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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Le défi alimentaire de 2050

AFP le 11/03/2011 à 18:36

Nourrir la planète en 2050 : le monde n’est pas en ordre de marche

Le monde n’est pas en ordre de marche pour nourrir convenablement 9 milliards d’individus en 2050, un défi « extrêmement complexe », a souligné vendredi l’agronome Michel Griffon, lors de la présentation des recommandations de l’Académie des Sciences.

« Jusqu’à présent, les instances internationales ont répondu: +engrais, semences et eau+ », ce qui n’est pas suffisant », a déclaré le directeur général adjoint de l’Agence nationale de la recherche (ANR), grand spécialiste français des questions d’alimentation, lors d’une conférence de presse.

« Avec sept milliards d’individus aujourd’hui, on se retrouve dans une situation peu différente de celle qu’on connaissait quand on était à quatre milliards d’individus », a-t-il déploré.

A ce titre, le rapport de 300 pages de l’Académie des Sciences intitulé « Démographie, climat et alimentation mondiale » est « très important, car il montre que la question est d’une horrible difficulté à résoudre, extrêmement complexe », a-t-il relevé.

Le rapport propose une série de recommandations pour « nourrir convenablement » 9 milliards d’individus en 2050.

Il préconise de « contrôler fortement, voire proscrire totalement, la fabrication de biocarburants de première génération à partir de céréales ou d’oléagineux », de « maintenir impérativement les capacités de production importantes de la profession agricole européenne » mais en les réorientant vers des productions « écologiquement acceptables », ou encore « d’inciter chacun à réduire sa consommation de produits d’origine animale ».

L’Académie des Sciences propose également une sorte de Giec -groupe d’experts de l’Onu sur le changement climatique-, dont la mission serait d’orienter les politiques sur les questions d’alimentation.

« L’Observatoire prospectif des Situations et marchés alimentaires mondiaux », une institution indépendante, serait chargé de suivre les « évolutions et en particuliers les signaux faibles, de proposer des scénarios, d’anticiper les dangers et suggérer des voies de solution ».

« Il faut dénoncer les risques de tension, qui vont s’accroître avec le changement climatique, avant que les prix n’explosent », a jugé M. Griffon.

Les Portugais eux aussi dans la rigueur

Le Portugal annonce de nouvelles mesures d’économies

vendredi 11 mars 2011 13h24

LISBONNE (Reuters) – Le Portugal a annoncé vendredi des mesures d’économies supplémentaires afin de se donner une plus grande marge de manoeuvre pour atteindre son objectif de ramener cette année son déficit budgétaire à 4,6% du produit intérieur brut (PIB).

Le ministre des Finances, Fernando Teixeira dos Santos, a énuméré une série de mesures comprenant notamment une réduction des dépenses de santé et d’aide sociale et le report de projets d’infrastructures.

« Par précaution, les mesures de consolidation (des comptes publics) vont être renforcées, ce qui aura pour effet un impact supplémentaire de 0,8% (du PIB) », a-t-il dit à des journalistes, quelques heures avant un sommet de la zone euro consacré aux moyens d’enrayer la crise de la dette.

Le ministre a ajouté que le gouvernement portugais chercherait à renforcer les réformes structurelles, notamment celle du marché du travail pour lequel il a l’intention de diminuer les indemnités de licenciement.

Le Portugal prévoit de ramener son déficit budgétaire à 3% du PIB l’année prochaine, puis à 2% en 2013.

Les marchés financiers ont peu réagi à ces annonces.

« Je pense que cela montre que le Portugal essaie toujours désespérément de prouver qu’il a la volonté politique de mettre en place ces mesures douloureuses », commente Colin Ellis, économiste chez BVCA à Londres.

« Cependant, les taux d’intérêt qu’il paie sur le marché sont insoutenables et il y a toujours un certain risque qu’il ait recours à une aide à un moment donné », ajoute-t-il.

La rigueur en Grèce, ça marche pas des masses

Le déficit budgétaire grec s’est creusé depuis le début 2011

vendredi 11 mars 2011 16h44

ATHENES (Reuters) – Le déficit budgétaire grec s’est creusé lors des deux premiers mois de 2011, en raison de recettes moins importantes que prévu conjuguées à des dépenses plus élevées, a annoncé vendredi le ministre des Finances grec.

