Accueil » Archives pour Éric Verhaeghe

Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

La note de Chypre abaissée

AFP le 24/02/2011 à 18:48

Moody’s s’inquiète de la compétitivité de Chypre, abaisse sa note de 2 crans :

L’agence de notation Moody’s Investors Service a abaissé jeudi de deux crans la note de Chypre, un pays de la zone euro, dont elle relève la dégradation « structurelle » des finances publiques, l’exposition du secteur bancaire à la Grèce et le manque de compétitivité de l’économie.

L’île méditerranéenne, qui bénéficiait jusqu’ici d’un « Aa3 » (la quatrième meilleure note possible dans la classification de Moody’s), est désormais notée « A2 », selon un communiqué diffusé par l’agence.

A propos de la baisse du chômage: retour aux statistiques

Si vous voulez tout savoir sur la baisse du chômage, vous pouvez vous rendre sur:

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-14.pdf

Pour mémoire, les grands éléments chiffrés sont:

4.303.700 personnes, fin janvier 2011, étaient inscrites à Pôle Emploi ET devaient « faire des actes positifs de recherche d’emploi « , en France, y compris les DOM (le chiffre était de 4.298.700 en décembre 2010 – soit une dégradation du nombre d’inscrits).

Parmi elles, 2.703.200 étaient sans emploi. C’est ce chiffre qui a baissé de 19.300 en un moins, soit 0,7% (la fameuse catégorie A), pour la seule France métropolitaine.

En revanche, on notera avec intérêt que (page 10 du document) les entrées et les sorties à Pôle Emploi donnent un autre visage de la situation.

En janvier 2011, 517.600 personnes se sont inscrites à Pôle Emploi pour la France métropolitaine, contre 510.500 en décembre 2010. Si l’on ajoute les DOM, le chiffre passe de 479.200 personnes en décembre 2010 à 558.800 personnes en janvier 2011. Soit une augmentation de 16%… Ce chiffre est inexpliqué par les statistiques, sauf par la ligne « Autres cas » d’entrées qui reste très floue, comme le fait justement remarquer Marc Landré ce matin dans son blog (http://blog.lefigaro.fr/social/).

Dans le même temps, 512.000 personnes ont quitté Pôle Emploi en janvier 2011, contre seulement 481.800 personnes en décembre 2010, soit une amélioration de 6,3%. C’est le vrai bon chiffre du chômage. Mais il s’explique essentiellement de deux façons:

– effectivement, 106.000 personnes ont retrouvé un emploi en janvier 2011 contre seulement 92.000 en décembre 2010 (soit une différence de 14.000 personnes);

– mais « les cessations d’inscription pour défaut d’actualisation (qui) correspondent aux cas où le demandeur d’emploi n’a pas actualisé sa déclaration de situation mensuelle » sont passées de 193.000 en décembre 2010 à 208.000 en janvier 2011. Soit un engloutissement statistique de 15.000 personnes, qui n’est pas une bonne nouvelle pour l’emploi.

Dans tous les cas, gardons à l’esprit que sur 512.000 sorties de Pôle Emploi en janvier 2011, seules 106.000 correspondent à un retour à l’emploi.


Révolution: la Chine bientôt touchée?

Associated Press le 23/02/2011 à 20:02

Arrestations en Chine pour empêcher la mobilisation pour la démocratie :

Des internautes chinois qui avaient diffusé un appel à la manifestation ont été arrêtés et accusés de subversion par les autorités qui tentent d’étouffer toute mobilisation en faveur de la démocratie en Chine sur le modèle de ce qui se passe au Maghreb et au Moyen-Orient, ont affirmé des activistes mercredi.

Bien qu’une poignée de personnes seulement aient répondu à l’appel à manifester lancé dans 13 villes de Chine le week-end dernier, et que les autorités aient saisi cette occasion de faire une démonstration de force, les organisateurs restés anonymes ont renouvelé leur appel à des rassemblements pacifiques dans les parcs ou près des monuments tous les dimanches à 14h. Ceux qui craignent d’être arrêtés peuvent se contenter d’une « promenade » aux lieux et heure dits, est-il précisé.

