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Non, Emmanuel Macron n’a pas vaincu l’impuissance française… (et pourquoi j’arrête ma production politique)

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Dans son interview à BFM, lors de son passage, en Russie, Emmanuel Macron s’est targué d’avoir vaincu ce qu’il appelle l’impuissance française. La formule mérite d’être un peu ruminée et mastiquée, non seulement parce qu’elle est mensongère, mais aussi parce qu’elle en dit long sur la perte de réalité qui occupe le discours politique en France. J’en profite pour annoncer la fin, sous leur forme actuelle, de mes écrits politiques.

Il est évidemment tentant, pour un président de la République, d’entrer dans l’histoire. En affirmant avoir vaincu « l’impuissance française », Emmanuel Macron revendique sa place dans une sorte de Panthéon républicain où son rôle de sauveur serait entériné.

Et c’est vrai qu’on aimerait rêver avec lui d’un monde où la politique, à défaut des politiciens, serait encore puissante. C’est-à-dire d’un monde où le pouvoir, quel que soit le nom de celui qui l’exerce, viendrait d’en haut et pourrait imposer ses décisions comme il le souhaite. Ce monde-là avait fondé l’idée de démocratie, et il nous rassure tous: un problème, une solution, une décision, une application.

Je comprends parfaitement qu’Emmanuel Macron s’imagine avoir rétabli cette chaîne logique simple. Cette conviction d’avoir rétabli l’ordre des choses comme on l’apprenait dans les livres d’histoire doit être narcissisante pour lui, et pour la forger un jour, cet homme a tout sacrifié dans sa vie. Respect!

Tout le problème est qu’Emmanuel Macron se ment à lui-même lorsqu’il soutient qu’il a vaincu l’impuissance française. Lui qui est, au contraire, le Président de l’impuissance. Il me semblait nécessaire de le dire une dernière fois avant de clore un important chapitre éditorial (important pour moi, bien entendu).

Pourquoi on aime à rêver de la puissance française

Peut-être devrais-je commencer cette chronique un peu compliquée pour moi par souligner les raisons pour lesquelles on aime à rêver de la « puissance française ». L’expression paraît évidente à tout le monde, mais elle l’est en réalité fort peu, et je voudrais le relever pas à pas.

Tout d’abord, toutes les élites françaises ont été baignées dans l’idée que la politique était l’expression de la puissance. C’est même une spécialité française, très bien formalisée par le Comité de Salut Public durant la Révolution. Le Comité se réunissait en permanence de façon collégiale et discutait de tout, et surtout décidait de tout. Ce modèle a fasciné des générations entières d’étudiants en sciences politiques.

Que la politique décide de tout! non seulement des dépenses et des recettes de l’administration, mais aussi de toutes les mesures de police générale… et bien au-delà, qu’elle incarne l’Être Suprême comme l’imaginait Robespierre: voilà qui se niche en creux dans l’esprit de beaucoup de gens, et singulièrement de beaucoup de Français. Plus qu’aucun autre pays, la France a conféré à la machine étatique, expression du pouvoir politique, le droit d’intervenir sur tous les sujets: la naissance, la santé, la vie, la mort, la morale, les livres à lire ou à ne pas lire, ce qu’on apprend à l’école, comment on l’apprend, et bien d’autres choses encore.

Dans cet ordre de la volonté politique de puissance, Emmanuel Macron a même apporté pas mal d’envies nouvelles. N’a-t-on pas entendu Marlène Schiappa affirmer que l’État devait apprendre aux femmes à mieux connaître leur corps? On vous le dit, nulle ombre de la vie quotidienne ne doit plus échapper à la décision politique…

C’est évidemment très rassurant d’imaginer que la société dans son ensemble, dans ses recoins, même dans ses alcôves, n’est plus dominée par ces horribles passions qui dominent l’homme (et la femme). On préfère se dire qu’elle obéit à des règles collectives parfaitement rationnelles et maîtrisées qui mettent la liberté individuelle, cette horreur héritée des siècles précédents, sous un contrôle permanent. Le bracelet électronique généralisé est le principe de base d’une société bienveillante et bien organisée…

Qu’est-ce que l’impuissance politique?

