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Marseille, Catalogne: l’inquiétante mise en scène de la violence dans les démocraties libérales

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Les démocraties libérales vivent un sale temps. À Marseille, l’émergence d’un Islam politique violent a fait deux morts et justifie encore un peu plus la militarisation croissante de l’espace civil. En Catalogne, les brutalités policières contre les opérations référendaires ressuscitent des spectres qu’on croyait impossibles.

Ceci n’est pas une démocratie. #Catalogne #CatalanReferendum #Catalonia #Catalunya #Espagne #Spain#España pic.twitter.com/TNpHn8Ivp8

— L’insurgé (@linsurge_) 1 octobre 2017

En apparence, bien entendu, tout ceci n’a rien à voir.

En plein débat sur la prolongation de l’état d’urgence et sur l’utilité de l’opération Sentinelle dont le principal effet consiste à militariser l’espace public, un agresseur tue au couteau deux femmes à Marseille avant d’être abattu par un soldat. Le même jour, la police espagnole ne ménage pas ses efforts pour semer la violence en Catalogne afin d’empêcher le referendum illégal qui s’y tient. On parle de 900 blessés dans la journée.

La paradoxale lutte contre le terrorisme

Il existe en France un paradoxe sur la lutte contre le terrorisme. D’un côté, il est interdit d’expliquer que celui-ci repose sur l’expression violente d’un Islam politique, comme si la lutte contre le terrorisme ne pouvait dépasser la demi-mesure. De l’autre côté, nous sommes supposés admettre comme juste la militarisation progressive de la société civile et son placement sans véritable contre-pouvoir sous surveillance politique.

C’est l’objet même de la énième loi de lutte contre le terrorisme: inscrire dans le droit commun des dispositions liberticides sous couvert de la lutte contre le terrorisme. Ne pas surveiller les plus dangereux, car ce serait discriminatoire, mais surveiller tout le monde.

C’est le paradoxe français: pour ne pas nuire à quelques-uns il vaut mieux nuire à tous.

Le glissement progressif vers le liberticide

Entendons-nous: il est normal qu’un État organise sa défense en prenant des mesures adaptées à la lutte contre le terrorisme. Mais c’est bien le sujet qui pose problème: tout se passe, en France, comme s’il était interdit d’attaquer le mal à la racine et comme s’il valait mieux généraliser la surveillance à l’ensemble de la population. On en ressort avec ce sentiment de malaise où le terrorisme est instrumentalisé pour « blanchir » des règles liberticides sans viser les terroristes eux-mêmes.

Et on ne citera même pas ici les « trous dans la raquette » dans l’évaluation interne, notamment pour tous les cas d’infiltrés qu’on croise régulièrement dans les attentats de ces dernières années. Tout ceci donne le sentiment d’une surveillance tournée vers les citoyens plus que vers les terroristes eux-mêmes.

La violence policière en Catalogne

Parallèlement à cette montée de la surveillance généralisée et de la militarisation, les violences policières en Catalogne montrent un autre visage de la répression étatique.

Là encore, on pouvait comprendre que l’État central espagnol cherche à déjouer un vote illégal qui met son avenir en péril. Ce qui pose problème ici, encore une fois, c’est la mise en scène de la violence. Le Premier Ministre Rajoy a surjoué la scène en laissant ses policiers instaurer un climat de violence dans les bureaux de vote, comme si répandre des coups de matraque tenait lieu d’argumentation durable. Ce faisant, c’est bien un basculement politique qu’il a décidé: celui d’une réponse autoritaire à une requête démocratique.

On n’épiloguera pas non sur le chemin que Rajoy fait parcourir à l’envers à tous les souverainistes qui tentent d’expliquer que la construction communautaire est la plus grande ennemie de la démocratie. Il faudra des années pour corriger l’image désastreuse qu’il vient de donner des États-nations.

