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La CSG, cet impôt juste, vertueux et incompris

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L’Assemblée Nationale vient d’augmenter la CSG en compensation de la suppression des cotisations salariales. La mesure est impopulaire et soulève des torrents de haine parmi les retraités, qui appartiennent à la génération probablement la plus privilégiée (et la plus cupide) de toute l’histoire de France. Elle est pourtant juste et vertueuse.

La CSG (contribution sociale généralisée) augmentera en 2018. L’Assemblée Nationale vient de le décider. C’est l’occasion de rappeler les vertus de cet impôt payé par 100% des Français, quand l’impôt sur le revenu est désormais aussi sélectif que feu l’ISF.

Un impôt universel

La CSG porte sur tous les revenus: ceux du travail comme ceux du capital. On n’insistera jamais assez sur les vertus de l’universalité en matière fiscale. Le fondement de la démocratie, c’est l’imposition. Le fondement de l’imposition démocratique, c’est l’universalité.

Un impôt solidaire

Contrairement à certains fantasmes, la CSG est réellement solidaire, pour une raison simple. L’essentiel de nos droits à la sécurité sociale reste lié au contrat de travail (notamment en matière de retraite). Les revenus du capital soumis à la CSG ne sont pas pris en compte dans le calcul des droits sociaux. On fait donc payer certains sans contrepartie effective. Ce qui s’appelle la solidarité.

En particulier, la CSG sur le capital a longtemps servi à financer le fonds de solidarité vieillesse (jusqu’à l’arrêt De Ruyter).

Un impôt vertueux

La CSG est vertueuse, parce qu’elle est une contribution affectée à une dépense « productive ». Elle sert à financer la sécurité sociale, et particulièrement l’assurance-maladie. La mécanique de la CSG consiste donc bien à faire payer le « consommateur » pour les biens communs qu’il consomme.

Un impôt de solidarité intergénérationnelle

Beaucoup de retraités, qui subiront la hausse de la CSG sans la contrepartie de la baisse de cotisations sur le salaire, considèrent que cette mesure est injuste et rappellent qu’eux aussi, en leur temps, « ont payé » pour avoir droit, aujourd’hui à une compensation.

L’argument est évidemment fallacieux et mensonger.

D’abord, parce que la sécurité sociale telle qu’elle s’est développée durant la génération précédente, n’a ouvert aucun droit à capitalisation. On ne paie pas un jour pour avoir droit le lendemain. On paie des cotisations pour équilibrer le système en cours. Si le système coûte plus cher, il est normal que ses tarifs augmentent, et il est vertueux que les plus coûteux (les plus de 65 ans qui bénéficient de la retraite financée par les actifs) et de la santé (dans des proportions bien plus fortes que les actifs) contribuent plus que les actifs.

Ensuite parce que les cotisations que les retraités ont payées lorsqu’ils étaient actifs ont beaucoup augmenté ces dernières années, de même que le montant des retraites. Autrement dit, les retraités d’aujourd’hui, lorsqu’ils étaient actifs, payaient des cotisations moindres que les actifs d’aujourd’hui. Ils perçoivent aussi une retraite supérieure à celle que les actifs d’aujourd’hui percevront demain.

C’est donc un acte de justice et de solidarité intergénérationnelle que d’augmenter la CSG des retraités, pour ne pas pénaliser indument les actifs qui les nourrissent.

99 commentaires

  1. sémaphore dit

    C’est vraiment une vision de votre esprit de trouver juste que des retraités, qui ont payé en leur temps des cotisations ouvrant droit à retraite le moment venu, continuent à payer partiellement pour le financement de leur retraite en cours…
    S’il venait demain à l’idée d’un patron de retenir sur la paie, les frais d’ établissement de la fiche de paie, les frais de virement, etc… au motif que feux ci sont faits dans l’intérêt du salarié, cela m’étonnerait que ce dernier approuve cette vision des choses…
    En fait, vous auriez pu dénoncer qu’il s’agit là d’un énième méfait de la retraite par répartition en raison de son principe même de conception qui est incapable de suivre les évolutions sociétales en maintenant les promesses qui ont été faites en leur temps…
    Et vous reprenez en creux l’argumentation Macronesque que le retraité à 1.200€ est un nabab et un nanti…

      • Sémaphore dit

        Donc, à cette aune, il est anormal de parler de privilégiés. En outre, ceux qui sont en retraite actuellement, sont majoritairement des gens qui ont cotisé avec des trimestrialités pleines et des carrières complètes… et qui surtout, vivent beaucoup plus longtemps que ce que le zinzin avait mentionné en paramètres initiaux…

      • Warluzel dit

        Oui cher Monsieur,
        Nous savons que notre système de retraite par répartition est un véritable système de Ponzi, ou à la Madoff,
        mais ce n’est pas une raison pour insulter les retraités qui n’y sont pour rien.

          • WARLUZEL dit

            Non je ne suis « pas contente d’en profiter » et je « n’en redemande pas », comme vous dites. J’aide mes enfants, qui ont fait des études et ont un travail. Je m’occupe de mes petits enfants. Je fais partie des 46 % de Français qui paient l’impôt sur le revenu, alors que 54 % ne le paient pas. Par ailleurs, je paie des impôts locaux élevés (oui, je suis, avec mon mari, un « salaud de propriétaire »). Et d’ailleurs, quelle bêtise que la suppression de la taxe d’habitation pour une partie des Français, qui est censée être une participation de chacun à la collectivité ! C’est vraiment, comme le non assujettissement à l’IR, une déresponsabilisation.
            Et je me fais de plus en plus souvent la réflexion suivante : Pourquoi devrais-je continuer à payer pour l’accueil de « toute la misère du monde », que nous avons grandement assumé depuis des décennies ? Il me semble que cette question pourrait être posée, sans se faire traiter d’égoïste, ou au pire de fasciste, nos systèmes sociaux, éducatifs, sécuritaires…et autres étant en grande décrépitude . Mais peut-être est-ce aux retraités « aisés » d’assumer …

          • Sémaphore dit

            Tout de même difficile pour eux (du moins pour la plupart) de changer leur situation de ressources pour s’adapter aux conséquences actuelles du Ponzi…

          • BDC dit

            Warluzel, c’est bien parce que les retraités ne veulent pas qu’on touche à leur cassette que l’État en vient à accueillir « toute la misère du monde  » et à encourager l’élevage humain avec les allocs pour équilibrer la pyramide de Ponzi, avec les résultats qu’on connaît.

          • Sémaphore dit

            BDC, c’est un propos aventureux… Le repeuplement a commencé dès l’ autorisation du regroupement familial.

          • BDC dit

            Sémaphore, cette solution d’immigration pour équilibrer le régime des retraites est bien envisagée dans les salons parisiens, suite à l’échec des allocations familiales :
            « En 1945, lorsque Pierre Laroque créa la Sécurité sociale que nous connaissons aujourd’hui, le financement des retraites était assuré par une politique familiale nataliste (d’où les caisses d’allocations familiales). En 2010, malgré des taux de fécondité supérieurs à ceux de ses partenaires européens, la natalité en France ne permet pas d’envisager que nos enfants soient suffisamment nombreux pour financer nos retraites. C’est pourquoi, pour augmenter le nombre de cotisants et ainsi sauver notre régime de retraites par répartition, on pourrait envisager une politique d’immigration active. Bien plus active que celles connues depuis les lois Méhaignerie de 1993. »
            http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2010/03/03/l-immigration-au-secours-de-nos-retraites-par-vassili-joannides_1313910_3232.html

            De plus, le COR se désole de la baisse d’immigration qui déséquilibrerait encore plus le système : « Sur la période, explique l’Insee, l’évolution de la population totale sera à peu près conforme aux prévisions antérieures, mais sa structure va se déformer, avec moins d’actifs, et plus de retraités. Cela s’explique principalement par l’immigration en baisse. En effet, l’Insee a réestimé les flux migratoires fin 2016 : de 100.000 personnes par an l’immigration nette devrait tomber à 70.000. Or les hommes de 25-54 ans, surreprésentés parmi les immigrés, sont aussi une population particulièrement active. L’effet sur le taux d’activité total est immédiat, et s’inverse sur le tard, autour de 2050, se transformant à long terme en moins d’immigrés retraités. »
            https://www.lesechos.fr/amp/0212061857126.php

      • J’ai l’impression que vous n’avez pas déposé de dossiers de retraite. Je me pose la question quant à son montage, son contenu et au calcul de celle-ci.
        La base nos salaires, 25 meilleures années et la revalorisation pour une salaire médian, assorti des coûts de la vie successifs depuis le premier jour de travail. ce principe prévaut pour tous ceux qui ont travaillé dans des entreprises privées.