Alors que l’économie grecque est dans sa troisième année consécutive de récession, il est particulièrement difficile de compenser le déficit budgétaire par des recettes supplémentaires.

Le produit intérieur brut (PIB) devrait se contracter de 3% cette année après avoir reculé de 4,5% en 2010.

Ces données font référence au déficit budgétaire de l’Etat, ce qui exclut les dépenses des collectivités locales et de sécurité sociale et ne correspond pas aux critères d’évaluation de la politique économique de la Grèce par l’Union européenne.

Selon ces données, le déficit budgétaire de l’Etat grec sur les mois de janvier et février s’est creusé de 9% sur un an à 1,028 milliard d’euros. Les recettes ont reculé de 9,2% à 7,943 milliards d’euros tandis que les dépenses augmentaient de 3,3%.

Le ministère attribue la baisse des recettes à une baisse des rentrées générées par une taxe exceptionnelle sur les groupes rentables. Elle a rapporté 99 millions d’euros de moins que l’année précédente. Les recettes générées par l’impôt sur le revenu ont également été moins importantes.

La hausse des dépenses est due à un investissement de 351 millions d’euros dans les hôpitaux publics pour honorer des engagements précédents.

Pour sortir de la crise budgétaire et pouvoir se refinancer sur les marchés, la Grèce prévoit de réduire son déficit budgétaire à 7,4% du produit intérieur brut (PIB) cette année contre 9,4% du PIB en 2010.

Georges Georgiopoulos, Catherine Monin pour le service français, édité par Danielle Rouquié

FESF: la pression des marchés financiers se fait sentir

Le sommet zone euro de ce vendredi est une étape /Lagarde

vendredi 11 mars 2011 09h27

PARIS, 11 mars (Reuters) – Le sommet de la zone euro ce vendredi est une étape vers un accord pour répondre à la crise des dettes souveraines attendu fin mars, a déclaré la ministre française des Finances, Christine Lagarde.

Les dirigeants de la zone se retrouvent à Bruxelles pour endosser le pacte de « compétitivité » proposé par l’Allemagne.

Plusieurs pays poussent pour que la réunion accouche de décisions sur les missions et la forme du futur mécanisme européen de stabilité financière (MES) afin d’apaiser les tensions sur les marchés financiers. (voir [ID:nLDE7291XH])

« Je considère cette réunion d’aujourd’hui comme une étape dans un processus qui va se poursuivre lors du conseil européen du 24 mars », a dit Christine Lagarde sur France Culture.

Les décisions qui en découleront répondront aux enjeux de long terme, a-t-elle ajouté. « En même temps, il faut bien reconnaître qu’on doit répondre à un certain nombre d’attentes, notamment des investisseurs, ceux qui achètent de la dette des Etats membres. »

Les ministres des Finances des Vingt-Sept se réuniront lundi en prélude au sommet européen des 24 et 25 mars, où la réponse « globale » à la crise préparée le début de l’année doit être présentée.

Ces rencontres interviennent sur fond d’interrogations sur une possible intervention européenne pour venir en aide au Portugal, dont les taux d’emprunt ont atteint cette semaine leur plus haut niveau depuis la création de l’euro. (Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal)

Balance commerciale française: ça ne s’arrange pas

AFP le 11/03/2011 à 08:55

France : déficit des comptes en très légère hausse à 5,1 mds EUR en janvier (BdF)

Le déficit des comptes courants s’est très légèrement accru en France en janvier à 5,1 milliards d’euros, après 4,9 milliards en décembre, a annoncé vendredi la Banque de France (BdF).

La balance des paiements permet de comptabiliser les transactions entre les agents économiques installés en France et le reste du monde.

En janvier, l’augmentation du déficit des échanges de biens (6,7 milliards, après 5,6 milliards) a compensé l’amélioration du solde des échanges de services (1,4 milliard après 0,5 milliard) et du solde des revenus (2,5 milliards après 2,3 milliards), a expliqué la Banque de France.

Le déficit des transferts courants est resté quasi inchangé (2,3 milliards après 2,2 milliards).

Les entrées nettes d’investissements directs se sont établies à 0,5 milliard, après des sorties nettes de 12,9 milliards en décembre.

Les Français ont désinvesti légèrement à hauteur de 0,1 milliard, tandis que les non-résidents ont effectué des investissements nets de 0,3 milliard, selon la Banque de France.

