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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Merkel plante Erdogan et récolte un carnage

Erdogan est-il le grand Manitou du terrorisme qui a frappé la France, et qui frappe maintenant l’Europe Occidentale? Il y a quelques mois, j’avais déjà évoqué cette hypothèse. L’attentat en cours à Munich permet une fois de plus de soulever la question.

Terrorisme: au tour de l’Allemagne

En quelques jours, l’Allemagne, qui a longtemps fait des mamours à Erdogan, se retrouve avec des attentats sur les bras.

Au lendemain de la tentative de coup d’Etat en Turquie, c’est un Afghan de 17 ans qui s’est attaqué à des passagers, dans un train, avec une hache (opération revendiquée par Daesh). Aujourd’hui, c’est la ville de Munich qui est transformée en champ de tir. Épargnée (curieusement) jusqu’ici par les attentats, l’Allemagne semble maintenant être une cible de premier ordre.

La veille, Merkel plante Erdogan

On ne nous en voudra pas de faire un parallèle avec une information incidente, mais qui corrobore une hypothèse tentante. Ce jeudi, Angela Merkel a plaidé pour une interruption des pourparlers d’adhésion de la Turquie dans l’Union.

Dans cet ordre d’idée, c’est le leader de la CSU, Horst Seehofer, qui s’est montré le plus virulent. La CSU est la branche bavaroise de la CDU, le parti de Merkel. Et la fusillade éclate en Bavière…

Des enchaînements troublants

En reprenant le cours totalement fou de l’histoire européenne depuis une semaine, c’est-à-dire depuis son extravagante accélération, les esprits raisonnables ne peuvent évidemment manquer de se poser quelques questions sur des « suites » étonnantes.

Le 13 juillet au matin, la consule de France à Istanbul annonçait la suppression des festivités du 14 juillet pour des « raisons de sécurité ».

Dans la foulée, les missions françaises en Turquie – ambassade de France à Ankara et consulat général – ont été fermées mercredi pour des raisons de sécurité, a annoncé l’ambassade de France.

L’annulation de la célébration de la fête nationale française dans les trois plus grandes villes de Turquie constitue une première, selon une source consulaire.

Le 13 juillet au soir, un attentat, dont on sait maintenant qu’il était prémédité de longue date, frappait Nice.

Le 14 juillet, une tentative de coup d’Etat avait lieu en Turquie. Erdogan n’a pas tardé à accuser des pays étrangers d’avoir fomenté cette opération. La France avait-elle fermé son ambassade en prévision de ce coup d’Etat? Erdogan était-il prévenu de sa préparation? Nul ne le sait encore.

Le 16 juillet, Jean-Marc Ayrault (qui est notre ministre des Affaires Étrangères) affirmait ouvertement ses doutes sur le soutien que la Turquie apportait à Daesh.

Erdogan a-t-il favorisé des arrivées massives de terroristes?

Rappelons en outre que, quelques jours avant ces événements funestes, une réunion a eu lieu à Moscou, notamment avec le Mossad, sur des infiltrations massives de terroristes armés par la frontière azérie et géorgienne. Une carte de la région montre que ces mouvements peuvent difficilement s’opérer sans que la Turquie ou l’Iran ne les soutiennent.

Erdogan

Il est évidemment trop tôt pour porter des affirmations implacables. Mais des indices concordants laissent en tout cas penser que le terrorisme que nous connaissons en Europe n’est non seulement pas étranger à la situation politique intérieure turque, mais même qu’il en constitue une forme d’exportation.

Les fonctionnaires gagnent 20% de plus que les salariés

L’INSEE vient de produire une étude sur le salaire des fonctionnaires qui mérite d’être lue attentivement pour en comprendre le sel. Elle révèle en effet que les titulaires de la fonction publique ont vu leur rémunération augmenter de 1,5% entre 2013 et 2014.

