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Le coût de la solidarité est-il encore soutenable pour les Français?

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La solidarité ressemble de plus en plus à la liberté: elle n’a pas de prix, mais elle a un coût. Et celui-ci paraît de moins en moins soutenable à la majorité silencieuse. En annonçant des coupes budgétaires dans les aides sociales pour répondre à la probable injonction de la Cour des Comptes de diminuer les dépenses publiques, le gouvernement ne dit pas autre chose. Reste à savoir quel sera le degré de compréhension de la société française face à ces enjeux mal expliqués par le gouvernement.

Le coût de la solidarité devrait s’imposer comme l’un des principaux sujets politiques en 2018. Jamais en effet la tension n’a été aussi forte entre les injonctions morales de la société française (il faut être toujours plus solidaire), et les injonctions financières de l’Union Européenne  (il faut faire des économies!). La publication du rapport de la Cour des Comptes sur les dépenses publiques (excessives, par principe) devrait le confirmer. L’annonce par le gouvernement sur ses intentions de diminuer les dépenses d’intervention sociale devrait donner corps à cette polémique très prévisible.

Quel est le coût exact de la solidarité?

Le premier débat qui devrait intervenir portera sans doute sur le coût exact de la solidarité dans la dépense publique. Faute d’une définition précise du terme, on devrait entendre à peu près tout et son contraire sur ce sujet.

Ainsi, Bruno Le Maire s’est fendu d’une sortie dans la presse pour expliquer qu’on ne peut baisser la dépense publique sans baisser les aides sociales, qui représenteraient désormais 26% de l’ensemble. Fidèle à une technique qui sème le trouble dans l’opinion et lui aliène une part importante de la loyauté de ses électeurs, le gouvernement devrait continuer une communication approximative sur le sujet. Personne ne sait comment on arrive à cette somme globale, et le gouvernement oublie de dire que les dépenses de personnels (c’est-à-dire la masse salariale des fonctionnaires) représentent grosso modo autant que cette somme.

Il n’en demeure pas moins que, symboliquement, aucune coupe sombre ne devrait toucher les fonctionnaires. En revanche, les aides sociales seront probablement réduites sensiblement.

La solidarité est-elle une trappe à pauvreté?

Assez rapidement, le débat devrait s’orienter sur une question récurrente: la dépense de solidarité encourage-t-elle la précarité? Autrement dit, plus on couvre le risque et plus on le répare, plus facilement il survient et se réalise.

On connaît ici les théories sur  les trappes à pauvreté: aider les ménages en difficulté désincite au travail peu qualifié et crée des bulles de pauvreté et de chômage. Un débat assez proche devrait revenir sur la question de la solidarité: assurer des minima sociaux décourage les plus pauvres de travailler.

Le débat est éculé, et à peu près sans issue. Les partisans de l’État-Providence ne manquent en effet pas une occasion de répéter que des salaires plus élevés inciteraient plus au travail. Et qu’au fond les trappes à pauvreté sont liées à la faiblesse des salaires.

Les débats manqués sur la responsabilité individuelle et sur le dogme du CARE

On regrette par avance l’enkystement du débat public sur ses refrains traditionnels. On préfèrerait que soit mis sur la table l’effet toxique du dogme porté en son temps par Martine Aubry du « care », c’est-à-dire de la protection. Les habitués de nos lignes savent que nous considérons que le discours de la protection est d’abord un discours de la domination de l’élite sur les classes populaires. On inonde le petit peuple d’aides sociales pour le rendre dépendant de l’État, pour pratiquer un clientélisme à la Maduro à peine voilé, et pour éviter toute réforme systémique remettant en cause la place d’élites totalement décadentes à force de consanguinité, de défaitisme et d’incompétence.

Le poids des aides sociales dans la dépense publique illustre bien la faillite de nos élites. Pour conserver le contrôle du « système » (là encore, référons-nous aux critiques portées contre les anti-systèmes par des gens comme Bruno Le Maire pour comprendre ce qu’est le système), la caste au pouvoir est obligée de droguer les petites gens avec une multitudes d’aides qui les endorment et rendent finalement leur misère oisive plus supportable qu’un labeur quotidien. Les empereurs romains ne procédaient pas autrement pour avoir la paix à Rome, lorsqu’ils convoquaient des jeux au Colisée et qu’ils perfusaient le peuple à coups de pains jetés dans la foule. Le pain d’aujourd’hui s’appelle le RSA et les jeux s’appellent le mariage du prince Harry.

