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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Manoeuvres de l’Allemagne pour pousser le Portugal à demander de l’aide

LISBONNE (Reuters) – L’Allemagne fait pression sur le Portugal pour qu’il demande une aide internationale immédiatement, avant que ne soit modifiés les termes du fonds de sauvetage européen lors d’un sommet en mars, rapporte jeudi le Jornal de Negocios sans citer de sources.

En fin d’année dernière, Berlin avait déjà été accusé de pousser le Portugal à réclamer une aide, mais avait vigoureusement nié ces accusations.

Selon le journal, l’Allemagne est à l’origine du report de la décision visant à renforcer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et a « fait pression sur le gouvernement portugais pour qu’il réclame une aide maintenant ».

Le coût de l’emprunt est de plus en plus élevé pour le Portugal, alors que les investisseurs s’inquiètent de l’état des finances publiques du pays. Les analystes estiment que le Portugal est le pays européen le plus susceptible d’avoir recours à un sauvetage, à l’instar de la Grèce et de l’Irlande.

Le rendement de l’emprunt portugais à cinq ans a grimpé à 7,126% après cette information, soit son plus haut niveau depuis la création de l’euro.

De son côté, le ministre de la Présidence Pedro Silva Pereira a dit jeudi que le Portugal faisait des efforts pour réduire son déficit mais que tout report de la mise en place d’une réponse globale au problème de la dette de la zone euro affecterait la monnaie unique et tous les membres de la zone.

« Tout retard apporté à une réponse européenne effective pour faire face à la situation (les turbulences sur les marchés de la dette) fait du tort à tous les pays et à l’euro lui-même », a-t-il déclaré à des journalistes après le conseil des ministres. « C’est pourquoi notre message est que le Portugal fait son travail. L’Europe doit aussi faire sa part », a-t-il ajouté.

Encore un signe inquiétant sur l’économie US

AOF le 17/02/2011 à 14:39

USA : inflation de 0,4% en janvier

(AOF) – Les prix à la consommation ont progressé de 0,4% en janvier après une hausse de 0,4% en décembre. Les économistes attendaient une hausse de 0,3%. L’indice des prix « core », c’est à dire hors énergie et alimentation, affiche comme en décembre une hausse de 0,2%, contre un consensus de +0,1%.

La Cour des Comptes bat en brèche les promesses gouvernementales sur les déficits publics

Associated Press le 17/02/2011 à 13:12

La France ne réduit pas assez ses dépenses, juge la Cour des comptes :

Les dépenses publiques ont trop augmenté en 2010 pour réduire le déficit structurel, qui a au contraire été « aggravé » par des baisses d’impôts, juge la Cour des comptes dans son rapport annuel publié jeudi. Selon elle, « d’amples réformes » sont nécessaires pour que soient respectés les objectifs que le gouvernement s’est lui-même fixés.

La Cour des comptes préconise notamment de geler le salaire des fonctionnaires jusqu’à la fin de l’année 2013. Le gouvernement a déjà annoncé un gel de la valeur du point de la fonction publique pour 2011; la Cour prône cette mesure pour trois années de suite.

Si l’on exclut les effets de la crise et le coût du plan de relance, les dépenses publiques ont crû de 1,4% en 2010. C’est moins que la moyenne des dix années précédentes (+2,3%), mais c’est toujours trop par rapport à l’objectif de la loi de programmation de 2009 (+1%), selon le rapport.

Les recettes fiscales ont baissé de 9 milliards d’euros en 2010, observe la Cour des comptes. Elle chiffre la suppression de la taxe professionnelle à 4,7 milliards et la baisse de la TVA dans la restauration à 3,1 milliards.

Hors plan de relance, le déficit structurel est passé de 5% du PIB en 2009 à 5,5% en 2010, selon les estimations de la Cour. Et ce alors même qu’il « aurait dû au moins être stabilisé en 2010 ». D’après le rapport, « le redressement des finances publiques est ainsi devenu plus difficile ».

Pour les années 2011 à 2014, la loi de programmation de décembre 2010 fixe des objectifs de préservation des recettes et de maîtrise des dépenses qui sont « plus ambitieux, mais restent insuffisants ».

Le gouvernement prévoit en 2011 une hausse des dépenses publiques de 1,4% en volume. Cela « suppose des économies sur les dépenses primaires de l’ordre de 13 milliards d’euros », calcule la Cour. « Or, les mesures identifiées représentent une économie d’environ 5 milliards d’euros ».