La fausse baisse des fonctionnaires

L’étude de l’INSEE tente une sorte d’enfumage en annonçant un chiffre largement repris par une partie de la presse: le salaire des fonctionnaires aurait baissé. En fait, ce chiffre concerne l’ensemble des agents publics, y compris les innombrables cargaisons de CDD qui alimentent chaque jour les flots de recrutement public.

Il est à noter que ces légions de précaires bénéficient de rémunérations qui sont globalement à la baisse et dissimulent la situation des fonctionnaires placés sous statut.

La vraie hausse des fonctionnaires titulaires

Si l’on analyse l’évolution de la rémunération des fonctionnaires titulaires, la réalité devient très différente. Voici les éléments donnés par l’INSEE:

fonctionnaires

Le tableau montre clairement que le salaire net moyen des fonctionnaires augmente en réalité de 1,6% (avec une inflation de 0,5%) pour atteindre 2.702€. La hausse est particulièrement forte en catégorie C, avec une pointe de 2,1%, qui accroît le différentiel entre salariés du privé et salariés du public à niveau hiérarchique équivalent.

La hausse est encore plus forte dans les établissements publics administratifs, ces « filiales » du service public, qui connaissent une hausse de 2%.

Alors que les salariés du privé en place chez le même employeur durant deux années consécutives gagnent en moyenne 2.330 euros nets par mois, cette rémunération grimpe donc à 2.702 euros nets, soit un différentiel de 472 euros mensuels. Soit un différentiel de 20%.

Ces petites nuances statistiques ne manqueront pas d’alimenter les polémiques à l’approche d’une année électorale où les fonctionnaires devraient faire l’objet de toutes les attentions de la part de la majorité parlementaire actuelle.

Comment Hollande carbonise Cazeneuve

On adore! C’est du travail de pro! Hollande, qui n’a jamais exercé la moindre responsabilité en France avec une réussite simplement minimal, excelle dans un et un seul art: celui de carboniser les lampistes pour garder les mains propres. Un art qui demande des pré-dispositions certaines, qu’il a parfaites à l’ENA puis au Parti Socialiste!

Hollande a mesuré la catastrophe de Nice

Pour Hollande, l’attentat de Nice constitue une bien méchante épine dans le pied. Pendant que son second couteau Cazeneuve expliquait avec la constance du professeur de catéchisme: « Il n’y a pas de faille dans notre dispositif, seuls les complotistes disent le contraire », François le bien coiffé était pris d’un doute. Et si les flics qui broutent la moquette de Cazeneuve avaient menti? Et si Estrosi avait raison? si les policiers nationaux avaient vraiment tiré au flanc à Nice ce soir-là?

Comme le révèle le Figaro, Hollande s’est fait envoyer dès samedi les images de la vidéosurveillance sur la Promenade des Anglais. Il sait, donc, ce qui s’est passé ce soir-là. En tout cas, il est l’un des mieux informés en France sur le sujet.

Hollande a-t-il demandé la destruction des images?

Comme l’indique encore le Figaro, la sous-direction anti-terroriste (SDAT) a demandé, dans la foulée de cette transmission, la destruction des épreuves. Une réquisition officielle a exigé des services de la ville de Nice une destruction des images tournées le 13 juillet par les caméras municipales.

Détruire des preuves? Il est très probable que la SDAT n’ait pas formulé cette demande sans une instruction écrite en très très haut lieu. Un scandale d’Etat commence.

Cazeneuve et Valls étaient-ils au courant de cette demande? Tout laisse à penser que non, car on voit mal pourquoi ils auraient maintenu un tir de barrage face à l’opposition avec aussi peu de munitions dans leur besace. Le plus vraisemblable est que Hollande, dès dimanche, ait compris que sa seule chance de survie face à l’ignoble incompétence de la préfectorale et de la police, était d’attirer les foudres de l’opinion sur Cazeneuve et Valls.

En douce, il a donc décidé de les laisser se débattre dans leurs sables mouvants.

Hollande fera-t-il payer les lampistes?

