trump n’en fassent pas partie ?
      Si oui, c’est que vous avez vraiment loupé quelques choses.

      Et si vous voulez voir ce que tout ça donne une fois mis bout à bout dans le bon ordre, cherchez par exemple « éric fiorile » sur youtube – évidemment, les merdias bien-pensants le taxe immédiatement de complotiste, de chose que lorsque l’on taxe quelqu’un d’anti-sémite, ça permet d’éviter avec certitude toute amorce de discussion, surtout quand on a rien à répondre, mais si vous-avez un tant soit peu de mémoire et d’intérêts dans différents domaines vous comprendrez tout de suite.

      À titre d’exemple de ce que ceux qui veulent détruire toutes nos valeurs ainsi que nos civilisations pour les remplacer par un esclavage en règle sont capables de faire, rappelez-vous 2 choses qui datent un peu: la guerre du Viet-Nam a été déclenchée sur un monstrueux mensonge, et Nixon, même s’il avait des manies peu orthodoxes ne méritait pas vraiment d’être éjecté; il a été débarqué à cause d’une opération fomentée par la cia (le Watergate) parce qu’il avait des vélléités pacifistes (à long terme).

  4. Jiff dit

    Elle est donc conforme à l’image qu’elle projette: holographique.

    Le fond de cet article semble malheureusementdonner raison à A.Segatori dans son analyse psychiatrique du personnage de McRon (V. youtube). Comme quoi, on peut reconnaître l’un des symptômes particuliers et complètement louper le tableau d’ensemble – son regard bizarre, car beaucoup trop fixe, m’a toujours questionné, mais si je reniflais la syntaxerror, je n’arrivais pas à mettre exactement le doigt sur ce qui ne collait pas.
    La misère, c’est que ça colle tellement au personnage qu’on dirait un chewing-gum complètement ramollit par le soleil (comme son gouvernement, d’ailleurs.)

    Je vais donc reprendre mon leit-motiv, si jamais ils obtiennent une majorité, qu’elle soit « sèche » ou de complaisance (ump, udi, modem, etc), aux législatives, non-seulement nous allons en baver, mais le mal fait sera tellement profond que nous mettrons des décennies à nous en relever, si tant est que ça soit même possible sans passer par l’étape Grecque du processus…

    Ça fait déjà un moment que j’utilise l’expression: « quart-monde de la pensée unique » pour qualifier ce pays et je pensais naïvement qu’il était impossible de tomber encore plus bas, mais je me trompais lourdement, ils oseront tout jusqu’à la lie.

    • Jiff dit

      J’oubliais, le politocard du temps présent, c’est à comparer à la tomate: dans les années 50, elle n’était pas calibrée, des fois verte, d’autres fois moche, mais elle était toute pleine de vitamines et goûtue; tandis qu’aujourd’hui, avec la culture hors sol elle est systématiquement calibrée, toujours de la même couleur, quasiment dépourvue d’éléments nutritifs valables et a un goût de chiottes.

  5. eric dit

    Il sera difficile de rajouter quoi que ce soit à votre constat, si ce n’est le désespoir de constater que nous avons confié ce pays à un ramassis de bobocrates exaltés qui va nous servir cette soupe bienpensante tiède durant cinq ans…
    Ces quelques jours en macronie nous révèlent une évidence : la malle désespérément vide du quinquennat Hollande contenait un double fond. Emmanuel Macron en connaissait l’accès…
    Cordialement.

  6. serge dit

    Ainsi que l’a dit Coluche, « Laisse, Madeleine… ».
    Bien sûr qu’il y 2 poids, 2 mesures. C’est de plus en plus fréquent et touche tous les segments et toutes les situations. Et le moment où, comme vous dites « dans les quartiers lointains, pauvres, abandonnés, où aucun bien-pensant ne va jamais », ces quartiers vont déborder (problème de thermodynamique de base), il n’y aura plus à se préoccuper de ne pas y aller pour ne pas voir le problème. Et là, ce sera chacun sa merde…

  7. Guillaume_rc dit

    Mention spéciale à l’article de Libé :
    Tellement à charge contre Finkie qu’on croirait que c’est une parodie.

    J’aime aussi beaucoup le fait qu’une ministre puisse écrire qu’elle ne savait pas que Finkielkraut était philosophe.
    Quand je pense qu’il fut un temps, où elle aurait eu honte d’étaler son ignorance.

  8. Pierre Tavernier dit

    Juste une petite remarque: dans sa réponse sur France Info que j’ai consulté dans l’article, Mme Sciappa déclare, selon le site:  » Elle réagit à la publication sur les réseaux sociaux de « plusieurs captures d’écran présentées comme des extraits » de ses livres, « souvent à l’initiative de l’extrême droite », selon elle. »
    Personnellement, j’ai eu pour la première fois vent de cette histoire de fraude à la sécu sur le site… du Grand Soir: https://www.legrandsoir.info/quand-la-ministre-marlene-schiappa-expliquait-comment-frauder-la-secu.html
    Le Grand Soir, un site d’extrême-droite ??? Il convient effectivement de se demander ce que recouvre le terme  » extrême-droite  » pour les macronistes.

