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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Le Portugal bientôt dans la tourmente?

AFP le 28/02/2011 à 16:36

Dette : le Portugal demande un « effort » de l’Europe

Le ministre portugais des Finances Fernando Teixeira dos Santos a appelé lundi l’Europe à prendre les décisions « qui s’imposent » face à la crise de la dette, estimant que sans cela les efforts du Portugal pour réduire ses déficits seraient « vains ».

« Nos efforts doivent être accompagnés par un effort européen. D’importantes décisions sont attendues en mars. J’espère que l’Europe sera capable de faire les pas décisifs qui s’imposent », a affirmé le ministre lors d’une conférence organisée par la radio privée TSF en partenariat avec Reuters.

« Si l’Europe ne le fait pas, je crains que tout cet effort ne soit vain », a ajouté le ministre.

Explosion des prix agricoles

AFP le 28/02/2011 à 12:41

Agriculture : bond de 21,8% sur un an, des prix à la production

Les prix agricoles à la production ont augmenté en janvier de 3,1% par rapport à décembre, ce qui porte leur progression à 21,8% sur douze mois, selon des chiffres publiés lundi par l’Insee.

Dans le même temps, les prix d’achat à la production (énergie, semences, engrais, alimentation, etc) ont augmenté de 0,6% sur un mois et 7,6% sur un an.

En janvier, le prix de vente des céréales à la production a continué de croître fortement (+10,2%) en données corrigées des variations saisonnières.

Les marchés ont réagi à une « production mondiale de blé de meunerie qui s’est raréfiée » du fait des intempéries en Australie. De l’autre côté, la demande est restée soutenue du fait d’importants achats des pays du Maghreb et du Proche-Orient, destinés « à prévenir tout risque de pénurie dans un contexte politique et social tendu ».

Le prix du maïs a de son côté lui progressé de 7,9% (+78,2% sur un an) « en réponse à des anticipations de stocks en baisse », ajoute le communiqué.

De même, le prix des oléagineux a progressé de 6,0% en janvier (+80,2% sur un an) : la demande ne faiblit pas et « le prix élevé du pétrole renforce l’attractivité du diester », un carburant renouvelable issu du colza.

Le prix du vin a augmenté de 2,0% (+5% sur un an).

Le prix du lait de vache est en hausse de 14% sur un an en données brutes.

Pour les fruits frais, en glissement annuel, la hausse atteint 21,4%. « La poire et la pomme se commercialisent à des prix plus élevés en raison de moindres productions européennes ».

En revanche, les légumes frais affichent une baisse de 11,1% par rapport à l’année dernière à la même période. « Le réchauffement des températures a permis une récolte anticipée de choux-fleurs, de carottes et de poireaux, provoquant un déséquilibre de l’offre par rapport à la demande », selon l’Insee.

Le prix de la viande a lui augmenté de 1,3% en janvier (+7,4% sur un an). « Le prix des volailles (+2% sur un mois et +12,6% sur un an) répercute en effet l’augmentation du prix de leur alimentation ».

Seul, le prix des ovins a baissé (-3,4%), en raison d’une « demande atone ». Le prix des oeufs est remonté de 4,3% en janvier, soit 19,7% sur trois mois, mais une baisse de 37,2% sur un an

Hausse de l’inflation en zone euro

AOF le 28/02/2011 à 11:08

Zone euro : taux d’inflation annuel de 2,3% en janvier

(AOF) – Le taux d’inflation annuel de la zone euro a été de 2,3% en janvier 2011, contre 2,2% en décembre 2010. Le consensus Reuters s’élevait à 2,4%. Un an auparavant, le taux d’inflation annuel était de 0,9%. Le taux d’inflation mensuel a été de -0,7% en janvier 2011.

La Chine tente de calmer sa surchauffe

AFP le 27/02/2011 à 09:22

La Chine veut juguler l’inflation et vise une croissance de 7% :

Le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, a fixé dimanche pour la 2e économie mondiale un objectif de croissance moins ambitieux que d’habitude, à 7% pour les cinq prochaines années, et s’est engagé à juguler l’inflation tout en soulignant le danger pour Pékin d’une appréciation du yuan.

M. Wen s’est exprimé dimanche lors d’une conversation avec des utilisateurs d’internet afin de désamorcer un appel sur le net à des manifestations dans treize villes du pays.

« Dans le plan de cinq ans (2011-2015), nous sommes convenus d’atteindre un objectif de croissance de 7% », a-t-il déclaré, révisant ainsi à la baisse les objectifs habituels de croissance de 8%.

La Chine, devenue en 2010 la deuxième économie mondiale en supplantant le Japon, affiche depuis des années un taux de croissance approchant ou dépassant les 10%, son PIB ayant encore augmenté de 10,3% en 2010, soit le rythme le plus rapide depuis la crise mondiale.

« On peut sans aucun doute contenir l’inflation », a également déclaré M. Wen.