Le paradoxe de notre époque réside évidemment dans cette tension permanente entre l’obsession pénaliste de la société bienveillante: on pénalise désormais la prostitution, la dissimulation du nom des bénéficiaires réels d’une entreprise, le fait de siffler une femme dans la rue, le fait de dire « nègre » ou « musulman », et toute une multitude de choses qu’on n’avait jamais eu l’idée de pénaliser avant, parce qu’elles relevaient de la décision individuelle libre ou de l’organisation spontanée de la société. Et dans le même temps, on fait le constat de l’impuissance politique: aucun gouvernement ne vient à bout du chômage de masse, des déficits publics, de la misère, de la violence urbaine, du terrorisme.

On décide sans cesse sur tout, on durcit les sanctions à propos de tout, au nom de la bienveillance, bien entendu. Et en même temps, rien ne change et d’année en année, on partage tous le sentiment que la société s’enlise dans des problèmes qu’on connaît depuis de trop nombreuses années.

En ce sens, il existe bien un constat tragique de l’impuissance politique, au sens de l’impuissance du politique en général. Ce sentiment occupe désormais l’essentiel des campagnes électorales, des débats entre les élections, et même beaucoup de conversations de comptoirs. On a élu un gouvernement, et il ne fait rien pour nous! il ne s’occupe que de ses propres intérêts!

Voilà une antienne bien connue dans l’esprit de tous, et même dans les propos qu’on entend dans le métro, à table en famille ou sur le marché du dimanche.

Pourquoi Macron n’a pas vaincu l’impuissance française

Macron a envie de croire qu’il a lui vaincu ce problème. C’est évidemment un mensonge, sans quoi sa cote de popularité serait bien plus élevée. On donnera seulement quelques exemples de cette imposture pour l’illustrer.

Prenons l’exemple de la réforme de la SNCF, que le Président présente volontiers comme l’une des preuves de sa puissance politique. Elle me semble bien illustrer le détournement des mots.

Qu’a proposé Emmanuel Macron pour réformer la SNCF? Il a évité le sujet du régime spécial de sécurité sociale dont bénéficient les salariés de l’entreprise, il leur a promis qu’ils ne perdraient pas leurs statut, puisque la réforme ne s’appliquera qu’aux nouveaux, et il a promis que l’entreprise ne serait pas privatisée. En outre, il n’a rien dit sur la fermeture éventuelle de certaines lignes. Pour le reste, il a confirmé la décision prise avant lui d’ouvrir le rail à la concurrence.

Malgré cette somme de promesses et de tâtonnements prudents, il doit infléchir sa politique face aux mouvements de grève qui paralysent régulièrement le pays. Ainsi, a-t-il donné des gages supplémentaires sur les protections dont les cheminots bénéficieraient s’ils étaient appelés à travailler dans une autre entreprise que la SNCF.

Il ne s’agit pas ici de dire que la réforme de la SNCF est mauvaise, ni qu’elle est inutile. Il s’agit juste de tempérer le jugement selon lequel Macron aurait mis fin à l’impuissance française. Quand on regarde le dossier de près, on s’aperçoit que les ambitions gouvernementales étaient modestes, et que la grève les a affaiblies. Il est dans ce dossier assez difficile d’affirmer que le plan gouvernemental pour la SNCF soit « puissant ».

Mais on pourrait dire la même chose dans le domaine de la défense. Ainsi, alors qu’Emmanuel Macron a fanfaronné en décidant de frapper militairement la Syrie (en même temps que les États-Unis et la Grande-Bretagne), l’envers du décor n’a pas tardé à apparaitre. D’abord, deux frégates françaises ont été incapables de lancer leurs missiles. Parallèlement, on apprenait que la Russie privait l’armée française de ses capacités de projection.