En tout cas, une explication est enfin donnée. On se demandait pourquoi un Cazeneuve, qui n’est pas énarque, pouvait afficher autant de morgue pour un bilan aussi nul. Et surtout, cette espèce de balai qu’il s’enfonce toujours bien droit avant de parler à la télévision, rien que pour égrener d’un ton docte des banalités affligeantes. Pourquoi avoir supporté tout cela pendant autant de temps?

Parce que, nous le savons maintenant, il était l’invité permanent du dîner de cons organisé par François Hollande.

Bernard Cazeneuve a désormais une mission officielle, la suprême, celle qui lui va d’ailleurs comme un gant: jouer le rôle de paratonnerre à fèces pour son Président adoré. C’est si bon, mon doux et bon maître!

Pourquoi la loi Travail est vraiment inconstitutionnelle

La loi Travail vient d’être adoptée en lecture définitive à l’Assemblée Nationale. Des sénateurs républicains se sont précipités pour invoquer l’inconstitutionnalité de ses dispositions relatives aux franchises, que j’avais déjà évoquées en leur temps. Ce faisant, et comme d’habitude a-t-on envie d’ajouter, la droite passe à côté de l’exercice.

Une loi fondée sur une inégalité de traitement

La particularité de la loi Travail consiste en effet à se fonder sur l’inégalité de traitement entre les entreprises de moins de 10 salariés et les autres. Encore cette distinction est-elle très schématique. En effet, la loi Travail distingue les entreprises qui ont la capacité de signer un accord (et de déroger à la loi) et celles qui sont obligées de suivre un accord de branche faute d’avoir la capacité de négocier elle-même.

Si l’on se souvient que, dans les meilleures, les 3 ou 4 millions d’entreprises françaises signent moins de 70.000 accords ou avenants, on mesure le caractère très illusoire de la loi phare du quinquennat.

Dans le lot des entreprises qui ne signent jamais d’accord, on trouve pêle-mêle les entreprises qui n’ont pas la taille critique pour négocier (les moins de 10 salariés), et les entreprises qui pourraient négocier mais qui n’ont pas de délégués pour le faire…

Un exemple frappant d’inégalité de traitement

Prenons au hasard la question du forfait-jour, qui constitue le moyen le plus commode de contourner les 35 heures pour les cadres. La loi Travail prévoit la possibilité d’y recourir sous la formulation suivante:

L. 3121-63. – Les forfaits annuels en heures ou en jours sur l’année sont mis en place par un accord collectif d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par une convention ou un accord de branche.

Autrement dit, tous ceux qui ne peuvent négocier un accord parce que la loi le leur interdit devront se contenter d’un accord de branche.

La loi Travail renforce le diktat des branches

Un peu plus loin, le fameux article 13 de la loi, devenu après passage au Sénat l’article 24, pose un principe qui dévoile la logique implicite de cette fausse inversion des normes:

« Art. L. 2232-5-1. – La branche a pour missions (…):

« 2° De définir, par la négociation, les thèmes sur lesquels les conventions et accords d’entreprise ne peuvent être moins favorables que les conventions et accords conclus au niveau de la branche, à l’exclusion des thèmes pour lesquels la loi prévoit la primauté de la convention ou de l’accord d’entreprise ;

« 3° De réguler la concurrence entre les entreprises relevant de son champ d’application.

Autrement dit, la branche est là pour « réguler la concurrence » et empêcher ou autoriser les entreprises de la branche à déroger à la loi. Il fallait bien que, tôt ou tard, la vérité profonde de la pensée corporatiste sur laquelle la branche est fondée apparaisse: il y a le marché, et il y a les branches qui le corrigent.

La branche, ou le pouvoir des forts sur les faibles

J’entends ici certains bons apôtres se réjouir de cette « régulation du marché », une vraie bouée de sauvetage dans un monde de brutes. Tout le problème est que, contrairement au fantasme répandu, la régulation des branches ne consiste pas à protéger les plus faibles contre la concurrence des plus forts, mais consiste plutôt à autoriser les plus forts à imposer des normes destructrices pour étouffer les plus faibles.

