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Augmentation du SMIC: quand les Républicains (et Guillaume Peltier) pratiquent le confusionnisme

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Guillaume Peltier, réputé proche de Laurent Wauquiez et de sa ligne, a commis une déclaration tonitruante: selon lui, il faudrait augmenter fortement le SMIC, « de 10, 15 ou 20% ». Cette vieille recette, largement discutée par le passé, et dont la nocivité pour les classes moyennes est bien connue, montre toute la confusion idéologique où les Républicains sont entraînés aujourd’hui, faute d’une refondation claire de leur pensée.

.@G_Peltier : « Pourquoi ne pas imaginer en France la hausse du #Smic?Je sais que c’est un tabou à droite » #le79Inter pic.twitter.com/2xEBwSbk1W

— France Inter (@franceinter) 19 juin 2018

De Guillaume Peltier, nous ne retiendrons pas ici son passage au Front National avant d’intégrer le monde des Républicains. Nous retiendrons plutôt que, comme beaucoup de jeunes élus, il n’a jamais connu la vie en entreprise, sauf celle qu’il a créée (qui fait du conseil en affaires publiques), et qui n’est guère représentative d’une entreprise ordinaire. Il a commencé sa carrière comme professeur du second degré avant de bifurquer en politique.

Il est à l’image de nombreux politiques français, à gauche comme à droite, pour qui le secteur privé et la libre concurrence constituent des énigmes ou des sujets de connaissance théorique. Et comme souvent quand on connaît mal un sujet, on l’aborde avec des clichés faciles et des caricatures, et on propose pour lui des solutions toutes faites qui ne sont guère réalistes, mais qui vont dans le sens du vent.

En proposant une augmentation massive du SMIC, Guillaume Peltier n’a pas échappé à cette règle. Ce faisant, il a montré une fois de plus que la réaction des Républicains face à Macron n’est certainement pas de se rapprocher de la réalité, ni du réalisme, mais de se réfugier dans des fantasmes passéistes trop peu crédibles pour préparer le temps d’une reconquête.

Les propos incohérents de Guillaume Peltier

Reprenons d’abord la citation exacte de Guillaume Peltier:

« J’entends tous les jours nos travailleurs souffrir. Ils travaillent pour une rémunération dérisoire. Vous croyez qu’on peut vivre en France, décemment avec 1200 euros net par mois? » s’est indigné Guillaume Peltier avant de prôner « un électrochoc de 10, 15 ou 20% » d’augmentation, avec, en contrepartie, une baisse des charges « drastiques » pour les entreprises.

La vidéo précise que Guillaume Peltier a ajouté une phrase ahurissante: la baisse drastique de charges se justifierait « parce qu’il ne faut pas que ça pèse sur les entreprises ». Il faut être tout droit sorti de la fonction publique et n’avoir jamais dû verser de sa poche le salaire de ses employés pour imaginer qu’une hausse des salaires de 10, 15 ou 20% ne pèse sur les entreprises que s’il n’y a pas de baisse des charges. On voit ici la connaissance superficielle de la réalité des salaires en France s’étaler au grand jour.

Il ne s’agit pas de dire que Guillaume Peltier méprise les salariés. Au contraire, il se fait l’écho d’une souffrance réelle, celle des travailleurs payés à peine au-dessus du SMIC et qui peinent à boucler leurs fins de mois avec des revenus trop bas. Simplement, Peltier en reste à une approche émotionnelle et morale du salaire (celle de Mr Toutlemonde qui dit: il faut augmenter les salaires), sans chercher à comprendre les déterminants économiques réels qui sont à l’oeuvre dans les éléments qu’il déplore.

L’écrasement des salaires français autour du SMIC

Rappelons d’abord à Guillaume Peltier quelques réalités mathématiques. Écartons le sujet des « charges », et posons le SMIC net mensuel. Il est, à 2 euros près, de 1.150 euros, ce qui n’est effectivement pas beaucoup. Une augmentation de 15% l’amènerait à environ 1.325 euros nets.

