Accueil » Archives pour Éric Verhaeghe

Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Inflation en Chine, due au plan de relance

AFP le 15/02/2011 à 13:51

L’inflation toujours élevée en Chine, de nouvelles mesures attendues :

La Chine a annoncé mardi une hausse des prix à la consommation moins forte qu’attendu de 4,9% pour janvier, mais les analystes estiment que le gouvernement devra continuer à prendre des mesures pour endiguer une pression inflationniste qui reste forte.

L’inflation continue de toucher en priorité les prix alimentaires, qui ont progressé en janvier de 10,3% sur un an, ce qui la rend plus pénalisante pour les Chinois les plus modestes, qui dépensent une plus grande part de leurs revenus pour se nourrir.

La Chine, devenue officiellement lundi la deuxième économie mondiale devant le Japon, a affirmé que cette nouvelle ne devait pas faire oublier les déséquilibres dans son développement et notamment ses 150 millions de pauvres.

« Si l’on se réfère à la norme de l’ONU d’un dollar par jour et par personne, il y a encore 150 millions de personnes vivant en état de pauvreté » en Chine, a déclaré Ma Zhaoxu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une d’une conférence de presse régulière.

La hausse des prix à la consommation, principale jauge de l’inflation, avait atteint 5,1% en novembre et 4,6% en décembre. Sur l’ensemble de l’année 2010, elle s’élevait à 3,3%.

Alors que le nord de la Chine connaît une grave sécheresse qui menace la récolte de blé d’hiver, les prix des céréales ont grimpé de 15,1% et ceux des fruits frais ont explosé de 34,8%, a détaillé le Bureau national des statistiques (BNS).

Le BNS a précisé que le chiffre de janvier était « inférieur aux attentes du marché ». Les analystes cités la semaine dernière par l’agence Dow Jones s’attendaient à 5,4% de hausse des prix.L’inflation en Chine est alimentée par une très forte expansion des liquidités en circulation depuis le plan de relance destiné à contrer les effets de la crise financière internationale.

Ce plan s’était notamment traduit par un quasi-doublement des nouveaux prêts accordés par les banques en 2009.

Depuis le début de l’année, la banque centrale a relevé les taux de référence de 25 points de base, après deux relèvements identiques à l’automne, et procédé à une nouvelle hausse des taux de réserves obligatoires des banques, déjà rehaussées six fois en 2010.

Nouvelle hausse des taux pour les dettes souveraines

(AFP)

L’annonce par la zone euro d’un doublement de son futur fonds de soutien aux pays en difficulté n’a pas permis de calmer les tensions sur le marché obligataire et les taux des obligations des pays fragiles de la zone euro évoluaient mardi toujours à des niveaux très élevés.

A 13H00 (12H00 GMT), les taux portugais à 10 ans s’établissaient à 7,450% contre 7,300% lundi à la clôture. Quant aux taux irlandais, ils s’affichaient de nouveau au-dessus de 9% à 9,218% contre 8,948% la veille. De leur côté, les taux espagnols étaient stables à 5,431% contre 5,434% lundi soir.

EDF privatisée, EDF ruinée

EDF a annoncé mardi une chute de 73,9% de son bénéfice net en 2010, en raison de provisions exceptionnelles liées à la faiblesse des prix de l’énergie hors de France, mais le groupe public s’attend à un hausse de 4 à 6% de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) en 2011. (AFP)

Comme quoi… la privatisation n’engendre pas que des bénéfices…

La croissance ralentit en France

La croissance en France a été de 0,3% au dernier trimestre 2010 et de 1,5% sur l’ensemble de l’année, globalement conforme aux attentes même si le gouvernement avait un temps espéré une accélération, selon les chiffres publiés mardi par l’Insee.

La performance du quatrième trimestre de l’an dernier, qui égale celle du troisième, est en-deçà des prévisions de l’Institut national de la statistique, qui tablait sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, ou de la Banque de France, qui misait sur un bond de 0,6%.