Même au Brésil, Michèle Alliot-Marie raconte ses salades

Pendant que Christine Lagarde et Laurent Wauquiez arpentaient la Tunisie pour réparer les dégâts causés par notre divine ministre des Affaires Etrangères, Michèle Alliot-Marie, expédiée prudemment au Brésil, ne s’est pas privée de faire entendre sa petite musique dans une interview à l’Estado. En voici les perles, publiées sur: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/ministre-etat-les-ministres_818/michele-alliot-marie_20431/presse-media_20436/interview-michele-alliot-marie-dans-quotidien-bresilien-estado-sao-paulo-20.02.11_90015.html

« Question: La France a toujours entretenu d’excellentes relations avec Ben Ali et Moubarak ; une partie des armes utilisée contre les manifestations démocratiques, par exemple, était d’origine française. Est-ce que vous regrettez d’avoir donné ce soutien ?

Réponse: Aucun matériel de maintien de l’ordre n’a été fourni aux autorités tunisiennes durant la « révolution du jasmin ».

Plus largement, il me paraît essentiel de rappeler les principes de notre politique étrangère, qui consistent à ne pas vouloir décider à la place des peuples, mais à les soutenir et à les encourager. Comment peut-on dire que la France n’a pas aidé les défenseurs des droits de l’Homme tunisiens, alors qu’elle a accueilli et protégé la quasi-totalité de l’opposition démocratique tunisienne, ce qui nous a d’ailleurs été régulièrement reproché par les autorités tunisiennes d’alors ?

J’ai moi-même publiquement déploré les violences et condamné l’usage disproportionné de la force dans la répression des manifestations. Et je n’ai pas attendu le départ de M. Ben Ali pour le faire.

Où que ce soit, les peuples doivent pouvoir manifester pour leurs droits, leurs idées et leurs aspirations à davantage de libertés et de démocratie en toute sécurité. C’est le message que notre pays a exprimé lors des évènements en Tunisie et en Égypte en condamnant la répression et les violences.

Question: La démocratie dans le monde arabe est-elle inévitable – et désirable ?

S’il y a une constante dans la politique de la France, c’est sa volonté de parler à tous les peuples du monde et de nouer avec eux des liens fraternels. L’avènement de la démocratie est essentiel, dans le monde arabe comme partout ailleurs. Il est naturellement souhaitable que ces transitions se fassent rapidement et sans violence. Nous soutenons les attentes légitimes des peuples arabes à la démocratie et au respect des droits de l’Homme tout en affirmant qu’il appartient à ces peuples eux-mêmes d’en définir les voies et les moyens. »

Il n’y a plus qu’au Brésil, qu’elle peut tenir des propos de ce genre sans faire pouffer la salle.

Le chaos libyen et la crise pétrolière

AFP le 23/02/2011 à 15:47

Les ports et terminaux fermés en Libye, exportations de pétrole bloquées :

L’ensemble des ports et terminaux étaient paralysés mercredi en Libye, selon l’armateur français CMA-CGM, ce qui signifie le blocage de toutes les exportations d’hydrocarbures du pays, en proie à une révolte sanglante contre le régime de Mouammar Kadhafi.

« En raison d’une insurrection générale dans certaines villes libyennes depuis la semaine dernière, tous les ports et terminaux sont temporairement fermés », a annoncé sur son site internet CMA-CGM, compagnie maritime basée à Marseille.

Le seul autre débouché pour les exportations de pétrole ou de gaz libyen est le gazoduc Greenstream, qui relie la Libye à l’Italie. Mais les livraisons par ce gazoduc sont interrompues depuis mardi, selon le groupe pétrolier et gazier italien Eni.

Le groupe pétrolier français Total a annoncé mercredi avoir commencé à suspendre une partie de sa production en Libye, comme l’ont déjà fait avant lui Eni et le groupe espagnol Repsol.