Le tableau ci-contre rappelle la ventilation des salaires en France. 10% des salariés de notre pays (c’est-à-dire grosso modo 1,5 millions de Français) sont payés au SMIC ou à peine 60 euros de plus. Une augmentation de 15% du SMIC les placerait au même niveau que le décile suivant. Il ne resterait plus dès lors que 400 euros mensuels de différence entre les salariés les moins payés et la médiane des salaires, c’est-à-dire la somme que perçoivent nos « classes moyennes ».

De cet élément objectif, on retirera d’abord que la mesure proposée par Guillaume Peltier, qui consiste à augmenter seulement les plus bas salaires, comporte un impact psychologique désagréable pour les ceux qui se sentent « rattrapés »par le bas, sans véritable perspective d’augmentation. En réalité, Guillaume Peltier propose, par une décision politique, de réduire de près de moitié la distance qui sépare les classes moyennes des travailleurs les moins bien payés. Le signal est excellent pour ces derniers, il est très mauvais pour les premiers.

Politiquement, on s’étonnera quand même que la politique des Républicains ne s’inquiète pas de ce genre d’effets.

Le fantasme des baisses de charge gratuites pour le contribuable

Mais la vraie question n’est pas ici… elle est plutôt dans l’étrange logique post-chiraquienne ou post-hollandaise de cette mesure qui donne l’impression que la baisse des charges s’exerce de façon gratuite. C’est l’État qui paie, comme disait un incompétent en poste à l’Élysée il n’y pas si longtemps, et qui semble avoir beaucoup influencé Guillaume Peltier.

Car, que nous dit ce proche de Wauquiez, sinon qu’il faut augmenter les plus petits salaires tout en diminuant les charges qui pèsent sur eux? La formule a, ne lui en déplaise, un goût de réchauffé qui laisse un peu pantois.

Car l’histoire de la baisse des charges sur le SMIC taraude les gouvernements qui se succèdent depuis de longues années, de gauche comme de droite. La « droite sociale et populaire » dont Peltier se réclame n’a pas hésité par le passé à développer une théorie sur le sujet, qui a inspiré la gauche. Il s’agissait de dire que le chômage de masse en France s’expliquait par le coût du travail peu qualifié, trop important par rapport à nos voisins. De là, l’idée de « baisser les charges » sous 1,6 SMIC (c’est-à-dire pour 50% des salariés comme on l’a vu ci-dessus) qui fait florès depuis les années 90.

Personne n’a pu prouver que la mesure (abondamment pratiquée en France) permettait d’éviter le chômage. Mais tout le monde en connaît le prix: grosso modo, ce sont 25 milliards annuels qui s’envolent en fumée de la poche du contribuable pour financer le manque à gagner de la sécurité sociale dans cette fameuse affaire de baisse de charges. Un rapport officiel de 2017 en a rappelé les termes et les limites.

Autrement dit, la mesure que propose Guillaume Peltier de « baisses de charge » en compensation de la hausse des salaires ne serait pas à somme nulle, comme l’ancien professeur de lycée qu’il est semble le croire. Elle a un coût pour le contribuable, probablement de plusieurs milliards supplémentaires, qu’il faudra bien trouver pour ne pas amputer la sécurité sociale d’un magot dont elle a besoin pour équilibrer ses comptes.

Et qui donc va payer? le contribuable bien sûr, c’est-à-dire notamment les salariés au SMIC qui vont voir un bout de TVA augmenter, soit sur les travaux qu’ils veulent faire dans le petit pavillon qu’ils se paient péniblement, soit sur le restaurant qu’ils tentent de fréquenter une fois par mois pour se donner l’impression de vivre comme les autres.

Bref, ce qui aura été donné d’une main sera repris de l’autre.

Les classes moyennes, ennemies des Républicains?