On retiendra surtout qu’il a donné corps à la mauvaise pièce que les démocraties libérales commencent à jouer: celle d’une mise au pas des populations civiles sous différents prétextes. Mais peu à peu le voile se lève: l’exercice de l’autorité dans toute sa brutalité ne se dissimule plus et envahit la rue.

La mauvaise passe des démocraties libérales

Ce premier dimanche d’octobre restera donc dans les mémoires de la démocratie libérale comme un mauvais jour. Dans la grande tension des peuples que l’après-crise de 2008 suscite, les maux de notre société oblige les institutions étatiques à de mieux en mieux assumer leur violence, et à se raidir dans leurs projets orwelliens.

This is why we must protect the Second Amendment.
Government tyranny is not an abstract concept.#CatalanReferendumpic.twitter.com/lBxQNjFX6n

— Henry (@HMSPitts) 1 octobre 2017

14 commentaires

  1. Pierre dit

    Comme disait l’autre : « c’est rudement bien gaulé ».

    Les « terroristes » ont un sens aigu du calendrier.

    Jugeons plutôt :
    -on commence à fatiguer du côté de Sentinelle ?
    -La énième loi « anti terroriste » est discutée à l’Assemblée ?
    -On recommence à ronronner (les manifs, les grèves, le chômage qui continue d’augmenter, tout ça…) ?

    Paf.

    Un « terroriste » égorge quelques passants.

    Pif.

    Daech « revendique » l’attaque.

    Bref. Arrêtons de tourner autour du pot. Bien entendu que tous ces « loups solitaires », ces « illuminés », ces « cas psychiatriques », ces musulmans « pervertis » travaillent OBJECTIVEMENT pour le gouvernement.

    Attention, odieux conspis passez votre chemin : on a dit « objectivement », pas qu’ils étaient manipulés directement par le gouvernement.

    Une petite « attaque » (d’une intensité à se faire gondoler des collégiens) de temps en temps… rien de mieux pour bien garder le cheptel.

    C’est comme la pub : « Un mars et ça repart » !

    En Irak, en Syrie… l’Etat islamique balance des camions suicides qui font des centaines de morts et de blessés… Chez nous, ils sont tous au RSA, pas de moyens, alors on se contente de couteau de cuisine et/ou de camion loué.
    Même pas une p’tite grenade à se mettre sous la dent.

    Pour le reste, c’est à dire la Catalogne… Rien de neuf sous le soleil. Disons que Rajoy applique la violence politique 1.0 (il est un peu en retard pépère) : la matraque dans ta gueule.

    Efficace, mais un peu brute.

    Alors que chez nous, c’est beaucoup plus sophistiqué. C’est la violence politique 2.0 : on laisse faire le sale boulot par une communauté de cinglés haineux, que l’on s’obstine à importer du tiers monde en nombre toujours plus important.

    Une fois que vous avez des millions de « bons musulmans » installés chez vous… statistiquement, il y en aura toujours quelques fractions de pourcentage capables et désireux de devenir des martyrs en tuant quelques mécréants, en appliquant à la lettre le Coran.

    Le tour est joué. C’est imparable.

    Stratégie de la tension.

    Dans les années 70, le rôle était dévolu à l’extrême-gauche (l’Italie fut à la pointe de ces manips !)…

    Aujourd’hui c’est « l’Etat islamique ».

    Eternel recommencement. Mais méthode affinée…

    Bien entendu, les esprits chagrins feront remarquer que quelques groupuscules d’illuminés de gauche ne risquaient pas de changer fondamentalement les sociétés européennes à l’époque… alors que l’invasion migratoire (organisée)… euh… ça fait de gros, gros dommages collatéraux.

