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Hausse de la CSG: pourquoi Macron a raison

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Dans le désert idéologique qui règne au sein de la République En Marche, on entend peu de voix pour expliquer une mesure essentielle (et encore timide) d’Emmanuel Macron: la hausse de la CSG en compensation de la suppression des cotisations salariales. Il est pourtant nécessaire d’assurer le service après vente de cette mesure juste et salutaire.

La hausse de la CSG est mal expliquée et mal comprise. Elle est pourtant une mesure salutaire, moralement légitime et économiquement rationnelle. Voici pourquoi.

L’assurance maladie, ou le grand détournement de la solidarité

Le tableau ci-dessus, tiré du rapport de la commission des comptes de la sécurité sociale 2017, illustre parfaitement la problématique française du financement de l’assurance maladie. Sur 200 milliards environ de recettes, 70 milliards proviennent de la CSG, 92 milliards proviennent des cotisations ou des compensations de cotisations, 32,5 milliards proviennent de différents impôts (comme les taxes sur les cigarettes), et 3 milliards proviennent d’autres régimes.

Autrement dit, la santé « mutualisée » est encore financée à 45% par les cotisations sur le travail, à des taux élevés. En particulier, ces ressources proviennent d’une cotisation de près de 13% sur les employeurs. Lorsqu’un employeur verse 1.000€ à l’un de ses salariés, il doit verser 130€ à l’assurance maladie.

Toute la question est de savoir si cette contribution d’une valeur importante au moment où la France compte 3,5 millions de chômeurs se justifie moralement et économiquement ou pas.

Les retraités grands consommateurs de soins

Or les retraités consomment beaucoup plus de soins et de biens médicaux que les salariés. Une étude de 2010 du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) a produit un graphique qui l’illustre clairement. On y voit qu’une personne âge de 90 ans consomme en moyenne 8.000 euros par an de soins et de biens médicaux quand un salarié de 45 ans en consomme quatre fois moins.

Le choix français de financement de la maladie consiste donc à demander à ceux qui ne consomment pas et qui travaillent de payer pour ceux qui consomment et qui ne travaillent pas. C’est ce qu’on appelle couramment la solidarité.

Toute la question est de savoir si les termes de cette solidarité sont aujourd’hui trop importants ou pas. Ceux qui pensent que la solidarité est équilibrée prôneront un maintien de la CSG en l’état. Ceux qui pensent qu’elle repose trop sur les salariés et ne sollicite pas assez les consommateurs de soins soutiendront une hausse de la CSG.

La question de la « vérité des prix »

Sur le fond, il est possible d’objectiver une partie de ce débat en rappelant la mécanique de l’assiette de la CSG. Celle-ci porte sur la totalité des revenus (y compris ceux du capital), alors que les cotisations sociales ne concernent que les salariés. Grâce à la CSG, donc, toute augmentation de la dépense de santé en France est immédiatement répercutée sur l’ensemble de la population, y compris les « riches » qui ne vivent pas de leur travail mais de leur capital (puisque les revenus de celui-ci sont soumis à la CSG alors qu’ils ne sont pas soumis à cotisation).

Avec les cotisations, seule la partie de la population qui ne consomme pas assume le coût induit par ceux qui consomment. La hausse de la CSG permet donc de faire la vérité des prix, au moins partiellement, là où les cotisations favorisent un effet de passager clandestin, puisqu’elles autorisent les consommateurs à ne pas payer le prix de leur consommation.

En ce sens, c’est-à-dire selon une logique de management du risque assurantiel, la fiscalisation de l’assurance maladie voulue par Emmanuel Macron est vertueuse. Mais il est vrai qu’elle suppose un ajustement de l’effort fourni jusqu’ici par les consommateurs, ce qui est toujours douloureux.

La solidarité: quelques rappels

On regrettera quand même qu’il ne se trouve personne au sein de la majorité pour rappeler les importants efforts fournis ces dernières années en faveur des retraités et de leur accès aux soins.

En particulier, la CMU-C, couverture maladie universelle complémentaire prévoit un remboursement par la collectivité du reste à charge des plus pauvres. Cette prestation s’adresse aux personnes qui disposent d’un revenu inférieur à 800 euros.

