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Mais où sont les pauvres qui contestent le président des riches?

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Macron est devenu le président des riches, appellation qui devrait justifier son rejet massif par l’opinion. Mais le mouvement d’opposition aux ordonnances qui se déroule jour après jour montre la difficulté à structure une opposition durable sur ce thème. Le président a-t-il imposé ses thèmes à l’opinion?

L’étiquette de « président des riches » collée par Jean-Luc-Mélenchon sur le dos d’Emmanuel Macron devrait faire des ravages dans l’opinion. Rien n’est plus destructeur que l’idée de l’injustice dans la conduite des affaires. Dans la détestation viscérale que l’on prête d’ordinaire aux Français pour l’argent, la situation devrait être bouillonnante.

Pourtant, de semaine en semaine, la mobilisation tant espérée par la CGT (encore que la détermination de la confédération de Montreuil pourrait faire débat) et par la France Insoumise se fait attendre. Hier, par exemple, la manifestation des fonctionnaires n’a pas rassemblé 30.000 personnes.

Elle avait pourtant tout pour réussir. Les fonctionnaires font plus facilement grève que les salariés du privé. Leurs motifs de mécontentement, notamment sur la CSG, sont bien installés dans les esprits, et les médias avaient balisé le chemin en annonçant une forte mobilisation.

Et puis rien, ou pas grand chose!

Les Français détestent-ils vraiment les riches?

Une première explication de ce silence ou de cette apathie des Français tient probablement à leur accord avec le président de la République. Après tout… les riches ne sont pas si détestables que cela, et les Français savent que le quinquennat Hollande est allé trop loin dans la pression fiscale exercée sur eux pour qu’un retour en arrière ne soit pas nécessaire.

À l’injonction très pikettyenne d’appauvrir les riches pour enrichir les pauvres, les Français préfèrent la modération d’une grande politique d’équilibre. Celle-ci répond aussi au sursaut profond du pays en faveur de l’espoir d’enrichissement. Obscurément, les Français se souviennent qu’un pays qui n’offre plus la possibilité de s’enrichir quand on est pauvre est un pays de désespoir.

Pourquoi les Français rejettent viscéralement les idées de Piketty

Dans sa tribune au Monde, Piketty s’est insurgé contre la suppression de l’ISF. On connaît la structure binaire de la doxa pikettyenne, sur les vertus de l’impôt comme solution universelle aux problèmes politiques et sociaux. Pour l’économiste français, c’est par la pression fiscale qu’on peut rebattre les cartes de la société.

Tout laisse à penser que les Français ont perçu pour ainsi dire instinctivement l’obsolescence spontanée de cette idée. Outre-Atlantique, en effet, l’innovation technologique a permis, en moins de 30 ans, de rebattre les cartes de la richesse et de forger un hyper-capital dont les détenteurs étaient inconnus il y a encore quinze ans.

D’une certaine façon, Zuckerberg est le meilleur antidote aux divagations pikettyenne: l’un des hommes les plus riches du monde n’avait ni nom, ni fortune, ni patrimoine, au tournant du XXIè siècle dont Piketty s’est voulu l’analyste. Si les idées de Piketty avaient été appliquées aux États-Unis, Zuckerberg aurait sans doute émigré aux îles Caïman pour échapper à l’impôt punition que l’économiste français idéalise.

Pendant que Piketty parle du capital au XXIè siècle en France, les Américains le constituent.

Et si l’on pratiquait la pensée au XXIè siècle

Au lieu du capital au XXIè siècle, c’est-à-dire de l’éloge de l’impôt pour raboter les succès entrepreneuriaux, les Français attendent la pensée au XXIè siècle, qui redonnera un cap vers la grandeur désormais révolue de leur pays. On sent bien, partout, que les vieux schémas de pensée, même restaurés au stuc par des intellectuels éphémères, sont épuisés. Il faut désormais fixer un nouveau cadre qui permette d’accueillir et de domestiquer ces grandes disruptions qui ont propulsé les États-Unis et leur économie à de nombreuses années-lumière de ce que nous sommes.

Pour développer des géants capables de rivaliser avec leurs concurrents américains, les Français ont compris que la guerre aux riches, la pression fiscale à tout-va, était tout sauf une solution. Au mieux, elle permet de couvrir des gabegies publiques pendant quelques années, avant la paupérisation définitive du pays.

Pour la France, nous pouvons avoir une autre ambition, encore vierge d’expression et de diffusion. Celle qui consisterait à réunir les conditions globales pour permettre l’émergence des blockbusters industriels de demain: modifier les cadres réglementaires, préparer le terrain capitalistique, simplifier les univers socio-fiscaux. Même s’ils n’aiment pas leur Président, les Français comprennent qu’il apportera peut-être sa pierre à cet édifice.

Macron, fin du début, ou début de la fin?

De ce point de vue, le manque de popularité du Président dans l’opinion montre bien l’ambivalence profonde du pays vis-à-vis de lui.

D’un côté, les Français sont sans véritable illusion sur les vérités dont il est porteur. D’un autre côté, ils s’en servent avec résignation pour dynamiter le cadre ancien d’une société française à bout de souffle. Ils savent que le début d’autre chose n’a pas commencé. Que tout reste à construire. Que de nouveaux codes viendront.

Dans ce cheminement, Macron est la fin d’une ère à laquelle appartient Piketty. Reste à favoriser l’avènement d’un nouveau monde, et là, le travail n’a pas commencé.

30 commentaires

  1. Pierre dit

    Les Français avoir des « idées » ? Vraiment ?

    Voici une autre hypothèse : les veaux sont simplement fatigués, désabusés, éteints, choqués. Et nombreux sentent confusément (c’est la seule vertu qu’on peut leur attribuer) que plus ne tourne rond. Ce qui n’arrange rien.

    A ce titre, Jupiton et le système pour lequel il travaille, ont gagné.

    A force d’usure, de sida mental, de violence (le terrorisme, l’invasion migratoire, la « délinquance » etc.) plus la violence économique (chômage, revenus, impôts), de violence médiatique, de violence éducative (l »école à la dérive)…. les Français sont K-O.

    Stratégie du choc 2.0, perfectionnée, hyper sophistiquée.

    Les Français sont dans le tambour de la machine à laver, position essorage. Depuis 3 décennies déjà… Les dégâts sont désormais patents, et surtout irréversibles.