Les investissements de portefeuille ont enregistré des sorties nettes de capitaux de 31,6 milliards: les résidents ont augmenté leurs avoirs de 34,9 milliards, tandis que les non-résidents ont procédé à des achats de titres français pour 3,3 milliards.

Les dépôts et crédits (autres investissements) ont enregistré des entrées nettes de capitaux de 26,1 milliards après des sorties nettes de 50,4 milliards.

L’énergie pousse l’inflation en Allemagne

Cercle Finance le 11/03/2011 à 08:51

Allemagne : indice des prix révisé en hausse pour février.

(CercleFinance.com) – Les prix ont progressé de 2,1% en Allemagne au mois de février, selon une deuxième lecture de l’office fédéral de statistiques, soit une accélération par rapport au rythme de +2% observé en janvier.

L’indice de février a donc été révisé en hausse par rapport à une estimation préliminaire qui était de +2%.

La flambée des prix de l’énergie, de 10,2%, a constitué le principal déterminant de cette dynamique.

Pour mémoire, le taux annuel s’était établi à 1,7% en décembre 2010, et à 1,5% en novembre.

Par rapport au mois de janvier 2011, les prix à la consommation ont augmenté de 0,5% en février, sous l’effet de variations saisonnières essentiellement.

En données harmonisées pour faciliter les comparaisons européennes, l’indice de février s’est accru de 2,2% en rythme annuel et de 0,6% par rapport au mois de janvier 2011.

Un tsunami avant d’autres tsunami?

Cercle Finance le 11/03/2011 à 08:50

Nikkei : une secousse de 8,9 ébranle l’économie nippone.

(CercleFinance.com) – La chute des actions japonaises dépassait déjà -1,2% quand l’un des plus vioents séismes des 50 dernières années (8,9 sur l’échelle de Richter) a frappé le nord-est du pays, suivi d’un puissant tsunami qui est rentré sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres, noyant aéroports, zones industrielles et villes côtières et provoquant de gros dégâts dans une raffinerie au nord de Tokyo qui est placé en alerte Tsunami.

En comparaison de l’ampleur de ce phénomène tellurique meurtrier susceptible d’impacter désormais l’ensemble de la zone pacifique, la chute finale de -1,7% du Nikkei (qui clôture au plus bas à 12.254Pts) apparaît bien anecdotique.

L’indice dévisse au contact de ses planchers annuels du 31 janvier.

En cas d’enfoncement d’un support majeur tel que 10.200 (MM100), le Nikkei pourrait chuter sans pouvoir trouver de soutien graphique avant 9.700Pts (ex zénith des 21 septembre et 9 octobre 2010).

La crise de la dette au début de son tsunami? Christine Lagarde s’exprime

AFP le 11/03/2011 à 08:23

Lagarde : la dégradation de la note d’un pays comme la Grèce « hors de propos »

La ministre de l’Economie Christine Lagarde a jugé vendredi que la dégradation de la note d’un pays comme la Grèce, ravalée lundi dans la catégorie des pays à risque de défaut de paiement, était « hors de propos ».

« Noter et dégrader la note d’un pays comme la Grèce, c’est franchement hors de propos quand on sait qu’ils sont sous contrôle actuellement », a déclaré Mme Lagarde sur France Culture.

La ministre de l’Economie s’est dite « personnellement convaincue que les agences de notation ne devraient pas intervenir et ne devraient pas noter des pays qui sont sous contrat avec la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne ».

Merkel vendra cher un renforcement du FESF

Merkel accepterait sous conditions que Berlin renforce le FESF

BERLIN (Reuters) – La chancelière Angela Merkel a dit jeudi à des élus allemands que Berlin pourrait accepter d’accroître les capacités du Fonds européen de stabilité financière (FESF) sous certaines conditions, ont déclaré des sources au fait du dossier.

La dirigeante allemande souhaiterait que les pays de la zone euro qui ne sont pas notés triple A contribuent au capital du fonds, rapporte-t-on.

Selon ces sources, présentes à une réunion de la commission des Affaires européennes du Bundestag, elle a également déclaré que l’Allemagne était prête à aider la Grèce et l’Irlande en échange de nouveaux engagements, par exemple des privatisations pour Athènes et une réforme de l’impôt sur les entreprises pour Dublin.