Le groupe, qui avait décidé lundi le rapatriement de « la majeure partie » de ses expatriés, a indiqué que « le retour des familles de la majeure partie des expatriés est bien avancée », sans fournir le nombre de personnes concernées.

La production de Total en Libye s’est établie en 2010 à 55.000 barils équivalent pétrole par jour (l’ensemble des hydrocarbures dans leur équivalent en barils), soit 2,3% de la production totale du groupe.

La dette irlandaise, prochaine pomme de discorde de l’Union?

AFP le 22/02/2011 à 17:44

Les Européens restent fermes sur le plan d’aide irlandais :

Les Européens n’entendent pas faire de cadeau à l’Irlande sur son plan de sauvetage après les élections de vendredi et pourraient exiger des contreparties à une éventuelle baisse du taux d’intérêt des prêts octroyés à Dublin, notamment dans le domaine fiscal.

« Il est essentiel de respecter le plan (…), particulièrement pour 2011 », a prévenu récemment le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn, mais « concernant les années ultérieures, il y a plus de marge de manoeuvre » pour des aménagements.

Il pourrait s’agir notamment de modulations mineures dans la mise en place des mesures d’austérité prévues en échange des prêts de 85 milliards d’euros, sans changer néanmoins la date butoir de 2015 fixée par l’Union européenne pour ramener le déficit irlandais sous la limite autorisée de 3% du PIB.

Le Labour irlandais (gauche), qui veut repousser l’échéance à 2016, a peu de chance d’être entendu.

La Commission européenne s’est en revanche montrée ouverte concernant une baisse du taux d’intérêt exigé pour le prêt à l’Irlande, actuellement de 5,8% en moyenne.

Les Irlandais le jugent « punitif ». C’est l’une des principales exigences d’Enda Kenny, chef de file du parti d’opposition Fine Gael (centre) et favori des sondages pour devenir Premier ministre à l’issue des élections législatives.

« L’Irlande veut payer sa part, et elle le fait déjà, mais nous estimons que nous avons besoin d’aide quant au poids que représentent le taux d’intérêt et le coût de la restructuration des banques », a-t-il dit lundi.

Au niveau européen, cette question est débattue dans le cadre de tractations plus vastes visant à doter la zone euro d’un Fonds de secours financier renforcé pour faire face à de nouvelles crises de la dette, avec en contrepartie un durcissement de la discipline commune en matière budgétaire et de réformes. L’objectif est d’obtenir un accord d’ici à fin mars.

C’est « un sujet en débat », a reconnu le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.

Dans le contexte de la réforme du Fonds de soutien, « la Commission est d’avis que nous devons examiner la politique de taux d’intérêt, à cause de la réalité (du problème) de soutenabilité de la dette », a renchéri M. Rehn.

La Grèce, qui espère un allongement de la période de remboursement de son propre prêt, est aussi concernée.

En l’état toutefois, « il n’y a pas d’accord pour baisser les taux irlandais », souligne une source diplomatique européenne, pour qui il ne faut pas non plus aboutir à « récompenser l’absence de vertu » budgétaire.

De plus, certains pays, France et Allemagne en tête, pourraient exiger des contreparties de Dublin dans le domaine hyper-sensible de la fiscalité.

Le taux de l’impôt irlandais sur les bénéfices des entreprises, à seulement, 12,5%, est depuis longtemps dans le collimateur de plusieurs pays européens qui le considèrent comme du dumping fiscal et un encouragement aux délocalisation de leurs sociétés dans l’île.

Paris avait déjà fait pression sur Dublin au moment de l’adoption du plan d’aide l’an dernier. L’Irlande s’y était alors catégoriquement opposée.

Mais le sujet pourrait rebondir. Paris et Berlin militent à présent en faveur d’un « pacte » pour mieux coordonner les politiques économiques nationales et renforcer la compétitivité européenne.

