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Vers un plan social massif dans les hôpitaux publics marseillais?

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Alors que le gouvernement devrait publier un décret sur les licenciements économiques dans les hôpitaux publics, FO évoque une possibilité de 1.000 licenciements dans les hôpitaux publics marseillais. Une fois de plus, la souplesse du licenciement collectif dans le secteur public pose la question de la discrimination de traitement avec le secteur privé, où les procédures sont lourdes.

Les hôpitaux publics marseillais vont-ils connaître un plan social portant sur un millier de suppressions d’emplois? c’est ce qu’affirme le syndicat FO dans un communiqué qui soulève de nombreuses questions.

Les hôpitaux publics marseillais, paradis de la mauvaise gestion

On se souvient qu’il y a quelques semaines la chambre régionale des comptes a épinglé la gestion des hôpitaux publics marseillais. Ceux-ci ont multiplié les couches bureaucratiques sans instruction claire sur les missions à mener.

Pendant ce temps, les dépenses filent et la situation oblige à une restructuration en profondeur. Un nouveau plan de rationalisation devrait, selon FO, déboucher sur un millier de suppressions de postes.

Le licenciement collectifs dans les hôpitaux publics, zone de non-droit?

Au passage, FO annonce que 300 emplois auraient été supprimé depuis 2015 dans les hôpitaux marseillais sans que personne n’en entende parler. On ne se lassera pas, dans ces colonnes, de s’étonner face à cette étrange faculté qu’ont les administrations publiques de s’affranchir allègrement des règles absconses qui empêchent les entreprises privées d’avoir recours aux mêmes facilités.

On remarquera par exemple que le projet finalement avorté de rupture conventionnelle collective chez Pimkie, qui portait sur 200 emplois, a suscité de vives polémiques alors qu’il s’agissait de départs volontaires. Les suppressions massives d’emplois dans des hôpitaux publics prétendument symboles de l’intérêt général suscitent curieusement beaucoup moins de passions.

Accessoirement, elles obéissent aussi à beaucoup moins de règles « protectrices ». Probablement parce que ceux qui incarnent l’intérêt général n’ont pas à s’embarrasser du droit, ni de valeurs morales.

3 commentaires

  1. Jiff dit

    Et si nous faisions comme les pays démocratiques en publiant les comptes publics en absolue transparence, c’est à dire annexes incluses, et en publiant également ceux des divisions de branches ?

  2. Pierre dit

    Soyons fous. Et parions.

    1000 gueux « fonctionnaires » à l’hôpital de Marseille, licenciés ? D’un coup ? Pouf ?

    Vous y croyez franchement ?

    FO nous fait sa petite crotte (vous avez remarqué, ils sont devenus comme tous les autres syndicaca, totalement inaudibles, enfin plutôt totalement silencieux).

    Tout ceci fleure la galéjade, la bouillabaisse un peu avariée.

    Si vous virez 1000 mecs de l’hosto, les quartiers s’embrasent. Guerre civile dans le 13ème arrondissement ! Intervention de l’armée nécessaire, voire les casques blancs de l’ONU.
    😉

    Bref. Je parie que la femme de Jupiton aura refait ses implants dentaires avant que ce licenciement collectif devienne une réalité….

  3. serge dit

    Ben, si les emplois supprimés concernent le trop-plein de cadres, particulièrement administratifs et techniques, cela peut être salutaire. Mais, comme bien souvent, cela risque de finir avec les soignants et personnels d’accompagnement.

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