  2. Joseph dit

    Bonjour.
    Marseille ? la suite du renoncement débuté vers 1981. L’inénarrable septuagénaire ministre de l’intérieur Gérard Collomb a commenté à chaud et entouré de ses 30 gardes du corps sur le perron de la gare St Charles (encore un prétendu Gaulliste qu’il confond avec oui-oui, car De Gaulle se défendait tout seul) : « à cet instant, nous ne savons pas s’il s’agit d’un acte terroriste » (sic). Il faudra qu’il mette son logiciel à jour pépère, puisqu’a été décidé il y a plusieurs mois que les noms des terroristes ne seraient plus divulgués et que lorsque l’acte ne peut plus être qualifié d’autre chose que terroriste, les auteurs desdits actes soient désignés comme des êtres perturbés. C’est un des marqueurs du progressisme : la pathologisation de la société, un coupable ne l’est jamais puisque fatalement atteint d’une pathologie (certaines, curieuses, empêchent d’acquitter ses impôts ! Thomas Thévenoud…), un terroriste, oh découverte, serait donc lui aussi un malade mental, car c’est bien connu, pour massacrer ses semblables il faut être particulièrement équilibré.

    Quant à la Catalogne, c’est du Coluche : « on veut du travail », pan ! un coup de matraque sur la tête.
    Ici, des gens, organisent un référendum qui effraie tellement l’UE et sa bonne élève l’Espagne , qu’une armée de Robocop a été dépêchée pour tabasser l’électeur impétrant.
    Pas question de fustiger les forces de l’ordre qui, hélas, font le boulot qu’on leur demande, comme par ailleurs les militaires sur des théâtres d’opérations qui alimentent le fonds de commerce terroriste.

    C’est la démocratie 2.0 progressiste :
    – vous voulez exprimer une opinion par un vote ? on vous tabasse
    – vous avez exprimé votre opinion par un vote ? on l’ignore et en bonus vous êtes traités d’abruti, d’ivrogne voire de vieux !
    – vous êtes pour un monde apaisé ? vous participez et alimentez une myriade de conflits

    A cette caste sans honneur nous construisons leurs ponts, leurs routes, leurs villas, leurs écoles de luxes dans lesquelles leur progéniture sera à l’abri de piétaille, nous leur lavons leurs bagnoles, nous leur faisons le ménage et leurs servons de chauffeur, nous leur nettoyons leurs rues, nous faisons leurs guerres mais, lorsque nous émettons une opinion, ils nous envoient la police, celle en charge de nous protéger.
    La démocratie façon Orwell.

    Attention que l’épisode Catalan ne soit pas la petite mèche que personne n’a vu et qui mette le feu à la poudrière européenne, le gouvernement espagnol vient peut être d’apporter le ciment d’un mouvement qui pourrait gagner en ampleur…

    • Jiff dit

      À toute cette énumération, on peut également ajouter certains agissements plus que douteux çà et là d’une force dont le visage reste bien flou à dessein et qui ne répond qu’aux saigneurs de l’ue de ses exactions ; et après ça, « ils » s’étonneront que les gens qui se sentent concernés stockent des moyens de défense…

      « Attention que l’épisode Catalan ne soit pas la petite mèche »

      En dehors d’une histoire plaisante que ça me rappelle (une si petite mèche pour tant de dynamite), il est à remarquer que, vu les antécédents des locaux, qui n’ont pas vraiment pour habitude de plier, il-y-a fort à parier que ladite mèche non-seulement brûle déjà, mais qu’elle est maintenant plus proche du détonateur que de l’allumette.
      Quant à la « gestion de crise », on peut également parier que machin-chose aurait utilisé les mêmes expédients si la chose s’était passée ici, tout en poussant son caca nerveux sur Tweeter ou autre.

      Tout ça, c’est tant mieux, ça consacre la dissonnance énorme entre zélites de connivence et peuple à qui la moutarde finit de monter au nez – et il va bien falloir, par la force des choses (si je puis dire), que tout ça soit exposé clairement et très rapidement sur la table.

  3. RBD dit

    J’étais à Barcelone il y a quelques jours, la tension était déjà très palpable.