Pour tous ceux qui vivent avec un revenu situé entre 800 et 1.000 euros par mois, une aide à la complémentaire santé (ACS) permet d’accéder à un contrat de « mutuelle » pour éliminer les restes à charge.

Si un geste doit être fait en faveur des retraités impactés par la hausse de la CSG, il est plutôt à rechercher dans les plafonds de l’ACS. Étant entendu que la mise en place de celle-ci sous François Hollande rappelle que les retraités ont largement bénéficié de la solidarité de ceux qui travaillent.

Une question de fond: le travail doit-il payer la maladie?

Toutes ces questions ne peuvent occulter la problématique majeure soulevée par le financement de l’assurance maladie: est-il normal que la prise en charge des soins soit liée au travail? Le débat devra bien être posé un jour, car il ne coule vraiment pas de source.


13 commentaires

  1. BURROWES dit

    « Le choix français de financement de la maladie consiste donc à demander à ceux qui ne consomment pas et qui travaillent de payer pour ceux qui consomment et qui ne travaillent pas. C’est ce qu’on appelle couramment la solidarité. »
    Pas du tout d’accord avec cette analyse: âgé de 70 ans, retraité depuis deux ans, j’ai cotisé pendant 47 ans pour ceux qui ne travaillaient plus.
    On ne change pas les règles du jeu en cours de match !

    • Rebrille dit

      Tout à fait d’accord. Retraitée également, nous avons cotisé pas loin de 40 ans et sur nos retraites, il nous est encore prélevé 1 ou 2% de sécurité sociale 6,6% de csg et encore un certain pourcentage pour Crds. Si nous depensons plus pour nous sougner, ca n’est jamais à hauteur de 8000 euros/an, car les Mutuelles auxquelles nous cotisons aussi, prennent une partie de nos dépenses de santé.
      Sans doute Mr E. Verhaeghe veut il faire plaisir à Mr Macron

      • Warluzel dit

        Plus une cotisation de 0,3 %, la Casa.
        Par ailleurs, lorsque nous passons du statut de salarié à celui de retraité, la cotisation pour la mutuelle bondit, que nous conservions celle de notre employeur comme la loi le permet, ou que nous en changions.

  2. Pierre dit

    Vous avez raison techniquement. Mais tord philosophiquement.

    Les cotisations sur le travail ont UN SEUL mérite : faire mal…

    Alors que la CSG, à la base beaucoup plus large… est plus indolore.

    Et vous tombez dans le piège tendu par le mignon qui vous propose un marché de dupes : « hausse de la CSG, mais en échange baisse cotisations ».

    Et les veaux de remuer la queue, persuadés qu’ils vont… GAGNER.

    Alors que l’évidence est là sous nos yeux : la hausse de la CSG annonce simplement une HAUSSE de la tonte globale. Et une hausse de son taux.

    Petit rappel pour les animaux à queue : en 1990… la CSG était à 1,1 %…
    😉
    2018 = 9,2 %

    Je peux déjà vous annoncer qu’on franchira les 10 %… vers 2019. Puis direct vers 15 %.

    Et les cotisations « salariales » ne seront plus qu’un lointain souvenir… Celui d’une époque -encore- bénie.

    Les Français vont casquer, et casquer encore, encore et toujours plus.

    Car c’est leur fonction.

