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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Le Portugal refuse l’austérité

Le plan d’austérité rejeté au Portugal, Socrates démissionne

mercredi 23 mars 2011 22h19

LISBONNE (Reuters) – Le Premier ministre portugais José Socrates a présenté mercredi soir sa démission après le rejet par le Parlement des mesures d’austérité proposées par le gouvernement socialiste minoritaire.

Le président Anibal Cavaco Silva l’a chargé d’expédier les affaires courantes et a précisé qu’il recevrait vendredi les dirigeants des partis politiques.

José Socrates avait averti que le rejet des mesures d’austérité allait contraindre le Portugal, à l’instar de la Grèce, à solliciter une aide internationale, une solution à laquelle il est hostile.

Le recul de l’euro face au dollar s’est accéléré après le rejet du programme d’austérité, la monnaie unique repassant sous la barre de 1,41 dollar. Vers 21h00 GMT, l’euro cédait 0,8% par rapport au billet vert.

Le vote du Parlement n’est pas une surprise, la principale formation d’opposition, le Parti social-démocrate, ayant fait savoir lundi qu’elle ne soutiendrait pas ces mesures.

Le coût de la dette portugaise s’est d’ailleurs inscrit en hausse avant le vote du parlement.

L’assurance contre un défaut de la dette souveraine portugaise coûtait plus cher sur le marché des CDS (credit default swap) tandis que l’écart de rendement entre les obligations d’Etat portugaises et allemandes se creusait.

Lisbonne avait espéré pouvoir faire passer son plan avant le sommet européen, consacré au plan global à la crise de la dette, qui débute jeudi.

Tous les partis d’opposition ont voté pour une résolution destinée à rejeter les mesures, qui font partie du programme de stabilité et de croissance pour les années 2011-2014.

Seuls les socialistes, qui détiennent 97 des 230 sièges du Parlement, se sont prononcés en faveur des mesures.

Cameron l’idéologue plonge la Grande-Bretagne dans la récession

Londres abaisse ses prévisions de croissance 2011-2012

mercredi 23 mars 2011 18h50

LONDRES (Reuters) – Le Royaume-Uni a revu en baisse ses prévisions de croissance économique mercredi et prévenu que l’inflation resterait au-dessus de l’objectif cette année, dans le cadre de la présentation d’un budget ambitieux cherchant à réduire massivement le déficit.

Afin de soutenir une économie fragile, le ministre de l’Economie George Osborne a dit que l’impôt sur les sociétés serait réduit de deux points de pourcentage à partir d’avril, à 26%, contre une réduction de seulement un point prévue initialement. Cette baisse serait compensée par la hausse d’un prélèvement sur les banques.

George Osborne a réduit la prévision de croissance du Royaume-Uni à 1,7% en 2011 et à 2,5% en 2012, citant les chiffres d’un organisme indépendant de surveillance budgétaire. En novembre, ces prévisions étaient respectivement de 2,1% et de 2,6%.

La livre sterling a touché un plus bas de séance face au dollar après l’annonce de ces nouvelles prévisions.

Selon l’agence de notation Fitch, Londres risque de devoir prendre de nouvelles mesures de rigueur budgétaire si jamais la croissance était finalement plus faible que ce que prévoit le gouvernement.

Fitch juge en effet encore « relativement optimistes » les prévisions économiques de Londres à moyen terme.

« Si la reprise économique s’avère moindre que projeté, les prochains budgets pourraient nécessiter des mesures additionnelles afin de permettre au gouvernement de remplir ses objectifs ambitieux », estime David Riley, responsable des notes souveraines chez Fitch.

Le gouvernement britannique de coalition essaie de réduire massivement un déficit budgétaire représentant 10% du PIB avant les élections de 2015 tout en soutenant son économie convalescente.

Les émissions de dette souveraine devraient baisser moins fortement que prévu au cours des quatre prochaines années mais le déficit devrait tout de même être considérablement réduit d’ici 2015, a précisé le ministre.

La Banque d’Angleterre fait face à un dilemme avec, d’une part, l’inflation qui représente le double de l’objectif de 2% et, d’autre part, l’économie qui reste fragile et nécessite le maintien des taux d’intérêt au plus bas.

Le ministre de l’Economie a souligné que les prix élevés du pétrole allaient maintenir l’inflation entre 4 et 5% cette année avant de retomber à 2,5% l’an prochain.

L’économie britannique s’est brusquement contractée fin 2010 et bien qu’elle semble repartir cette année, le chemin de la reprise est jonché d’obstacles comme le manque de crédits, la fragilité financière des ménages, les prix pétroliers élevés et la perspective d’un resserrement monétaire.

Le compte rendu de la réunion de mars de la BoE montre que le comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE) est resté tiraillé entre partisans du statu quo et ceux d’un durcissement sans que ces derniers n’aient semblé en mesure de l’emporter de si tôt.

FESF: L’Europe recule pour ne pas sauter?