    Le trotskar d’opérette en business class, Mélenchon, ne mobilise plus. Gauchistes, droitistes… Même le FN apparaît comme un groupe de scouts un peu demeurés. Tous les mêmes. Même les « fonctionnaires » sont fatigués. Même les bon gros cégétistes ne pensent plus à rien, si ce n’est à choper leur retraite le plus vite possible et se barrer en Tunisie ou au Portugal.

    C’est le syndrome : lapin dans les phares.

    Stupéfaction. Renoncement. Paralysie. Engourdissement. Fatigue d’être soi. Dépression.

    On peut coller de nombreux mots à ce malaise, cette maladie mentale collective.

    Mais c’est clairement game over.

    On ne le répétera jamais assez : Michel Houellebecq est un visionnaire, comme tous les vrais et grands artistes.

    Soumission. Avoir la paix. Mourir en silence. Plus rien ne vaut rien. Merci. Eteignez la lumière avant de partir. Ciao.

  2. Joseph dit

    Vos deux derniers chapitres donnent une idée, hélas, de ce qui va advenir de la France.
    Chacun pense ce qu’il veut de Macron mais, l’homme et jeune et son cursus aurait pu faire croire qu’il s’atèle à une refondation de nos systèmes fiscaux et sociaux notamment. Il n’en est rien et n’en sera rien, Macron s’inscrit dans la longue lignée des gens qui ont une idée rabougrie de la société, ce qui est d’autant plus paradoxal que de Mitterrand à Macron, tous les présidents ont chanté les louanges du progrès et les vertus du progressisme. Ce sont en fait des hommes sans pouvoir.
    PIKETTY n’est pas le problème, c’est le seul économiste qui dit que les économistes ont pris le pouvoir et le seul à en dénoncer l’anomalie, dont acte ! Faut-il encore l’avoir lu.
    En fait, il n’y a pas de modèle, le monde est à bout de souffle, vos réflexions sur les milliardaires de la Silicon Valley sont justes mais le problème se situe non pas dans l’imposition, elle est supérieure aux USA, mais surtout dans la formation et la libéralisation du secteur de l’entrepreneuriat, je dis biens secteur car, en France, être entrepreneur, c’est avant toute chose faire chauffer sa petite tambouille.
    Après tout, il y a quelques belles réussites Françaises, Arnault, Bettencourt, Wertheimer, Dassault, Ginestet, Latouche, Pinault, Bouygues, et des dizaines d’autres. Ce qui invalide une grande partie de votre réflexion.
    Le frein Français se situe dans la mentalité, c’est un des pays où subsistent des politiques aux visions socialoïdes, notamment tous ceux se prétendant de la gauche française, Mélenchon étant le plus actif du moment. La droite quant à elle est un miroir de la gauche.
    Pour le reste, et la réflexion demande des livres, je suggère pour ceux qui ne connaissent pas, la lecture de Dani Rodrik, c’est à contre courant mais salvateur. Il s’agit d’un rappel de ce qu’est l’état et le capitalisme, chez Dani Rodrik, pas d’opposition ni de déclarations enfiévrées tel un des commentateurs du site (sur un autre article) qui hurlait aux bienfaits de l’ultra libéralisme, crétin décérébré qui ne se rend pas compte qu’il chante les louanges d’un « isme », un parmi d’autres, mais il pense avoir raison, être le camp du bien, de ceux qui savent, un miroir de ce qu’il dénonce avec beaucoup d’inculture.
    C’est toute la déception de l’homme Macron, sa jeunesse n’a rien apporté, ses idées sont courtes et il s’avère être au service du système : un couple composé d’un capitalisme de connivence et un état sur-obèse qui a franchit toutes les barrières de ses prérogatives régaliennes.
    Un américain, n’est pas moins imposé qu’un Français, certains pays ont des taux d’impositions très bas et pourtant n’ont pas ou peu de milliardaires ni de créateurs remarquables d’entreprises.
    Encore une fois, Macron avait une seule réforme (mot horrible) à mener : libérer les travailleurs indépendants et les professions libérales en leur laissant le choix de s’assurer ou bon leur semble et en baissant drastiquement l’IS, je parle ici des TPE/PME (les sociétés « CAC40 » se défiscalisent très bien). Cette population TPE/PME était prête, disposée, volontaire, et si des telles mesures avaient été prises à leur égard, le signal pour le reste de la société aurait été puissant. Il n’en est rien, Macron rattache les indépendants à un régime général et enfonce le clou plus que de raison en instaurant bientôt le prélèvement à la source, charge supplémentaire pour les employeurs.
    la messe est dite, le mur se rapproche, il reste à définir les paramètres de vitesse et de temps.

    • @Joseph D’accord avec vous: il y avait quelque chose à faire qui aurait pu mobiliser, effectivement, toute la société.
      Simplement cela aurait du inclure, aussi, une réelle baisse du cout du travail partout (il va augmenter en 2018), une baisse effective du nombre de fonctionnaires (il restera stable en 2018), et une élévation significative de l’âge de la retraitre et une augmentation de la durée légale du travail (ils ne bougeront pas en 2018). Macron est une gouape impuissante, inactive et corrompue. Le mur sera couvert de sang.