À quoi ressemblerait la France si elle n’était pas un havre de populisme où les pouvoirs publics caressent les petites gens désoeuvrées dans le sens du poil chaque fois qu’il le faut au lieu de les mettre au travail ? Probablement pas à une nation percluse de dettes et de grèves, et endormie à force d’un hédonisme à courte vue. Plutôt à une Allemagne triomphante, avec une forte dose de créativité et de bonheur en plus. Mais pour cela, il faudrait des Français responsabilisés, c’est-à-dire débarrassés d’une élite profiteuse qui vit sur leur dos en les accablant régulièrement de tous les noms d’oiseaux.

La solidarité plombe les forces vives du pays

On a bien tort de ne pas poser le débat sémantique de ce qu’est la solidarité aujourd’hui. Une abusive restriction de langage la limite aux aides sociales. Or le champ de la sécurité sociale elle-même est de plus en plus investi par la question de la solidarité.

Pour en comprendre la portée (et le déséquilibre), on se référera utilement à l’étude très bien faite de Rexecode sur le sujet. Ce document compare le poids des prélèvements publics qui pèsent sur les entreprises en Allemagne et en France (cf le tableau joint). Dans la pratique, les seules cotisations de sécurité sociale représentent 5 points de valeur ajoutée de plus en France qu’en Allemagne.

Ce surcoût sert à financer toute la misère imaginaire du monde. L’hôpital public en France est plombé par sa bureaucratie et les congés pléthoriques du personnel, accordés à l’occasion des 35 heures. La sécurité sociale sacrifie la prise en charge du cancer pour financer une bobologie insensée. Des régimes spéciaux, âprement défendus par tous les défenseurs dogmatiques d’une sécurité sociale « universelle » plombent les comptes des régimes de retraite.

Bref, l’invocation de la solidarité à tout bout de champ par des gens obsédés par la défense de leurs intérêts catégoriels oblige à faire peser une charge financière de moins en moins supportable sur tous les acteurs réels de la lutte contre le chômage, à savoir les employeurs. Progressivement, l’excès de solidarité mal comprise, ou mal définie, tue la solidarité.

Une enquête rapide permettrait même sans doute de montrer que la plupart des Français sont convaincus que la sécurité sociale est solidaire, ce qui est une erreur de sens. C’est d’ailleurs pour financer ses « déviances »solidaires que fut inventée la CSG. Cette perte de sens rappelle une priorité: redire aux Français ce que doit être l’espace de la solidarité dans le pays.

Encore une réforme ratée du gouvernement?

Emmanuel Macron a raison de vouloir refonder un pays. Malheureusement, il le fait à la manière des hauts fonctionnaires, c’est-à-dire sur des projets préparés dans l’opacité et sans parier sur les vertus de l’explication.

On regrettera ce recours systématique à une forme d’autoritarisme à courte vue, qui finira par jouer un tour au gouvernement. L’important n’est pas seulement de changer les choses, mais aussi de changer les mentalités. Et, concernant la solidarité, des décennies de confusionnisme sur le sens de ce mot sont à rattraper.

On peut craindre, malheureusement, que la méthode Macron se préoccupe seulement de système, et pas d’esprit.

13 commentaires

  1. Sémaphore dit

    Pour l’apprentissage, mettons en place, le salaire « complet » (salaire brut+charges patronales) versé au salarié et c’est lui qui aura la charge de payer la multitude d’organismes qui veulent notre bien et surtout de l’argent pour proliférer…
    On verra vite que cela sera très pédagogique pour réclamer une meilleure efficacité (et cela mettra aussi de la concurrence là-dedans)
    Tout a été fait (pour des raisons évidentes) pour que la SS et ce genre de bouzins paraissent gratuits ou nantis d’ un coût tellement faible qu’on aurait évidemment tort de s’en priver.
    Sauf que les petits ruisseaux charrient autant d’eau qu’une grosse rivière sans que cela le paraisse et donc, cela endort l’attention…
    Image habituelle de la tonne de plumes qui paraît plus légère que la tonne de plomb parce que constituée d’éléments individuels légers…
    Bref, du boulot pour deux ou trois générations sauf écroulement brutal du zinzin…

  2. gérard dit

    Macron et Le Maire en route vers le communisme.Prochaine étape,une spoliation des propriétaires immobiliers pour abonder le « social ».Par petites doses évidemment,c’est la technique Macron,de petites taxes et prélèvements indolores ,de plus en plus nombreux.De quoi remplir petit a petit le sac a dos social.Cela s’appelle « réformer » le pays.Aucune chance que cela continue bien longtemps,Macron est un mauvais gestionnaire.Et en plus il continue a complexifier la société,toujours plus de controles de règles de droits d’incitations…Fiscalité confiscatoire+complexification=cocktail mortel