Il suffit de lire ce que la loi Travail dit des branches pour le comprendre:

« Les organisations d’employeurs constituées conformément à l’article L. 2131-2 affiliées ou adhérentes aux organisations d’employeurs reconnues représentatives dans la branche sont habilitées à négocier, dans le périmètre de la branche, des accords collectifs dont le champ d’application est régional, départemental ou local, et à demander l’extension de ces accords. »

Les accords de branche sont donc négociés par des organisations d’employeurs représentatives… et pas par les entreprises.

Qu’est-ce qu’une branche?

Incidemment, le silence de la loi Travail sur ce qu’est une branche pose un problème de fond. Les organisations d’employeurs obéissent en effet à une règle très simple: elles accordent une importance à leurs adhérents proportionnelle au montant de cotisations versées. Autrement dit, dans une organisation patronale, ce sont les grandes entreprises qui décident, et les petites obéissent d’autant plus qu’elles n’ont généralement pas les moyens de s’impliquer dans la vie quotidienne du mouvement.

C’est bien cela, une branche: un espace patronal où la loi du plus fort est une règle d’airain. C’est à cet espace-là que la loi « socialiste » du Travail vient de confier la douloureuse fonction de déroger ou non à la loi.

Une première inconstitutionnalité…

Autrement dit, la loi Travail comporte une première inconstitutionnalité: elle confie des missions d’ordre public à des organisations dont la définition est vaporeuse, voire inexistante. Personne ne sait ce qu’est une branche, et la loi s’emploie à tuer leur dimension affinitaire. Elle autorise en effet le ministre à fusionner des branches entre elles, histoire d’augmenter encore un peu plus la distance entre les petites entreprises et les négociateurs d’accords.

On voit mal en tout cas comment le Conseil Constitutionnel ne relèvera pas que le gouvernement est en plein défaut de compétence lorsqu’il ne précise quel doit être le fonctionnement normal d’une branche. On ne peut autoriser à déroger à la loi en se reportant à des organismes aussi opaques.

Une deuxième inconstitutionnalité…

En outre, rien n’explique que les grandes entreprises puissent déroger à la loi et interdire, par la mécanique des branches, aux petites entreprises de le faire. Rien n’explique que certaines entreprises aient la faculté de déroger, quand d’autres ne l’ont pas.

Pour réparer cette inconstitutionnalité, il suffisait de généraliser le mandatement à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Cette modalité aurait permis aux petites entreprises de pouvoir négocier autant que leurs grandes soeurs. Mais ce dispositif-là a complètement disparu de la loi.

La droite au-dessous de tout

On notera de façon malicieuse qu’aucun sénateur de droite n’a soulevé ces motifs simples et de bons sens. En dehors d’un lobbying très contestable en faveur des franchisés, on ne retrouve sous leur plume aucune préoccupation en faveur de nos petites entreprises, de nos start-ups, de nos petits commerçants.

Il faudra, en 2017, s’en souvenir.

Les entreprises sont soumises à 233 impôts!

Article écrit pour Décider & Entreprendre.

La Cour des Comptes s’est enfin intéressée à la fiscalité des entreprises et y consacre un volumineux rapport dont la lecture est précieuse. Ce rapport souligne la complexité et la lourdeur de la fiscalité qui pèse sur l’ensemble des entreprises françaises, parfois de façon absurde ou contraire à la rationalité économique.

233 impôts pour les entreprises

La Cour dresse un bilan tout à fait intéressant du nombre d’impôts, de taxes, de contributions, de prélèvements auxquelles les entreprises sont soumises. Voici un extrait significatif du rapport:

Comme le rapport l’indique, les entreprises acquittent annuellement près de 773 milliards d’euros de prélèvements de tous types, soit 36,1% du PIB. Les entreprises sont donc aujourd’hui, et de loin, les premières contributrices à la prospérité et au financement des politiques publiques. Pour ce faire, leur pression fiscale est répartie sur une masse complexe de prélèvements, dont l’assiette est très inégalement répartie.

8 prélèvements assurent 85% des recettes, et 96 prélèvements n’en assurent même pas 0,3%….