  9. Citoyen dit

    « … nous dévoiler le substrat du macronisme  » …. ben, depuis que le maréchal Ferrand de macronie à dit : Circulez, y a rien à voir … ils ont tous la consigne de regarder ailleurs !
    Ils ont tous basculé en mode zombie, … la Bayrouette … le premier sinistre … le micron … Le regard fixe, dans le vide …
    Dés que quelqu’un évoque « l’affaire », c’est encéphalogramme plat !
    Le garde des sots en conférence, balayait d’une main le sujet, comme si les questions étaient déplacées … On commence à y voir plus clair, le macronisme se dévoile ….
    Les élections approchent, il faut distraire les gogos en leur montrant la lune, tout en espérant qu’ils se concentrent sur le doigt …

    • Jiff dit

      « Dés que quelqu’un évoque « l’affaire », c’est encéphalogramme plat ! »

      Pourquoi « Dès que » ? Pour obtenir un tracé, il faudrait que toute cette clique soit autre chose que l’exécuteur robotique des hautes œuvres des fossoyeurs des pays d’europe.

      « Le garde des sots »

      Est-ce vraiment utile de vous user les doigts pour parler d’un type qui a tellement peur des sondages et que les gens le haïssent qu’il ne fera jamais rien de bon tout seul et se laissera facilement convaincre de laisser faire le pire ?

      « le macronisme se dévoile »

      N’exagérons rien, sa vacuité était, tout comme le brouillard de sa comm’, palpable.
      Il-y-a d’ailleurs de très bonnes analyses de sa pauvre rhétorique (pour ne pas dire rhétorique de pauvret) sur YT, où tout côtoie son inverse dans la même phrase.

      Ce qui se dévoile au fil des jours, par contre, est assez inquiétant, car entre tentative d’encore plus orienter la presse et menaces à peine voilées dès que les choses ne vont pas dans leur sens, on sent bien que si jamais on leur laisse la bride sur le cou ça va vite virer en eau de boudin (même pas kasher ;-p) totalitariste.

      M’est avis que ça va être un tantinet coton de défendre une quelconque « moralisation du monde poliotique » quand on est aussi loin d’être irréprochable qu’ils le sont tous (z’avez vu ? Chaque jour apporte son lot de franche rigolade dans ce secteur !)

      • Citoyen dit

        « M’est avis que ça va être un tantinet coton de défendre une quelconque « moralisation du monde poliotique » » … Le plus drôle est que la difficulté est déjà sur la table …. Le garde des sots avait pour mission de pondre un texte, en vitesse, sur la … morale ? … moralisation ? … de la politique … Le problème est que la définition étant à géométrie trop variable, et qu’ils ont quelques difficultés à entrer eux-mêmes dans le cadre, … alors, on a fait simple … on a changé le nom du projet pour éviter les sujets qui fâchent … il s’agit maintenant de pondre un texte pour rétablir la confiance … dans quoi ?… ou en qui ?… on ne sait pas très bien … d’autant que, s’il suffisait d’un texte de loi, pour retrouver (?) la confiance dans les poliotiques … ça se saurait !…

        • Jiff dit

          Farpaitement, et à la vitesse où ça se décatit, on va vraiment se retrouver dans un régime présidentiel, parce qu’il va finir par ne rester que le président dans ce goouvernement de fantoches…

          Mais là, où et quand ça va vraiment coincer, c’est maintenant, avec l’ultimatum de l’ue à la Pologne et à la Hongrie au sujet des immigrants; pour la Hongrie, je ne sais pas trop, mais de ce que j’ai vu de la Pologne, ça va faire vilain parce que tous les vendus de Bruxelles ont juste oublié que de tous temps, la Pologne a peut-être plié mais n’a jamais rompu.
          Le président frnçais risque bien d’y laisser ses longues incisives, ce qui ne serait qu’un juste retour des choses…
          Sans compter que V.Putin vient d’émettre un avertissement visant spécifiquement mémérkel; d’ici à ce qu’un 2nd pacte de Varsovie se reconstitue, cette fois-ci d’une façon amicale, je pense qu’il n’y-a pas loin.

          Tout ça pour dire que finalement, les choses vont peut-être commencer à s’arranger plutôt que d’empirer; qui vivra verra.

      • Citoyen dit

        Et plus drôle encore !…. Le maréchal Ferrand s’est magnifiquement pris les pieds dans le tapis, pour justifier l’emploi de son gamin …
        En effet, selon ses dires, il a été « obligé » de prendre son gamin comme assistant, parce que les bretons de son fief, sont totalement demeurés, ignares et incultes, ne savent ni lire et écrire … et sont encore moins capables de se servir d’un ordinateur … Résultat, il n’avait pas d’autre choix que de se servir de son gamin ….
        Le coté cocasse de l’histoire, c’est qu’en ce moment même, il demande à ces demeurés de bretons, leur suffrages, pour en faire leur dépité ! …. sauf à croire qu’ils sont vraiment demeurés … ça risque d’être drôle !

  10. Charles dit

    « Désormais, le Code Pénal est la solution incontournable de notre vie quotidienne, surtout, bien entendu, dans les quartiers lointains, pauvres, abandonnés, où aucun bien-pensant ne va jamais. » Et la police non plus. Pratique pour verbaliser !

    • Charles dit

      Cela dit, sur Hanouna, Schiappa n’a pas proposé d’appréhension pénale. Au contraire, un « buzzer ». Comme si on proposait à un nazi de signaler ses saillies antisémites par un coup de corne de brume.

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