On sait comment se termine d’ordinaire le genre de mesures « populaires » que Guillaume Peltier propose. Elles permettent un affichage politicien facile, mais leur financement pèse toujours in fine sur les classes moyennes, le ventre mou du pays dont on pense qu’il a toujours du gras à liposucer pour amortir le choc de promesses intenables.

Augmenter le SMIC de 15% n’échappera pas à la règle. Soit la mesure ne s’accompagne pas de baisses de charges, et elle se transformera en une nouvelle perte massive de compétitivité de l’emploi peu qualifié en France, c’est-à-dire par plus de chômage. Soit la mesure s’accompagne d’une baisse de charges, et le coût de celle-ci pèsera sur les classes moyennes.

Dans les deux cas, la mesure est émotionnellement bonne dans l’immédiat, mais à terme socialement désastreuse pour les Français et pour leur économie, car il faudra bien la payer à son juste prix d’une façon ou d’une autre. Le scénario le plus vraisemblable est qu’elle se traduise par une nouvelle saignée fiscale sur les classes moyennes dont notre pays a le secret.

C’est cela, l’option partisane des Républicains, semble-t-il. Chasser sur les terres des plus bas salaires et taxer à terme les classes moyennes. On reste un peu perplexes sur la pertinence de ce choix stratégique. Car les salariés au SMIC représentent 1,5 millions de personnes. Les classes moyennes en représentant beaucoup plus.

12 commentaires

  1. Pierre dit

    « Confusionnisme » ?

    Le mot est faible.

    C’est bien d’un véritable « sida mental » dont il s’agit.

    Paix à Louis Pauwels…

    Cette pseudo « droite », Wauquiez le petit arriviste « sens du vent », Peltier le sous-calife… tous ces gens sont dérisoires.

    Il n’y a plus de véritable « droite » en France. Elle a été totalement infectée par ce « sida mental », terrible maladie auto-immune.

    Et de ce point de vue le Smic est bien le moindre de nos problèmes….

    Bref. Ces gens sont à notre image. L’image de la « nouvelle » France (Europe, Occident, biffez la mention inutile).

    • douar dit

      En général, je vous trouve bien souvent excessif, mais là, je suis entièrement d’accord.
      Un candidat plus libéral que d’habitude a écrasé la concurrence lors des primaires et que font les LR? Ils font un doigt d’honneur à leur électorat.
      Avec une mesure extrêmement impopulaire telle que les 80 km/h, LR avait un boulevard devant eux. Et que font ils? Rien.
      Pas étonnant, c’est une décision technocratique qu’ils auraient pu prendre eux même.
      La droite la plus bête du monde.

      • Jiff dit

        « Un candidat plus libéral que d’habitude a écrasé la concurrence lors des primaires »

        Heuuu, dites-moi que c’est une saillie du énième degré, SVP, pleaaase ?

        • Citoyen dit

          Le borgne étant roi au pays des aveugles, Fillon « apparaissait » comme un peu plus libéral que ses collègues ….. De ce point de vue, notre ami n’a pas totalement tort …

  2. Jiff dit

    « Cette vieille recette, largement discutée par le passé, »

    Franchement, que peut-on attendre de plus que ça d’un aréopage de feignasses d’état !?

    « dont la nocivité pour les classes moyennes est bien connue, »

    Vi, tout comme la nocivité des classes dirigeantes pour toutes les autres classes…

    « comme beaucoup de jeunes élus, il n’a jamais connu la vie en entreprise, »

    Ahemmm, yapôklèdjeuns, ils sont, toutes générations con-fondues, 98%, à savoir rien foutre – il n’y a qu’à tomber de temps en temps sur les petits reportages TV d’un godillot qui vient émarger une journée dans une vraie entreprise ; il en sort, en général, tout prêt à pompe-à-gaver la diarrhée législative, preuve qu’en 8 heures de vrai boulot, il n’a entravé que dalle au film.
    Et chez les d’jeuns parasites, c’est pire, ils ne comprennent rien à rien (normal, vu le taux affolant d’illettrés dans ce pays.)