Les entreprises ont besoin d’une réforme fiscale

Le tableau produit par la Cour des Comptes permet de comprendre facilement les raisons pour lesquelles les entreprises ont urgemment besoin d’une réforme fiscale qui simplifie radicalement leur fonctionnement:

L’essentiel des prélèvements auxquels les entreprises sont soumises relèvent des organismes sociaux. Ceux-ci représentent 54,4% de la richesse prélevée chaque année sur l’appareil productif. Comme le souligne la Cour, ces dépenses sont de moins en moins liées à des prestations contributives (c’est-à-dire réservées aux seuls cotisants) et de plus en plus liées à des prestations universelles de solidarité.

Une fois de plus ces chiffres nourriront donc la polémique sur le coût excessif d’une sécurité sociale qui pèse lourdement sur le travail et la productivité, pour financer des missions qui relèveraient plutôt de l’impôt et de l’action de l’Etat.

On notera que les prélèvements opérés par l’Etat sont donc aujourd’hui minoritaires dans la contribution des entreprises à l’intérêt général.

Ces violences que l’attentat de Nice a dissimulées

L’attentat de Nice est évidemment gravissime. Mais il dissimule une réalité plus inquiétante: les violences individuelles ou urbaines gangrènent ce mois de juillet. Et le pire est sans doute à craindre.

Une maman et trois fillettes poignardées dans un club de vacances

Bien entendu, il ne faut pas trop en parler: Mohammed B. a poignardé une maman et ses trois petites filles dans un club de vacances ces Hautes Alpes. Voici le récit du procureur:

« Le mari et père des victimes affirme avoir croisé le suspect en train de quitter les lieux (…) après l’agression. Le suspect lui aurait alors déclaré: ‘Tu n’aurais pas dû faire ça devant ma femme’, tout en reproduisant le geste de se gratter au niveau de l’entrejambe par-dessus son short. »

« Le mari de la victime ne se souvient pas avoir eu un tel geste », a ajouté le procureur. Raphaël Ballet a par ailleurs estimé qu’il était « difficilement compréhensible qu’un tel geste puisse être à l’origine d’une agression aussi grave commise par une personne qui serait saine d’esprit ou dénuée de toute démarche idéologique ». (…)

« Les perquisitions et premières exploitations des documents et objets saisis » lors des perquisitions dans les Hautes-Alpes et les Yvelines « n’ont mis en évidence aucun phénomène de particulière radicalisation de type islamiste », selon le procureur. Le magistrat mentionne toutefois un « incident »: au cours de sa garde à vue, le suspect « s’est emporté, refusant qu’on lui prenne ses empreintes. Il a alors crié à trois reprises: ‘Allah akbar' ».

Toute ressemblance avec un attentat islamiste est évidemment à proscrire.

Violences urbaines à Evreux le 13 juillet

On n’en a parlé nulle part dans la presse nationale, mais la ville d’Evreux, dans l’Eure (dont Bruno Le Maire est le député) a connu une nuit de déchirement entre le 13 et le 14 juillet.

Vers 23h30, une bande s’en est pris à du mobilier urbain. Des poubelles et un abribus ont notamment été incendiés », indique la préfecture de l’Eure, contactée par Normandie-actu. « Une cinquantaine de policiers étaient mobilisés pour cette soirée traditionnellement sous surveillance. Vers 4h du matin, ils ont reçu le renfort d’une compagnie de CRS. La situation s’est calmée vers 4h30.

La préfecture précise par ailleurs que « sans banaliser ce qu’il s’est passé, ce n’est pas la première fois que nous assistons à ce genre de violences en marge des festivités du 14 juillet » et ajoute « condamner ces faits ».

On notera qu’Evreux, 50.000 habitants, avait mobilisé 50 policiers pour son feu d’artifice, quand Nice, qui compte 1 million d’habitants avec son agglomération, en comptait 64 pour le même événement. Cherchez l’erreur.