    La résurgence du séparatisme catalan est, en fait, assez récent. Cela a commencé en 2010 avec l’annulation de certains articles du statut d’autonomie par le Tribunal Constitutionnel, puis en 2012 quand Rajoy a refusé au précédent président régional la création d’un privilège fiscal en faveur de la Catalogne (au détriment du reste du pays, ce privilège existant déjà depuis longtemps pour le Pays Basque et la Navarre par ailleurs).

    Le problème est que Rajoy et Puigdemont sont chacun poussés par leurs électorats. Beaucoup d’Espagnols réclament « la main dure » contre les séparatistes. Ces derniers, aux dernières élections autonomiques, avaient donné une majorité en sièges (non en voix) à une coalition gauche-droite sur ce projet, qui avait besoin de l’appui d’un petit parti d’extrême-gauche indépendantiste et surtout révolutionnaire pour compléter. Et ce parti (la CUP) a garanti la tenue d’un calendrier que Puigdemont devait tenir pour ne pas trahir ses électeurs. Lui-même est un séparatiste de centre-droit soutenu par une majorité plutôt de gauche, dans une région passant de plus en plus à gauche.

    Autre point commun : le jusqu’au-boutisme permet à l’un comme à l’autre de faire oublier les scandales affectant leurs partis respectifs en appelant à la Patrie en Danger.

    Et justement, un peu comme en Écosse, ou en Flandre au temps du gouvernement di Rupo, il me semble qu’une grande partie du problème vient aussi de ce que l’Espagne est encore gouvernée à droite, alors que la Catalogne est passée clairement à gauche ces dernières années. Quand l’Histoire locale s’y prête, ce clivage peut souvent raviver un séparatisme couvant.

    On a peu parlé à l’étranger de la séance de vote de convocation de ce pseudo-référendum par le Parlement de Catalogne, début septembre, en violation du règlement et des droits de l’opposition qui a préféré quitter la salle plutôt que voter contre dans ces conditions.

    L’obsession du gouvernement de Barcelone est de trouver des soutiens à l’étranger. Le résultat de cette consultation la rend peu crédible (moins de la moitié du corps électoral officiel y a participé malgré l’absence de contrôles), mais ils ont enfin réussi à attirer l’attention de l’opinion internationale. Apparemment, malgré un résultat comptable insuffisant Puigdemont veut proclamer cette indépendance après confirmation au Parlement régional au lieu de convoquer des élections en bonne et due forme qui seraient pourtant sans doute profitables à leur cause (mais pas à son parti précisément…). Cela va finir comme en 1934 (précédente tentative au cours de la période républicaine, qui avait donné lieu à une vaste opération de police, déjà).

    On regrette fort que les dirigeants actuels n’aient pas l’intelligence politique de Suarez et Tarradellas, d’un côté comme de l’autre.

  4. serge dit

    Le gouvernement central espagnol n’a pas le choix que d’empêcher la Catalogne d’envisager une autonomie. En effet, vu leur niveau de dettes, tout trouble politique ou social conséquent tend à rendre les taux d’emprunt rapidement insoutenables. L’UE, de son côté, est obligée de soutenir le gouvernement central puisque c’est avec eux qu’elle discute et les 26 autres pour la fédéralisation. Pour l’UE, c’est trop tôt que les pays-nations se fragmentent pour donner, en vrai, des super régions transfrontalières (type pays basque, Wallonie,…) qui seront les « provinces » de l’UE. D’abord elle doit voir ce que va donner le Brexit. Ensuite, l’intégration des confettis de l’ex-Yougoslavie remaniés type Kosovo-Albanie-Macédoine-Montenegro doit être achevée. Et tous les traités type CETA, TAFTA et ce qui est en cours avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande doivent être en application. Après, l’Espagne n’aura plus qu’à se fragmenter, la France, l’Italie, etc…, les conséquences n’auront plus aucun impact, sauf à possiblement nettoyer une partie de la population. Ce qui aidera aux politiques migratoires…

    • Jiff dit

      La meilleure analyse que j’ai vu depuis un moment.