Quelques semaines après ce roulement de mécanique, la France décidait finalement de s’aligner (ou presque) sur la politique russe en Syrie, face aux volte-faces américaines. On peut évidemment, dans ce dossier, comme dans d’autres, pratiquer le déni en soutenant qu’Emmanuel Macron réaffirme la puissance française. La réalité est plutôt que, faute d’un service public (en l’espèce militaire) correctement organisé, la France doit en rabattre.

Chacun appréciera la responsabilité de la haute administration dans ces échecs. Il n’en reste pas moins que la France n’a guère relevé la tête et que le pays n’est pas moins paralysé politiquement qu’avant.

Impuissance française ou crise profonde du politique?

Macron peut évidemment s’abuser autant qu’il veut en imaginant réussir là où il ne fait ni mieux ni pire que ses prédécesseurs. Au fond, cela fait partie des règles politiques de l’ancien monde que de s’adresser à soi-même les compliments qu’on n’obtiendra pas des autres.

Reste à savoir si, au-delà de la « conjoncture » française, il existe ou non une impuissance politique qui serait devenue principielle et contre laquelle toutes les déclarations de bonne volonté sont impuissantes.

On abordera le sujet avec précaution, mais il est de plus en plus évident que la politique, dans nos vieilles démocraties libérales, n’est plus guère capable de résoudre les problèmes de la société. Disons même que la démocratie libérale, dans ses fonctionnements anciens, est vouée à l’échec et à l’impasse face aux revendications de plus en plus pressantes de la société contemporaine.

On placera au premier plan de ses empêchements la manie de la « représentation démocratique ». Partout, le niveau d’études s’est élevé, mais on continue à réserver la décision politique à un nombre limité d’élus dont l’existence entière a été le plus souvent consacrée au militantisme dans un parti obsolète. Les taux d’abstention aux élections illustrent bien la défiance que les citoyens nourrissent pour ce système décadent.

Deuxième point: le développement d’une nouvelle sociologie, à partir des « réseaux sociaux » et autres communautés où les relations interpersonnelles sont nouées directement, et sans intervention de l’État, modifient en profondeur les notions traditionnelles de « société », de nation, d’État. Quand n’importe quel Français peut plus facilement discuter avec un Californien qui lui ressemble qu’avec son voisin, on comprend que les discours politiques français lui paraissent souvent étrangers à ses préoccupations.

Troisième point, proche du précédent: les frontières constitutives des États-Nations n’ont plus guère de sens dans un monde où la production intellectuelle est à ce point dématérialisée. On a tous en tête les longs débats sur la fiscalité des GAFA et sur l’évasion fiscale pour comprendre que la libre circulation des capitaux condamne dans tous les cas la politique à l’impuissance.

Macron, président de l’impuissance française revendiquée

Au demeurant, sur tous ces points, Emmanuel Macron ne cache guère son impuissance. La fréquence avec laquelle il prononce le mot « Europe », la manière obsessive qu’il a d’expliquer que toute politique passe par l’Europe pour pouvoir agir, montrent bien comment, de son propre aveu, un président français peut peu… On rappellera ici les déclarations de Gérard Collomb sur l’impuissance française face à l’immigration, et sur l’omnipotence de l’Europe, pour ne pas s’étonner que Macron soit le président de l’impuissance assumée.

Au demeurant, le constat est juste, mais le diagnostic est mauvais. Car un Président de la République française n’est pas impuissant parce que la France est trop petite. Il est impuissant parce que la politique n’a plus d’impact sur une réalité désormais digitalisée, c’est-à-dire à la fois mondialisée et atomisée. En réalité, les citoyens, où qu’ils soient, ont de moins en moins besoin de la politique pour vivre. Et les élites pourront, autant qu’elles le voudront, multiplier les lois pour reprendre le contrôle de la situation, les sous-jacents techniques de notre société les rendront caduques.

