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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Moody’s analyse la situation japonaise

AFP le 14/03/2011 à 14:42

Le Japon bien armé pour absorber le choc économique du séisme (Moody’s) :

L’agence de notation Moody’s estime lundi dans une note que le Japon est bien armé pour faire face aux conséquences économiques du séisme de vendredi notamment en raison de l’importance de son épargne qui pourra être mobilisée pour financer la reconstruction du pays.

Pour l’agence, le Japon, dont l’économie pèse 6.000 milliards de dollars, soit « les économies allemande et italienne réunies », a la « capacité d’absorber le choc dans le temps. En général, les économies riches ont prouvé qu’elles étaient en mesure de faire face à des catastrophes naturelles ».

Moody’s souligne le rôle clé de la Banque du Japon dans le soutien à l’économie, via des injections massives de fonds, mais aussi de l’épargne, qui devrait amplement satisfaire aux besoins accrus de financement du gouvernement.

A cet égard, les dépenses liées à la reconstruction, en stimulant les investissements publics, devraient compenser l’arrêt de la production et l’effondrement de la demande, ajoute l’agence.

S’agissant des entreprises et des établissements financiers, Moody’s indique que le séisme devrait avoir un « effet limité » sur leur note.

Sur les entreprises, l’impact du séisme devrait être limité à une interruption momentanée de leurs activité faute de courant, voire à des arrêts prolongés dans les régions les plus touchées par la catastrophe.

Mais les entreprises, qui par ailleurs sont assurées, devraient acquitter des dépenses de réparation sans que leur note en soit affectée.

Quant aux banques, la « grande majorité » d’entre elles devraient voir leur note inchangée, conclut Moody’s.

Le pacte de compétitivité au service des profits bancaires?

AFP le 14/03/2011 à 11:38

ZOOM Les banques progressent, dopées par les mesures prises par l’UE :

Les banques françaises étaient en forte hausse lundi dans la matinée (+3 à +5%), dopées par les mesures prises à Bruxelles qui en éloignant les risques d’une crise de la dette soulagent nettement les établissements financiers.

Les grandes banques françaises, sont donc moins menacées par une crise de la dette et signaient les plus fortes hausses de la cote. Pesant à hauteur de 15% dans la formation du CAC 40, les titres des banques permettaient à l’indice parisien (+0,02%) d’atténuer le choc de la baisse des valeurs industrielles dans le sillage de la catastrophe au Japon.

Vers 11H20 (10H20 GMT) la Société Générale gagnait 4,59% à 48,90 euros, le Crédit Agricole 5,06% à 12,25 euros, BNP Paribas 3,39% à 54,89 euros. Dexia était également en hausse de 5,85% à 3,04 euros tout comme Natixis, qui prenait 2,54% à 4,20 euros.

Les dirigeants de la zone euro ont décidé dans la nuit de vendredi à samedi d’augmenter à 440 milliards d’euros les ressources effectives de leur Fonds de secours financier, et de l’autoriser à racheter de la dette publique. Le mécanisme permanent de crise qui lui succèdera à partir de mi-2013 sera doté en ce qui le concerne de 500 milliards d’euros.

Mais ce qui a véritablement plu aux marchés et soulagé les banques ce sont les deux dispositifs de secours financier qui pourront désormais acheter directement de la dette émise par des Etats en difficulté.

Ces achats pourront se faire en échange de « conditions strictes » en matière d’économies budgétaires et de réformes. Une manière de protéger les pays concernés confrontés à une envolée de leurs taux obligataires sur les marchés.

« Cela éloigne les risques de restructuration des pays dits fragiles qui auraient pu être catastrophiques pour les banques » a indiqué Waldemar Brun-Theremin, gérant chez Turgot Asset Management.

Les banques qui étaient en première ligne en cas de défaut de paiement de ces pays ou de risques de restructuration, peuvent donc souffler, selon des sources de marché.