La décision de l’UE sur le FESF serait reportée à juin

mercredi 23 mars 2011 12h41

BRUXELLES (Reuters) – Les arrangements pour relever à 440 milliards d’euros la capacité effective de prêt du Fonds européen de stabilité financière seront finalisés d’ici fin juin, peut-on lire dans le projet de conclusions du sommet européen qui se tient jeudi et vendredi à Bruxelles.

Une décision sur la réforme du FESF était initialement attendue lors de ce sommet, où doit être présentée la réponse « globale » de l’UE à la crise de la dette en zone euro.

« La préparation du traité MES (Mécanisme européen de stabilité) et les amendements à l’accord sur le FESF, pour assurer la capacité effective de prêt de 440 milliards d’euros, seront finalisés pour permettre aux procédures nationales d’être achevées à temps pour la signature des deux accords en même temps, à la fin du mois de juin », est-il indiqué dans les conclusions adoptées mardi par les ambassadeurs des Vingt-Sept et dont Reuters s’est procuré une copie.

Standard and Poor’s prépare les esprits à la grande catastrophe

AFP le 23/03/2011 à 17:36

Dette : Standard and Poor’s fait planer le menace d’un « scénario du pire »

Coup d’arrêt à la croissance, chute de l’emploi et effondrement des marchés boursiers: tel est le « scénario du pire » sur lequel pourrait déboucher une aggravation de la crise de la dette secouant les pays fragiles de la zone euro, imaginé par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Ce scénario catastrophe, présenté comme une simple « simulation » par SP’s, est fondé sur l’hypothèse d’une aggravation de la crise de la dette publique, qui secoue actuellement les économies grecque, irlandaise, portugaise et espagnole et, dans une moindre mesure, italienne.

Certes, ces craintes ne reflètent pas les « prévisions » de S&P, mais qu’adviendrait-il si cette crise de confiance s’intensifiait pour ressembler à la crise de 1929? s’interroge l’agence, dans cette étude publiée mercredi, à la veille d’un important sommet européen appelé à parachever un dispositif contre les crises de la dette.

Le scénario retenu par S&P porte sur la période 2011-2015 et se déroule en trois phases.

Un « choc » fait monter en flèche les taux d’intérêt des emprunts publics grec, portugais, irlandais et espagnol. Le Portugal se voit alors contraint d’emprunter à plus de 8% en 2012, contre un peu plus de 7% actuellement, et même à 17% en 2013.

Ce choc va ensuite assécher le système financier, rendant difficile l’accès au financement pour le secteur privé.

En conséquence, les économies européennes, plus particulièrement la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne connaissent alors une nouvelle période de récession, selon cette « simulation ».

Concrètement: la dette publique de ces pays fragiles explose, en cinq ans, leur produit intérieur brut (PIB) chute de 20%, l’emploi de 25% et les marchés boursiers s’écroulent à hauteur de 70%.

Affaire Tapie: encore une tache dans le paysage public

A l’issue des cantonales où le Front National a cartonné avec son « tous pourris! » larvé, rien ne tombe plus mal que la saisine, par la Cour des Comptes, de la Cour de Discipline Budgétaire et Financière à l’encontre de Jean-François Rocchi, président du Consortium de Réalisation, la structure de défaisance chargée de liquider les actifs pourris du Crédit Lyonnais après l’épisode Haberer.

La Cour des Comptes considère en effet que Jean-François Rocchi a multiplié les irrégularités dans la gestion de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, qui a rapporté environ 280 millions € nets d’impôts à ce brave Tapie. Ce qui est reproché à Rocchi n’est pas d’avoir « perdu » son affaire face à Tapie, au détriment du contribuable, mais bien d’avoir joué en faveur de Tapie contre l’intérêt même du CDR.

Comme le révèle le Nouvel Observateur:

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110322.OBS0087/affaire-tapie-deux-hauts-fonctionnaires-renvoyes-devant-la-cour-de-discipline-budgetaire.html

et

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110323.OBS0147/affaire-tapie-une-succession-invraisemblable-de-man-uvres.html

il semblerait que Rocchi ait personnellement oeuvré pour l’abandon des procédures menées par le Crédit Lyonnais contre Tapie devant la justice de droit commun. Il aurait obtenu de Christine Lagarde le recours à un tribunal arbitral, une cour privée donc, procédure interdite aux établissements publics comme le CDR. Rocchi est également soupçonné d’avoir plaidé en faveur d’une reconnaissance du préjudice moral, qui a valu un petit bonus de 50 millions € au malheureux Tapie. Rocchi est enfin accusé d’avoir conclu une négociation avec Tapie, alors que son conseil d’administration ne l’y avait pas autorisé (son mandat prévoyait seulement d’ouvrir la négociation).

La saisine de la CDBF est un moment douloureux pour les fonctionnaires.

Dans ce cas de figure, la question est ouverte de savoir si Rocchi va plonger seul, ou s’il va mouiller sa hiérarchie, en l’espèce Christine Lagarde. Ce serait évidemment fâcheux pour le gouvernement, à un moment où Gérard Longuet écope lui aussi d’une affaire judiciaire. La rumeur semble dire que Christine Lagarde aurait autorisé l’ensemble de l’opération alors que l’Agence des Participations de l’Etat lui recommandait de s’y opposer.