Pourquoi j’écrirai (beaucoup moins) sur la politique

Pendant plusieurs années, j’ai cru que la politique avait encore la faculté de changer les choses, c’est-à-dire de résoudre les problèmes collectifs des Français et d’améliorer globalement leur sort. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron (que je n’ai pas soutenu, au demeurant), il me semble qu’il faut faire mon deuil de cette espérance.

Six ans après avoir commencé à écrire, j’entame donc un nouveau chapitre éditorial, qui est le deuil de l’espérance en la politique, mais pas le deuil de toute espérance. J’ai la conviction profonde que la société se transforme bien plus efficacement par son mouvement spontané et que les empêchements que la politique cherche à lui opposer sont voués à l’échec.

Les écrits que vous pourrez lire sous ma plume sur ce site seront donc à l’avenir beaucoup plus tournés sur l’espérance d’une société meilleure sans intervention politique. Vous pourrez néanmoins lire quelques textes « politiques » que j’écrirai à l’avenir sur le Courrier des Stratèges.

Merci de votre fidélité à tous…

15 commentaires

  1. Pierre dit

    Dommage, votre « évolution » personnelle, au travers de vos écrits, était assez remarquable !

    Je me souviens au début si j’ose dire, vous étiez assez conformiste 😉

    Je ne dis pas cela méchamment bien entendu.

    Anyway.

    Je profite de l’occasion pour m’envoyer… une toute petite fleur. Vous avez vu l’Italie ? Un énième coup d’état, ni plus ni moins. Je vous l’avait écrit, il y a à peine 2 semaines.

    Il suffisait de relire l’histoire récente (coup d’état contre Berlusconi, ensuite les pseudo gouvernements « techniques » type Monti etc.) pour comprendre et prévoir.

    Bref.

    Vous quittez la « politique » alors que tout, tout est décidément politique comme disaient les grands marxistes.

    • @Pierre : ok pour le coup d’Etat qui est clairement le fait d’une résistance ultime à l’inéluctable, mais ce n’est que partie remise: il est très possible qu’en Septembre, la situation soit encore plus grave. Ce que vous prouvez magnifiquement pourrait énerver un électorat qu’on ne va pas changer en 3 mois.

      @EricVerhaeghe.
      1) Vous généralisez « à la Française »: les politiques seraient impuissants, « même Macron ». Mais bon sang, Macron était ministre « avant »: il rassemble tous ceux qui se sont arrangés pour que RIEN ne soit fait: les hollandais alliés aux chiraquiens. Ils sont là depuis 1995, avec un bref intermède que la crise a détruit, et encore, le Fillon de cette époque n’avait même pas pu empêcher l’absurde relance de l’été 2007.

      (2) Ce que vous appelez « impuissance » ne l’est pas du tout: il s’agit de la volonté caractérisée de garder intact le pacte de corruption entre l’Etat et les fonctionnaires (et assimilés) français et cette interprétation est la seule compatible avec la quasi dictature médiatico morale que vous dénoncez d’ailleurs contradictoirement.
      Une camarilla de semi possédants embourgeoisés pense pouvoir aller jusqu’à l’âge de la retraite et bénéficiant du confort qu’on a déjà accordé aux soixante huitards. Tout est fait pour cela, et l’effondrement de toute fierté, de toute autonomie, et de toute indépendance au nom de cet esprit là n’est que du lest que l’on jette.
      (3) Tout est donc consommé, on y va tout droit donc, et Pierre a donc raison sur toute la ligne. Raison? Non, car cela n’était pas inéluctable: c’était juste une prévision désespérée que les votes désespérés trop nombreux (à 2 % de l’électorat prés) ont rendu possible. Mes insultes de l’année dernière ont été contre productives sans doute, et je les renouvelle donc: les désespérés sont les plus coupables de tous et ils ont entérinés et rendu possible ce qui n’était pas souhaitable. Je les conchie, absolument. Qu’ils crèvent.