Les banques françaises profitaient également d’un report de liquidités avec des opérateurs vendant les titres dans le secteur de l’assurance après la catastrophe au Japon qui va lourdement peser sur leurs comptes.

Comment Kadhafi se rétablit

AFP le 14/03/2011 à 10:50

Libye : Kadhafi invite l’Inde, la Chine et la Russie à exploiter le pétrole

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, contesté par une révolte populaire, a invité des firmes de Chine, de Russie et de l’Inde à venir exploiter du pétrole en Libye, après le départ de la majorité des compagnies étrangères, a rapporté l’agence officielle Jana.

La convergence fiscale est en route dans l’Union Européenne

Dublin poursuit son bras de fer avec la zone euro

samedi 12 mars 2011 09h33

BRUXELLES (Reuters) – L’Irlande a poursuivi vendredi son bras de fer avec la zone euro sur une réforme de l’impôt irlandais sur les sociétés, renvoyant au sommet européen des 24 et 25 mars un éventuel assouplissement des conditions du plan de sauvetage international décidé en novembre.

La résistance irlandaise menaçant de bloquer un accord sur le « pacte pour l’euro » et les instruments de gestion de crise, les 17 chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Bruxelles ont décidé de laisser quelques jours supplémentaires pour discuter avec Dublin, qui paie un taux d’intérêt de près de 6% sur les prêts qui lui ont été consentis.

« S’agissant de l’Irlande, nous avons décidé de reparler des conditions de son prêt les 24 et 25 mars, parce qu’il y a un nouveau gouvernement et qu’il faut continuer à discuter avec eux », a expliqué Nicolas Sarkozy à la presse.

Mais le président français s’est aussi félicité de ce que le « pacte pour l’euro », adopté dans la nuit de vendredi à samedi par les dirigeants de la zone euro pour améliorer la convergence et la compétitivité de leurs économies, prévoie « explicitement un impératif de coordination en matière fiscale ».

« Dès le 16 mars la Commission (européenne) fera une proposition sur l’assiette commune de l’impôt sur les sociétés. C’est une première étape extrêmement importante », a-t-il dit.

Or l’Irlande résiste jusqu’ici à toute concession sur une harmonisation de l’assiette de l’IS, une demande de longue date de la France et de l’Allemagne.

Plusieurs sources diplomatiques européennes ont indiqué que les discussions avaient été très difficiles à Bruxelles.

Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont répondu que cette demande ne pourrait être exaucée que si Dublin faisait des concessions sur l’IS, dont le taux de 12,5% en vigueur en Irlande est le plus bas de l’Union européenne.

« Sarkozy et Kenny ont eu un échange assez dur. Angela Merkel a elle aussi été assez directe », a expliqué la même source.

Plusieurs autres sources ont confirmé qu’il y avait eu une discussion « franche », avant que le sommet soit interrompu près d’une heure et ne reprenne que peu après 23h00.

SUJET SENSIBLE

Nicolas Sarkozy a assuré qu’il n’y avait pas eu d’échange de « noms d’oiseau » et que le débat avait été « courtois ». Mais il a néanmoins confirmé implicitement son intensité.

« L’impôt sur les sociétés est un sujet très sensible pour nos amis irlandais », a-t-il dit. « Mais en même temps l’ensemble des Etats membres de la zone euro ont fait valoir que lorsqu’on a la même monnaie il est normal de converger. »

La fiscalité ne peut pas faire exception et dans ce domaine, la convergence passe par une réflexion sur les assiettes, ont fait valoir les partenaires de Dublin, selon lui.

« Personne ne demande à l’Irlande d’avoir un taux moyen comparable à celui de l’Europe mais il est difficile aussi de demander aux autres pays d’aider l’Irlande et que celle-ci réponde qu’elle entendait garder l’impôt sur les bénéfices des sociétés le plus bas d’Europe », a ajouté Nicolas Sarkozy.