  3. MJ dit

    « On y voit qu’une personne âge de 90 ans consomme en moyenne 8.000 euros par an de soins et de biens médicaux quand un salarié de 45 ans en consomme quatre fois moins.
    Le choix français de financement de la maladie consiste donc à demander à ceux qui ne consomment pas et qui travaillent de payer pour ceux qui consomment et qui ne travaillent pas. C’est ce qu’on appelle couramment la solidarité. »
    et bien oui, des personnes de 90 ans il y en a peu en regard de ceux qui en ont 45. de plus, il y a 45 ans ils avaient 45 ans et ont probablement participé au système de retraite avec plus de chance qu’aujourd’hui car le taux de chômage était à zéro.
    mais si chacun doit cotiser selon sa consommation probable, la notion de mutualisation du risque n’est plus là. et qu’est ce qu’une assurance sinon la mutualisation d’un risque ?
    En revanche, la question de faire porter la solidarité sur le travail et non sur la richesse produite doit être posée. En effet, à ce jour, la richesse est produite indépendamment du travail.
    Mais dans ce cas c’est l’ensemble du système de solidarités qui doit être fondé sur la logique de taxer la richesse produite . pas seulement l’assurance maladie.
    le problème est que la taxation du travail a été conçue a une époque où travail et création de richesse étaient synonymes. Ce qui n’est plus du tout le cas.
    Et pour revenir à la logique de chacun devrait payer en proportion de ce qu’il coûte, on peut s’interroger sur le rapport entrée-sortie de toutes ces populations importées et incapable de produire une quelconque richesse. Là ça ne supporte pas la comparaison avec le nonagénaire qui lui a créé de la richesse.

  4. Pierre dit

    Désolé pour le hors-sujet (quoique)… mais c’est irrésistible, et devrait mettre un terme à tout questionnement au sujet de la santé mentale de ce pays et de ses habitants.

    ******************
    Sept syndicats de Pôle emploi ont appelé vendredi à faire grève le 10 octobre, journée de mobilisation dans la fonction publique, pour protester contre les coupes dans les effectifs de l’opérateur. Force ouvrière (2e syndicat de Pôle emploi), le SNU-FSU (3e), la CGT (4e), la CFE-CGC (5e) et trois syndicats non représentatifs (Unsa, Solidaires et CLL) appellent « tous les salariés et agents de Pôle emploi à faire grève le 10 octobre », dans un communiqué.
    ******************

    Comme disait l’autre : vous pouvez vous la rouler et la mettre derrière l’oreille !
    😉

    • Citoyen dit

      C’est très croustillant en effet … Mais ces pauvres choux, « on » les a enduits avec de l’erreur … « on » leur a dit qu’il fallait réduire les effectifs, puisque il y avait moins (?) de chômeurs ! … donc moins de travail …
      C’est probablement qu »on » voulait les faire travailler plus … Travailler ?… C’est pas cool ça … Même que c’est mesquin, de s’y prendre comme ça …. GREVE !!