      Par contre, j’aime bien votre

  2. Citoyen dit

    Un constat en grande partie partagé, pour ce qui est de l’impuissance (voulue, si ce n’est organisée) du politique, à résoudre les problèmes qui se posent à la société, puisque, dès le départ, ce n’est pas son intention, … le calendrier du politique, n’étant pas celui de la population …
    Et donc en définitive, ce ne serait pas de l’impuissance, mais la confirmation assumée de poursuivre des objectifs différents …

    Le micron « affirmant avoir vaincu « l’impuissance française » » ….. Faut avouer qu’avec beaucoup d’humour, ça pourrait être drôle … En fait non, il ressemble bien à celui qui est sur la photo en tête du billet : complétement hors-sol, et à côté de ses pompes …
    « avoir vaincu « l’impuissance française » » …. Supposerait qu’il ait fait quelque chose de significatif, qui laisse une trace visible … Or, pour l’instant, il n’a rien fait …
    La démocrassie a été dévoyée par des individus narcissiques, qui se mentent à eux-mêmes, tout en croyant pouvoir modeler la société conformément à leurs délires … Sauf que celle-ci est plus résiliente qu’ils ne l’imaginent …

    Pour ce qui est de votre intention de modifier votre programme, cher Eric, je ne pense pas me tromper, en affirmant que les billets à tournure politique manqueront sincèrement à beaucoup de monde ici … le sujet est inépuisable … non pas sur l’incapacité des politiques à faire ce qu’il faudrait, mais surtout par leur capacité de nuisance, à s’immiscer partout où il ne le faudrait pas …
    Nous attendons donc la suite avec impatience …

  3. totor dit

    Boooooofff ! ! ! !
    – La politique ? il n’en a rien a faire ……
    – Ce qui compte ? c’est le fric pour les copains et les coquins ! ! ! !

  4. Philippe Dubois dit

    Comme le dit Citoyen : 28 mai 2018 à 2 h 06 min Ce qui nous apparaît comme l’impuissance du politique est la volonté de celui-ci de ne pas s’occuper des problèmes qui touchent les Français, voire celle de les aggraver, notamment pour l’immigration.
    Si l’état se recentrait sur ses missions véritables, à savoir le régalien, il pourrait redevenir efficace, si tant est que la bande de clowns qui nous sert de gouvernement en ait justement la volonté.
    (Et s’il arrive à mettre hors d’état de nuire le conseil constitutionnel, le conseil d’état et une partie de la cour de casse)

    Pour les problèmes économiques, il suffit juste que l’état permette la mise en place des conditions optimales du développement des entreprises créant de la vraie richesse.

    Par ailleurs, l’union européenne apparaît comme un bouc émissaire commode. Pourtant, et Dieu sait à quel point je vomis le machin bruxellois, ce n’est pas l’UE qui nous empêche de réformer le code de la nationalité, le droit de la légitime défense, l’absurde code des impôts, la bureaucratie tentaculaire, l’éduc-nat, etc…
    Et ce n’est pas l’euro non plus, comme j’ai essayé de dire en vain aux têtes « pensantes » du FN (et je ne suis pas non plus un fan de l’euro)

    Je vous suivrai sur le courrier des stratèges

    • Jiff dit

      « Si l’état se recentrait sur ses missions véritables, à savoir le régalien, »

      Voyons, Philippe, vous rêvez tout éveillé ! Nous sommes en france, et s’occuper des affaires des autres, pour un poliotique du crû, est une obligation, notamment parce qu’il pense (sincèrement ou pas, ça reste à déterminer au cas par cas) que sans lui, le soleil s’arrêterait de tourner autour de la france.

