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Un été en Grèce: suivez notre dossier spécial du mois d’août

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Durant le mois d’août, Décider & Entreprendre consacre un dossier spécial à la Grèce. Retrouvez-nous chaque jour, avec des vidéos, des interviews et des articles sur ce qu’est la Grèce aujourd’hui… et son avenir dans l’Europe.

La Grèce a beaucoup occupé l’Europe ces dernières années, sans qu’aucune des questions de fond liée à la crise grecque n’ait jamais pu être clairement posée. Ces questions ne sont pas seulement économiques, mais politiques. Elles portent sur l’appartenance de la Grèce à l’espace européen lui-même.

La Grèce, cet étrange pays européen

Pour beaucoup de Français, la Grèce contemporaine est l’héritière directe de la Grèce antique comme si, entre Socrate et Tsipras, il existait une continuité évidente. La réalité est pourtant très différente.

Depuis le 4è siècle après Jésus-Christ et l’édification d’un empire romain dont Constantinople est devenue la capitale, l’hellénité s’est déplacée d’Athènes à l’actuelle Turquie, où vivait une très importante population grecque. Depuis lors, la « nature » de la Grèce a beaucoup changé. Le pays a subi de nombreuses vagues de peuplements dont l’actuelle crise des réfugiés n’est qu’un épisode au fond assez banal.

Au vingtième siècle, la Grèce a subi un véritable traumatisme démographique avec la Grande Catastrophe des années 20. La deuxième guerre mondiale s’est soldée par une longue guerre civile qui a épuisé le pays. La dictature des colonels a donné aux Grecs le sentiment d’un déclin.

Pour beaucoup de Grecs, l’intégration dans l’espace européen à partir de 1980, avant l’Espagne et le Portugal, a constitué à la fois un motif de fierté et une sorte d’ivresse. Le PIB a rapidement progressé, jusqu’à l’excès, symbolisé par les Jeux Olympiques.

La décision (poussée par la France) d’intégrer la Grèce à la communauté européenne fut-elle prise trop hâtivement? Probablement. À cette époque, la Grèce n’a pas pris le temps de jeter les bases d’un État moderne et ordonné. La folie des années 2000 a cédé la place à une profonde désillusion et à un traumatisme national.

Ne manquez pas la suite de notre dossier.

3 commentaires

  1. Rigolo : je suis en vacances en Grèce et je me fais la même réflexion. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai vraiment pas l’impression de rencontrer les descendants de Pericles et de Thémistocle.

    Encore ne faut-il pas idéaliser d cette époque : le mot « démagogie » en vient aussi et la fin de la Grèce antique libre est rien moins que glorieuse.

  2. Citoyen dit

    Ce n’est pas tant la présence de la Grèce dans l’UE qui pose question, que sa présence dans la zone Euro … Imaginer mettre la Grèce dans la zone Euro, connaissant son profil, sa mentalité, et sa gestion, était une ineptie, qui symbolise à elle seule l’ineptie de la zone Euro telle qu’elle a été imaginée …

  3. Christophe dit

    Sur le fait que les Grecs actuels ne sont pas leurs glorieux aînés, je me fais la même réflexion à propos des Romains ou des Egyptiens antiques et actuels. Quant à l’entrée de la Grèce dans l’UE, il y avait peut-être aussi des raisons géopolitiques, non ?

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