L’augmentation des prix alimentaires, du logement, ainsi que ceux des produits de première nécessité constituent actuellement la première préoccupation des dirigeants chinois dans la foulée des événements au Moyen-Orient.

Un appel sur l’internet, inspiré par les mouvements de contestation dans le monde arabe, invite les Chinois à se rassembler tous les dimanches dans treize villes à 14h00 locales (06h00 GMT) pour demander plus de transparence gouvernementale et de liberté d’expression.

La Chine a annoncé en février que l’inflation en janvier s’était maintenue à 4,9% malgré une série de mesures prises pour juguler une augmentation des prix.

Contrairement à d’autres grandes économies, la Chine tente de freiner son économie, face au risque de surchauffe.

Concernant le yuan, le Premier ministre a une fois de plus balayé les critiques des pays occidentaux qui estiment que la devise chinoise est sous-évaluée et confère à la Chine un avantage injustifié en dopant ses exportations.

Une hausse « substantielle » de la devise chinoise « entraînerait la faillite ou la fermeture de nombreuses entreprises, la perte de commandes d’autres pays pour les sociétés commerciales étrangères et le chômage pour de nombreux travailleurs qui s’ajouteraient à nos travailleurs migrants », a-t-il affirmé.

Selon le Trésor américain, la monnaie chinoise s’est appréciée de 3,7% par rapport au dollar entre mi-juin et fin janvier. Pas assez, répondent ses détracteurs, qui jugent le yuan sous-évalué de 20% à 40%.

Les banques américaines mises en difficulté par des procédures judiciaires

AFP le 26/02/2011 à 12:49

USA : 2 banques anticipent de lourdes sanctions sur les saisies immobilières

Les banques américaines Bank of America et Wells Fargo ont indiqué dans leurs rapports annuels respectifs aux autorités boursières qu’elles tablaient sur des sanctions, notamment financières, pour des procédures de saisies immobilières potentiellement irrégulières.

« Plusieurs agences gouvernementales mènent des enquêtes sur les pratiques de Wells Fargo liées aux saisies immobilières », et il est « probable qu’une ou plusieurs agences lancent des mesures correctives ou des sanctions », a indiqué Wells Fargo dans son document.

Ces mesures « pourraient inclure des pénalités financières », précise la banque californienne.

Le groupe évalue par ailleurs au 31 décembre 2010 que l’ensemble des plaintes de consommateurs auxquelles il fait face pourrait lui coûter jusqu’à 1,2 milliard de dollars.

Wells Fargo estime qu’en l’état actuel des choses, ces plaintes « n’auront pas, individuellement ou dans leur ensemble, d’effet significatif sur la position financière de Wells Fargo », même si cela peut changer en cas « d’événements inattendus ».

Du côté de Bank of America, on a fait état de « nombreuses enquêtes officielles » menées au niveau des Etats et au niveau fédéral sur des procédures de saisie potentiellement irrégulières.

« Ces enquêtes et toute irrégularité qui pourrait être mise au jour dans nos procédures de saisies, ainsi que les mesures à prendre à la suite des enquêtes gouvenementales ou de nos procédures d’examen internes, pourraient avoir un impact négatif sur (…) nos résultats », a indiqué la banque de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est).

Bank of America estime que ses coûts judiciaires supplémentaires pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de dollars cette année, tous dossiers confondus, sauf imprévus.

Les Etats-Unis ont lancé une enquête sur les procédures de saisies immobilières d’une dizaine d’institutions financières américaines dont Wells Fargo, l’un des plus gros prêteurs immobiliers américains.

En octobre, Ally Bank, JPMorgan Chase et Bank of America avaient suspendu des dizaines de milliers de procédures après avoir découvert des irrégularités.

Des dizaines de procès sont en cours aux Etats-Unis contre plusieurs banques sur ces procédures de saisies.

De son côté Citigroup a indiqué qu’elle estimait à 4 milliards de dollars le coût maximal potentiel de divers contentieux juridiques en cours pour l’année 2011.

La banque new-yorkaise n’a pas évoqué de problèmes sur les saisies immobilières, mais une large gamme de conflits, qu’il s’agisse de la vente d’EMI au fonds britannique Terra Firma en 2007, ou du scandale Parmalat, entre autres.

La banque est également visée par des procédures en nom collectif potentiellement très coûteuses liées à l’accumulation d’actifs toxiques, principalement des portefeuille de prêts hypothécaires « subprime », entre 2004 et 2009

Début des difficultés pour la Grèce et l’Irlande

AFP le 26/02/2011 à 12:43

Le FMI sourd à la colère en Grèce et en Irlande :

Le Fonds monétaire international reste sourd à la colère des électeurs irlandais ou des manifestants grecs, et continue de prôner des recettes économiques inspirées par la réussite de l’Allemagne comme la rigueur salariale, au nom de la stabilité du système financier.

La semaine a été marquée en Grèce par une grève générale et de violents heurts entre police et manifestants mercredi, et en Irlande par le vote sanction contre le gouvernement sortant vendredi.