Dans ce cadre, les deux pays ont évoqué la nécessité d’améliorer la convergence fiscale. Et la France s’est dite favorable à l’instauration d’un « taux minimal d’imposition sur les sociétés » dans la zone euro, ou à défaut à une harmonisation de l’assiette pour cet impôt dans l’UE. Sur ce dernier point, Bruxelles compte bientôt faire des propositions.

La Russie met son grain de sel dans la flambée des prix alimentaires

AFP le 22/02/2011 à 17:25

La Russie envisage de prolonger l’embargo sur les exportations de céréales :

La Russie envisage de prolonger après le 1er juillet l’embargo sur les exportations de céréales qu’elle a décrété l’été dernier et qui a favorisé la flambée des cours du blé, a indiqué mardi le premier vice-Premier ministre russe, Viktor Zoubkov.

« La possibilité de prolonger l’embargo sur les exportations de céréales après le 1er juillet a été examinée au cours de la réunion avec le chef du gouvernement », a déclaré M. Zoubkov, cité par l’agence Interfax.

Il n’a pas dit si une décision avait déjà été prise.

En raison d’une sécheresse et d’une canicule sans précédent durant l’été 2010, la Russie a décrété en août un embargo sur les exportations de céréales, ses récoltes s’étant abaissées à environ 60 millions de tonnes contre 95 millions de tonnes prévues initialement.

L’embargo, décrété jusqu’en décembre 2010, a ensuite été prolongé jusqu’à l’été 2011.

Ce dernier a favorisé la flambée des cours du blé, dont la Russie est l’un des premiers exportateurs mondiaux.

Fin janvier, M. Zoubkov avait indiqué que la Russie tablait sur une récolte de céréales en nette hausse pour 2011, à au moins 80 millions de tonnes.

Pierre Lellouche exprime sa (savoureuse) vision du commerce international

Je ne résiste pas au plaisir (malicieux) de vous livrer un florilège du discours fleuve prononcé par Pierre Lellouche aux rencontres internationales de l’export, le 10 février dernier. Un grand moment de rigolade dans un monde morose…

Le discours commence par: « vous qui êtes les acteurs de l’Equipe de France de l’export, je vous souhaite une excellente année… du Lapin ! Que le Lapin nous aide à faire de 2011 une année réussie sur le plan du commerce extérieur ! »

Ensuite: « regardons ensemble, si vous le permettez, le champ de bataille de cette guerre économique, que l’on appelle pudiquement la mondialisation. »

A propos de la Chine: « pour avoir consacré l’essentiel de ma vie professionnelle à la géopolitique et à la politique internationale, permettez moi de vous dire ceci : jamais, en temps de paix, le monde n’aura assisté à un tel basculement de richesses et de puissance, en une aussi brève période de temps, d’une partie de la planète à l’autre. » (on comprend bien qu’il fallait des décennies d’études géopolitiques pour dresser ce constat).

Concernant la France maintenant: « La solution de facilité consisterait à insister sur les bonnes nouvelles. Oui, nous sommes encore la 5ème puissance exportatrice mondiale, la 2ème en Europe. (…) Mais vous permettrez à quelqu’un qui est d’abord un élu de terrain, et un élu de tradition gaulliste, de regarder la réalité en face, précisément pour préparer l’avenir. » (jolie définition du gaullisme).

Et là, commence le festival: « L’avenir nous oblige à nous comparer avec ce qui est comparable quand on est Français, c’est-à-dire nos partenaires de l’OCDE, en premier lieu nos amis allemands. »

Notre bon ministre embraye alors sur le traditionnel discours, totalement idéologique du: l’Allemagne, c’est vachement mieux que la France, émaillé de quelques formules d’un gaullisme tout lellouchien: « Un tel déséquilibre est, je vous le dis tout net, préoccupant : il ne saurait perdurer sans dommage politique, j’entends, sans influer à terme sur le rapport de forces dans ce que j’appellerai la cabine de pilotage de l’Europe.« , suivi d’une autre phrase légendaire: « c’est par un discours de vérité, par un constat lucide de la réalité que j’entends appréhender ma mission« . (ouf! on avait peur qu’il mente).