Violences urbaines à Lyon: tirs de mortier contre la police

Dans l’Est lyonnais, à Vaulx-en-Velin et à Vénissieux, des voitures ont brûlé dans la nuit du 13 au 14 juillet, « comme chaque année » indique la presse régionale. Mais une petite nouveauté s’est produite, tout à fait sympathique:

C’est le quartier Max-Barel qui a connu les plus fortes tensions. Dès 22 heures mercredi, des jeunes s’en sont pris à des véhicules, mais aussi aux forces de l’ordre. Un équipage de la police nationale en patrouille a notamment fait face à des tirs de mortier.

Des tirs de mortier dans les rues de l’agglomération lyonnaise contre des voitures de police… Ben voyons!

Les festivités ont d’ailleurs continué le lendemain dans les mêmes quartiers.

Un guet-apens à Besançon

Dans la nuit du 14 au 15 juillet, des contrôleurs de la compagnie de transport en commun de Besançon sont tombés dans un guet-apens, dans le quartier de Planoise. Leur voiture a été caillassée et un contrôleur a pris une pierre dans la visage, qui lui a cassé la mâchoire. Cet incident est intervenu dans une « vague de violences » qui a touché le quartier.

La CGT a demandé des mesures de sécurité…

Règlement de comptes en pleine rue à Tarbes

Le 16 juillet après-midi, des échanges de coups de feu ont eu lieu dans le village de Laubadère, en pleine rue. Ce village est près de Tarbes:

Une habitante du quartier raconte : «J’ai entendu trois coups de fusil. Malheureusement, dans le coin, on est habitué». Vous avez dit banalisation de la violence à Laubadère. Elle poursuit : «J’ai vu tout le monde s’en aller en courant de peur de prendre une balle perdue. Il y avait des enfants sur place». Évoquant le climat du quartier et le rôle de certains habitants, elle confie : «Ce sont les chefs ici. Ils n’ont pas peur de la police». Elle souhaite cependant que la police multiplie les rondes dans le quartier.

La banlieue Est de Paris ravagée par la violence les 13 et 14

On ne compte plus les incidents survenus en Seine-et-Marne (dont des tirs de mortier contre la police à Melun) et dans le Val-de-Marne, même si la situation semble meilleure dans ce dernier département que l’année précédente. On y a compté qu’une trentaine de tirs de mortiers contre la police.

À Pontault-Combault, c’est le commissariat qui a été pris pour cible de ces tirs de mortier…

Tirs de mortier et arrestations dans les Hauts-de-Seine

La police a également essuyé des tirs de mortier dans les Hauts-de-Seine pour la Fête Nationale. L’ensemble a donné lieu à 50 voitures brûlées et 80 arrestations.

L’affaire Adama dans le Val d’Oise

Pour couronner cette description apocalyptique, ce début de semaine est marqué par la mort d’un jeune, Adama, à Boyenval, dans le Val-d’Oise, qui donne lieu à des scènes d’émeutes et une tension extrême dans la zone. Voici d’ailleurs un extrait de ce qui s’est passé aujourd’hui à 17 heures devant la gendarmerie:

Deux versions s’affrontent sur les causes de la mort, mais une certitude est acquise: ce jeune est décédé pendant une interpellation… Vu la tension qui règne sur place, on peut craindre le pire.

L’été 2016 pourrait bien être un tournant très dommageable dans l’état d’esprit qui règne en France.

35 heures: une fausse polémique, encore!

Article écrit pour le figarovox.

Mediapart a livré un article conspirationniste sur les 35 heures qui laisse dubitatif. Sous l’étonnant titre: « Les inspecteurs de l’Igas réhabilitent les 35 heures », on y lit que le gouvernement aurait étouffé un rapport administratif révélant que les 35 heures avaient créé 350.000 emplois. Pour empêcher cette réhabilitation en beauté d’une mesure décriée depuis sa promulgation, l’équipe en place aurait coincé le rapport sous une armoire pour que personne ne puisse le lire.

Cette information relève évidemment du bidonnage le plus absolu, et il fallait bien exhumer les vrais chiffres pour démonter l’opération de propagande assez navrante qui est à l’oeuvre.