      • Joseph dit

        Hola François. Il me semble à vous lire que nous ne sommes jamais très éloigné, si ce n’est votre récurrence à soutenir l’augmentation de la durée légale du travail et l’âge de départ à la retraite.
        C’est un entrepreneur qui vous parle, ayant eu des entreprises de service en France et Monaco, donc 35 et 39 heures. Je n’ai jamais milité pour un retour au 39 heures, pourquoi du reste ? pas plus que je n’avais d’écart de rendement entre mes équipes Françaises et Monégasques. La différence se faisait (moins maintenant, j’ai cédé mes entreprises il y a 10 ans) sur la facilité d’embauche et de licenciement en principauté. Le coté social est très développé à Monaco, un employé ayant 2 enfants perçois environ 600€/mois d’allocations familiales. Par contre, les caisses sociales monégasques sont très vigilantes, la retraite est aussi beaucoup plus élevée. Monaco est assez proche du système US.
        Concernant la retraite je vous suis encore moins, votre version sur ce sujet est la même que celle consistant à augmenter les prélèvements, dans une vis sans fin. Pourquoi ne pas définir un minima (cotisation sur base SMIC ou 1/2 SMIC par exemple) pour une retraite par répartition (la aussi système US !) et laisser les gens se confectionner une retraite comme bon leur semble : fonds de pension, immobilier, pourquoi pas cotisations + élevées, cotisation retraite dans le privé, assurance, etc… Bien entendu, de telles mesures doivent être prises dans un cadre large de refonte de nos systèmes. L’état sur-obèse prélève à tous les étages, les placements assurance, l’immobilier, pour ne parler que de ça, sont lourdement taxés (PISANI FERRY le conseillé de Macron propose même de rendre de facto l’Etat copropriétaire de nos biens immobiliers).
        Agir sur la durée du travail ne créera pas d’emplois, vous procédez de la même logique que ceux qui ont soutenu les 35 heures pour créer des emplois, si c’était si simple ! J’ai pour ma part soutenu les 35 heures (je ne m’y suis en fait jamais opposé) car le travail n’est pas tout dans la vie.
        Il y a une richesse dormante dans les PME et TPE, elles doivent pouvoir embaucher et débaucher facilement, une entreprise n’a pas à être garante d’un emploi ! Sans tomber dans les travers du RU (ils en reviennent de leur zero hour contract…), laissons les gens se débrouiller entre eux avec des contrats allant de 1 semaine à plusieurs mois/années. La aussi cela réclame une refonte structurelle, notamment concernant l’accès aux crédits, les banques ne financent pas les gens en CDD, tout comme l’accès au logement s’en trouve limité. Je milite même pour la suppression du CDI.
        La formation est aussi un écueil, beaucoup de jeunes sortent des universités avec un diplôme qui ne sert à rien et ne correspond pas aux attentes d’une PME.
        Un autre problème, simple, très simple, non abordé est celui de l’assurance chômage, que de débats vides de sens et quel cynisme affiché par Macron (voire Fillon, c’est son sosie) qui ne connait rien de son pays.
        Supprimons pôle emploi et laissons les gens s’assurer contre la perte d’emploi comme bon leur semble (on redirige les cotisations actuelles). Un employé (en fait qui le souhaite) pourrait ainsi décider de cotiser pour une période de couverture allant de 1 à plusieurs mois. Exemple : je suis employé, je cotise pour une ASSURANCE perte d’emploi de 2 mois. A la perte de mon emploi, je peux choisir de ne rien faire pendant 2 mois ou bien je me remet immédiatement sur le marché du travail, auquel cas, ce qui n’est pas perçu peut aussi constituer une cagnotte. arrêtons nous la dessus, s’agissant d’assurances privés, il a fort à parier qu’elles procéderaient à un classement des entreprises, celles infoutues de gérer leur personnel seraient ainsi malussées.
        Si vous liez le tout, contrat CDD et assurance perte d’emploi à la carte, vous créez une réelle flexibilité.
        Macron est un cynique, il parle de flexibilité en fustigeant des gens qui se refusent à faire 2 heures de trajet (4h/jour…), oubliant le conjoint qui a fatalement a un emploi, les enfants, etc, pas plus qu’il ne tient compte des frais, énormes, de déplacement.
        Le libéralisme c’est finalement de la logique, l’économie est secondaire, aborder les problèmes avec des chiffres c’est s’abandonner à une idéologie mortifère, c’est se soumettre à un système dans lequel l’humain n’est plus qu’une variable.
        Pour résumer : que l’on nous foute la paix, que l’Etat arrête de répartir les richesses et de vouloir sauver tout le monde, ça n’a jamais fonctionné et ça ne fonctionnera jamais, c’est juste très con et parfaitement totalitaire.

    • Citoyen dit

      Ha,Ha, MDR, Joseph … « Faut-il encore l’avoir lu » … Euh, sans vouloir être médisant, il faudrait avoir beaucoup de temps à perdre, ou s’ennuyer grave pour lire ce clown … Non, il suffit de l’écouter 5 minutes débiter ses inepties (et encore 5 minutes, ça peut faire beaucoup à supporter), ou écouter ici ou là, les discutions qui se font sur des extraits de sa littérature, pour faire le tour complet du personnage … rien que ses délires sur le loyer fictif, sont un monument …
      En fait, c’est un pur produit de la racaille socialo-marxiste (comme bon nombre d’autres « économistes », pour ne pas faire de jaloux), qui n’en finit pas de tenter de tordre la réalité, pour l’adapter à ses délires …
      La clique autour d’Obama et de la Clinton le trouvait bien …. c’est dire …

      • Joseph dit

        Allons Citoyen vous m’avez habitué à beaucoup mieux !
        D’abord je lis, c’est une tare en ce monde je sais, et PIKETTY dans sa totalité, la chose qui me plait chez lui c’est qu’il remet les économistes à leur juste place lui compris. Le type avance des idées, elles ne sont pas miennes, et il le dit lui même, les économistes ont beaucoup trop d’importance, d’où mon « dont acte ».
        J’ai aussi lu FRIEDMAN, tout aussi complexe que peut l’être PIKETTY mais pas moins rejetable à mon sens, tous des utopistes inaptes à penser le monde, l’humain est absent de leurs thèses, et lorsqu’il est, c’est sous l’autorité d’un système fatalement économique.
        Vous savez, j’ai aussi lu Mein Kampf ou Heidegger… la lecture permet de révéler le caractère d’un homme.
        Beaucoup plus dangereux que PIKETTY car intrigant et homme de pouvoir, il y a par exemple PISANI-FERRY le conseillé de Macron et ses délires sur l’immobilier (entre autre) : http://www.atlantico.fr/decryptage/remettre-en-cause-droit-propriete-pour-purger-dette-publique-proposition-delirante-france-strategie-au-gouvernement-jean-yves-3191424.html

        • Citoyen dit

          Sauf que Pisani-Ferry, avec ses délires, et Piketty, avec son loyer fictif, appartiennent pour moi à la même catégorie de nuisibles. Leurs propos, et encore mieux quand ils le mettent noir sur blanc, ne sont pas le fruit du hasard. C’est l’expression de ce qu’ils ont au fond de leur tripes …

          « c’est sous l’autorité d’un système fatalement économique. » … pas « fatalement » … Je dirais « inévitablement » économique, puisque c’est ce qui fait tourner la machine (le carburant) … Ce qui n’exclue pas l’humain de l’équation, mais lui laisse le choix de retourner au Neandertal (pour ceux qui le souhaitent) …

          • joseph dit

            Lisez moi, vous auriez évité la première partie de votre commentaire. Quant à l’économie, elle n’est, ou plutôt ne devrait être qu’un tout petit rouage, si elle est le pilier d’une société, alors vous êtes dans un système totalitaire, et puis votre allusion à Neandertal relève d’une logique de rejet, si on est pas œconomicus alors on est arriéré, seriez vous le camp du bien et de ceux qui savent ?