  2. Joseph dit

    Bonjour M. Verhaeghe. Il me semble être sur l’inénarrable site de propagande pseudo libérale Contrepoints, l’école des fans du libéralisme, plusieurs intervenants viennent agrémenter vos chroniques (1).
    Pour ma part, je commente vos articles pour la dernière fois, vous étiez une petite fenêtre dans la désinformation permanente, las, il semble que les derniers articles vous ramènent à un libéralisme qui, à l’instar du socialisme, n’en a que le nom.

    Bien à vous
    Joseph.

    (1) relire sans modération : « La fabrication du consentement » de Noam Chomsky et Edward Herman (nouvelle édition non caviardée de Benoît Eugène et Frédéric Cotton), loin, très loin de l’infantilisme de Ayn Rand.

  3. Françoise Dumas dit

    Cet article est une insulte à nos parents et à tous les retraités
    Les actifs « nourrissent » les retraités ??? … quelle honte de lire ça, vous arrivez encore à vous regarder dans une glace ?
    MES MEILLEURS VŒUX DE RETRAITE BIEN POURRIE MR ERIC VERHAEGHE

    • Sémaphore dit

      Tiens! On dirait que la révélation de ce qu’est ce système de retraite par répartition dans la réalité réelle et non pas fantasmée…
      Et les parents à qui vous payez une retraite en ont payé une à leurs géniteurs au moment où ces derniers étaient eux-mêmes en retraite…

        • Sémaphore dit

          Because le fait que les femmes se sont mises à travailler en masse dans les années 60 et ainsi de suite, ce qui a entraîné alors un afflux de cotisations pour alimenter alors des « retraites incomplètes » (pour une bonne part des retraités de l’époque, pour diverses raisons exposées dans vos articles y consacrés).
          Bref un afflux de cotisants « pleins » face à des bénéficiaires « partiels ».
          Depuis les années 90, la bascule s’est faite lentement entre l’apparition de « retraités pleins » en grosses masses, y compris les femmes et des cotisants qui ont commencé à avoir du mal à « rester pleins » en raison des aléas économiques, des carrières incomplètes, etc…
          En plus, il y a eu l’effet « retraite à 60 ans » de l’Arsouille qui a garanti et engendré la consommation de 60 mensualités supplémentaires de retraite là où il y avait soixante mensualités de cotisations précedemment…
          Et comme en plus, statistiquement, les retraités vivent plus longtemps que les calculs des tables prévoyaient, il est de moins en moins rare de trouver des gens qui sont quasiment restés moins longtemps au travail qu’en retraite.

    • Jean Bon dit

      Oui que ca vous plaise ou non, le flux d’argent qui arrive dans le compte en banque des retraités et paye leurs soins medicaux sortent de la poche des actifs … techniquement c’est incontestable.

    • BDC dit

      C’est pourtant ainsi qu’est conçue la retraite par répartition : le travail des enfants (des autres). Les politiques n’ont jamais eu le courage de faire les réformes nécessaires et ont continué à faire croire que les retraités avaient des droits par rapport aux montants cotisés comme si c’était de la capitalisation : non ! La vraie répartition c’est une enveloppe prélevée sur les actifs et à distribuer sur les retraités : on répartit la croissance et la crise aussi. Les libéraux refusent le principe de cette cavalerie financière proche du Madoff, voilà pourquoi la levée de boucliers sur le fond de l’article. Personnellement je vois mal une vraie réforme du système et me réjouis plutôt de ce cautère sur cette jambe de bois, j’y vois même un rééquilibrage comme l’explique notre hôte, voire un semblant de solidarité intragénérationnelle tant espérée chez ces soixantuitards qui ont tout pris. À eux de partager maintenant.

    • BDC dit

      C’est pourtant ainsi qu’est conçue la retraite par répartition : le travail des enfants (des autres). Les politiques n’ont jamais eu le courage de faire les réformes nécessaires et ont continué à faire croire que les retraités avaient des droits par rapport aux montants cotisés comme si c’était de la capitalisation : non ! La vraie répartition c’est une enveloppe prélevée sur les actifs et à distribuer sur les retraités : on répartit la croissance et la crise aussi. Les libéraux refusent le principe de cette cavalerie financière proche du Madoff, voilà pourquoi la levée de boucliers sur le fond de l’article. Personnellement je vois mal une vraie réforme du système et me réjouis plutôt de ce cautère sur cette jambe de bois, j’y vois même un rééquilibrage comme le dit notre hôte, voire un semblant de solidarité intragénérationnelle tant espérée chez ces soixantuitards qui ont tout pris. À eux de partager maintenant.

    • Jiff dit

      « Les actifs « nourrissent » les retraités ??? »

      Oui, et ça a même un p’tit nom composé : retraite par répartition…

      Car quand vous « cotisez », vous ne cotisez en réalité pour rien du tout, le système ayant été d’abord volé au privé, étatisé (donc, dévoyé, puisque nous sommes en france), « unifié », etc, afin que les vieux aient une retraite après-guerre (du moins est-ce la doxa étatique) – ce qui fait que les premiers à bénéficier de la retraite par répartition y sont partis alors que les caisses avaient été vidées par ce même meeerveilleux état. Il fallait donc que quelqu’un passe à la caisse, et comme il ne restaient que les actifs, ils se sont mis à payer pour ceux qui partaient en retraite.

      Évidemment, n’importe qui ayant fait même le strict minimum en matière de statistiques auraient vu le problème qui se profilait mécaniquement au plus fort du baby-boom, mais la caste de ratiboisé du bulbe constituée d’énarques et de politocards professionnels a préféré fermer les yeux plutôt que de redresser la barre, chose qui n’aurait pas posée de grosses difficultés jusqu’à ~10 ans après la fin du pic de naissances. Ce qui nous a fait tomber dans la situation actuelle tout aussi mécaniquement, puisque d’un côté le gros de ce baby-boom part en retraite, tandis que de l’autre, le travail s’est réduit comme peau de chagrin de l’autre – vous le voyez bien là, le déséquilibre de la balance ?? (des paiements.)

      Donc, oui, si aujourd’hui vous payez des cotisations, c’est pour alimenter les caisses de retraites de ceux qui y sont déjà, et en aucun cas une quelconque garantie que vous en aurez une. Quand on arrive à un tel déséquilibre, il faut en général faire vite et taper fort, sinon les dettes passent rapidement de la boule au bonhomme, puis à l’avalanche de neige.

      Et la plaisanterie ne s’arrête pas là, car les caisses en questions étant « gérées » par des demi-dieux de la finance, elles ont perdu et perdent encore régulièrement des sommes colossales, et dire que les QE ont empiré la choses est une euphémisme. Bien évidemment, la responsabilité pénale comme civile des responsables ne sera jamais mise en cause (ça sert des fois d’avoir 2 lignes de droits, une pour ceux qui payent et l’autre pour ceux qui font payer), pas plus que la situation n’inquiétera des décideurs dont les retraites sont garanties par… le porte-feuille des citoyens – décideurs qui, on ne le rappellera jamais assez, se sont empressés, après avoir voté cette ponction (publique, héhé!) de se voter leur propre exemption – on n’est jamais si bien servi que par soi-même, surtout dans un pays qui berce des relents de plus en plus fascisants.