  5. Joseph dit

    Je ne vous suis pas complètement sur cet article (et c’est tant mieux pour nous !).
    De Macron il était légitime d’attendre, au vu de son cursus et de ses déclarations « modernes » d’alors, une refonte en profondeur et étalée dans le temps, du système social français. Il n’en est rien, la CSG est un replâtrage, un de plus.
    Concernant la hausse de la CSG, je ne suis pas d’accord car, par expérience, je sais qu’il s’agit ni plus ni moins d’une augmentation importante des prélèvements en usant d’une ficelle, la même que celle des pseudos libéraux, à savoir opposer des générations entre elles en pointant du doigt un des bouts et, force graphiques, prouver que les vieux dépenseraient plus, ce qui somme toute reste logique.
    Dès lors, pourquoi, tant qu’à faire d’être logique, ne pas pousser ladite logique jusqu’au bout et désigner les cancéreux et tous ceux qui sont porteurs de maladies auto immunes, ainsi que diverses joyeusetées dont na nature a le secret et qu’elle répartie selon ses humeurs. Ces gens coûtent probablement très cher. Poussant encore la logique, pourquoi ne pas augmenter les cotisations des plus jeunes au motif que tôt ou tard ils bénéficieront à leur tour de prestations médicales en soins de leurs pathologies en devenir ?
    Aujourd’hui ce sont les vieux, demain ce sera, et il ne fait nul doute, les plus jeunes à qui l’on reprochera de ne pas assez cotiser pour assurer les soins de pathologies qu’ils ne manqueront pas de développer. Un autre jour encore ce sera les fonctionnaires. In fine, tout le monde sera passé à la caisse, se regardant en chiens de faïence, sans que jamais le système ne soit remis à plat. Et c’est là tout le drame.
    Faire varier la CSG, expliqué avec talent comme vous le faite, est flambant sur le papier, mais en définitive les prélèvements augmentent sans fin, le cadre reste lui inchangé. Triste vérité.
    Concernant Macron, il avait une chance unique de modifier la santé ET la retraite en France en laissant le choix aux travailleurs indépendants et professions libérales de s’assurer ailleurs, il n’en fut rien, les bientôt ex affiliés du RSI iront maintenant patauger dans la mare du système général. Un vrai bonheur.
    Pourquoi ne l’a t-il fait ? En prenant le même train que ses prédécesseurs, il applique de facto les mêmes recettes éculées, prouvant de façon magistrale que c’est, au mieux, un incompétant, un de plus.
    Scénarios alternatifs si les travailleurs indépendants avaient été libérés du régime étatique :
    1) au bout de quelques mois ou courtes années, surprise, les T.I reste massivement affiliés au régime général… tout bon pour le modèle social français !
    2) les T.I se barrent en masse mais… reviennent progressivement vers le régime général , encore tout bon pour le modèle français !
    3) les T.I se barrent mais mollement, le choix d’un autre système ne les séduits pas plus que ça, balle au centre, mais avantage encore au modèle français
    4) les T.I se barrent en masse et ne reviennent plus, retrouvant pour la plupart un pouvoir d’achat pouvant s’élever à des dizaines de milliers d’euros/an pour une protection de plus grande qualité tout en ayant le sentiment de ne rien devoir à personne.
    Macron est conscient (du moins je me prends à l’espérer) que la probabilité du scénario 4 est la plus probable, et que cela sonnerait la fin d’un régime social totalement inadapté puisque réclamant des ajustements incessants et des prélèvements sans cesse en hausse (de la gestion de Syndic d’immeuble), usant pour le besoin d’artifices comptables et n’hésitant pas, et c’est un paradoxe de taille, à fustiger une partie de la population, pour un système réputé solidaire et pour lequel toute analyse doit se faire dans le temps long !
    Toute analyse du système social Français impliquant qui plus est des ajustements, ne peut se faire sur données immédiates, mais tout au contraire sur des données impliquant plusieurs générations.
    Ici et maintenant ce sont les vieux qui sont visés, tous sont légitimement en colère car il s’agit d’une injustice profonde. D’une part ce système leur a été imposé, cette vérité doit être rappelée à certains « jeunes » qui pensent faire mieux, on a vu avec le RSI et de façon plus lapidaire avec l’élection de Macron, ils sont où les grands théoriciens réformateurs ? Car les gars on est en marche comme avant ! C’est d’autant plus injuste que ces mêmes vieux abondent largement aux finances de leur progéniture après leur avoir payé des études. Depuis 20 ans et plus, et le film Tanguy était significatif, le phénomène a prit une ampleur telle que plus personne ne saurait l’ignorer. A l’époque certains accusaient les jeunes d’inertie, de nos jours, sauf à être dans le déni, tout le monde s’accorde sur le fait qu’il est extrêmement délicat de se loger, se nourrir, faire des études, voire obtenir un crédit lorsqu’on est jeune.
    Ce système est à bout de souffle, voila la vérité, Macron fait du replâtrage, demain je vous fiche un billet que, fuite en avant oblige, on fustigera une autre partie de la population, les prétextes sont faciles à trouver. Et les analyses circonstancielles tout autant que vide de sens ne manqueront pas de fleurir.
    Merci, toujours est-il, pour cet article.