          • Jiff dit

            « Je dirais « inévitablement » économique, puisque c’est ce qui fait tourner la machine (le carburant) … Ce qui n’exclue pas l’humain de l’équation, mais lui laisse le choix de retourner au Neandertal (pour ceux qui le souhaitent) … »

            J’avoue que tout comme Jo, je ne vous comprends pas.
            S’il est avéré que l’économie a été placée au centre, il est tout aussi avéré que les dés ont été pipés dès le début.

            Vous théorisez que sans économie, point de salut, et même régression, ce qui pourrait contenir une part de vérité si elle était réellement libre et transparente (au hasard : pas de manipulations des cours de l’or, pas de manipulations du Libor, pas de manipulations des taux de change, pas de QE, pas de produits toxiques comme les sub-primes ou ceux, bien pire, qui les ont remplacés, ou bien les banques « sauvées du désastre » quand il aurait fallu laisser faire le marché et donc les laisser crever, de façon à éliminer définitivement tout canard boiteux), or, ça n’est pas le cas, car une minuscule caste contrôle et pilote cette économie de façon à en retirer systématiquement un maximum d’argent, et pire, elle a fait voter des lois permettant de voler l’épargnant pour sauver ses brelles – cherchez bien qui, à l’issue de chacune des « crises » qui sont survenues dans le passé, a _toujours_ tiré son épingle du jeu sans y laisser une seule plume – avec un peu d’opiniâtreté, on y arrive, même si ça n’est pas facile (c’est toujours la même chose, suivez l’argent pour comprendre le pourquoi du comment.)

            Par ailleurs, si vous écoutez attentivement des gens qui ont autant de connaissances que ceux qui passent en boucle dans les journaux aux ordres et la TV d’état, mais que vous ne verrez jamais au grand jamais dans ces merdias, vous voyez bien que tout le jeu part de travers à la base ; il-y-a sur YT un doc américain, datant un peu et qui dure plus de 3h, expliquant d’une façon compréhensible par absolument tout le monde pourquoi l’inflation est une escroquerie, qu’elle touche en priorité les plus faibles tout en ne servant qu’à enrichir les banques à leurs dépens – et de démontrer qu’avec certaines mesures simples, on aurait très bien pu payer aujourd’hui exactement la même chose pour son big mac que dans les années 60.

            Parce que la faille dans votre « raisonnement », c’est que nous devons tous continuer à courir après la croissance, afin de nourrir le Dieu galimafreur Éconocroque(-mitaine), sauf que ce raisonnement entraîne ce que l’on voit actuellement et depuis environ les années 50, c’est à dire (toujours au hasard) une multiplication des gammes tellement débilement faite qu’elle vous prive très souvent d’un appareil capable de faire ce que vous en attendez, puisque les caractéristiques intéressantes sont ventilées sur toute la gamme – encore très récemment constaté : il me faut 3 boîtiers photo pour regrouper toutes les caractéristiques qui me sont nécessaires ; le problème, avec cette de façon de faire, c’est qu’il faut plusieurs planètes pour assurer le débit, sans parler des trucs qui sont produits et restent invendus (tiens d’ailleurs, on dirait que les acheteurs cons-pulsifs d’iPhones viennent de s’apercevoir (mieux vaut tard que jamais:) avec le dernier modèle que son fabricant les prenaient pour des cons et des vaches à lait…)

            Cet état de fait entraîne une bonne part, si ce n’est la totalité, des conflits mondiaux, puisque quand on a pas le sous-sol qu’il faut pour fournir les minerais nécessaires, il est de bon ton de fomenter une guerre pour pouvoir s’approprier celui du voisin (encore au hasard : l’uranium, illégalement volé à l’Afghanistan par les usa, dans des mines surveillées par… les talibans, ou bien la présence soit-disant pacificatrice de la france au Mali, regardez donc ce qu’il-y-a dans son sous-sol, histoire de vous faire votre propre opinion…)

            Et, oui, il-y-a d’autres solutions, mais elles ne sont concevables qu’à partir du moment où absolument tout le monde coopère en ne cherchant pas à arnaquer ses partenaires – autant dire, dans l’état d’esprit présent (sensiblement manipulé), que ce sont des utopies – reste que plus l’horloge tourne, plus les ressources s’amenuisent, ce qui ne peut vouloir dire qu’une seule chose : si nous continuons sans rien changer à notre mode de vie égocentré sur l’économique et totalement inepte, c’est le suicide et/ou la guerre générale assuré.

            En ce qui me concerne, ça ne me dérangerai absolument pas, pour reprendre l’un de mes exemples, que chaque fabricant de boîtier photo n’ait qu’un seul modèle au catalogue, à la condition expresse qu’il intègre toutes les avancées et options possibles, et ça ne me gênerai pas non plus qu’il ne soit pas systématiquement en stock (la plupart des gens attendent bien leur bagnole un certain nombre de semaines…) – il ne s’agit bien évidemment pas de standardiser sur de pauvres produits comme à l’époque de l’URSS, il s’agit tout au contraire de pratiquer de très hauts standards (la quantité faisant que les prix restent doux pour tous) et de raison garder en arrêtant de vouloir à tout prix fourguer n’importe quoi à tout le monde ; pour résumer, il s’agit avant tout de respecter les gens.