    « sauf celle qu’il a créée (qui fait du conseil en affaires publiques), et qui n’est guère représentative d’une entreprise ordinaire. » – ‘ou des sujets de connaissance théorique. »

    À cet égard, P.Pascot a une opinion (vue de l’intérieur !) très rafraîchissante, sans fard et Ô combien vraie (1h, mais qui vaut son pesant d’or) : https://www.youtube.com/watch?v=nlZsdVgf8Ww (ainsi qu’une très saine vision du polichinelle dirigeant actuellement notre présipipeauté.)

    « Guillaume Peltier n’a pas échappé à cette règle. »

    On a la mouche… et la tapette – reste à savoir si la rencontre des deux sera fracassante.

    « une fois de plus que la réaction des Républicains face à Macron n’est certainement pas de se rapprocher de la réalité, ni du réalisme, mais de se réfugier dans des fantasmes passéistes trop peu crédibles pour préparer le temps d’une reconquête. »

    M’enfin, c’est le lot de pratiquement tous les poliotiques ! Et son petit nom, c’est : la théologie.

    « Ils travaillent pour une rémunération dérisoire. »

    Comparés au feignants de la ripoublik, c’est sûr ; d’ailleurs, dans la vidéo référencée ci-avant, P.Pascot estime la globalité des revenus/avantages d’un parlementaire à €15k/mois (on y apprend même une ou deux choses, notamment que certains « avantages » que l’on croyait ponctuels, le sont en fait, à vie…)

    « On voit ici la connaissance superficielle de la réalité des salaires en France s’étaler au grand jour. »

    Nan M. Riri, ça n’est pas une « connaissance superficielle », mais une ignorance crasse !
    D’ailleurs, il n’y a qu’à voir le nombre de fois où ces aimables esthètes se sont fait gauler, au même titre que la poncktion publique en général, pour avoir négligé lois et réglements qu’ils accumulent à la seule fin de faire chier le monde pour tâcher de prouver qu’ils existent, tel l’ahuri en chef, qui pousse en avant mordicus sa limitation de vitesse à 80 – tous ceux-là ne laisseront, dans le meilleur des cas, que des traces de pneus. (paradoxalement pires à 80;-)

    « qui consiste à augmenter seulement les plus bas salaires, »

    Tout dépend de quel point de vue on regarde le bouzyn, c’est ce que devrait faire l’Allemagne, mais elle ne le fera certainement pas actuellement pour une question id/th-éologique, vu que mémerkel a reçue une piqûre (avec rappels) de globalisme peu avant de passer de l’est à l’ouest ; c’est quelque chose qui serait possible dans un pays souverain, battant sa propre monnaie ET surtout possédant sa banque centrale, ce qui n’est pas le cas de la france (ni de 99.9% des autres pays, question banque centrale), qui n’est plus qu’une vague province européenne qui a étouffée son industrie par l’imbécilité de son adoption de la théologie des hommes de Davos (et de camp David) depuis bien longtemps (CDG doit en faire des sauts de carpe dans sa tombe.)

    « Politiquement, on s’étonnera quand même que la politique des Républicains ne s’inquiète pas de ce genre d’effets. »

    Disons qu’après avoir migré au travers d’une impressionnante épaisseur d’os et d’une immense étendue d’eau, les produits toxiques contenus dans les teintures de wauquiez ont finit par lui attaquer le neurone…

    « Car l’histoire de la baisse des charges sur le SMIC taraude les gouvernements qui se succèdent depuis de longues années, de gauche comme de droite. »

    Avec un résultat facilement prévisible, même pour l’idiot du village, le soudage aux rails grippage total de l’ascenseur social…

    « De là, l’idée de « baisser les charges » sous 1,6 SMIC (c’est-à-dire pour 50% des salariés comme on l’a vu ci-dessus) qui fait florès depuis les années 90. »

    Soyons fous, et si, au lieu de baisser le coût du travail, tel une Chine Bis, on élevait hautement la qualité dudit travail, comme ce qui se passe chez nos cousins Suisses ? Le « problème » ne passerait-il pas à la postérité ???
    Bon, évidemment, il faudra quelques dizaines de générations avant que ça ne collisionne avec le neurone (commun) des poliotiques d’ici…

    « Bref, ce qui aura été donné d’une main sera repris de l’autre. »

    Et pourquoi croyez-vous qu’une marée humaine, et non des moindres, quitte définitivement ce pays chaque année !?!