Il a fait valoir que les Grecs avaient dû accepter des baisses de salaires et de pensions et des augmentations d’impôts et que le Portugal et l’Espagne avaient aussi fait des efforts.

« Alors je comprends les difficultés auxquelles est confronté (le) gouvernement (irlandais) », a-t-il ajouté. « Mais il y a un pacte qui prévoit la convergence explicitement et il y a une demande très claire de l’ensemble des Etats membres de la zone euro pour qu’il y ait au moins un geste (de Dublin). »

L’argument semble pour le moment avoir laissé Enda Kenny inflexible. Il a ainsi dit avoir expliqué à ses pairs qu’harmoniser l’assiette revenait à réintroduire indirectement une baisse du taux de l’IS. « C’est quelque chose que je ne peux pas envisager », a ajouté le Premier ministre irlandais.

Julien Toyer et Emmanuel Jarry

Le pacte de compétitivité est adopté

La zone euro renforce ses défenses pour sortir de la crise

samedi 12 mars 2011 09h34

BRUXELLES (Reuters) – Les pays de la zone euro sont parvenus dans la nuit de vendredi à samedi à un accord sur le renforcement et l’assouplissement des mécanismes actuel et futur de soutien à la monnaie unique, deux éléments que les marchés réclamaient avec insistance depuis plusieurs mois.

Réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays utilisant l’euro ont notamment décidé de doper les capacités financières de ces instruments et de leur permettre d’acheter des obligations de pays en difficulté sur le marché primaire.

Ils ont par ailleurs adouci les conditions du plan d’aide à la Grèce, qui a aussi été allongé, alors que celles du plan de sauvetage irlandais seront revues lors du sommet des 24 et 25 mars, cette fois à 27.

Le Portugal, qui a annoncé de nouvelles mesures budgétaires quelques heures avant le début de la réunion, s’est quant à lui vu délivrer un satisfecit lors du sommet mais sa capacité à échapper à un plan d’aide dépendra en grande partie de la réaction des marchés aux décisions de vendredi et des pressions exercées par ses pairs au cours des prochains jours.

« Nous avons donc renforcé de façon très significative nos capacités d’intervention. Nous avons étendu la gamme d’instruments utilisables », a déclaré Nicolas Sarkozy lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet.

Il a ajouté que le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui fonctionnera jusqu’en 2013, serait doté d’une capacité effective de prêt de 440 milliards d’euros, alors que le mécanisme européen de stabilité (MES), qui lui succèdera serait doté d’une puissance de tir de 500 milliards d’euros.

« Nos deux facilités, celle d’avant 2013 et celle d’après 2013, interviendront principalement sous forme de prêts mais nous avons décidé de leur permettre de souscrire à des émissions obligataires sur le marché primaire », a poursuivi le chef de l’Etat. Le communiqué final de la réunion précise cependant que cette dernière éventualité devra demeurer une exception.

GRÈCE, IRLANDE, PORTUGAL

Le Premier ministre grec, George Papandréou, qui s’est engagé à Bruxelles à accélérer la mise en oeuvre du programme de privatisation de 50 milliards d’euros déjà annoncé, a obtenu une réduction de 100 points de base des prêts consentis à son pays. La maturité de ces prêts sera porté de 3 à 7,5 ans.

Le cas irlandais a lui aussi été longuement évoqué mais le nouveau Premier ministre, Enda Kenny, a refusé jusqu’au bout de faire un geste sur la question de l’harmonisation de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, comme le lui demandaient Paris et Berlin.

Cette question sera mise au menu du sommet réunissant l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept fin mars, au cours duquel ces derniers doivent présenter la réponse « globale » de l’Union européenne à la crise, préparée depuis le début de l’année.

Le Premier ministre portugais José Socrates, qui refuse de recourir à une aide internationale, a lui aussi résisté vendredi aux pressions de ses pairs, dont l’Allemagne, qui souhaitent qu’un plan d’aide soit préparé sans tarder.