            Si tout un chacun n’y met pas du sien en exerçant des pressions pas spécialement subtiles et en utilisant l’arme de destruction massive qu’il a entre les mains, à savoir l’immense pouvoir de laisser son porte-feuille dans sa poche, on n’est pas arrivé ; ou plutôt, on arrivera plus tôt que prévu mais certainement pas à l’endroit voulu, plutôt dans un coin qui risque fort de déplaire à tous…

        • Citoyen dit

          Holà ! Joseph … Faut pas prendre la mouche, ça n’a rien de personnel. Vous lisez ce que vous voulez …
          J’avais par ailleurs posté un autre commentaire, pour préciser pourquoi il n’est pas nécessaire de lire Piketty, pour savoir ce qu’il a dans le crane … Il était le soutient de Hamon et aurait pu être celui du merluchon … Rien que là, on a fait le tour du personnage … un guignol parmi les autres guignols … Pas nécessaire d’aller plus loin, et de s’infliger ses délires en le lisant …
          Il suffit d’aller voir son profil sur wiki … c’est à hurler de rire …
          Mais l’autre commentaire est passé à la trappe, pour une raison que j’ignore.
          En fait, conseiller de lire du Piketty, je trouve ça, à la fois drôle et hallucinant. Mais chacun fait ce qu’il veut de sa vie et de son temps … Et c’est votre temps, donc votre problème …
          Pour l’œconomicus et le Neandertal, l’économie est comme un train en gare qui s’apprête à partir … Chacun a la possibilité de monter dans le train, ou de rester sur le quai … c’est le choix de chacun … Un problème se pose quand ceux qui veulent rester sur le quai, veulent empêcher les autres de monter dans le train … justement comme les guignols précités … Là, même en étant tolérant (jusqu’à une certaine limite), je propose de tirer dans le tas.

          • Joseph dit

            Bonjour Citoyen : Prendre la mouche ? encore une fois relisez avant de poster une réaction.
            PIKETTY si on ne l’a pas lu, il m’apparaît plus que délicat d’en faire la critique. Entendons nous, il ne s’agit pas d’apprécier ou pas un auteur, de dire qu’il a tort ou raison, mais de débattre sur des idées. Là, vous sortez du débat d’idées et affichez des certitudes voire vous faites preuve d’une idéologie. Votre exemple de ceux qui montent ou pas dans le train peut facilement s’inverser, qui vous dit que ceux qui ne veulent pas monter (selon vous) empêchent les autres ? Ne serait ce justement pas le contraire, à savoir que des « istes » (ici économistes) nous surinent que l’horizon indépassable c’est leur grille ?
            Il y a une chose que j’apprécie chez PIKETTY avec lequel je ne partage que peu, c’est la place qu’il se donne en tant qu’économiste, il est le seul à ma connaissance à dire que les économistes ont aujourd’hui une importance qu’ils n’auraient jamais du avoir. Dont acte ! mais pour le savoir, il eu fallut l’avoir lu…

        • Citoyen dit

          @Jiff …
          Désolé, mais trop de sujets ouverts … ce serait trop long de répondre en détail.
          « les dés ont été pipés dès le début » … pas nécessairement depuis le début, mais nous sommes d’accord sur le fait qu’ils sont pipés.
          « sans économie, point de salut, et même régression, ce qui pourrait contenir une part de vérité » … Merci.
          « car une minuscule caste contrôle et pilote cette économie de façon à en retirer systématiquement un maximum d’argent » … Ben voila, ce n’est pas parce qu’une « minuscule caste », s’est emparée des manettes à son profit, que le systeme est mauvais dans sa conception. Il est même le seul qui tienne, à peu près, la route. Et donc, Il n’est pas nécessaire de jeter le bébé avec l’eau du bain. Le gros problème est la « minuscule caste » qui l’a dévoyé à son profit.
          Par ailleurs, je n’ai jamais dit qu’il fallait « courir après la croissance », ce n’est pas une fin en soi.
          Pour le reste il y aurait beaucoup trop à dire … Je ne déveloperais pas.
          Pour ce qui est de « ou la guerre générale assuré » … générale, je ne sais pas, … mais sur le principe, c’est pour moi une certitude …
          Pour « l’appareil photo » … l’URSS était convaincue qu’il existait un autre modèle … il ont bien essayé … c’était pas probant (pour le moins !) …
          N’ayant pas le temps de refaire le monde, je ne développerais pas d’avantage….

  3. Citoyen dit

    La raison incombe probablement à la crédibilité du merluchon lui-même … Quand on l’écoute débiter ses conneries, il n’y a qu’une toute petite frange de la population pour lui accorder du crédit … Quelques autres le trouvent intéressant dans la mesure où il œuvre pour leurs intérêts …. les autres le prennent pour ce qu’il est …

    « Piketty » ?? … C’est quoi ça ? … Le nom d’un gang de pickpocket ?

     » Pour développer des géants capables de rivaliser avec leurs concurrents américains …  » …. Faut pas rêver … Les géants se comptent sur les doigts d’une main … et ont mille fois plus de chances d’éclore là-bas qu’ici … pour des raisons qu’il n’est pas nécessaire de développer, et dont la fiscalité n’est qu’un volet de l’affaire …

    « D’un côté, les Français sont sans véritable illusion sur les vérités dont il est porteur. D’un autre côté, ils s’en servent avec résignation pour dynamiter le cadre ancien d’une société française à bout de souffle. » …. Ben voila …
    Il faut bien faire le ménage … Les éboueurs passent bien le matin, pour qu’une nouvelle journée puisse commencer sur de nouvelles bases …
    Ceci dit, ceux qui ont cru que c’était le micron qui allait donner cette perspective, se sont largement fourrés le doigt dans l’œil, pour se gratter … la nuque ….. Les débuts laissent entrevoir une terre promise, qui ressemble à un champ de ruines … c’est prometteur …

  4. Greg dit

    Là, Eric, je suis en désaccord profond.

    Déjà sur la méthode qui consiste à utiliser du particulier pour établir du général. C’est bien beau d’avoir un Zuckerberg quand on assiste à la destruction de la classe moyenne aux USA en parallèle. Non les USA ne se portent pas bien. La preuve c’est que Trump a été élu.

    Ensuite, je n’expliquerais pas le manque de manifestations de la même façon. C’est vrai que l’opposition est très molle. Étrangement molle.

    Je l’attribuerais au fait que Macron vient d’être élu, et les Francais respectent le processus démocratique : ils laissent une chance de voir où ca va aller. Je ne pense pas que dans deux ans ca se passe aussi facilement.
    Ensuite les réformes sont molles. On est très loin de ce à quoi on pouvait s’attendre, et elles ne changeront pas grand chose. Les gros problèmes ne seront pas réglés (compétitivité, chomage, dette, déficit commercial).
    Vraiment je pense que les gens vont déchanter quand ils verront les résultats, et surtout les réformes beaucoup plus sévères qui ne manqueront pas d’arriver si Macron veut garder un semblant de crédibilité face à l’Allemagne.
    Pour le moment les gens sont encore sous le charme, sont par ailleurs très crédules quand on leur dit que le capitalisme se porte mieux quand les riches sont très riches.
    Cependant je ne vois pas comment les choses peuvent finir autrement que très mal sur le long terme dans le système actuel, et je parle au niveau global, pas uniquement français.