La pensée lellouchienne entame alors un morceau de bravoure inconnu depuis Victor Hugo. Car notre bon ministre veut nous faire partager deux convictions.

D’abord, « ce qui se joue à l’export en ce début de 21ème siècle« , c’est l’emploi et « Au-delà la stabilité de notre modèle économique et social auquel nous sommes tant attachés. Ce qui se joue aussi, c’est la sauvegarde de notre indépendance nationale. » On a tous compris que notre déficit commercial, c’était pas bien pour cet objectif-là. Et, du coup, une louche de gaullisme version grand-père: « Si on est comme moi attaché à la grandeur de la France, à la qualité de son mode de vie, à son indépendance, alors il faut que la remise en ordre de notre appareil de production, de notre industrie, de notre agriculture, de nos exportations, soit considérée comme une priorité nationale. » (ça fait au moins un programme de président de la République, ça!)

Ensuite, on bascule dans une autre conviction, à mon avis seulement avouable sous substance illicite: « Ma deuxième conviction, c’est que précisément, la France peut avoir un tout autre destin. Elle n’est pas condamnée à accumuler les déficits et à devenir, comme l’a imaginé Michel Houellebecq dans son dernier roman, le terrain de jeu et de repos d’ingénieurs et d’ouvriers chinois fatigués qui viendraient profiter de nos restaurants et de nos monuments historiques. » Les Chinois fatigués apprécieront.

Dans la série, j’enfonce les portes ouvertes, ça continue: « Le Président de la République l’a souhaité dans ses vœux : 2011 sera une année utile. » Et évidemment, Pierre Lellouche compte bien obéir à son Président favori. S’ensuivent des considérations sur le commerce international où l’on comprend que le libre-échange, c’est bien mais il faudrait quand même s’assurer « que la politique commerciale européenne devienne plus protectrice des intérêts industriels européens. »

Fort de ces affirmations, notre ministre nous explique quelles seront ses priorités.

« D’abord, contribuer à remettre de l’ordre » dans cette concurrence effrénée à laquelle se livrent les industriels français dans les exportations. Et là encore, la pensée lellouchienne atteint des sommets: « l’équipe de France des grands contrats ne sera victorieuse que s’il existe une équipe de France unie dans chaque grande filière, ce qui ne veut pas dire qu’il ne doit exister qu’une seule grande entreprise par filière, bien sûr !« .

Deuxième priorité: encadrer au niveau mondial les règles du crédit export.

Troisième priorité: se transformer en VRP de l’industrie française. « Vous le savez, le Président de la République est le premier vendeur de France. Mon rôle tel que je le conçois à ses côtés est d’être à votre disposition. Pour être le plus efficace possible, j’ai demandé à chacun des grands patrons de me communiquer très précisément la liste de leurs prospects et des dates importantes en 2011, en fonction desquels j’ai commencé à bâtir mon agenda de déplacements sur l’année. » Maintenant, on saura où partent nos impôts.

Ensuite, le rédacteur du discours s’est emmêlé les pinceaux, car il poursuit: « j’en viens enfin à mon troisième axe prioritaire » (on croyait qu’il était déjà passé celui-là), à savoir l’internationalisation des PME. Avec un deuxième service sur: l’Allemagne, c’est vachement mieux que la France, dont le traditionnel mensonge officiel: « La réalité, pour l’avoir vérifié dans toutes les études statistiques, c’est que les coûts salariaux horaires sont supérieurs en France par rapport à l’Allemagne, dans l’industrie et les services. »

Dans cet esprit, Lellouche nous fait plein de promesses sur la coordination des services de l’Etat, et de l’ensemble des services publics qui apportent leur pierre à l’exportation. Et, audacieux, il termine: « Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous à tous au début de l’automne, pour un point d’étape complet sur la mise en œuvre de ce plan. »

Rendez-vous pris.