Lisbonne a énuméré vendredi matin une série de mesures comprenant notamment une réduction des dépenses de santé et d’aide sociale, le report de projets d’infrastructures et le renforcement des réformes structurelles, notamment celle du marché du travail avec une diminution des indemnités de licenciement. (voir et )

Les marchés n’ont cependant pas relâché la pression et le rendement du papier portugais à dix ans s’est encore apprécié à 7,79% – un niveau jugé insoutenable – après l’annonce des mesures, alors que l’euro a chuté à son plus bas niveau depuis un mois, à 1.3750 dollar.

Les prochains jours seront décisifs et le dossier portugais devrait figurer en bonne place sur l’agenda des ministres des Finances de la zone euro et de l’UE, réunis lundi et mardi à Bruxelles à l’occasion des réunions mensuelles de l’Eurogroupe et du conseil Ecofin.

Comme attendu, les Vingt-Sept ont enfin adopté le pacte de compétitivité pour l’euro proposé début février par l’Allemagne, qui prévoit notamment que les Etats membres intègrent une limite légale à la dette dans leurs législations nationales, lient les augmentations de salaires à des hausses de productivité et l’âge de la retraite à l’évolution de la démographie.

Julien Toyer et Emmanuel Jarry, avec Andreas Rinke, édité par Pierre Sérisier

Incident nucléaire au Japon: pour une gestion transparente de la crise

Explosion dans une centrale nucléaire japonaise

samedi 12 mars 2011 14h00

FUKUSHIMA, Japon (Reuters) – Une explosion et une fuite radioactive se sont produites samedi à la centrale nucléaire japonaise de Daiichi, où le toit d’un des réacteurs s’est effondré, au lendemain du séisme qui a fait au moins 1.300 morts dans le nord-est de l’archipel.

Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yukio Edano, a toutefois précisé que l’explosion ne s’était pas produite au niveau du caisson du réacteur et que le niveau de radioactivité avait ensuite baissé.

L’opérateur Tokyo Electric Power Co (Tepco) a été autorisé par le gouvernement à utiliser de l’eau de mer pour refroidir l’installation, vieille de quarante ans, et a pris des mesures pour éviter une situation critique, a ajouté Yukio Edano, selon lequel aucune fuite radioactive importante n’est à attendre.

Par précaution, l’ordre d’évacuation de la population a cependant été étendu à un rayon de 20 km, contre dix auparavant, autour de la centrale.

Des images de télévision ont montré une violente explosion et un nuage de vapeur au-dessus de la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo.

LA FUSION DU RÉACTEUR REDOUTÉE

La police a établi des barrages sur les routes pour bloquer les accès au secteur. Les journalistes de Reuters se trouvent à Fukushima, à 70 km de la centrale.

L’agence de presse Kyodo fait état de quatre blessés, dont les jours ne seraient pas en danger.

Tepco avait auparavant annoncé qu’une petite quantité de vapeur radioactive avait été libérée pour faire baisser la pression. La compagnie jugeait en outre le risque limité, dans la mesure où plusieurs dizaines de milliers d’habitants de la région ont été évacués.

L’explosion a fait craindre une fusion du coeur du réacteur, avec la menace de la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernorbyl, en Ukraine, il y a vingt-cinq ans.

« Une augmentation non contrôlée de la température pourrait transformer le coeur du réacteur en une masse en fusion qui pourrait faire fondre la cuve du réacteur », avait déclaré Stratfor, compagnie spécialisée dans l’évaluation des risques politiques.

« Cela pourrait conduire à une fuite radioactive incontrôlée dans la structure de confinement qui entoure le réacteur », ajoute-t-elle.