    • Jiff dit

      « déficit commercial »

      C’est systémique, dans une ue totalement disparate mais ayant la même monnaie, les excédents des uns sont automatiquement les déficits des autres, c’est mathématique et sans appel.

      D’autre part, vous ne pouvez pas d’un côté entretenir une ponction publique bouffie entraînant une dépense publique pléthorique et de l’autre avoir une parité fixe avec vos compétiteurs qui eux, ont fait le ménage ; c’est l’un OU l’autre, pas les deux – car la seule façon de s’en sortir serait de dévaluer massivement (au moins de 25%), or c’est impossible actuellement, on dévalue donc les salaires en nous serinant qu’il n’y a aucune autre solution possible, ben si, et une foutue grosse, bien visible et tombant sous le bon sens…

      • Citoyen dit

        Désolé de m’immiscer Jiff, mais, « les excédents des uns sont automatiquement les déficits des autres » … ce n’est pas aussi simple … Ben oui, il y en a (comme les teutons) qui exportent beaucoup en dehors de l’UE … ce qui modifie grandement la donne …

        • Jiff dit

          Mais pourfaire peuvent-ils le quoi ?
          Simplement parce que l’euro est la projection du Mark, qu’ils ont conservé leur industrie comme un trésor, qu’ils ont effectué les réformes nécessaires de leur état pour en limiter drastiquement les dépenses, et surtout que pile-poil au bon moment, alors que leur industrie battait salement de l’aile, les Chinois ont eu besoin d’un monceau de machine-outils de haute qualité[1] qu’ils se sont fait un plaisir de leur fournir ; mais certes pas vraiment à cause des réformes du code du travail, qui n’ont fait que paupériser une part grandissante de leur population.

          N’oublions pas non-plus leur apprentissage, qu’ils ont su faire évoluer vers les besoins du marché en formant des ouvriers qualifié et immédiatement opérationnels après leur sortie de l’école – au passage, vous conviendrez que l’ « époque Manufrance » en était le pendant français ; sauf qu’au lieu de continuer à former correctement des gens qui, pour une écrasante majorité et comme leur voisins, trouvaient du boulot également en sortant de l’école.

          La france, ou plutôt les abrutis qui la gouvernent depuis toujours, a commis 2 impardonnables bourdes : elle a pris la « révolution des cols blancs » pour un dogme inamovible (rappelez-vous, il fallait que tous soient ingénieurs, au bas mot !), et délaissant par là-même son apprentissage, elle l’a refilé à ce qu’il pouvait y avoir de pire dans le secteur de l’idéologie nuisible et évaporée de gauche, l’ednat.

          Ensuite, non-contente de s’être tirée deux balles dans les pieds, elle s’est gavée de ponx qui n’ont eu rien de plus pressé que d’affermir leur pouvoir et surtout leurs privilèges exorbitants et pour beaucoup, hors la loi ; je vous concède que le problème est plutôt ancien, puisque c’est Napoléon qui a trouvé le moyen de générer 2 codes différents, transformant De Facto son empire en état fasciste, sauf qu’à l’époque, ça n’était pas l’expression consacrée – malheureusement, cet état de fait a perduré tout en se renforçant.

          Pour faire bonne mesure, pendant qu’à côté ça bossait dur de chez dur tout en taillant les dépenses dans le gras, elle en a rajouté une couche avec l’alcoolo de Lille, toute aussi tarée que son paternel, qui n’a rien trouvé de mieux pour essayer de laisser des traces dans l’histoire que de nous imposer les 35 heures, imposant du jour au lendemain une perte de compétitivité de 10.26% aux entreprises, pile au moment où la mondialisation commençait à faire ses premières victimes en europe – ça n’est plus de la myopie, c’est avoir un tombereau de merde dans les yeux !

          Et pour clôturer le tout, des crétins, tels que grotoumou 1er, n’ont rien trouvé de mieux que de flinguer les gens à bout portant en augmentant toujours plus taxes et impôts pour satisfaire les putes obèses et dilapidatrices que sont les administrations françaises qui vivent pour la plupart encore un XVIIème siècle – je vous rappelle que ce que l’on appelle « pudiquement » le hors-bilan en france, est composé en majorité des retraites de ponx non-provisionnées, ~€3,300Mds à rajouter à la dette et à son service, une paille…

          Alors, oui, les Allemands ont eu le bol de leur vie de remplir le carnet de commande au moment idoine, mais contrairement à nous, ils ont fait fructifier tous leurs points forts, au point d’en éclipser les faibles – tandis que de notre côté, on se l’est jouée grand seigneur, en matraquant fiscalement les gens, en pissant de la copie à torrent pour le J.O., à faire chier les entreprises et les entrepreneurs, et à punir les gens de moins en moins nombreux qui arrivaient malgré tout à gagner du fric. Le problème, à force de passer son temps à se regarder le nombril sans bouger, c’est qu’on finit par ne même plus voir où l’on pisse.

          Donc, d’un côté des gens qui ont mis le paquet pour exploiter leur carnet d’adresse naissant et aller pêcher des marchés là où ils n’étaient pas vraiment attendus, car considérés comme trop chers (d’où l »avantage de l’euro : ils savaient bien que des branques ignobles tels que nous leurs éviteraient une trop grosse flambée de la monnaie commune), mais qui compensent avec une production de grande qualité – de l’autre, des branleurs qui se la font à l’envers depuis plus d’un siècle en tuant toute innovation et envie de gagner de l’argent, et, conséquence prévisible de tout cela, un pays qui n’est plus que l’ombre de lui-même et qui, pour reprendre votre argument qui n’en est pas un, n’a _jamais_ été foutu d’obtenir ET de maintenir un excédent commercial plus d’une paire d’année d’affilée.

          Merdalafin, fallait que ça sorte !