  6. Citoyen dit

     » … assurer le service après vente de cette mesure juste et salutaire. »
    Euh …. il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin tout de même, au risque de pêcher au-delà du banc de poissons …. et de manquer sa cible …
    Et même s’il y a du vrai au départ, dans le fait que l’assurance maladie dépouille ceux qui travaillent …. une bonne partie de la prédation, tient à la gabegie qui est faite avec ces sous …. et donc, le SAV devrait commencer par cet aspect du problème en premier …
    « Les retraités grands consommateurs de soins »
    Certes, et étrangement, ceux qui ont vécu toute leur existence sur le dos des contribuables, le sont encore plus que les autres … sachant profiter de cures et autres divertissements, que le commun des mortels n’ose pas s’octroyer à soi-même … Bizarre …. vous avez dit bizarre ?
    Comme quoi, il y en a des fois, qui sont plus égaux que d’autres …
    Et donc, s’il est bien vrai que ceux qui travaillent, exercent leur solidarité envers leurs anciens …. étrangement, ils sont plus solidaires envers certains qu’envers d’autres, à l’insu de leur plein gré … au point que si on leur demandait leurs avis, il est bien possible qu’ils auraient beaucoup à dire sur le sujet …..
    Ceci étant dit, la CSG ayant une assiette beaucoup plus large, n’est pas la pire des choses … à condition qu’elle se substitue à une autre prédation … pas qu’elle vienne en supplément … comme c’est quasiment toujours le cas …

    « est-il normal que la prise en charge des soins soit liée au travail? » … vaste débat …. qui n’est pas sur le point d’être réglé …

  7. Jiff dit

    « Une question de fond: le travail doit-il payer la maladie? »

    Ben, le problème, c’est que tout cela est fait sans vraiment d’explications précises (disclaimer : étant donné que je regarde la TV chaque fois que je perds un œil, je peux tout à fait me mettre le doigt dedans à ce sujet) – agir, c’est « bien », mais le faire en expliquant exactement pourquoi on agit de telle ou telle façon, c’est beaucoup mieux et ça coupe court à beaucoup de discussions oiseuses.
    Dommage, car être didactique, c’est aussi intégrer tous les autres dans un processus de pensée que nous n’arrivons pas trop à décrypter (à part voir qu’un globalisme très myope est clairement son fer de lance), non-pas parce qu’il est complexe, mais parce qu’il n’est pas franchement explicite, et jamais correctement expliqué…

  8. Sémaphore dit

    Techniquement, votre article a évidemment raison dans l’optique où la SS doit rester une mono-organisa étatique.

    C’est bien la peine d’écrire moult articles sur les délires de cette organisation étatique, dans son histoire comme dans son fonctionnement et ce, sans compter votre livre dont je suis un des lecteurs, pour ensuite approuver chaudement le Président de renforcer encore davantage le financement étatique de cette gabegie permanente, donc de la maintenir encore davantage sous la coupe intégrale de l’Etat au lieu de l’en faire sortir ou, au minimum, de commencer à l’en libérer…

    • Jiff dit

      Sémaphore, vous perdez la boule en indiquant l’aquilon quand il n’y a qu’un zéphyr, car ça n’est pas ce que le taulier sous-entend, puisque son dernier paragraphe indique clairement qu’il faut tout remettre à plat sérieusement : « Une question de fond: le travail doit-il payer la maladie?« .

      Ce qui pose également différentes questions pour l’avenir :

      * la théologie de l’état français étant un polythéisme composé, entre autres déchets toxiques, de spoliations diverses, de vols plus ou moins légaux, d’intrusion dans la vie privée et d’une insupportable suffisance des zélites qui nous crachent à la figure pour nous dire haut et fort qu’ « elles savent mieux que tout le monde ce qui est bon pour nous », quelles sont les chances effectives qu’une quelconque remise en question intervienne un jour (autrement qu’avant amorce de l’auto-destruction du bouzyn) ?

      * les poliotiques n’ayant aucune parole, qui pourrait croire une seule seconde que si une telle annonce de révision des positions vis-à-vis du financement était jamais faite, elle puisse aller jusqu’à terme ?

      * la religion étatique étant bonsensophobe, même si une telle question devait atterrir sur la table et aille à son terme, quelles seraient les chances d’avoir une décision finale correctement articulée et solidement charpentée par du concret, au lieu de discours essentiellement composés de vent ?

  9. Garofula dit

    La CSG, hybride d’impôt et de cotisation, étatise l’assurance santé, ce qui rend encore plus hypothétique sa mise en concurrence car on voit mal la CSG devenir optionnelle. Ou plutôt, s’il y a privatisation, on doit craindre la double peine. C’est d’ailleurs ce qui commence à apparaitre avec les transferts de charges aux mutuelles.

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