Ces économies s’élèvent à 1,5 milliard d’euros sur la valeur du point de la fonction publique, 100 millions au titre de la réduction des effectifs de l’Etat, 1,5 milliard sur ses dépenses d’intervention, un milliard sur les prestations de retraite et 2,4 milliards sur les dépenses d’assurance maladie, soit un total de 6,5 milliards dont il faut déduire la hausse des investissements d’avenir (1,5 milliard d’euros).

Même si les dépenses ne croissent que de 1,4% en 2011, cela restera supérieur à l’objectif de 0,8% voté pour 2011-2014. Et ce niveau demeurera trop élevé pour réduire le déficit structurel, prévient la Cour.

Selon elle, seules les hausses des prélèvements obligatoires contribueraient à réduire le déficit. Elles représentent 10 milliards d’euros en 2011, 7,5 milliards pour les seules mesures pérennes. C’est « loin des 20 milliards d’euros recommandés par la Cour pour arrêter suffisamment vite la croissance de la dette publique », souligne le rapport.

La loi de programmation prévoit que le déficit public passera de 6% du PIB en 2011 à 3% en 2013, rappelle également la Cour, qui prévient que « cet objectif ne peut pas être atteint sans nouvelles mesures de redressement ». De telles mesures doivent être prises « rapidement » pour « assurer la confiance des acteurs économiques dans la capacité de la France à rétablir l’équilibre de ses comptes ». AP

La zone euro à l’équilibre de sa balance commerciale

Contrairement aux grands fantasmes sur la compétitivité de la zone euro, et sur son prétendu déclin, voici quelques informations utiles sur la réalité.

(AFP – 17/02/2011) « Le déficit de la balance des comptes courants en zone euro s’est élevé à 56,4 milliards d’euros en 2010, contre 51,4 milliards en 2009, selon des données provisoires publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE).

Cette hausse s’explique à la fois par un moindre excédent de la balance commerciale des biens (20,8 milliards d’euros contre 37 milliards en 2009) et un creusement du déficit des transferts courants (à 100,7 milliards contre 92,6 milliards en 2009), détaille la BCE.

La balance des comptes courants, ajustée des variations saisonnières, est la mesure la plus large des échanges entre la zone euro et l’extérieur, et elle fait fréquemment l’objet de révisions importantes.

Son déficit de 56,4 milliards d’euros en 2010 a représenté environ 0,6% du Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro, précise la BCE.

A titre de comparaison, les Etats-Unis ont fait part en décembre d’un déficit des comptes courants de plus de 127 milliards de dollars (environ 93 milliards d’euros) sur le seul troisième trimestre 2010, soit environ 3,5% du PIB du pays. »

Incorrigibles banques américaines

Cercle Finance le 17/02/2011 à 11:54

(CercleFinance.com) – Plusieurs grandes banques américaines pourraient faire l’objet de procédures formelles de sanctions de la part des autorités américaines, selon un article du Wall Street Journal qui cite une source proche du dossier.

Le journal financier rapporte que les régulateurs américains auraient trouvé de ‘sérieux dysfonctionnements’ dans les contrôles internes de ces groupes dans leurs activités de prêts hypothécaires, en particulier au sujet des collectes de paiements, des modifications de prêts et des saisies.

Parmi les banques concernées, figureraient notamment Bank of America, JP Morgan Chase et Wells Fargo, ainsi que onze autres établissements financiers mis sous surveillance depuis l’automne dernier.

Outre des amendes, les pénalités pourraient inclure des changements à imposer dans le fonctionnement de ces établissements, d’après la source du Wall Street Journal.

La hausse des prix alimentaires accroît la pauvreté

(AFP)

La hausse des prix alimentaires a fait passer entre juin et décembre 44 millions de personnes dans le monde sous le seuil de l’extrême pauvreté, a affirmé mardi la Banque mondiale.

L’institution a réalisé cette estimation grâce à des statistiques sur les revenus et dépenses des ménages réalisées dans les pays à revenus bas à moyens.

Le seuil de l’extême pauvreté est défini par des dépenses de 1,25 dollar par jour et par personne. D’après les dernières estimations en date de la Banque mondiale, 1,2 milliard de personnes dans le monde vivent sous ce seuil.

« Les prix de l’alimentation continuent à augmenter dans le monde. L’indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15% entre octobre 2010 et janvier 2011, et n’est que 3% en dessous de son pic de 2008 », a indiqué l’institution dans un communiqué.

« Les six derniers mois ont vu des hausses marquées des cours mondiaux du blé, du maïs, du sucre et des huiles alimentaires, et une hausse relativement moins forte de ceux du riz », a-t-elle détaillé.