Les 35 heures n’ont créé que 350.000 emplois

Officiellement, l’IGAS affirme que les 35 heures ont créé 350.000 emplois entre 1998 et 2002, soit environ 90.000 emplois par an. Soit moins de 10.000 emplois par mois. Quelle révélation! le problème est que tout le monde le sait depuis longtemps, que personne ne le conteste, et que ce chiffre de 350.000 emplois est bien au coeur de la polémique.

Pour ne créer que 350.000 emplois, Martine Aubry a mis les partenaires sociaux dans un corner, elle s’est fâchée avec les entreprises, elle a vidé les caisses de l’Etat de 12 milliards par an au titre des compensations de cotisation, et elle a mis en place, pour tous les salariés « bénéficiaires » de la mesure une modération salariale durable qui a pourri le climat dans les entreprises.

La bonne façon de présenter les « créations d’emplois » dues aux 35 heures est de dire que chacun de ces emplois bénéficie d’une subvention annuelle de 40.000 euros financée par le contribuable. Une très grande réussite!

Des chiffres sous les annonces de Martine Aubry

Au demeurant, le constat qui est dressé par le rapport de l’IGAS constitue un désaveu cinglant pour les ambitions affichées à l’époque par Martine Aubry. Dans un long discours de 1999, l’amère du Nord avait par exemple annoncé que les 35 heures créeraient 100.000 emplois par an pendant le mandat de Lionel Jospin. Le bilan affiché par l’IGAS est donc inférieur aux promesses faites à l’époque.

Dès 2005, l’INSEE avait d’ailleurs pointé la déception que ce chiffre de 350.000 emplois (connu de longue date) avait constitué. Rappelons en effet que certaines études avaient suggéré que cette mesure très coûteuse pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois. En réalité, la France n’en a même pas connu la moitié.

Le rapport de l’IGAS qu’on nous cacherait pour dissimuler les bienfaits des 35 heures n’est donc que la énième répétition d’un chiffre connu depuis plus de 10 ans, non contesté depuis cette date, et qui résonne comme un camouflet pour le gouvernement Jospin.

La contre-performance face au chômage

On voit bien la tentation de réduire la question des 35 heures à une bataille de chiffres. Il faut singulièrement être naïf ou ignorant pour soutenir, à défaut de croire, que 350.000 emplois créés avec une mise 12 milliards d’euros est un bon score.

Chaque mois, rappelons-le, ce sont près de 500.000 personnes qui sortent des statistiques de Pôle Emploi, et, bon an mal an, à peu près autant qui y entrent. 350.000 créations d’emplois en 4 ans ne permettent donc même pas d’éponger un mois de statistiques de Pôle Emploi. Ce contre-performance pour 12 milliards € est un scandale absolu, l’illustration de la faible imagination de la gauche au pouvoir, et de son contentement pour pas grand chose.

Le prolétaire victime des 35 heures

Les gens de gauche feraient bien de s’interroger sur la dégradation des conditions de travail que les 35 heures ont causées.

D’une part, les salariés ont été sommés de produire en 35 heures autant qu’en 39 heures. Partout, et à commencer dans les hôpitaux, la mesure s’est traduite par une augmentation des cadences et du stress au travail.

D’autre part, les salaires ont cessé d’augmenter plus vite que l’inflation à partir de cette époque. Pour récupérer les 4 heures hebdomadaires payées et non prestées, les employeurs ont largement sacrifié les salaires.

Autrement dit, pour quelques créations d’emplois à peine visibles, c’est la condition de tous les salariés qui en a pris un coup, et pour de longues années. Il faut évidemment s’intéresser un peu à la vie en entreprise pour le mesurer. Mais il est sûr que les 35 heures ont constitué un choc social négatif pour tous ceux qui ont subi leur mise en place.