      « Et s’il arrive à mettre hors d’état de nuire le conseil constitutionnel, le conseil d’état et une partie de la cour de casse »

      Sauf que si c’était vraiment le cas, vous seriez déjà au fond d’une geôle en tant que détenu politique ou déviant (dans la même taule que M. Riri), sans jugement et sans aucun espoir d’en sortir vivant…

      « Pour les problèmes économiques, il suffit juste que l’état permette la mise en place des conditions optimales du développement des entreprises créant de la vraie richesse. »

      OK, vous faites donc dans la science-fiction.

      Je pense que ce qu’a voulu dire le taulier, c’est que jamais la société française ne prendra un chemin politique sensé, disons comme celui de la Suisse par exemple – c’est évidemment l’état qui en est le principal responsable, à cause de sa permanente compromission avec le capitalisme de connivence, qui ne voit en chacun qu’un porte-monnaie à vider au plus vite, et plus encore, en vidant les têtes blondes pour qu’elles soient plus bien faites que bien pleines et que par conséquent, elles « votent bien », sans même s’apercevoir que le « choix » qu’elles ont est entre bonnet blanc et blanc bonnet (quoique, il semble que la résilience de la populace soit sensiblement plus élevée qu’ils ne le croyaient, cf la désaffectation des différentes élections et « certains remous » vis-à-vis de l’invasion des immigrés économiques et de la fort malsaine complaisance des juges envers les criminels au détriment de tous – mais LE problème, c’est que ça reste individuel ; mettez 10M de gens dans les rues gueulant la même chose, et je vous garantis que les choses changeront très très vite.)

      Et il n’y a pas que ça, car tant que les gens continueront à jalouser leur voisin parce qu’il a une plus belle maison ou une plus grosse voiture, ils continuerons à refuser la responsabilité individuelle et accessoirement à penser que la sécu c’est meeerveilleux parce que c’est gratuit. C’est un état d’esprit qui n’a fait qu’empirer dans le dernier siècle.

      En fait, ce que les gens ne voient pas, c’est que le politique se comporte comme un land lord, alors qu’il est là pour servir, et rien de plus.

      • Philippe Dubois dit

        Je vous trouve bien complaisant envers le conseil constitutionnel, qui passe son temps à tordre le droit dans tous les sens pour retoquer des lois qui leur déplaisent, idem pour le conseil d’état, dont la jurisprudence utilise les droits de l’homme contre le peuple.
        (CE qui valide le burkini, mais interdit la croix sur une statue de Jean Paul II et les crêches dans les mairies)
        Je ne dis pas qu’il faut les euthanasier, seulement les remettre à leur vraie place
        Pour éviter les malheurs que vous évoquez, ne justice digne de ce nom, sans magistrats du mur des cons, suffirait.

        Vous avez raison, je suis un rêveur, j’ai toujours aimé refaire le monde.
        Le 30 mai1431, Jeanne d’Arc était brûlée vive à Rouen
        Si elle revenait, je crois qu’elle s’enfuirait en courant, en voyant un peuple avachi qui préfère allumer des bougies que de venger ses morts

        • Jiff dit

          « (CE qui valide le burkini, mais interdit la croix sur une statue de Jean Paul II et les crêches dans les mairies) »

          C’est bien ce que je craignais, Philippe, à savoir que lorsque les décisions vont dans votre sens, tout va bien, mais quand ça n’est plus le cas, rien ne va plus – seulement, c’est une caractéristique intrinsèque du droit, et ceci, quel que soit le pays (à part dans les dictatures avérées, bien sûr).

          « ne justice digne de ce nom, sans magistrats du mur des cons, suffirait. »

          Là-dessus, je vous rejoins, ce qui prouve bien qu’il ne faut pas découper les choses juridiques en petits morceaux, c’est tout le bouzyn qu’il faut éclater pour le reconstruire correctement, à commencer par ses fondations.