Le second effet du séisme au Japon: l’aggravation de la dette

AFP le 12/03/2011 à 12:38

L’économie du Japon va souffrir du séisme et sa dette pourrait s’aggraver :

L’économie du Japon risque de souffrir du séisme destructeur car les industries du nord-est et du secteur énergétique vont peiner à redémarrer, et l’important effort budgétaire qui sera nécessaire à la reconstruction risque d’alourdir la dette de l’archipel.

Le tremblement de terre de magnitude 8,9 et le tsunami qui l’a suivi ont dévasté la côte Pacifique du Tohoku (nord-est), comptant au total pour 8% du Produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie du monde.

Nombre d’activités côtières ont été réduites à néant et les infrastructures ravagées par une vague de dix mètres de haut dans la métropole de Sendai.

La région du Kanto, plus au sud, qui comprend la mégapole de Tokyo et représente 40% du PIB, a été touchée aussi, de façon parfois spectaculaire comme à Iichihara (est de Tokyo), où une raffinerie de pétrole de la compagnie Cosmo Oil a partiellement brûlé.

La plupart des infrastructures et bâtiments ont toutefois tenu le choc dans cette zone urbaine stratégique.

La filière nucléaire nippone, qui assure entre 25% et 30% de la production électrique nationale, connaît quant à elle la plus grave crise de son histoire depuis qu’une explosion s’est produite samedi après-midi dans l’enceinte du réacteur d’une centrale de la préfecture de Fukushima (nord-est), déréglée par la violence du séisme.

Au total, onze des cinquante réacteurs nucléaires du Japon, situés dans les zones les plus touchées, ont été arrêtés.

Nombre de firmes nippones ont en outre dû suspendre leurs opérations dans les zones touchées, comme les constructeurs automobiles Toyota, Nissan et Honda qui ont annoncé la suspension de l’ensemble de leur production au Japon.

« Des fermetures temporaires de sites de production et de raffineries de pétrole, ainsi que l’arrêt de centrales électriques devraient avoir un impact sur la production du pays. Le PIB pourrait en conséquence baisser de nouveau légèrement au premier trimestre », a résumé Wolfgang Leim, économiste chez Commerzbank.

Dans cette hypothèse, le Japon retomberait en récession, son PIB ayant déjà légèrement reculé au quatrième trimestre 2010, après trois trimestres de croissance robuste.

L’activité de l’ensemble du premier semestre « pourrait être notablement affaiblie », a ajouté M. Leim.

Les travaux de reconstruction, qui seront sans doute massifs au vu de l’ampleur des destructions visibles au lendemain de la catastrophe, permettront néanmoins « de vite relancer la machine économique », souligne M. Leim.

Les secteurs du BTP, de la sidérurgie et des télécommunications pourraient notamment être sollicités à plein pour remettre sur pied les infrastructures et réseaux mis à mal.

Les autorités semblent de surcroît serrer les rangs pour assurer le soutien de l’Etat: prête à tout pour bloquer le budget du gouvernement de centre-gauche jusqu’à la veille du séisme, l’opposition conservatrice a promis son soutien aux mesures exceptionnelles du pouvoir.

Mais ce faisant, le monde politique japonais va encore creuser la dette déjà colossale du pays, estimée à 200% du PIB et qui a valu au Japon de voir sa note récemment abaissée par l’agence de notation financière Standard and Poor’s.

Le coût global de la catastrophe est encore impossible à évaluer, mais les dommages entraînés par le séisme de Kobe ont été estimés à 10.000 milliards de yens (environ 100 milliards de dollars à l’époque).

Occupant une position stratégique entre la métropole d’Osaka et l’ouest de la grande île de Honshu, ce port industriel avait été gravement endommagé par un puissant séisme en 1995, qui avait fait plus de 6.000 morts, perturbant la logistique de nombreuses firmes du pays dans les mois suivants.