  3. Le rapport de Rexecode est saisissant. La France doit réduire son imposition de 25 GE. Point final.
    On ne parle pas des « riches » ou de la taxe d’habitation, on parle des prélèvements spoliateurs sur les entreprises, qui rendent impossible le développement d’une économie industrielle digne de ce nom.
    La France est globalement en déclin, celui ci est entamé et rien, absolument rien n’est mis en oeuvre pour s’y opposer.
    Effectivement 25GE c’est l’ordre de grandeur du cout des 500K fonctionnaires que Fillon voulait virer. (280 GE de salaire pour 6 M fonctionnaires).
    On ne voit pas bien ce que la « solidarité » (ignoble mot dégoutant) vient faire là dedans: la sécurité sociale est un gigantesque gaspillage (patchs anti tabac, homéopathies, médicaments alzheimer, urgences pour grippe, paracétamol) et comme de toutes façons, il n’y a plus d’argent…

  4. Jiff dit

    « Et qu’au fond les trappes à pauvreté sont liées à la faiblesse des salaires. »

    Sauf que c’est une fois de plus cacher la merde au chat, puisque les enquêtes de l’OCDE ont montré que non-seulement les augmentations de salaires françaises ont été légèrement supérieures à la moyenne européenne (trouvpu le bookmark :/), ce qui ne peut vouloir dire qu’une chose, elles ont été phagocytées par impôts et charges, mais montrent aussi que la france est toujours en bonne place dans le peloton de tête (https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/0301613930330-la-fiscalite-des-salaires-sest-encore-alourdie-en-france-selon-locde-2172129.php), alors que les poncks ont encore alourdi la note en 2016 (http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/03/16/31001-20160316ARTFIG00151-augmentation-des-fonctionnaires-ou-la-france-du-deux-poids-deux-mesures.php)

    De plus, ça éclipse fort commodément le fait que, dans la redistribution (mais pas que), une part non-négligeable « s’evapore » au passage, et il serait plus qu’important de se pencher sérieusement sur la question.

    Le problème majeur, comme d’habitude, a les mêmes composantes que celles auxquelles en même temps nous a habitué : personne ne dresse de tableau général, ce qui permettrait à tout le monde de s’y retrouver et de savoir vers quoi les bras cassés qui décident ont mis le cap – et de là à penser que ça reste (très) nébuleux dans leur esprit, le pas est d’autant plus facile à franchir que l’on voit très clairement qu’il s’agit d’appliquer les GOPE et rien de plus, d’où cette certitude d’un saupoudrage de points n’étant pas connectés.

    Et le second point n’est pas mieux, puisqu’il découle directement du premier : plutôt que de réfléchir à une ligne claire et commencer par le commencement, on saupoudre en espérant visiblement que les choses s’amélioreront toutes seules (ou en s’en foutant carrément, c’est selon le niveau de cynisme) – dans le cas présent, on touchera aux aides, mais sans toucher, ou juste à la marge, à l’environnement malsain qui les côtoie, taxation du travail, avalanche de réglementations, code fiscal spécialement bâti pour coincer, complexité de la fiche de paye (et par extension, de toute l’usine à gaz fiscale), haine du public pour le privé, haine de ceux qui réussissent (enfin, du peu qu’il en reste dans ce pays), etc.

    « Dans la pratique, les seules cotisations de sécurité sociale représentent 5 points de valeur ajoutée de plus en France qu’en Allemagne. »

    Étonnant, non !? Alors que nos génies vont pêcher le pire chez les voisins, mais laissent soigneusement de côté ce qui a fait ses preuves, en l’occurrence, la mise en concurrence des caisses d’assurance santé (vi, c’est leur nom, car il n’y a que chez nous que l’on parle d’assurance… maladie) – preuve, s’il en fallait encore, que quelque soit le bord poliotique, tous ces aimables esthètes planent dans une théocratie éthérée à une telle altitude qu’ils côtoient elfes et farfadets (comprenne qui peut;)

    « Cette perte de sens rappelle une priorité: redire aux Français ce que doit être l’espace de la solidarité dans le pays. »

    C’est pas gagné d’avance, d’autant plus que : they’re talking at you, not to you (je n’ai pas trouvé d’équivalent fr aussi démonstratif.)