      Alors, si vous voulez jeter l’opprobre sur quelqu’un, je vous suggère de le faire avec les vrais responsables de cette situation Ubuesque – ne vous trompez surtout pas sur les responsables. Bon, j’arrête là parce que ça devient déprimant, même et surtout parce que tout ça ne fait qu’effleurer la surface du problème – vous croyiez avoir un état de droit, manque de bol, c’est le droit de l’état qui prime dans ce pays qui aurait pu être si beau.

      • Citoyen dit

         » … mais la caste de ratiboisé du bulbe constituée d’énarques et de politocards professionnels a préféré fermer les yeux plutôt que de redresser la barre … »
        Ben oui,.. mais quand on est attablé autour de la grande gamelle, on évite de faire des vagues qui pourraient la renverser …. Ce serait d’autant plus dommage de la renverser, que la soupe est très bonne …. ils appellent ça une gestion saine …. de la gamelle !

        • Deres dit

          Surtout qu’au petit jeu de la retraite par répartition, les politicard et les hauts fonctionnaires sont les premiers servis … Leurs systèmes de retraite sont très fortement équilibrés par les impôts donc l’argent des autres. Ils bénéficient des facilités du service publiques avec retraite basé sur le dernier salaire et avancement automatique en cas de travail ailleurs. Et bien sur ils peuvent cotiser sur plusieurs systèmes en parallèle. Sans parler des doubles cotisations qui ont été supprimés depuis en grande partie. Et encore, on ne sait pas tout … On a déjà eu des rumeurs sur les associations politiques servant de retraites cachés par exemple. Et la les plus puissants peuvent également se trouver des placards dorés en plus de leurs retraites histoire de payer leurs faux frais de bouches, déplacement et petit personnel.

          • Jiff dit

            « On a déjà eu des rumeurs sur les associations politiques servant de retraites cachés par exemple. »

            C’est plus que de la rumeur, penchez-vous donc sur le cas du CESE – qui sert de recasage pour ceux qui ont échoué à une quelconque élection ; examinez tant le niveau du « défraiement » que celui des notes de frais (très difficile à trouver, ça.)

          • Citoyen dit

            « Leurs systèmes de retraite sont très fortement équilibrés par les impôts donc l’argent des autres »
            Bien sûr Deres, mais vous tombez dans le panneau où tout le monde tombe …. il n’y a pas que « leurs systèmes de retraites » qui soit « fortement équilibré par l’argent des autres », puisque leurs salaires au départ le sont aussi … Donc l’intégralité de ce qu’ils paient, vient de « l’argent des autres » … Autant dire pour faire plus simple, que quelque soit l’argent qu’ils manipulent, et sa destination, c’est inévitablement « l’argent des autres » … Ils en sont dépositaires et gestionnaires de cet « argent des autres », qui a pour vocation de remplir la grande gamelle …. à partir de laquelle, ils remplissent la-leur, de gamelle …

        • Jiff dit

          Ça me rappelle mes cours d’histoire : la taille et la gamelle (nan, j’ai pô honte:)

          C’est tout à fait juste, et d’ailleurs c’est ce que De Gaulle appelait : « aller à la soupe » (c’est amusant, en vérifiant que l’expression était conforme, je suis tombé là-dessus : http://www.linternaute.com/expression/langue-francaise/17720/aller-a-la-soupe/ , ne connaissant pas le contexte exact, je n’avais pas réalisé l’implication du renoncement à ses principes.)

          • Citoyen dit

            Euh ….pour pouvoir renoncer à des principes, …. il faut en avoir … au départ ….
            sinon, pas besoin de renoncement …

          • Citoyen dit

            Pour ce qui est de « la taille et la gamelle », les deux mamelles de la taxe de fRance,… abuser de la gamelle, peut augmenter la taille … un certain nombre de l’équipe du Pépère, comme lui-même, s’en étaient aperçu à l’insu de leur plein gré ….

  4. Pierre dit

    Encore une fois : raison sur la forme, tord sur le fond.

    Quand on comprend la logique « toujours plus » qui sous-tend le pseudo « état » (un vrai groupement mafieux, bien « privé »), alors il est impossible de se réjouir de la hausse de la CSG.

    Bien entendu, punir les bobos vovos neuneus vieux… ça fait toujours plaisir. Rien de plus insupportable que ces baby boomers qui ont pourri tout ce qu’ils ont touché, qui en ont bien profité, et qui on salopé littéralement ce qui restait, et qui ont même osé endetter les générations futures pour payer leurs petits caprices.

    Cette génération est une engeance. Et sera durement jugée par le tribunal de l’Histoire. Ils sont responsables de tout le merdier actuel, directement.

    Mais il faut aller plus loin que cette satisfaction immédiate.

    Toute hausse des prélèvements, de la rapine pour parler correctement, doit être combattue avec la dernière des énergies.

    Ici il est question de liberté ou d’esclavage.

  5. serge dit

    Mouais, bon… mériterait quelques simplifications.
    – Fait quand même double emploi avec l’impôt sur le revenu.
    – Prévu à 1,1% à sa création, on en est à pas loin de 9,2% début 2018.
    – Multiples taux de CSG applicables, une fraction de la CSG déductible.
    – Le principe des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, par essence privés, est contestable.

    • Jiff dit

      C’est parce que vous n’avez suivi assez attentivement, Serge, reprenons depuis la genèse:
      * au commencement des temps, l’impôt sur les revenus était doux et les charges faibles,
      * l’état, grossissant à un rythme d’environ 2x le taux d’inflation, augmenta donc les charges, puisque c’était le moins visible (qui, à l’époque, regardait le détail de sa fiche de paye ?!),
      * puis, après moult augmentations des 2, Grotoumou 1er arriva sur le trône et propulsa l’IRPP vers la stratosphère, et comme les choses commençaient à compter (littéralement), il s’empressa de faire voter une loi supprimant de détail de cette fameuse fiche de paye,
      * épilogue : œil de larynx, sachant qu’au niveau des impôts sur les revenus c’était mort, parce qu’on avait déjà dépassé le point critique de la courbe de Laffer, augmente… l’une des lignes de la fiche de paye (CQFD.)

      Reste que la surtaxation débile du capital au même niveau que le travail a fait et continue à faire fuir gens argentés et les investisseurs, tout comme le niveau de charges, et que techniquement, M. Riri a tout à fait raison sur le fond comme sur la forme, même si c’est cautère sur jambe de bois – puisque jamais les réformes qui fâchent (les ponctonnaires) ne seront faites, alors qu’elles donneraient pour le coup une réelle bouffée d’air bien frais (aux entreprises et contribuables).

      Le principe d’un impôt qui soit le plus égalitaire possible et donc acceptable et accepté par la grande majorité des gens qui y sont assujettis, c’est une assiette extra-large alliée à un taux bas – regardez le boom que la flat tax, appliquée à tous les niveaux, a donné à certains pays de l’Est ! (et _tout_ le monde est logé à la même (et unique) enseigne, que vous gagniez un salaire standard ou 100x plus par mois.)

      Mais bon, tant qu’une majorité de gens (notamment chez les décideurs, on l’a très récemment vu dans l’histoire lamentable sur les yachts et voitures de luxe) continuera à penser qu’il faut taxer ceux qui gagnent plus qu’eux, soi-disant par esprit de « justice sociale », alors que ça n’est que de l’envie et de la jalousie pures et dures, rien ne pourra changer – autant dire que ce pays est foutu.

      • Jiff dit

        J’oubliais une « petite » chose dont personne ne parle, machin-chose parle d’impôt, cependant passer de _cotisations sociales_ à _impôts_ est impossible sans une double (petite) réforme, et si le tour de passe-passe a été possible, c’est parce que la CSG est et reste (au terme d’un jugement célèbre de la CEDJ) une… cotisation sociale.