L’OMC censure le protectionnisme américain

AFP le 11/03/2011 à 21:24

Mesures anti-dumping : l’OMC donne en partie raison à Pékin face aux USA

L’Organisation mondiale du commerce a à nouveau donné en partie raison à Pékin sur des mesures « anti-dumping » imposées par les Etats-Unis à des importations chinoises de tuyaux en acier, pneus et sacs en tissu plastifié, selon un jugement en appel de l’OMC publié vendredi.

Ce jugement de plus de 250 pages fait suite à un appel notifié par la Chine le 1er décembre auprès de l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC portant sur « certaines questions de droit » et « certaines interprétations du droit » en lien avec un premier jugement de l’ORD énoncé en octobre.

Dans cet autre jugement de près de 400 pages, l’OMC avait indiqué le 22 octobre que les Etats-Unis avaient agi de façon contraire aux règles du commerce international sur 5 des 17 points listés dans les conclusions de son jugement, rejetant partiellement une plainte déposée par la Chine en septembre 2008.

Dans ses conclusions concernant l’appel présenté par la Chine, l’OMC accepte une partie des demandes chinoises et recommande aux Etats-Unis de rendre certaines de « leurs mesures conformes » aux règles du commerce international.

La Chine a salué le dernier jugement de l’OMC, estimant qu’il s’agissait d’une « importante victoire ».

« Le rapport a jugé que les mesures prises par les Etats-unis contre la Chine bafouent les règles du commerce international », indique le ministère du Commerce chinois dans un communiqué.

Pour sa part, le représentant américain au Commerce extérieur Ron Kirk a indiqué « être profondément troublé par ce rapport ».

« Il semble évident que l’organe d’appel (de l’OMC, ndlr) est allé trop loin. Nous examinons les résultats de près afin de comprendre pleinement leurs implications », a-t-il indiqué dans un communiqué.

Des taxes « anti-dumping » sont généralement utilisées pour lutter contre les ventes en dessous du coût de production (dumping).

Ces taxes sont autorisés par l’OMC, mais les pays membres de l’organisation basée à Genève peuvent quand même les contester auprès de l’ORD.

La Chine, dont la croissance agace les économies développées essoufflées par la crise, est devenue en 2010 le pays le plus contesté à l’OMC avec le plus grand nombre de plaintes, illustrant les tensions grandissantes autour d’une politique commerciale jugée trop agressive.

Mais Pékin, qui a adhéré à l’OMC en 2001, multiplie également les plaintes contre d’autres pays : elle en a ainsi déposé 8 au total, dont 6 contre les Etats-Unis et 2 contre l’Union européenne.

L’inquiétude monte aux USA sur l’approvisionnement en énergie

AFP le 11/03/2011 à 19:14

Pétrole : Obama prêt à puiser dans les réserves stratégiques des USA

Les Etats-Unis sont prêts à puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole, a indiqué vendredi le président américain Barack Obama, notant que ce n’est pas encore nécessaire malgré l’augmentation des prix du pétrole.

« Chacun devrait savoir que si la situation l’exige, nous sommes préparés à puiser dans les importants stocks de pétrole que nous avons dans nos réserves stratégiques pétrolières », a déclaré M. Obama lors d’une conférence de presse.

Le président a reconnu que les troubles en Afrique du Nord et Moyen-Orient avait « ajouté de l’incertitude », et que la perte de production en Libye avait « réduit l’offre » disponible.

« Maintenant, il y a des bonnes nouvelles. La communauté internationale peut gérer des difficultés d’approvisionnement comme celle-ci. Les autres pays producteurs de pétrole se sont engagés à compenser les pertes, et nous allons continuer à nous coordonner avec nos partenaires internationaux pour garder toutes les options disponibles sur la table quand il s’agit de ruptures de l’offre », a-t-il dit.

Les réserves stratégiques ont été mises en place en 1975 après l’embargo sur les livraisons de pétrole instauré par les pays arabes de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), suivi du premier choc pétrolier.

Elles contiennent actuellement 726,6 millions de barils, selon le département américain de l’Energie.