    « Et, concernant la solidarité, des décennies de confusionnisme sur le sens de ce mot sont à rattraper. »

    Un chouia plus que 37 ans… Laps de temps sang pour sang garanti…

    « On peut craindre, malheureusement, que la méthode Macron se préoccupe seulement de système, et pas d’esprit. »

    Nooon, c’est juste la phase préparatoire pour se retrouver en bonne place dans la succession à l’alcoolo fraudeur de l’ue – à moins qu’il ne casse sa pipe avant 2022, auquel cas en même temps sera vraisemblablement recasé à la commission, à la place de barnier. Ce qui correspond beaucoup plus à son vrai caractère, puisque son autoritarisme lié à un déni de démocratie et sa haine de la souveraineté y trouveront un terreau favorable pour croître et embellir.

    En sus, je risquerai même un petit pari ; vu qu’attali a évoqué une femme à la tête de l’état pour la prochaine mandature, j’aurai tendance à penser à Marion, qui vient, comme par hasard, d’aller faire allégeance aux sionistes tout en reprenant conjointement un nom « plus présentable », et dont le but plus ou moins avoué est de reprendre en main toutes les droites pour les fédérer massivement – ce en quoi, elle devrait avoir du succès, puisqu’elle est sensiblement plus intelligente et claire que wauquiez, qui est en train de creuser tout seul – en plus, elle est assez douée pour manœuvrer les gens suffisamment en douceur afin d’éviter le rejet en composant – qui vivra verra.

  5. Balthasar dit

    Petite note sur ma vie perso
    Sur les environ 44 k euros prélevés sur ma rémunération brute de brute (net plus toutes les charges sur les salaires imaginables)
    Un peu plus de 20k de prélèvement de retraite… (l’obligatoire plus la complémentaire obligatoire elle aussi)… alors qu’il y a peu de chances que je perçoive une pension dans 20 ans quand ce sera « mon tour » de vivre aux crochets des autres
    Sur les moins de 24k restants, près de 55% sont en partie de la crds (Pour rembourser la dette qui théoriquement sera sous peu remboursée dans sa totalité puisque la date de décès de la CADES est connue) et pour beaucoup de la Csg …
    Donc beaucoup d’argent qui ne sont ni des allocations familiales ni de la sécurité sociales dans mes relevés
    À cela j’ajoute environ 2500 euros de mutuelle personnelle (qui rembourse peu les dents, les lunettes mais me permet d’aller chez des médecins pratiquant des tarifs « parisiens » cad 80 EUR chez un généraliste et 200 chez un spécialiste)
    À titre d’exemple, une assurance médicale aux États-Unis me couterait 200 usd par mois par membre de ma famille (10k usd) mais avec des franchises… soit moins cher malgré tout que ce qu’on me prélève par « solidarité »
    La chose qui me permet d’accepter le mauvais rapport qualité prix de la prestation qu’on m’oblige à acheter (avec la rémunération de dizaines de milliers de bureaucrates des métiers de la santé – 160.000 salarié pour la secu selon Wikipedia) c’est que le jour où un de mes proches aura un problème médical grave, la solidarité sera suffisamment sympathique viendra aussi pour moi… mais comme pour la retraite… j’ai quelques doutes

  6. Philippe Dubois dit

    Logique assurancielle : chacun cotise selon ses risques et reçoit en cas de malheur, avec un minimum obligatoire, comme pour votre assurance voiture
    Logique « solidaire » : chacun cotise selon ses moyens, (dans quelle proportion ?) et reçoit selon ses besoins, qui ouvre la porte à tous les abus si le contrôle social n’existe pas : dans une petite communauté soudée, le glandeur professionnel ou l’hypocondriaque chronique sont repérés et stigmatisés, mot interdit aujourd’hui
    Avec cette usine à gaz étatique dans laquelle personne n’est responsable, sauf celui qui oublie de verser son obole, chacun peut profiter d’un système qui encourage la paresse.
    Récemment entendu le cas d’un homme au chômage (soudeur ou qqch approchant) après licenciement économique : indemnité chômage 1700 euros/mois – on lui propose un emploi payé 1350 euros : il refuse oeuf corse.
    Pourquoi l’assédic ne prendrait pas en charge la différence avec une majoration éventuelle ? elle ferait des économies et bénéficierait des rentrées de cotisation.