  6. Citoyen dit

    « La CSG, cet impôt juste, vertueux et incompris  » …. Oui, il faut le dire vite … et passer rapidement à autre chose …
    Il faudrait, au mieux, que cette nouvelle prédation, dont l’assiette est beaucoup plus large, vienne compenser, pour un montant identique, une autre prédation en cours …. Et dans un pays qui est déjà champion de la prédation, il serait extrêmement souhaitable que cela se fasse avec une diminution globale de la prédation … Pas sûr, que ce soit le cas ….

     » La mesure est impopulaire et soulève des torrents de haine parmi les retraités  » … Là, c’est très drôle, puisqu’il est établi que c’est les retraités aisés (ceux qui vont être soumis à cette CSG), et qui bien souvent viennent de chez les fonx, qui ont « veauté » massivement pour le micron … ça mérite un apéro !… Et peut être même, de remettre une tournée …

    « C’est l’occasion de rappeler les vertus de cet impôt …  » … Le meilleur impôt, est celui qui n’est pas prélevé …. Autant dire que la vertu se montrerait, si la prédation décidait enfin de réduire sa voilure … Ce n’est que le jour où la prédation aura montré sa capacité à reculer sensiblement, que le cycle deviendra vertueux … Il semble que pour l’instant, le recul ne pointe pas son nez à l’horizon ….

    « On ne paie pas un jour pour avoir droit le lendemain » … Ben là, chacun voit midi à sa porte ….

    « Si le système coûte plus cher, il est normal que ses tarifs augmentent … » … Ben, il faudrait d’abord voir pourquoi le système coûte si cher ! …. Et s’interroger sur le fait de savoir, s’il est bien normal qu’il coûte si cher ….

  7. Vous êtes dans un vrai délire et vous vous faites le chantre de Macron. D’ailleurs vos derniers posts le montrent.
    Croyez-vous que nous ne payerons pas la taxe d’habitation dont on parle d’être exonérés et bien nous la paierons.
    Nous paierons l’augmentation de CSG, l’augmentation d’impôts due à cette CSG et la taxe d’habitation car nous ferons partie des 20% et nous paierons ce qui remplacera la taxe d’habitation.
    Et cela fait une politique de gribouille.

      • Citoyen dit

        Certes, cher Eric, si la prédation devait inéluctablement augmenter, il vaudrait mieux taper sur les retraites, que sur les charges des entreprises qui sont déjà au taquet … Et « en même temps », dans la cible à traquer, il faudrait différencier les retraites de ceux qui ont passé leur existence sur le dos des contribuables (où là, il y a beaucoup à dire), et celle de ceux qui ont passé leur existence à les nourrir, pour un minimum d’équité … Et taper, là où il faut …
        Mais là, vous vous placez uniquement dans le cas, où la prédation devrait inéluctablement augmenter, et vous en prenez acte en vous situant dans ce cas de figure, en le considérant comme un fait acquis … Et donc, à choisir qui doit passer à la casserole, le retraité fera l’affaire …
        Or, le problème n’est pas là … Le problème est que la prédation ne devrait en aucun cas augmenter, mais diminuer … Et il y a des marges colossales dans la gabegie … Augmenter la prédation est inacceptable et totalement contre-productive.
        C’est là qu’est le véritable sujet, qu’il ne faut surtout pas lâcher …

    • Oblabla dit

      Plutôt d’accord avec vous, EV a viré chantre de Macron. Et c’est d’autant plus grave que je suis certain qu’il est sincère et en aucun cas animé par une soudaine volonté de rejoindre la haute fonction publique en tant qu’énarque avec le soutien direct ou indirect de… Macron.
      Dommage, car son blog présentait une originalité par rapport à la pensée unique macronienne…

      • Jiff dit

        Vous vous trompez, c’est parce qu’il possède une seconde casquette, celle de chef d’entreprise – et puis, heureusement pour tous, les choses ne sont jamais 100% noires ou 100% blanches, alors approuver une (seule!) chose de bien ne peut se concevoir comme cracher dans la soupe – car si le monde était manichéen, ça aurait fini par se savoir, non ?

        C’est curieux que vous n’ayez pas vu l’évidence, car d’habitude vos commentaires sont assez bons – peut-être vous faut-il lâcher la loupe qui vous sert à analyser votre propre cas pour être à même de pouvoir regarder le tableau dans son entièreté…

  8. MARVILLE dit

    Les éléments de langage et de culpabilisation sont déjà prêts à l’emploi! Les ploutocrates et les idiots utiles de la justice qui ont placé Macron à la tête de la France n’ont aucune envie d’investir et d’embaucher dans le pays. Seulement que les futurs chomeurs français continuent à consommer leurs produits fabriqués par leurs esclaves extra-européens, sans droit de douane, sans limite de frontière, sans impôt, et sans augmentation de salaire. Donc c’est à l’État de faire des efforts! Les vieux sont en principe propriétaires de leur logement, ils ont l’affront de vouloir faire des économies pour leurs vieux jours en maison de retraite, sont déjà largement équipés en matériels blancs, gris et autres couleurs…bref, ils consomment moins, un crime de lèse-ploutocratie. Et pour maquiller le crime, on pourra toujours dire que c’est pour la bonne cause, la lutte contre le chômage, sales égoïstes de vieux!

  9. Ce que vous affirmez aujourd’hui est un torrent de stupidité, ignoble, imbécile (oui, imbécile) et absolument erroné.
    D’abord l’impôt n’ESTPAS affectable en général, ni affecté d’ailleurs et la CSG ne finance RIENDUTOUT, sinon un déficit public abyssal, structurel et non maitrisé. L’horrible et dégoutant mot « social » affecté à ce vol spoliateur injuste le caractérise entièrement: un crime.
    Inventé par un salopard à l’origine de la grande corruption de la sécu (Feu Rocard, Evin et sa clique, Cahuzac en avant garde, Huchon en tête), cet infecte et spoliatrice amende augmentée autant qu’il est possible depuis 20 ans est cette fois ci multiplié au delà du possible. Pourquoi ? D’abord (vous ne rêvez pas, cela est prétendu et mis en avant) « parce que c’est une promesse »…
    Ensuite parce que l’infecte et acceptée (exclusivement par les cons et les veaux, ils se reconnaitront au passage) spoliation masochiste au bénéfice d’un état impécunieux incontinent est en fait censée compenser une baisse des cotisations salariales traditionnellement utilisées pour payer une police d’assurance (le mot « social » donne un gout d’acétone à mon haleine). Assurance liée à l’exercice d’une profession où à la capacité financière à y souscrire, le « droit » à la santé étant une billevesée absurde réservée au tiers monde en déplacement migratoire.

    La compensation commence tout de suite, la baisse de cotisations on verra dans le futur suivant que la conjoncture s’améliore ou non. Elle va s’améliorer. En fait, elle ne s’améliorera pas, bien au contraire, et on aura ainsi le prétexte du double sacrifice: une double hausse d’impôts majeure, comme d’habitude, comme chaque fois que Macron accède au pouvoir. C’est ce qu’il a fait en 2012 avec son copain Hollande, il en est le successeur et le continuateur: il continue.
    Le reste, ce sont les absurdes, fantasques et inconséquentes divagations dont vous vous êtes fait l’écho aujourd’hui. Ce n’est pas votre habitude, vous avez ici totalement tort, reprenez vous.