Vu les sommes en jeu, ça fait tache dans le paysage.

Nouvelle complication à Fukushima?

AFP le 23/03/2011 à 14:29

Fukushima : la présence de sel dans l’eau injectée présente des risques

La présence de sel dans l’eau injectée dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima pourrait altérer, « à très court terme », le refroidissement du combustible, s’inquiète mercredi l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

La Grèce privatise pour rembourser la dette

AFP le 23/03/2011 à 14:20

La Grèce commence à nommer des banques conseil pour les privatisations :

Le ministère des Finances grec a nommé mercredi cinq banques conseil chargées de piloter les premiers dossiers de privatisation et d’exploitation du patrimoine mobilier ou immobilier de l’Etat, censés rapporter 50 milliards d’euros à la Grèce d’ici 2015.

La crise de la dette revient en Europe

AFP le 23/03/2011 à 13:11

Obligations : tension des taux portugais, record des taux en Irlande

Les taux longs des pays fragiles de la zone euro se tendaient mercredi, franchissant en Irlande un nouveau record en raison d’inquiétudes sur le financement du secteur bancaire de l’île et poursuivant leur envolée au Portugal qui s’apprête à voter contre le programme d’austérité.

Les taux irlandais à 10 ans atteignaient en fin de matinée un plus haut depuis l’entrée du pays dans la zone euro, flirtant avec les 10% en séance, en raison d’inquiétudes sur le financement du secteur bancaire de l’île. Ils s’envolaient vers 12H50 (11H50 GMT) à 9,870% contre 9,680% mardi à la clôture.

« La restructuration du secteur bancaire irlandais pourrait coûter plus cher que prévu », avertit Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis.

Ainsi les nouveaux besoins de fonds propres des banques de l’île sont évalués entre 19,5 et 24,3 milliards d’euros au vu des nouvelles pertes qu’elles pourraient essuyer, selon la maison de courtage Davy.

Prix alimentaires: ça va faire mal

AFP le 23/03/2011 à 10:46

Certains aliments de base vont augmenter de 5 à 20% en 2011 :

La hausse des prix dans la grande distribution sera « de l’ordre de 2% » en moyenne en 2011, mais pourra atteindre jsuqu’à 20% pour certains aliments comme la farine ou le café et 10% pour les pâtes, a indiqué mercredi à l’AFP le principal représentant de ce secteur.

L’augmentation globale des prix, alimentaires et non alimentaires, « sera modérée, de l’ordre de 2% », a indiqué Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD).

Mais les prix des farines devrait progresser en moyenne de 15 à 20%, celui des pâtes alimentaires de 5 à 10%, le café de 10 à 20% et le beurre de 4 à 8%, a ajouté M. Creyssel, confirmant des informations du Figaro.

Le prix de l’huile devrait augmenter de 5 à 8%, celui du fromage de 2 à 4%, le pain de 5 à 7% et les biscuits entre 3 et 10%, a précisé la FCD, qui représente l’essentiel de la grande distribution à l’exception de Leclerc et Intermarché.

A contrario, le prix de certains produits resteront stables: plats cuisinés, certaines eaux minérales, riz, glaces, a-t-il fait valoir.

« Un certain nombre de prix augmenteront un peu plus en raison de la hausse des matières premières », a expliqué M. Creyssel. « C’est le cas de la farine, des pâtes alimentaires, de l’huile et du beurre, des produits qui incorporent une part importante de matière première ».

« Les négociations ont permis de limiter la hausse des prix » et de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs, a-t-il estimé.

L’estimation de hausse de 2% est une moyenne pour l’ensemble des produits, alimentaires ou non, dont les tarifs annuels ont été négociés entre les distributeurs et leurs fournisseurs pour une entrée en vigueur début mars.

La FCD dit ne pas avoir fait le calcul pour distinguer la hausse moyenne des produits alimentaires et non alimentaires. Une porte-parole a simplement concédé que l’augmentation des prix alimentaires serait « certainement un peu supérieure » à cette moyenne de 2%.

De son côté, Michel-Edouard Leclerc, patron des centres du même nom, avait annoncé début mars une hausse des prix alimentaires de 3 à 3,5% en moyenne.

Les marques de distributeurs et les produits alimentaires frais, notamment la viande et les légumes, n’étaient pas concernés par ces négociations, a souligné M. Creyssel.

La hausse des prix devrait se concrétiser « progressivement, au fur et à mesure de la mise en place dans les magasins, des politiques de chaque enseigne », a-t-il indiqué.

Les négociations commerciales, traditionnellement tendues, l’ont été particulièrement cette année sur fond de flambée des cours des matières premières alimentaires, que les fournisseurs demandaient à répercuter, tandis que les distributeurs se posaient en gardiens de l’inflation pour le consommateur.