    « la caste au pouvoir est obligée de droguer les petites gens avec une multitudes d’aides qui les endorment et rendent finalement leur misère oisive plus supportable qu’un labeur quotidien.  »
    Mais ne comptez pas sur Jupinet, pur produit de la caste, pour changer quoi que soit, si ce n’est pour augmenter encore et encore l’emprise de l’état sur la vie des gens, que je n’ose même plus appeler citoyens.

    Votre photo en tête d’article est prémonitoire : l’arrivée massive de vieillards poly-pathologiques est une vraie bombe à retardement, mais avec un minuterie réglée très courte.
    C’est déjà une des causes principales d’engorgement des urgences, car ils nécessitent des soins énormes pour un truc normalement bénin.
    Les EHPAD sont au bord de l’asphyxie.
    Les dépenses de santé explosent dans les 4 dernières années de vie.

    • Jiff dit

      « Pourquoi l’assédic ne prendrait pas en charge la différence avec une majoration éventuelle ? elle ferait des économies et bénéficierait des rentrées de cotisation. »

      ÇA, c’est une bonne idée ! Qui réussit l’exploit de ménager à la fois la chèvre et le chou ; mais bon, il ne faut pas rêver, devenir logique et analytique alors que nous sommes en france…

      « C’est déjà une des causes principales d’engorgement des urgences, car ils nécessitent des soins énormes pour un truc normalement bénin. »

      Tout dépend de la responsabilité personnelle, par exemple, ma grand-mère était tout à fait consciente de la chance qu’elle avait de bénéficier de la SS et je peux compter sur les doigts le nombre de fois où j’ai vu le toubib passer spécialement pour elle, même en fin de vie – par contre, certaines de ses copines auraient pu monter une pharmacie avec le contenu de leurs armoires, et leurs réponses à cela était plus que navrantes, de « comme ça je ne manquerai pas » à « mais c’est gratuit ». C’est ce qu’on retrouve comme différences de comportement entre les Alsaciens et les autres.

      On en revient de toutes façons _toujours_ à la responsabilité individuelle, encore faut-il qu’elle s’exerce à bon escient, et ça, ça ne peut pas marcher ; d’abord parce qu’un (trop) gros pourcentage de gens réagissent comme les copines de ma grand-mère, ensuite, parce que la responsabilité individuelle est le cauchemar des poliotiques, car c’est la porte ouverte à l’étape (logique) qui suit et fait se poser cette excellente question : « mais au fait, à quoi nous servent tous ces guignols dont les solutions sont pires que les problèmes qu’ils ont eux-mêmes créé ? ».

  7. Citoyen dit

    Eh oui, la solidarité a un coût !… C’est ben vrai !…
    Mais tout dépend de quelle solidarité l’on cause ….
    Puisqu’il s’agit de dépenses publiques, de moins en moins soutenables (reste à savoir pour qui ?) … Qu’en est-il de la solidarité forcée des contribuables (qui les ruine), envers les parasites ponctionnaires, qu’ils nourrissent ? …
    Ce coût rentrerait dans une catégorie de dépenses publiques qui ne serait pas accessible ?… Comme c’est curieux !
    Il y a justement là, une mine d’or pour réduire la dépense publique ….
    Parce qu’il est vrai que les contribuables sont très très solidaires (de plus en plus, même …), mais la solidarité à ses limites …

    Et le Bruno voudrait taper, sans en avoir l’air, dans les dépenses sociales (pour lesquelles les gens ont cotisé) pour éviter de taper chez les ponx ?… Ce qui équivaudrait à soviétiser encore un peu plus ce pays …
    Est-ce à dire, que le Bruno serait un communiste qui s’ignore ?…

  8. Citoyen dit

    « référons-nous aux critiques portées contre les anti-systèmes par des gens comme Bruno Le Maire pour comprendre ce qu’est le système »
    C’est là que c’est très drôle !!
    Il faut se souvenir qu’il n’y a pas très longtemps, l’ensemble des candidats à la pestilentielle (dont le Bruno faisait partie), se déclaraient tous « anti-système », pour ramasser du veautant à la pelle …
    il y a des perles qu’il ne faut pas oublier de ramasser …

    • G1Avis dit

      Et oui, rappelez vous de son slogan ‘le renouveau c’est Bruno’.
      Non seulement le ridicule ne tue pas mais il peut vous faire devenir ministre.
      Le léchage de cul, c’est Bruno. Macrotte adore.

  9. G1Avis dit

    Il y a des connards qui disent que les français sont hyper individualistes.
    En réalité l’Etat nous oblige à être solidaire… et sans avoir le choix ni sur le montant ni sur qui se portera mon aide.

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