    • Zongo dit

      Peut-être parce que la CSG est une flat tax avec une assiette aussi large et aussi peu trouée que possible, et que c’est donc, avec la TVA, l’impôt ayant le meilleur rendement et étant le plus juste. Ce que les baby-boomers, infantiles enfants de mai 68, passés du col Mao au Rotary club, jamais parvenus à l’âge adulte et devenus séniles, ont du mal à comprendre. Eux qui ont ruiné la France depuis la fin des 30 glorieuses, qui ont élus Mitterrand et les 40 voleurs, Chirac, Nabotléon. Eux qui nous ont imposé Maastricht, l’euro, le libre-échangisme, le culte du veau d’or, le libéralisme-libertaire, qui ont détruit la planète par leur consommation. Eux qui, une fois parvenus au sommet grâce à l’État social, grâce à ce qui était le meilleur système d’éducation au monde jusqu’à la fin des années 60, ont pris bien soin de remonter toutes les échelles et de casser l’ascenseur social, d’anéantir toutes les politiques qui vous ont permis de prospéré, de détruire l’école et l’université, et qui ont ensuite confisqué tout le patrimoine du pays. Eux pour qui nous deux fois les rentes : par nos cotisations, et par nos loyers délirants.

      Et nous, nous paierons pour la génération de nos parents, la génération X, que vous avez ruinée, et qui parviendra brisée à l’âge d’une retraite qui n’existera plus, qui auront cotisé toute leur vie pour financer vos privilèges auxquels ils n’auront jamais droit. Vous qui avez poussé notre génération massivement à l’exil.

      Maintenant, la fête est finie. . Vous chantiez ? Et bien dansez maintenant.

      • Sémaphore dit

        Nous sommes dans le libéral-libéralisme à 57% de l’économie sous la coupe de l’Etat ???
        Il y en a qui voient des géants à la place des nains…

      • BDC dit

        On paye même une troisième fois, avec nos galères de gardes d’enfants à prix d’or alors que nous avions été confiés gratos à nos grands-parents. Aujourd’hui nos soixantuitards de parents se la coulent douce sur la côte atlantique ou dans le Sud.

  10. Jordi dit

    A voir l’enthousiasme et le sens de la solidarité qui émaillent des vigoureux commentaires ici postés, il semble que vous êtes une star des maisons de retraite.

    Et sinon, comme le dit Pierre, « Rien de plus insupportable que ces baby boomers qui ont pourri tout ce qu’ils ont touché, qui en ont bien profité, et qui on salopé littéralement ce qui restait, et qui ont même osé endetter les générations futures pour payer leurs petits caprices. »

    L’écart répugnant de niveau de vie entre les jeunes actuels et les générations actuellement retraitées donne envie de voter pour Soleil Vert.

    • BDC dit

      Au vu des réactions hargneuses et pleines de mauvaise foi de nos aînés, ils sont en pleine dissonance cognitive et ne sont pas près de recevoir les arguments de bon sens d’Éric. Même s’ils ne sont pas responsables du système en place, ils sont encore une majorité à défendre les « droits » qui y sont liés, et partiront la conscience tranquille, incapables de sortir du schéma de pensée de faire payer les jeunes (puisqu’ils n’ont connu que ça et que ça fonctionnait très bien de leur temps), au lieu d’organiser une solidarité intragénérationnelle, qui nous libérerait un peu le marché du travail. Irrécupérables je vous dis !

  11. Kaposi dit

    La CSG est tellement unuverselle que même vivant hors du territoire français j’y suis assujetti si je loue ou vends ma maison située en France. Or bien évidemment je ne bénéficie d’aucune assurance ou de solidarité en France.

  12. Pour terminer le dégout immense qui me saisit à l’annonce de l’indépendance de la catalogne, et à l’égard de tout ce qui est absurde et faux: une envie de violence. Il n’y a que la violence qui peut purger l’inqualifiable et le honteux. Hélas…

  13. Pierre dit

    On sent que le sujet est très « piquant ».

    On part d’un article (contestable) sur la CSG…. qui ne devrait pas vraiment attirer les foules…. et on se retrouve avec de nombreux commentaires outragés.

    Les vieux passent à l’attaque.
    😉

    Sur ce coup là, je me sens obligé de prendre la défense d’Eric : au-delà de l’écume de cette hausse de la rapine… on voit clairement les lignes de force du conflit générationnel.

    Non seulement les baby boomers ont littéralement tout salopé, tout détruit, tout sali (il est nécessaire de le dire, et de le répéter), mais en plus ils se permettent de ramener leur fraise, dès qu’on ose :
    -les critiquer
    -ou leur coller quelques points supplémentaires de CSG.

    C’est un peu comme un fonctionnaire qui ferait grève et manifesterait dans la rue : de l’essence de foutage de gueule. Alors qu’il devrait se cacher et jouir en silence de ses privilèges mafieux.

    Les vieux baby boomers, c’est la même chose : taisez-vous. Faites-vous oublier !

    Votre culpabilité est tellement entière, stupéfiante, brûlante… que vous devriez vous cacher, sous les pierres. Disparaître. Littéralement.

    • Sémaphore dit

      Il y a des vieux >62 ans, opposants au régime de répartition, toujours pas en retraite qui n’apprécient pas cette « réforme » étant donné qu’elle leur piquera aussi du rab de CSG…

    • Sémaphore dit

      L’ennui pour EV est qu’il n’avait pas du tout le même point de vue dans son dernier livre et sur le même sujet.
      Je viens de le ressortir et constate un énorme décalage…

      • Eric Verhaeghe dit

        Il me semble bien que mon dernier livre sur la sécurité sociale, publié ici par épisodes (tout est donc vérifiable) préconise bien la fiscalisation de l’assurance maladie par la CSG. Objet même de mon article.

        • Sémaphore dit

          Fiscalisation en laissant les cotisations patronales(*) « intactes » ???

          (*) fiction puisque c’est le salarié qui travaille à les gagner et qui donc les paie par personne interposée

          • Eric Verhaeghe dit

            Je suis effectivement pour un remplacement de l’essentiel des cotisations patronales par l’impôt, avec plusieurs mesures simples: seul le « gros risque » (les affections longue durée, pour aller vite), doit relever de la solidarité nationale et du budget de l’Etat. Pour le reste, je suis favorable à un revenu universel qui donnerait à chacun les moyens de s’assurer contre le risque maladie restant auprès de l’assureur de son choix.

        • sémaphore dit

          Cet intérêt pour la fiscalisation de la ressource de la SS vous empêche d’ appréhender qu’il n’y aura aucune chance pour la mise en concurrence de la SS, tant maladie que vieillesse puisque le « cotisant », même avec salaire complet, n’ aura aucun choix possible sauf éventuellement de payer deux fois pour la même chose comme avec les mutuelles…

          • Eric Verhaeghe dit

            Si bien sûr… car le produit de l’impôt doit être restitué aux contribuables sous forme de revenu universel qui doit leur permettre de s’assurer là où ils veulent.

          • Sémaphore dit

            Tiens, l’ utopie : le retour… de nouvelles tubulures dans l’usine à gaz…
            Ne serait-il pas plus simple de laisser son salaire complet au salarié, charge à lui de s’assurer pour la maladie, un minimum vieillesse absolument identique pour n’importe quelle branche, n’ importe quel statut, une assurance chômage facultative et des retraites complémentaires facultatives ???
            Travailleur indépendant, je suis bien obligé de faire de pareils choix entre des organismes étatisés nuls. Si au moins, il y avait concurrence…

  14. Bernard dit

    Les français vivent sur le mythe de l’ impôt progressif solution à tous leurs problèmes en gros pour faire simple , les français pensent que les plus riches qu’ eux doivent payer. Dans la réalité l’ impôt sur le revenu qui est le seul impôt progressif ne représente que 6,4% des recettes de l’ état ( état central, régional, organismes sociaux), l’ ISF lui ne représente que 0,55%………..
    http://www.rivagedeboheme.fr/pages/politique/chronique-2014/la-supercherie-de-l-impot-progressif.html

    Plus on taxe l’ alcool et le tabac et plus on encourage la contrebande et bien c’ est pareil avec l’ impôt, plus on taxe les personnes et plus on encourage la fraude, le travail au noir et l’ évasion fiscale. En fait il ne faudrait garder qu’ un seul impôt à taux unique qui serait la CSG. La CSG serait donc notre flax tax. Fini l’ impôt progressif et les niches fiscales qui ne sont que des usines à gaz faites pour embaucher des controleurs de l’ état et encourager la fraude . Une flat tax à 10% veut dire que celui qui est 10 fois plus riche payer 10 fois plus………..