          « Le 30 mai1431, Jeanne d’Arc était brûlée vive à Rouen »

          Oui, la première destruction publique de 50 kg d’héroïne pure ;-p)

          « en voyant un peuple avachi qui préfère allumer des bougies que de venger ses morts »

          1- à moins de prendre la hache pour aller décapiter l’épicier arabe du coin sans discernement, je ne vois pas comment on pourrait « se venger » d’un ennemi invisible par essence, sans compter que nous l’avons bien cherché en allant nous mêler illégalement de ce qui ne nous regarde pas, tout ça pour fournir la vaseline au bon oncle sam,

          2- même si les 19 agences de renseignement ont un peu de mal à coordonner leurs action quand elles ne se tirent pas dans les pattes, très peu de choses leur échappe ; alors, n’allez surtout pas croire que tous les incidents se produisant soient totalement fortuits…

  5. Jiff dit

    Laissez tomber le « deuil », le poliotique étant de toutes façons une charogne dès son éclosion – par contre, ce qui est à venir présente un réel intérêt.

  6. serge dit

    Macron nous tartine sur l’impuissance française « vaincue » en même temps qu’il nie notre souveraineté en la revendiquant européenne. Légèrement schizophrène le keum…
    Vous faites état de  » la fin, sous leur forme actuelle, de mes écrits politiques ». Aura-t-on la possibilité de lire quelques articles ailleurs que sur ces pages?

  7. Evariste dit

    « j’arrête ma production politique » (E.V.)
    Mince, il suffit que vous écriviez ça pour qu’un attentat ait lieu à Liège… Ils vous provoquent, c’est sûr.

  8. Bushido dit

    Cher Éric, il y a un paradoxe dans ce que vous appelez impuissance politique. La politique est toute puissante, qu’elle décide jusqu’au volume des chasses d’eau. Les politiciens servent des intérêts qui ne sont pas les notres, ils servent « un autre agenda ». Il est encore un peu trop tôt pour critiquer les morts, mais enfin, Serge Dassault, dont malheureusement il va être difficile de parler sereinement parce qu’il était d’origine juive*, cet homme là symbolisait à lui seul le malaise. Marchand d’armes, patron de presse et sénateur corrompu… Franchement… Rien que ça… C’est une bonne chose que vous arrêtiez de commenter publiquement l’actualité « politique », il eu fallut que vous parlassiez de Mamoudou Gassama…

    Bonne continuation à vous et… adieu. Je n’en peux plus également, j’arrête de commenter. Le Titanic a déjà coulé, nous sommes coincés dans une poche d’air, c’est sans espoir.

    * le problème serait le même s’il avait été musulman, homosexuel ou je ne sais quelle « minorité » forcément opprimée qui ne saurait être critiqué, mon pauv’ monsieur, on peut vraiment plus rien dire…

    • Jiff dit

      « il eu fallut que vous parlassiez de Mamoudou Gassama… »

      Vous-voulez parler de l’opération de pub de l’élysée, visiblement orchestrée de toutes pièces par les merdias sur-subventionnés et dont l’issue était hautement prévisible selon les critères globalistes (donc, immigrationnistes) d’en même temps ? C’est à dire la naturalisation à vitesse supersonique annoncée d’un… immigré clandestin.

      Et au passage, on peut bien évidemment penser ce que l’on veut de S.Dassault (dépêchez-vous, car ça ne durera pas avec le prochain avènement du ministère de la vérité), mais on oublie un peu beaucoup rapidement que quels que soient ses défauts, il a contribué à faire vivre des milliers de gens pendant des dizaines d’années en leur donnant du boulot – après, qu’il soit juif, sachem d’arcturus ou grande fourchette de l’église du monstre en spaghetti volant (branche carbonara) n’a strictement rien à voir avec la valeur de l’homme…

  9. Bob dit

    Comment vais-je vivre sans la lecture quotidienne des écrits de notre ami Eric? Et tous ces commentateurs éclairés, que vont-ils devenir ? Comment se passer de la lucidité de Pierre ? C’est un jour de deuil !

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