(AFP)

Indomptable déficit américain

Barack Obama a présenté hier son projet de budget au Congrès. Voici ce qu’en dit l’AFP:

« Le président américain Barack Obama a proposé lundi de réduire légèrement les dépenses de l’Etat fédéral sur l’exercice 2012 pour réduire progressivement le déficit, en comptant sur une nette hausse des recettes fiscales.

Ces dépenses pour l’exercice qui courra d’octobre 2011 à septembre 2012, évaluées à 3.729 milliards de dollars, sont de 2% inférieures à celles de l’exercice actuel, qui devraient atteindre 3.819 milliards de dollars, selon le nouveau projet de loi de finances remis lundi au Congrès.

Le déficit serait ramené à 1.101 milliards de dollars, soit 7,0% du produit intérieur brut américain, contre un record de 1.645 milliards (10,9% du PIB) prévu désormais sur l’exercice 2011.

Ces chiffres sont fondés sur des prévisions économiques optimistes pour 2012, bien que la Maison Blanche ait abaissé ses prévisions de croissance pour 2011.

Selon le projet de budget, le PIB américain devrait croître de 2,7% en 2011 (contre 3,2% attendus jusque-là) et de 3,6% en 2012.

Avec le retour de la croissance, l’exécutif table sur une augmentation de 21% des recettes fiscales en 2012, à 2.627 milliards de dollars, estimant qu’elle lui permettra de réduire le déficit.

Le déficit budgétaire de l’Etat fédéral campe au sommet depuis plus de deux ans. Après avoir atteint un record à plus de 1.400 milliards de dollars pour l’exercice 2009 (10,0% du PIB), il est retombé un peu au-dessous de 1.300 milliards (8,9% du PIB) en 2010.

L’objectif du gouvernement est de réduire de moitié le déficit d’ici la fin du mandat de M. Obama en 2014, à 645 millions de dollars, soit 3,6% du PIB.

A 1.645 milliards, le chiffre du déficit pour l’exercice 2011 évoqué dans le budget de M. Obama est nettement supérieur aux dernières estimations du Bureau du budget du Congrès (CBO), qui l’évaluait le mois dernier encore à 1.480 milliards (9,8% du PIB).

La loi de programmation du budget en cours, qui s’achèvera fin septembre, n’a toujours pas été votée, faute d’accord au Congrès. »

Rappelons que pas mal d’analystes considèrent que les Etats-Unis ne sont pas à l’abri d’une crise de leur dette souveraine.

Alerte: l’Italie n’est pas parvenue à lever les fonds dont elle avait besoin

Les taux des pays de l’Union grimpent de façon constante depuis la fin 2010, signe que nous ne sommes pas loin d’une nouvelle crise de la dette en Europe.

Une dépêche AFP de ce jour note:

« A 18H00 (17H00 GMT), les taux portugais à 10 ans s’établissaient à 7,300% contre 7,175% vendredi à la clôture. Dans la matinée de jeudi, ils avaient atteint un plus haut historique en séance à 7,636%.

Dans leur sillage, les taux espagnols se tendaient à 5,434% contre 5,354% vendredi soir. Même tendance pour les taux irlandais qui étaient à 8,948% contre 8,892%. »

Plus grave: l’Italie n’est pas parvenue à lever les fonds à trente ans dont elle avait besoin.

Voici ce qu’en dit l’AFP: « la hausse des taux constatée lors de l’adjudication italienne a contribué à accroître les tensions. Le Trésor italien a émis 3,5 milliards d’euros de titres à échéance 2015, soit le maximum prévu, et 1,676 milliard d’euros de titres à échéance 2040, un montant proche du maximum prévu de 1,75 milliard. ».

Autrement dit, si l’émission à échéance 2015 a trouvé preneur, l’émission à 2040 n’a été couverte qu’à hauteur de 1,676 milliard au lieu de 1,75. Pas bon signe ça…

L’Union Européenne en perdition face à la crise

AFP le 14/02/2011 à 18:42

Zone euro : les Etats divergent sur les priorités pour prévenir les crises

Les ministres des Finances de la zone euro ont exprimé des divergences lundi sur le choix des priorités pour éviter de nouvelles crises, certains s’inquiétant de la lenteur à renforcer le Fonds de secours financier, alors que l’Allemagne exige des contreparties préalables.