    Voici un livre interréssant de Peter Sloterdijk sur l’ impôt.

    http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/peter-sloterdijk-la-fiscalite-obligatoire-abolit-le-citoyen-23-02-2012-1435659_326.php#

  15. Et nous y voilà ! Les socialistes pourris qui ont instauré la retraite pour tous pour mieux ravir les emplois des vieux se déchainent maintenant contre ceux qu’ils détestent le plus: eux mêmes ! Les mêmes, avec à peine le temps de voter Macron pour franchir le rubicon…
    Bandes de crétins dégénérés qui vous croyez dans un conflit générationnel avec les vieux gauchos qui paieraient tandis que vous seriez des jeunes libéraux qui entreprenderiez ! Vous avez affaire à une hausse globale de l’impôt bande d’abrutis !
    Cet impôt profite d’abord à vous les subventionnés, les emplois aidés, les jeunes crétins gorgés de cannabis, les emplois de fonctionnaires à vie bref toute la génération de demeurés crétinisés par la méthode globale, les jeunes cons qui se gorgent de macronisme.
    Je n’ai jamais autant méprisé la jeunesse stupide, les maigres imbéciles gorgés de pensée macron dont on ne souhaite que la misère prochaine, celle qui arrive bientôt. Augmentez vous vos impôts au lieu de réformer votre état pauvres connards !

    • BDC dit

      À qui pensez-vous vous adressez ? Les « jeunes crétins décérébrés » sont très attachés à notre modèle social : ils votent Merluche, militent pour la retraite à 60 ans et pleurent sur la retraite de misère des petits vieux. Il faut au contraire sortir du moule de l’EdNat pour se rendre compte qu’il n’y a pas moins « solidaire » que cette classe de seniors, qui toute honte bue, n’hésite pas à exposer les petites retraites en vitrine dans les médias pour protéger leurs privilèges. Nous sommes en France, pays tellement taxo-inflationniste qu’une non-augmentation des impôts équivaut finalement à une baisse. Soyons fous : imaginons réduire le montant des retraites en cours, quand on voit le tollé sur la CSG, on se dit que c’est une façon indirecte d’y arriver.

      • A qui je m’adresse ?
        Cette ridicule discussion sur les « privilèges », la « classe des seniors », « la honte bue », alors que le sujet est la CSG, est absolument lamentable et signe la folie qui saisit les semi libéraux de mes deux actuellement au pouvoir et leurs affidés.
        La CSG est un impôt totalement non affecté comme tout ce qui nourrit les dépenses publiques obèses d’un pays malade, de plus, on le voit bien, presque exclusivement peuplé de cons et de veaux. Je le dis et le répète: l’impôt doit être diminué globalement, à la hauteur des « services publics » dont on doit absolument diminuer le cout.
        500 000 postes de fonctionnaires auraient du disparaitre pendant ce quinquennat; le vainqueur de l’élection promit 120 000, et commence cette année par en supprimer 2000. L’âge de départ à la retraite aurait du passer à 65 ans dés le début du quinquennat. Le vainqueur de l’élection, confiant explicite en l’état des choses ne parla que de réformettes d’organisation. Pourtant comme cela a été rappelé APRES l’élection (tiens tiens), le système de retraite n’est pas financé et ne le sera pas avant 2040 /2050 dans le meilleur des cas. Une baisse des pensions doit être envisagée ou bien bien sur, l’impossible à imaginer recul de l’âge de départ. Noir sur blanc:
        http://www.cor-retraites.fr/article493.html

        Tout est dit, et un monstrueux besoin de sang frais saisit la technostructure, qui est surtout très profondément désargentée. La futilité et la puérilité de ce dont parlent les cons et les veaux est à pleurer.

      • Jiff dit

        « n’hésite pas à exposer les petites retraites en vitrine dans les médias pour protéger leurs privilèges. »

        Ça tombe fichtrement bien BDC, car je suis tombé tout à l’heure sur l’article suivant – connaissant déjà la « bonne nouvelle », je suis passé à la présentation de l’auteur qui se trouve juste à sa suite, qui personnellement ne m’a rien appris, mais je vous garantie que pour ceux qui ne le sauraient pas, ça vaut son pesant de cahouètes (au sujet des coupeurs de gorges de Bercy) : http://www.temoignagefiscal.com/les-deputes-ne-paieront-plus-de-csg-sur-leurs-frais-de-mandat-parlementaire/

  16. La question est la politique de Macron portera -t-elle des fruits tels que la France se redressera. On voudrait bien.
    Cependant les ordonnances ne favoriseront pas l’embauche, la fin isf pour certains ne créera pas d’investissement + pour les entreprise et l’augmentation de CSG n’apportera rien de plus car ce sont des vases communicant et une imposition + déguisée. Enfin son objectif de réduire à 7% le chômage en dit long sur la faiblesse de sa politique. L’ambition aurait été de mettre ce paramètre à 3,5%, oui le déficit aurait été majeur, pas dans le cas à 7%.

    Si l’on ne met pas fin à un état ogre et à sa dépense publique cela ne sert à rien car il faudra toujours davantage d’impôts pour renflouer les caisses et en appauvrissant la classe moyenne. Ensuite il faut reconsidérer l’organisation de la protection sociale, la retraite et la fiscalité. Fainéant, il ne travaille sur aucun des paramètres.

    • Jiff dit

      Pour la première partie, il est évident que tout ce qu’il pourra récolter seront les fruits de Grotoumou 1er, mais ses maîtres seront contents, puisqu’il détricote ce qui fait notre spécificité (et qui les faisait chier d’une façon incroyable.)

      Pour la seconde, il est évident qu’il ne va pas cracher dans la soupe ; il a beau avoir démissionné (le décret est paru ?), il n’en reste pas moins un pur produit de Bercy.

      Le souci, c’est d’abord et avant tout l’état – à combien de constitutions en sommes-nous depuis que la tête de Louis a roulée dans le panier ? 10, 12, 15, 20, plus ?? (un historien, vite !) On peut ne pas aimer des tas de choses aux USA, mais eux au moins n’ont pas changé de constitution comme de chemise, ni juste parce qu’elle encombrait leurs projets, ils ont même une forte tendance à la respecter (les gueux !! ;-p)
      Il n’est donc même plus question de réformes ou de Réforme, il est question de foutre tout ça dans le bol des WC et tirer la chasse par-dessus, de tout casser pour tout reconstruire avec en visée le bien-être de tous et non-pas de celui d’un troupeau de FM merdeux qui ont plus l’air d’une nomenklatura des « plus belles années » de l’URSS, et ont en plus transformé l’europe des nations en UERSS. Et il vaudrait mieux faire fissa, parce que sinon, d’autres échéances, sévèrement plus coriaces celle-là, pourraient bien nous tomber sur le coin du museau (et quand je dis « nous », je parle de la planète.)

      On sent actuellement un certain frémissement se détachant du bruit de fond, cependant les gens doivent accélérer le mouvement, éduquer les autres, changer eux-mêmes, bref, changer tout court, d’abord eux-mêmes avant de pouvoir changer leur pays – les 2 décades qui viennent seront cruciales et feront la différence entre se retrouver tous dans le trou ou avoir tous changé et tout changé – et c’est possible.