          • Citoyen dit

            Ben, sur ce coup, nous sommes d’accord sur bien des points …
            « les Allemands ont eu le bol de leur vie » … non, ce n’est pas une question de « bol », ils ont juste fait ce qu’il fallait, « contrairement à nous » … « ils ont conservé leur industrie comme un trésor » … et profité d’un euro favorable … « tandis que de notre côté » … on essayait de péter plus haut que notre cul ! … cocorico !
            Résultat, ils font un excédent récurent de 250Mds quand la fRance fait -50Mds. Un différentiel de 300Mds !…
            Autant dire, qu’en à peine 7 ans, ils stockent un excédent équivalent à notre PIB … On ne joue plus dans la même cour …
            Pour l’« époque Manufrance », la sortie n’est pas franchement glorieuse … elle est la quintessence du pillage de l’industrie par les cocos …

          • Jiff dit

            C’est quoi c’t’affaire, je redémarre la machine et plus trace de mon précédent post en attente de validation – me disant qu’il a été boulé, je fais un petit billet et quand je valide, celui qui était en attente apparaît comme par magie !??!

  5. serge dit

    Pas compliqué…
    La CGT ou les autres ne représentent qu’eux mêmes, comme d’ailleurs Mélenchon avec sa vision castriste kolkhozienne. Macron et ses petits camarades perpétuent les mêmes idioties que les précédents (je te prends plus que je ne te restitue) et la France s’enfonce gravement dans les oubliettes de l’Histoire. En conséquence chacun tente de s’extraire de ce merdier, soit en se tirant, soit en passant sous les radars, soit en basculant dans l’informel/troc/black et se contrefout royalement du reste. Je plains juste le représentant de l’Etat qui viendra sonner à la porte (s’il la trouve) pour tenter de faire respecter un milliardième texte règlementaire. Il n’y a pas que les ethno-délinquants qui deviennent des « déséquilibrés »…

    • Citoyen dit

      Que oui ! …. il y a déjà quelques temps, un agriculteur (dans le Lot, le Tarn, ou les environs) a noyé dans sa marre, une jeune fonx venu le contrôler …. Il y a des moments, où il n’en faut pas beaucoup pour faire sauter le couvercle …

  6. Jiff dit

    « Obscurément, les Français se souviennent qu’un pays qui n’offre plus la possibilité de s’enrichir quand on est pauvre est un pays de désespoir. »

    Au train où l’on va, c’est presque une mémoire trans-générationnelle, et en tout cas, séculaire.

    « Outre-Atlantique, en effet, l’innovation technologique a permis, en moins de 30 ans, de rebattre les cartes de la richesse et de forger un hyper-capital dont les détenteurs étaient inconnus il y a encore quinze ans. »

    C’est à mitiger entre gros anciens et plus ou moins petits nouveaux, car les 2nd ont _toujours_ été aidés, directement ou indirectement, par les 1ers (business angels, risk capital, investissements, fondations, recommandations aux établissements financiers des uns ou des autres, etc) – en bref, les USA, c’est avant et surtout au-dessus de tout, comme le dit Joseph, un écosystème complet qui a mis le paquet pour favoriser tout un secteur, celui de l’entreprenariat.
    Car si les administrations américaines peuvent des fois devenir aussi canulantes que leurs homologues françaises et sont tout aussi complexes (sauf que là-bas, un fonctionnaire qui répond mal à un client peut se faire virer dans la minute qui suit), elles ont des raccourcis fulgurants. Par exemple, un seul formulaire d’une seule page pour déclarer l’ouverture d’une entreprise, assortit d’une copie de facture pour identité et adresse et d’un droit fixe de $10 (enfin, $10, c’était il-y-a 25 ans, ça a peut-être un peu augmenté depuis, et c’est sans doute maintenant instantané par le net), le tout avec délivrance ultra-rapide d’un EIN (n° d’employeur) pour pouvoir embaucher.

    Ne parlons pas de la fiscalité tant des business angels que des capital riskers, étudiée pour que ces gens gagnent de l’argent et puissent déduire pratiquement toutes leurs pertes de leurs impôts (et non-pas de l’_assiette_ de leurs impôts, ce qui est fort différent.)

    En bref, un système qui récompense la prise de risques – et c’est précisément à partir de ce point qu’on se dit qu’il est intransposable en france, car ici, le problème c’est que toutes les administrations et assimilées travaillent très dur contre l’entrepreneur, à tel point qu’on dirait des fois une compétition de ball-trap.

    D’un autre côté, ne perdons pas de vue que le « rêve américain » est tel la carotte qui rend aimable : une par hectare, et c’est celle qui pourrit le premier. On voit rarement un ouvrier dans le top 500 des entreprises, sauf s’il a eu la bonne idée au bon moment et qu’il a su mener sa barque à travers les écueils. Dans l’absolu, tout le monde part avec à peu près les mêmes chances, mais en pratique, il-y-a beaucoup de laissés pour compte en cours de route.

    Reste que tout y est possible et que si vous-avez une idée mettant en oeuvre un LASER de haute technologie, vous pouvez très bien obtenir le directeur du département d’optique de votre université _directement_ au téléphone à 0830 et déjeuner avec lui pour en parler plus avant le même jour (pour un français ça troue le cul, non ?!)

    Pour ce qui est de Zuckerberg, c’est le mauvais exemple par essence, ou plus exactement le comportement sans foi ni loi d’un cynique tel qu’on en voit généralement que passé un certain âge, car non-content de piquer le code de ceux qui lui avaient demandé un coup de main, il a aussi mis a profit les propres conseils de son associé pour s’en débarrasser. Il est clair que ça marche puisque les affaires sont les affaires, mais tout aussi clair qu’il faut avoir décidé (et être capable) de continuer 100% seul.

    « Pendant que Piketty parle du capital au XXIè siècle en France, les Américains le constituent. »

    Quel capital ?
    Parce qu’à part quelques gros trucs qui traînent depuis longtemps, genre l’Oréal ou les abonnés au CAC40, le reste a foutu le camp depuis un moment et ne reviendra sans doute jamais – c’est la raison pour laquelle machin-chose est en train de forcer la main aux épargnants pour qu’ils déplacent leur argent vers « le productif » ; tout ce qu’il gagnera, c’est que les plus gros iront placer leur pognon à l’extérieur, puis exécuteront quelques manœuvres relativement simples pour ne plus paraître rien posséder vis-à-vis de la grande inquisition française, et ce sera tout.