Pour autant le FMI n’en démord pas: ces deux pays doivent suivre le programme économique d’austérité qui accompagne des prêts de 30 milliards et 22,5 milliards d’euros respectivement.

Vendredi, dans un entretien avec le magazine interne du FMI, le nouveau directeur du département Europe de l’institution, Antonio Borges, a loué l’exemple de l’Allemagne.

Il a rappelé la voie tracée: « un effort extraordinaire pour restaurer leur compétitivité », « la consolidation des finances publiques » et « renforcer le système financier, en particulier le système bancaire ».

Le FMI désigne concrètement par ces termes l’arrêt de la progression des salaires, la réduction des dépenses de l’Etat, et la priorité au redressement des comptes des banques européennes sans demander de sacrifices à leurs créanciers.

Ces mêmes banques ont pourtant encouragé Grecs et Irlandais à s’endetter au-delà de leurs moyens, a reconnu M. Borges. « Un niveau élevé de dépenses a été financé par le biais d’emprunts à l’étranger, qui a bénéficié à certaines entreprises locales, mais ce n’était pas viable », a-t-il souligné.

Les performances passées de pays comme le Tigre celtique sont « presque une illusion de croissance économique », a-t-il jugé.

M. Borges est bien placé pour parler de ces prêts de banques étrangères à des pays comme la Grèce, qui n’arrive pas aujourd’hui à faire repartir l’activité, ou l’Irlande, qui paie les colossales erreurs des banques irlandaises dans la spéculation immobilière: de 2000 à 2008, ce Portugais était l’un des cadres dirigeants de la filiale londonienne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs.

En 2001, Goldman Sachs avait discrètement conclu avec la Grèce un accord qui allait faire scandale neuf ans plus tard.

Sous le couvert d’une transaction de produits dérivés de devises, Athènes avait reçu des liquidités immédiatement en cédant des recettes budgétaires futures. Le montage avait opportunément réduit la dette publique de la Grèce juste au moment où elle rejoignait la zone euro.

Rien n’indique que M. Borges ait participé à cette transaction, qui était conforme aux règles comptables européennes. Interrogé sur le parcours de M. Borges, un porte-parole du FMI a répondu qu’il était « publiquement connu qu’il avait passé huit ans chez Goldman Sachs ».

Le dirigeant du FMI Europe fut aussi le collègue pendant huit ans, chez Goldman Sachs International, de l’homme d’affaires et homme politique irlandais Peter Sutherland, proche du Fine Gael.

Ce parti a remporté les élections législatives de vendredi – mais sans réunir la majorité absolue selon un sondage sorti des urnes diffusé samedi par la radio-télévision publique RTE -, écrasant le parti au pouvoir Fiana Fail, sanctionné pour n’avoir pas vu venir la bulle immobilière irlandaise.

En octobre, un blog britannique révélait que Goldman Sachs faisait partie des créanciers d’une des banques nationalisées par l’Irlande, Allied Irish Banks.

Le parti catholique Sinn Féin, majoritaire chez les électeurs nord-irlandais mais minoritaire en République d’Irlande, avait alors dénoncé la campagne de M. Sutherland auprès de la classe politique à Dublin pour protéger les intérêts des créanciers des banques irlandaises.

« Il a conseillé le gouvernement, d’une manière totalement désintéressée bien sûr, sur la façon de gérer la crise », ironisait ce parti ouvertement hostile au FMI.

Nouvelle baisse à prévoir de la note du Japon?

(NEWSManagers.com) – L’agence de notation financière Moody’s a abaissé le 22 février la perspective de la note du Japon de  » stable » à  » négative » à cause de l’incapacité des autorités à réduire le déficit budgétaire et la dette colossale du pays. L’agence pourrait donc bientôt diminuer cette note attribuée à la dette à long terme du pays, fixée aujourd’hui à Aa2.

Moody’ s estime que les politiques économiques et budgétaires menées à Tokyo  » pourraient ne pas suffire pour atteindre l’objectif de réduction du déficit fixé par le gouvernement ni pour contenir l’augmentation inexorable de la dette » . Le Japon est endetté à hauteur de quelque 200% de son produit intérieur brut, la proportion la plus élevée parmi les pays développés.

Baisse du PIB britannique au 4è trimestre

(CercleFinance.com) – Le PIB du Royaume Uni s’est contracté de 0,6% au dernier trimestre 2010 en rythme séquentiel, révisé d’une baisse de 0,5% en estimation préliminaire de l’ONS, après une hausse de 0,7% au troisième trimestre.

Il s’agit là de la première baisse depuis le troisième trimestre 2009, mais elle est essentiellement liée à l’impact négatif d’une météorologie particulièrement défavorable au cours de la période.

La consommation des ménages s’est contractée de 0,1% et la FBCF a chuté de 2,5%, alors que la consommation des administration a augmenté de 0,7%. Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance, avec un creusement du déficit commercial du fait d’une progression des importations plus rapide que celle des exportations.