  17. Sémaphore dit

    Macron atteint son but de diviser les Grançais…

    Honnêtement, EV, je ne vous pensais pas capable de nous servir comme probant, l’argument des Vieux qui coûtent cher aux jeunes actifs par le fait de cotisations sociales médicales à peu près identiques à tous les âges de la vie qui doivent donc assurer leur consommation médicale en partie à leur place…
    Vous nous la baillez belle, la S O L I D A R I T E !
    Les Vieux de maintenant ont payé des cotisations en leur temps pour soutenir la consommation médicale des Vieux d’alors mais c’est à croire que les Jeunes de maintenant qui sont « accablés » par cette situation (comme si les Jeunes d’autrefois n’avaient jamais goûté à cela) ne seront jamais des Vieux qui auront besoin de consommation médicale majorée par rapport à celle de leur jeunesse.

    Proposons donc la soluce d’Attali des années 70, c.a.d. l’euthanasie active des Vieux de 70 balais et plus pour faire de la place et des économies…
    (curieusement depuis qu’il a > 70 ans, il a changé de registre, le fabulateur…)

    Nous avons un système officiellement d’assurance-maladie (surtout de nom, d’accord).
    Si je fais une analogie avec l’assurance automobile, j’ai un bonus de 50% depuis près de 20 ans (à plus de 40.000 kms/ an et en RP, pas au fin fond du Larzac) et pourtant, si je bénéficie dudit bonus appliqué à des primes allégées et du fait que tout assureur à qui je demande un devis me regarde avec les yeux de Chimène pour Rodrigue, je dois néanmoins payer des primes qui ne me profitent pas puisque par essence, cela fait 35 ans que je paie pour tout le monde sauf moi…

    La SS n’offre même pas de boni de ce type pour faible consommation ou consommation < cotisations, ce qui ne me paraît pas normal…

    • Eric Verhaeghe dit

      Euh non, pas des cotisations identiques à tous les âges de la vie. Des cotisations versées quand on est bien portant, et la quasi-gratuité quand on est malade. Un véritable pousse-au-crime.

  18. Sémaphore dit

    Et pour les geignards qui font rien que de se plaindre de la dureté des cotisations retraite qui paient le train de vie des retraités, une petite piqûre du bon vieux Code Civil :

    Le droit : tout enfant doit aider ses parents dans le besoin (art. 205 et s. du code civil), selon ses capacités financières et les besoins du bénéficiaire. Cette obligation peut être invoquée par le parent à qui elle est due, mais aussi par les collectivités chargées de l’aide sociale (art. L. 132-7 du code de l’action sociale et des familles) et les hôpitaux (art. L. 6145-11 du code de la santé publique).

    Je suis preneur d’une jurisprudence où la CCass invaliderait pratiquement cet article :

    Les enfants doivent des aliments à leurs père et mère ou autres ascendants qui sont dans le besoin. (depuis le 27 mars 1803, tout de même…)

    • Eric Verhaeghe dit

      Les alimenter oui, mais pas leur financer leurs inutiles cures thermales, ni leurs incessantes visites chez le médecin pour avoir des placebos remboursés par leurs enfants pendant que la prise en charge du cancer du sein de leur fille salariée est réputée trop chère pour la collectivité.

      • Sémaphore dit

        Pour moi, la SS ne devrait financer que l’ hospitalisation et les traitements de longue et très longue durée. Cela calmerait notamment les hypocondriaques ou les ferait payer pour leur amusement.

        • Eric Verhaeghe dit

          En attendant cette décision bénie… il est assez juste que la bobologie qui profite essentiellement aux retraités ne soit plus financée par ceux qui travaillent…

          • Sémaphore dit

            Défendez donc ardemment la mise en concurrence de la SS puisqu’ aussi une partie de ses maux provient qu’elle est un monopole qui proclame une universalité qu’elle n’a pas les moyens ni l’envie de tenir…
            Vous avez bien constaté par vous-même que la concurrence entre mutuelles amenait une belle contention des primes…

      • Sémaphore dit

        Article 205 et suivants, en fait : la chère seule n’est pas absolument suffisante pour se libérer de cette obligation (qui existe aussi dans la Bible au passage…)
        Vous remarquerez que cette obligation s’étend au bénéfice des belles-mères par les belles-filles ( 😉 ) (art 206) et que si le requis n’a pas les moyens de l’obligation alimentaire, il doit accueillir le requérant à domicile… (art 210) Paf !!!
        C’est donc bien que l’obligation alimentaire s’étend au delà de la nourriture…

      • Sémaphore dit

        mais pas leur financer leurs inutiles cures thermales, ni leurs incessantes visites chez le médecin pour avoir des placebos remboursés par leurs enfants pendant que la prise en charge du cancer du sein de leur fille salariée est réputée trop chère pour la collectivité.
        Les retraités paient des cotisations maladie, tout de même et ce ne sont pas eux qui ont décidé des taux mais la clique politicienne, n’est-ce-pas???
        Qui décide de cette prise en charge jugée fort-mal-t-à-propos, si ce n’est la SS monopolistique ???

    • Philippe Dubois dit

      « tout enfant doit aider ses parents dans le besoin (art. 205 et s. du code civil) »
      Dans ce cas, seuls les retraités qui ont élevé des enfants devraient être pris en charge, au prorata du nombre de gamins, ainsi que celles qui furent mères au foyer.
      Ou alors, il faut revenir à l’universalité des prestations familiales, en finir avec le plafonnement du quotient familial etc…

      • Sémaphore dit

        Exactement puisque les allocs étaient censées en d’autres temps compenser le coût d’élevage des marmots dont profiteraient néanmoins par la logique du bouzin, les ceusses étant restés égoïstes…

  19. Ilmryn dit

    Dans un pays parmi les plus socialistes de la planète et deuxième mondial au classement de la fiscalité, on ne peut pas se réjouir d’une augmentation de la spoliation d’état ni rejouer la bonne vieille propagande socialiste contre des catégories de « nantis » dont une énorme partie touche des clopinettes en regard des prélèvements effectués. (En 1965 la France était déjà championne dans ce domaine)

    On peut éventuellement se moquer d’eux pour avoir cru aux sirènes de la mafia d’état qui leur retombe sur le coin de la gu…, eux qui fustigeaient « les riches » et qui se retrouvent au même pilori, mais il faudrait aussi distinguer ceux qui n’ont fait que profiter toute leur vie du système et ceux qui ont été rackettés pour payer les premiers.

    • Eric Verhaeghe dit

      En l’espèce, la spoliation d’Etat n’augmente pas (sur le volet CSG), puisqu’elle diminue en compensation sur les cotisations salariales.

      • Sémaphore dit

        Allons, allons!!!
        Que signifie ce calcul à la politicienne made in Grance???
        J’arrête de prendre un bon morceau à droite pour en prendre un autre à gauche plus juteux (au moins estimé comme tel puisqu’il y a encore un énième trou à combler) et cela ne changerait rien pour personne???
        Vous vous entraînez pour une prochaine campagne électorale ???
        😉
        La manoeuvre est effectivement de faire croire au salarié qu’il aura un peu plus de pépètes puisque sur son revenu d’activité, il y aura moins de ponction (mais augmentation de la CSG néanmoins) en lui faisant oublier qu’il paiera aussi un peu plus d’IR puisqu’il est à parier que le barême ne sera pas revu à due proportion (l’Etat a besoin de sous, faut pas trop déc….r tout de même!!!)

      • Ilmryn dit

        Elle s’attaque aux « nantis » du moment dans la plus pur tradition socialiste comme si l’état n’allait pas récupérer par ailleurs le « cadeau » fait aux autres.

        Entre complexification, augmentation et « cadeau » empoisonné, il n’y a strictement rien de changé, ni dans les discours, ni dans la fiscalité globale, ni dans la trajectoire budgétaire funeste de l’état français. On ne peut pas saluer cette manipulation d’autant plus qu’elle joue assez violemment de la propagande de « classe ».

      • Citoyen dit

        Euh … sans vouloir remettre une pièce dans le juke-box, juste une question : Quelqu’un a fait le bilan de la dite « compensation » ? Pour savoir si elle aura bien lieu, et dans quelles conditions ?
        J’ai comme le mauvais pressentiment, que les cocus vont pouvoir se compter en masse … comme d’habitude …
        Et ceux qui disent que c’est joué d’avance, vont être qualifiés de mauvaises langues, bien sûr ….