    « Même s’ils n’aiment pas leur Président, les Français comprennent qu’il apportera peut-être sa pierre à cet édifice. »

    Quelle pierre, et surtout quel édifice ? Celui bâtit en sable et qui se délite lentement mais sûrement sous la pluie battante du manque de réformes de la ponction publique, territoriale, régionale, locale, etc ?
    Il faut être un peu abruti pour en arriver à penser qu’un ponctionnaire qui plus est, issu des finances, ira changer quoique ce soit dans un establishment qui ressemble furieusement à la noblesse d’avant 1789 (et nous à ses serfs) et dont il est un pur produit – le problème français numéro un étant l’état, rien de constructif ne sera entrepris.
    Alors une pierre, peut-être, mais juste pour faire des ronds dans l’eau ou des ricochets, rien de plus.

    « Reste à favoriser l’avènement d’un nouveau monde, et là, le travail n’a pas commencé. »

    Hum, je dirais que c’est l’inverse, que justement truc a été propulsé en place pour favoriser cet avènement et que le travail est même tellement avancé qu’il en fleure bon la charogne – reste qu’un gros grain de sable vient de gripper une bonne partie de la machine, l’AfD, et comme il s’ajoute à d’autres, Autriche, Hongrie, Pologne, etc, tout n’est peut-être pas si avenu que ça en a l’air…

    • Citoyen dit

      Là, je plussoie … Zuckerberg, et plus largement fesse-bouc, n’est juste qu’une valorisation boursière … en dehors de ça, c’est une coquille vide …

      • Joseph dit

        Exact et merci, vos propos sont libres Citoyen et Jiff, pas question de dévaloriser, mais les règles ne sont pas les mêmes selon que l’on soit américain ou non. Elon Musk par exemple reçoit énormément d’argent public et sa société TESLA qui vend à peine plus de 70 000 voitures/an (!) est d’avantage valorisée (355$) que la plupart des grands constructeurs mondiaux, en comparaison avec des firmes qui commercialisent des millions de véhicules : Ford 12$ – Renault 84.51€ – Daimler AG 68€ – etc. Et que dire de Tweeter dont on attend encore qu’il engrange un bénéfice et qu’il réussisse à pérenniser son business.
        Cela n’enlève rien aux créateurs de ces firmes, mais autant rester lucide sur la réelle valeur des sociétés US.
        Les bras armés US sont : la justice, le droit et la finance, l’exemple récent des banques européennes laminées par des pénalités et l’affaire dieselgate VW sont des exemples de leur puissance en la matière, aucun équivalent en Europe où lorsque l’UE inflige une amende ridicule à ces majors Cie (dont elles ne s’acquittent jamais), certains en sont à couiner à l’injustice.

        • Jiff dit

          « mais autant rester lucide sur la réelle valeur des sociétés US. »

          C’est bien là qu’est l’os, et il n’y a pas que les Stés américaines en jeu, c’est plus ou moins partout pareil – quoi de plus normal après tout, puisque les banques centrales (qui, rappelons-le, sont toutes des établissements _privés_) continue à maintenir les sprinklers à pognon grands ouverts.

          D’ailleurs, en prenant un peu de recul, on peut se poser la question du pourquoi, car la crise est plus ou moins passée mais les habitudes n’ont pas changé ; n’y aurait-il pas une autre volonté, bien cachée aux yeux publics, celle-là, qui continuerait à imprimer des billets Ad Nauseam, et qui aurait dans l’idée, par exemple, quand (et non-pas si) tout le système va craquer, de venir sur le devant de la scène[1] pour nous dire combien les banquiers ont été impécunieux et surtout très imprudents, que tout ça n’est pas bien et que par conséquent, il ne faudrait vraiment pas que ça recommence – et que pour que ça ne recommence pas, que le mieux serait que tout le monde adopte la même monnaie (appelons la: le Fer au hasard, c’est toujours mieux que le Luci), et que même ce qui serait formidable, c’est que cette monnaie n’ait pas corps, qu’elle soit virtuelle – et puis, tant que nous y sommes, que pour plus de commodités, chacun devrait porter une puce RFID qui lui servirait à la fois de porte-feuille (sé-cu-ri-sé, puisqu’on vous le dit… autant que le paiement sans contact actuel, c’est dire…), de passeport, de carte d’accès aux soins, de carte de fidélité, etc.
          Le tout permettant bien évidemment les mêmes effets pervers que l’euro, c’est à dire d’enliser définitivement chaque économie de chaque pays à son niveau actuel.

          L’économie a toujours eue des hauts et des bas, mais depuis l’introduction sur les marchés des matières premières (on vivait très bien sans ça avant, enfin, c’est surtout les pays du tiers monde qui vivaient bien mieux avant ça) et surtout l’avènement du HFT, qui concentre environ 97% des transactions actuelles et qui est de plus totalement opaque, puisque moins de 5% de son trafic passe par les chambres de compensation, eh bien c’est devenu un vrai foutoir – et comme par hasard, c’est du aux QE, puisque quand on a plus de références de prix valides on fait n’importe quoi en croisant le doigts pour que le château de cartes que l’on est en train de bâtir ne se casse pas la gueule.

          Donc, toute cette bulle de hautes et moins hautes technologies va, à un moment que certains ont tout à fait bien prévu et en grande partie planifié, exploser (vous qui aimez bien les références livresques, en voici une cinématographique, même pas connexe, mais miroir : « le sucre ») – le souci, c’est qu’on ne parle même plus de milliards, mais de trillions, et par dizaines, voire plus – les choses vont donc, et avec raison, tout à fait bien se passer – et vous pouvez donc d’ores et déjà tabler sur 2 à 16 mois de guerres civiles suivant les pays.

          Nous sommes à un tournant de l’Histoire du monde, mais tous les crétins qui dirigent ce monde le font à la façon française, ils voient le virage en lacet au volant de leur voiture de course surpuissante, mais mettent quand même le pied dedans en se disant que ça passera – dommage, le changement d’ère aurait pu bien mieux se passer – remarquez que ceux qui prônent avec raison et bon sens la décroissance ne vont certainement pas être déçus de l’issue du voyage…

          ——
          [1] – Évidemment, ces gens-là ne monteront le bout de leur nez qu’une fois que les choses se seront calmées – enfin, s’il arrivent jusqu’à la scène en question…

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