      C’est quelque chose qu’on ressent plus qu’on ne le voit et qui est boosté par des circonstances qui favorisent grandement les dérives vers du genre SPE (Stanford Prison Experiment), dont nous ne connaissons pas l’issue.

      Reste que suivant les coins, le bon peuple va peut-être plus ou moins regimber avant de se laisser massacrer joyeusement ; ajoutez à cela la déflagration bancaire qui aura lieu dans les 5 ans et ça vous donnera une (petite) idée de ce qui va se passer un peu partout, idée qui fait mieux comprendre pourquoi tous les gens de pouvoir ont ou sont en train d’acheter des demeures fortifiées très éloignées des centres urbains et d’y stocker eau, armes, munitions et vivres. 1.0.1 of civil war : kill children at sight…

  5. La revendication indépendantistes catalane est parfaitement pathologique, et vous êtes aux fraises:

    http://www.atlantico.fr/decryptage/referendum-en-catalogne-comment-alliance-entre-droite-affairiste-et-gauche-ultra-ideologisee-referme-piege-madrid-alexandre-del-3180854.html

    En gros, il n’y a pas eu de vraies violences policières et la comédie du référendum illégal déshonore cette région de minables corrompus qui ne méritent pourtant que des coups de bâtons.

    • Citoyen dit

      L’article, qui ne manque pas d’intérêt, suggère que la vermine d’extrême-gauche (force principale à l’action), est l’idiot utile d’une poignée d’affairistes qui avaient d’autres objectifs … Et que le pétard qu’ils avaient allumé, à fini par leur péter dans les doigts … le monstre qu’ils avaient crée a fini par leur échapper … Ce qui, globalement, est assez crédible, puisqu’on a vu l’été dernier, des catalan se mobiliser contre l’invasion des touristes, alors que ça doit représenter une bonne partie de leurs revenus ! … (plus débile, c’est difficile …. mais ils sont comme ça les gauchos …)
      L’histoire de l’Espagne est compliquée, et les séparatistes exploitent les ressentiments …. Sauf que les dits séparatistes d’extrême-gauche rassemblement à s’y méprendre à syriza … ce qui n’est pas franchement une référence pour l’avenir des catalans …
      Ceci dit, le résultat ne semble pas probant … le référendum était un pétard mouillé … Le « oui » clamé ne représente que 90% de 42% de l’électorat …

  6. Bushido dit

    Islam politique, que c’est beau…

    Le fameux Islam politique, le faux Islam dévoyé, qui s’opposerait à un Islam spirituel, le vrai Islam de paix, qui, par exemple, prônerait des valeurs comme le pardon, la compassion, la tolérance, le libre-arbitre… Et soyons utopistes, un Islam qui serait égalitaire, féministe et même vegan naturiste…

    L’arabe est une langue difficile et le tryptique du corpus musulman, Coran, Sunna, Haddith est rébarbatif. En conséquence nous imaginons un Islam des Lumières qui est en résonnance avec nos idéaux humanistes universalistes, sans rien lire, sans rien apprendre.

    Il ne faut pas faire de toutes les religions des spiritualités chrétiennes ou bouddhiques. Tant qu’il n’y a pas eu d’exégèse tout n’est que politique et rien n’est spiritualité. Tout concerne d’abord le monde ici-bas. Ce n’est qu’après bien des efforts intellectuels qu’une religion devient spiritualité pour ne plus s’occuper que de l’au-delà.

    Danièle Obono n’a pas tort en citant l’Ancien Testament, elle oublie seulement de mentionner les 2000 ans de Nouveau Testament qui lui succèdent et, bien sûr, le siècle des Lumières qui a fini d’enterrer Abraham égorgeant son bélier. L’Islam coranique est si jeune quand on y pense.