Le plus important est « de faire en sorte que les 440 milliards d’euros (dont est théoriquement doté le Fonds de secours) puissent être utilisés et de donner au Fonds un peu plus de flexibilité pour opérer sur les marchés », a souligné le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, en marge d’une réunion avec ses homologues de la zone euro à Bruxelles.

A ses yeux, la remontée actuelle des taux d’intérêt des obligations des pays fragiles de l’Union monétaire s’explique « probablement » par le fait que « nous sommes trop lents pour prendre les décisions nécessaires ».

La pression des investisseurs se fait à nouveau sentir, après une période d’accalmie.

Les taux d’intérêt que doivent payer les pays les plus fragiles de la zone euro pour emprunter à échéance de dix ans ont recommencé à augmenter ces derniers jours: ils évoluaient à 11,45% environ pour la Grèce lundi, à 8,9% pour l’Irlande, à 7,25% pour le Portugal, à 5,4% pour l’Espagne et près de 4,8% pour l’Italie.

En cause: les investisseurs attendent toute une série de décisions prévues par les Européens pour le mois de mars visant à doter l’Union monétaire d’un dispositif anti-crise complet.

Ces derniers travaillent notamment à un renforcement du Fonds de soutien actuel de la zone euro, créé en mai 2010.

Il s’agit d’augmenter la capacité effective de prêt de ce Fonds, actuellement inférieure aux 440 milliards d’euros dont il est officiellement doté, afin de faire face à de nouvelles crises de la dette. Le mécanisme pourrait aussi se voir doter de nouveaux outils, comme la capacité à racheter de la dette publique.

Les Européens discutent en outre du futur Mécanisme de stabilité permanent de la zone euro, appelé à remplacer à partir de 2013 le Fonds temporaire actuel.

En parallèle, ils travaillent à un renforcement de leur discipline budgétaire commune, ainsi qu’à la coordination des politiques nationales et à un renforcement de leur compétitivité. L’Allemagne, soutenue par la France, en fait une condition pour accepter de continuer à payer pour les Etats en difficulté, dans le cadre du Fonds de secours.

« Il faut que ce soit un paquet global » comprenant tous les éléments, a souligné lundi le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble.

« Nous allons évoquer l’ensemble des questions relatives à la zone euro, à l’euro, à la stabilité, la croissance, la compétitivité, la convergence », lui a fait écho son homologue française, Christine Lagarde, avec l’objectif de parvenir à un résultat le 11 mars.

Les dirigeants de la zone euro se retrouveront ce jour là pour une réunion exceptionnelle consacrée à la proposition controversée franco-allemande de pacte de compétitivité européen.

Le projet franco-allemand fait toutefois grincer des dents plusieurs pays européens.

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, s’est montré dubitatif lundi. Il a demandé à voir « en quoi un tel pacte constitue une plus-value » par rapport à ce qui existe déjà.

Les rémunérations des grands patrons ont fortement augmenté en 2009

AFP le 14/02/2011 à 18:35

La rémunération des patrons du CAC 40 repartie à la hausse en 2009 :

La rémunération des présidents de conseils d’administration des entreprises du CAC 40 est repartie à la hausse en 2009 avec quelque 928.000 euros en moyenne contre un peu plus de 864.000 euros en 2008, année marquée par la crise, a indiqué lundi le cabinet Proxinvest.

Ils sont ainsi « les mieux payés d?Europe », souligne l’étude annuelle de ce cabinet qui déplore qu’en 2010 encore les grandes sociétés aient refusé de soumettre « au contrôle de l?assemblée les rémunérations des présidents non exécutifs ».

Leur rémunération annuelle avait atteint près de 1,27 million d’euros en 2007, rappelle Proxinvest.