    « mais leur financement pèse toujours in fine sur les classes moyennes, »

    M’enfin, c’est le lot de _tous_ les poliotiques !

    « la mesure est émotionnellement bonne dans l’immédiat, »

    C’est le but final, car avec des illettrés par millions, il est facile de leur faire prendre des vessies pour des lanternes (et puis, l’émotionnel est LE truc pour programmer le conscient des décérébrés, non ?!)

    Tant que le bon peuple n’appliquera pas un maousse coup de pieds aux culs qui lui encombre l’horizon et ne reprendra pas les rênes de sa destinées, toute cela restera lettre morte – autant dire que ce pays est d’ores et déjà complètement ET définitivement foutu.

  3. Et oui… Pelletier a cela de grave qu’il s’était fait agrafer par le canard (mais sans conséquences) pour des formations à la communication un peu chères… Un salopard arriviste, typique de la génération des futurs populistes français, ceux qui vont succéder à Macron après avoir fait alliance avec tout ce qui dégoute tout le monde. Qu’il soit dégoutant lui même ne changera rien à l’affaire, il faut que la haine triomphe. Elle triomphera, vazy mec t’auras des voix.

  4. De Vos Alain dit

    Le Président de la République s’interroge à propos du versement des diverses allocations sociales et souhaite en connaître l’efficacité afin de mieux répartir et plus justement. Guillaume Peltier s’interroge sur l’augmentation du smic et la diminution ou suppression des cotisations sociales concernant ces tranches de salaire. Concernant ce dernier point, on le voit bien passer puisque l’augmentation de 1,7% de csg a servi à cela et pour longtemps (à savoir que c’est récurrent de mois en mois). Ce jeu de vases communicants est assez stupide, habiller Paul et déshabiller Pierre ne peut faire que des personnes insatisfaites comme le sont les retraités particulièrement affectés par cette mesure. Chacun peut mesurer que notre état est un champion en matière de gestion puisque lorsqu’il a besoin d’argent, il sollicite les contribuables (ceux qui paient, à savoir en général les ménages avec 2 salaires moyens)
    Mais ce qui est posé dans les questions, allocations sociales, cotisations sociales, les rémunérations, les impôts, c’est le sujet réel, à savoir la rémunération du travail et le partage des fruits, comment, pour quoi, pour qui.
    A ce jour l’ensemble des 4 postes n’a pas été mis en équation pour rendre équitable les choses. Et l’on voit bien que le problème qui est sous-jacent c’est le travail pour tous. Nous nous trimbalons avec 10% de chômeurs et nous acceptons cette situation. Le rôle des politiques seraient d’abord de trouver toutes les solutions pour créer des entreprises dans cet état, qui elles créent l’emploi. Or, on ne les voient pas, les entend pas sur ce sujet, ils préfèrent entretenir des polémiques stériles plutôt que de travailler réellement.
    Macron a raison de dire les pauvres restent pauvres et ce n’est pas acceptable s’en étonne-t-il! Reste à voir s’il est prêt à réviser une politique qui jusqu’à présent ne donne aucun fruits pour ce pays. Et pourtant c’est son boulot, on va attendre combien de temps pour se réveiller!