        • Jiff dit

          C’est précisément la raison qui fait que les candidats à l’émigration n’ont pas altéré leurs projets et que les imprévoyants (parce qu’on voyait cela venir d’assez loin quand même) se débarrassent de leur immobilier.
          Le tout avec un résultat éminemment prévisible, fuite des capitaux et des têtes bien pleines, plus un grand remplacement par des gens possédant à une écrasante majorité le QI d’un mollusque bivalve – évidemment, tout cela ne peut que très bien se terminer (ou pas ; on a déjà vu, dans un lointain passé, le peuple se réveiller avec la gueule de bois… et ses conséquences.)

        • serge dit

          Ce qui se dit d’assez clair:
          – Augmentation de la CSG d’1,7 point au 1er Janvier (de 7,5 % à 9,2 %) ce qui rapporterait 22,6 milliards d’euros.
          – Baisse des cotisations sociales en 2 temps, 2,2 points au 1er janvier puis de 0,95 point à « la rentrée de septembre-octobre ». Ce qui amène déjà une interrogation quant au moment… en sachant que la suppression des cotisations représente 3,15% du salaire (2,40% pour l’assurance-chômage, 0,75% pour l’assurance-maladie). Où l’on voit que 2,2 et 2,4 c’est pas pareil…
          Sur cette base, le gouvernement table sur le gain pour les finances publiques d’environ 3,5 milliards d’euros avec ce différé à « septembre ». A noter que ces chiffres ne sont que pour les salariés secteur privé, un certain flou artistique préside à la compensation pour les fonctionnaires de la hausse de CSG vu qu’ils ne paient pas de cotisations sociales. Et l’inconnu, non encore tranché, des indépendants…
          Mais comme dit plus haut, le salaire net aura augmenté mais le salaire net imposable aussi sur la base : salaire brut + CSG non déductible + mutuelle – cotisations salariales. On peut penser que les seuils d’imposition ne vont pas changer…

          • Citoyen dit

            « un certain flou artistique » … Et encore …. paraît qu’ils ont oublié les tableaux de Fafa, pour participer une CSG qui se veut universelle ….
            C’est étrange, mais en Socialie, il y a toujours de gros trous dans la raquette … surtout dans les raquettes qui tirent à gôche ….

      • Ikes dit

        ne pas oublier que la baisse des cotisations sociales même écrêtée par l’augmentation de cette CSG va entrainer mécaniquement une augmentation de l’impôt sur le revenu des contribuables en augmentant leur revenu imposable.

    • Jiff dit

      @Ilmryn : « (En 1965 la France était déjà championne dans ce domaine) »

      Sa « plus belle manifestation » dans le genre a plutôt été celle de 1961, qui a vu le blocus physique de Monaco rapidement assortit d’une exclusion de la nationalité française du cadre de l’exemption d’impôts de la principauté – j’irais jusqu’à dire que ce fut le vrai top départ de l’optimisation fiscale en france…
      Comme quoi, déjà à cette époque, l’impôt était considéré comme confiscatoire par opposition à ce qui se faisait autour de nous (là, pour être honnête, je suppute (mais de luxe ! ;), n’ayant pas les éléments nécessaires en main pour effectuer une telle comparaison à l’instant T.)

  20. sémaphore dit

    Une chose est sûre en attendant: la fiscalisation permet à l’État de renforcer sa mainmise sur la SS, n’ offre aucune garantie que tout ce qui sera collecté à ce titre officiel rentrera bien dans les caisses d’ icelle et certifie en revanche que la concurrence de la SS n’ a aucune chance d’ apparaître au jour, même salaire complet versé au salarié…

  21. JulesXR52 dit

    En somme, le fait de cotiser pour la retraite quand on est actif donne simplement un droit « moral », ou pour mieux dire « virtuel », à la retraite. Décidément, ce système par répartition est vraiment sympa. Je suis d’accord avec l’un des intervenants pour dire que ce serait mieux si vous utilisiez vos talents de polémiste pour critiquer le principe de la retraite par répartition. Une retraite par capitalisation donnerait lieu aussi à une forme d’incertitude, mais probablement moindre. Je laisse ce calcul à la compétence des actuaires.

    • Jiff dit

      « le fait de cotiser […] »

      Vi, tout à fait virtuel, parce qu’il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour deviner la volonté cachée derrière les « réactions » totalement amorphes des différents gouvernements et « partenaires sociaux » sur la question, à savoir l’attente de l’écroulement total du système (hautement prévisible) en faveur de sa suppression pure et simple.
      Je dirais qu’il-y-a pas mal de chances pour que les générations qui suivent s’attendent à non-seulement ne plus avoir de retraite du tout, mais qu’en plus, l’état phagocyte les sommes en question à son entier profit – et suivant cette logique implacable de spoliation « légale » (mais tout aussi certainement, illégitime, telle l’élection de machin-chose sur le trône), ne restera plus aux sans-dents devenus trop vieux pour pouvoir travailler « efficacement » (selon la terminologie de Davos, évidemment) qu’à crever la gueule ouverte au coin de la rue. C’est le plan derrière les plans la poudre aux yeux poliotique, comme ça, ça évacuera rapidement une bonne partie de la population Ad Patres en un tournemain (ne rêvez pas, la solution finale n’était qu’une répétition.)

      « Une retraite par capitalisation donnerait lieu aussi à une forme d’incertitude, mais probablement moindre. »

      Ben nan, pas vraiment, car vous oubliez un peu vite que si capitalisation il-y-a, elle actuellement basée sur… des placements (de vrais placements, hein, pas des merdes comme les OAT, qui n’attendent qu’une chose, c’est de vous péter dans le museau !), et regardez _justement_ ce qui se passe depuis maintenant beaucoup trop d’années avec la « politique » des banques centrales (qui, rappelons-le in-la-ssa-ble-ment, sont _toutes_ des banques _privées_, ce qui en dit long sur la « liberté » dont les masses populaires croient jouir), des taux d’intérêts directeurs à zéro, donc une stagnation _totale_ des éventuels placements sur lesquels se baserait une capitalisation !!

      Par ailleurs, vous ne le savez peut-être pas, mais il existe au moins un fond de pension par capitalisation en france, (la PREFON pour ne pas la nommer, à moins que ça n’ait changé – trop de diarrhée législative pour que ça reste un plaisir d’éplucher les incessantes modifications légales), mais vous, vous n’y aurez pas droit, à moins que d’être… fonctionnaire 🙁

      Il-y-a une question qui me taraude à ce propos – s’il-y-a un fiscaliste compétent dans l’assistance (publique, héhé), il est la bienvenue pour y répondre : à moins que cela n’ait été abrogé, la loi Madelin permettait de capitaliser (un poil) pour sa retraite sur un compte personnel non-libérable – c’est à dire, que pour pouvoir être exempté d’impôts sur ces maigres sommes, il fallait opter pour un service de rente et non de libération immédiate, complète et définitive du capital – ce qui, entre nous soit dit, ressemble fort à un paravent de cavalerie ; MAIS qu’en est-il de la capitalisation offerte au ponctionnaires ? Les conditions sont-elles les mêmes (rente, et non capital), ou bien ont-ils la latitude de pouvoir toucher leur capital en une seule fois ??
      parce que cela change la donne, tout spécialement pour un senior qui aurait des envies de (re)monter un business… (sans compter la différence de traitement selon la position sociale.)

  22. Ragnar D. Anskool dit

    La CSG est un impot juste et vertueux … … … par rapport à l’impôt sur le revenu, je suis d’accord, mais de là à dire que la CSG est juste et vertueuse, il y a un pas que je ne franchirai pas.

    Il ne faut pas confondre : « L’argent ne fait pas le bonheur quand on est à l’abri du besoin » et « l’argent ne fait pas le bonheur »

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