  7. Citoyen dit

    « Entendons-nous: il est normal qu’un État organise sa défense en prenant des mesures adaptées à la lutte contre le terrorisme. » …… « sa » défense ?…. là, il s’agit probablement d’un glissement sémantique … Vous voyez, par inadvertance, vous aussi, vous vous y mettez. L’état n’a pas à organiser sa défense, mais celle de la population : il est payé pour ça.
    Mais le problème est pourtant bien là … il y a quelques temps, le nuisible de Corrèze avait lâché (peut être par inadvertance) qu’était envisagé la création d’une garde républicaine (non pas celle d’apparat qui existe déjà, à cheval et avec sabre, façon ancien régime, mais à l’américaine) … Et là, il ne s’agit pas de protéger la population, non …. mais pour l’état il s’agit de protéger ses fesses …. de qui ? je vous le donne en mille … de la population …
    Donc, ce qui préoccupe l’état, en premier lieu, c’est bien « sa » défense, contre ceux qui le paient pour assurer la leur … De là à dire que les actions « terroristes » servent ses objectifs, il n’y a pas besoin de faire un grand écart d’imagination …

  8. yoananda dit

    Le problème des états nations c’est que l’état est devenu l’ennemi de la nation.

    Alors oui, les « autres » (mondialistes, régionalistes, terroristes et j’en passe) en profitent. Mais la faute à qui ?

    • Pierre dit

      Allons plus loin… Exemple avec nos amis Corses.

      Il y a 30 ans, je trouvais tous ces gens vulgaires, et pire que tout : des emmerdeurs avec leurs show encagoulés et leur manie de « plastiquer » des villas.

      Je pense que cet avis était partagé par de nombreux Français.

      Mais aujourd’hui, mon regard a totalement changé : les Corses sont furieusement modernes…!

      Ce sont nous, les continentaux, qui sommes devenus totalement dégénérés.

      Les Corses ont su protéger leur île, et ils n’aiment pas les étrangers-envahisseurs. C’est l’essence même de la modernité, c’est l’avenir.

      Que s’est-il passé en 30 ans ? L’état est devenu l’ennemi, en effet. L’état a trahi. L’état a été perverti.

      Il faut donc tout faire pour affaiblir ces états pervertis.

      C’est pourquoi, nous devrions supporter les vrais régionalismes. Et surtout les référendum qui grippent les pouvoirs centraux totalement corrompus.

      Les Catalans sont des gauchistes et des emmerdeurs ? C’est une évidence !

      Et alors ?

      Ils veulent rester entre eux, bien consanguins avec leur langue de sauvage et ils luttent contre les dégénérés et collabos bruxellois à Madrid ?

      Grand bien leur fasse ! Bravo.

      Pourquoi imposer le « vivre ensemble » à des gens qui ne se supportent pas ? On voit clairement ici l’enjeu idéologique… Si vous dites oui à la Catalogne, vous remettez en cause la doxa, le fameux « vivre ensemble ». Ergo…. il faut dire oui à la Catalogne indépendante.

      L’avenir c’est : chacun chez soi !

      Et stop aux utopies fumeuses et constructivistes (« l’Europe de Brest à Vladivostok »… en passant par Istanbul et Alger) derrière lesquelles se cachent ces pseudo « états » qui ne sont que des groupements mafieux.

      • Citoyen dit

        « C’est pourquoi, nous devrions supporter les vrais régionalismes. Et surtout les référendum qui grippent les pouvoirs centraux totalement corrompus. »
        Pierre, si leur référendum avait la capacité de jeter du gravier dans les rouages de cette UE moribonde, pour la mettre en difficulté, ça présenterait un intérêt évident, et justifierait de s’installer sur le balcon pour compter les points …. Mais il y a fort à parier, que leur sortie ne dépasse pas le cadre espagnol, et de ce point de vue ne présente qu’un intérêt mineur …

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