    • Jiff dit

      « Or, on ne les voient pas, les entend pas sur ce sujet, ils préfèrent entretenir des polémiques stériles plutôt que de travailler réellement. »

      Votre vision est saine, mais votre diagnostic erroné. Dites-vous bien que ces gens n’évoluent pas dans un monde normal, et que même l’infime portion qui a exercée un peu dans le privé l’a fait d’une façon protégée et également hors-sol¹ – de plus, cet éloignement de la vie réelle s’est renforcé au fil des années, normal, puisque tous ont pratiquement suivit le même chemin, ou en tout cas, des chemins parallèles.
      L’empilement de tout cela, plus l’irresponsabilité chronique (si ça vous rappelle quelque chose, vous-avez sang pour sang raison) font qu’une théologie de la vie des « administrés » s’est hyper-développée, oui, une théologie, c’est à dire qu’au même titre que le scientisme empêche toute recherche dans des domaines qu’il a décrété définitivement non-viables sans le début du commencement d’une preuve, penser/agir en dehors de la religion d’état est au mieux puni d’une stagnation de carrière (si tant est que ça puisse encore arriver…)

      Vous-avez donc affaire avec une église intégriste qui n’est pas en état de concevoir quoi que ce soit qui sorte de la voie toute tracée de la théologie qu’elle professe – et c’est là que vous comprenez que, hors méga-catastrophe pour les uns, mais explosion libératrice pour tous les autres, rien ne peut sortir du bouzyn qui ne soit lisse, orthodoxe, faisandé, voire régurgité, point final. Ce sont tous et sans exception, des gens qui vivent la vie réelle dans leur tête.

      Ajoutez à ce substrat une énorme dose de corruption et nappez le tout d’une généreuse louche de moraline, vous-aurez une image assez fidèle de la chose – donc, penser une seule seconde que quelque chose de con-structif pourrait sortir d’une usine à crottin, c’est un peu comme croire au père noël et à la mouche qui pète réunis.

      D’ailleurs, vous n’avez qu’à regarder ce qui se passe avec les gauchos pour avoir une petite idée de ce que one-track-mind veut dire – en dehors du fait qu’ils sont incapables de s’apercevoir qu’il sont manipulés (fort habilement, rien à dire là-dessus) par les sionistes globalistes, ils considèrent que leurs idées/théologie sont tellement bonnes qu’il faut vous les inculquer par la contrainte de la loi, en attendant le jour (prochain) où ça sera par la force. Et, ce qui est bien pire, la droite est en train de suivre la même pente fatale.

      Vous ne pouvez définitivement pas raisonner sainement avec des gens qui ne manient QUE des concepts en voulant à toutes forces les imposer à tous les autres au lieu de vivre leur vie.

      ——
      ¹ – Regardez Bouzyn, par exemple, elle est totalement incapable de voir où est le problème lorsqu’il s’agit des vaccins, alors qu’elle a émargé pendant presque 20 ans pour les firmes qui les vendent ; ou bien l’affaire de la position de son bonhomme (où est le problème !) – et le pire dans tout ça, c’est que le cynisme n’y est pratiquement pour rien, c’est tellement devenu « normal » pour elle qu’elle ne peut pas voir que c’est totalement incon-cevable.

  5. Citoyen dit

    « le confusionnisme » ?… Ouais, ça mérite réflexion …
    La proposition de Peltier est tellement « hénorme », qu’on imagine mal qu’il puisse être à ce point stupide, pour y croire lui-même une seconde … Ou alors, ce serait grave pour lui …
    Dans ces conditions, reste l’explication que sa boutique est en très mauvaise posture, et son fonds de commerce est menacé, au point de ne plus avoir rien à perdre, et d’être assez libéré pour tenter le tout pour le tout …
    Alors il se lâche, en pensant pas totalement à tort, qu’il y a une clientèle non négligeable pour gober ces inepties …. tant il est vrai que quand il faut racoler du veautant, il n’est pas indispensable de voler très haut …
    Si c’est le cas, le réel pourrait lui donner raison …
    Ceci dit, la démonstration faite ici, étant imparable, cela devrait lui permettre de mesurer « l’hénormité » de sa proposition … et lui permettre de mesurer l’étendu du ridicule auquel il s’expose, s’il n’en avait pas conscience …

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