Comment les mythes se construisent

Au demeurant, toutes ces informations sont archi-connues de longue date. Simplement, c’est d’un complotisme bien-pensant que de les oublier, et que de prétendre que cet oubli s’explique par une vaste opération de dissimulation publique. On peut s’interroger, une fois de plus, sur la capacité de la gauche obsolète à sortir de ces dénis sur les préjugés qui la guident, et qui ont conduit ce pays à sa ruine.

Multiculturalisme au PS: le calendrier attaqué par Razzy Hammadi

Le Parti Socialiste est indéfectiblement attaché au multiculturalisme. L’actualité vient d’en donner un nouvel exemple. Razzy Hammadi, député de Seine-Saint-Denis et rapporteur général de l’obscure loi Egalité et Citoyenneté, vient de se livrer à des charges en règle contre le calendrier des jours fériés en France.

Voici son verbatim.

Le multiculturalisme et le Code du Travail

Ces propos sont extraits des débats en commission. Rappelons que le rapporteur général est Razzy Hammadi.

La Commission examine l’amendement CS893 des rapporteurs.

M. le rapporteur général. Nous avons découvert, à l’occasion des auditions, une forme de discrimination dont nous n’étions pas toujours conscients, et qui tient au lien que l’on peut établir entre la demande de certains jours de congé et une croyance. Le présent amendement propose d’accorder aux salariés la portabilité du lundi de Pentecôte, qui serait en quelque sorte laïcisé. Avec l’accord de l’employeur, il pourrait être converti en congés payés, et la période de prise de ce congé payé serait décidée par le bénéficiaire.

Le code du travail établit la liste des fêtes légales applicables sur le territoire national. Certaines sont directement liées à la religion chrétienne : lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte, Assomption et Toussaint – la sécularisation de la fête de Noël pouvant être appréciée. Il est compréhensible que l’État édicte les jours fériés au cours desquels la nation se rassemble autour d’événements fondateurs comme la Fête nationale ou la commémoration des armistices des deux guerres mondiales. Cependant, à l’instar de la commission Stasi, on peut trouver curieux que des citoyens ne partageant pas la religion chrétienne soient amenés à ne pas travailler lors des fêtes correspondantes, et au contraire doivent consacrer un jour de congé annuel à la célébration des événements religieux, métaphysiques ou personnels autres.

La proposition qui vous est faite concerne un seul jour, le lundi de Pentecôte ou un autre jour férié religieux si les parlementaires le préfèrent. Cette portabilité serait évidemment soumise à l’accord exprès de l’employeur.

Le multiculturalisme en débat dans l’hémicycle

Razzy Hammadi a complété ces propos par une sortie tonitruante lors du débat dans l’hémicycle:

M. Razzy Hammadi, rapporteur général. Personne ne nie qu’il existe des racines chrétiennes, des racines provenant d’autres religions et des racines qui n’ont rien à voir avec les religions. La République est plurielle et forte de cet apport pluriel, forte de l’ensemble des origines qui dépassent les frontières de la Gaule.

Mme Julie Sommaruga. Très bien !

M. Razzy Hammadi, rapporteur général. C’est cela, la République. Et vous, vous vous crispez sur un argument unique, autour des racines chrétiennes.

Mme Isabelle Le Callennec. Certains jours fériés sont issus de nos racines chrétiennes.

M. Razzy Hammadi, rapporteur général. Bien sûr ! Mais, pour ma part en tout cas, je suis parfaitement décomplexé par rapport à cela : je ne suis pas arc-bouté sur la défense rabougrie d’une identité passée, imaginée, unique, fantasmée, qui n’existe pas, car l’identité de la France est plurielle. Je n’ai pas voulu vous répondre tout à l’heure car j’avais bien décelé la provocation mais il était toutefois important de remettre les points sur les i, en particulier sur le i de identité.

Mieux vaut le savoir.

 

Egalité et citoyenneté: les petites entreprises encore discriminées

Dans l’obscure loi Egalité et citoyenneté, qui n’a intéressé personne, les entreprises viennent de subir un nouveau coup dur. Même s’il est minime en apparence, il illustre bien la toxicité des dogmes idéologiques en vigueur dans la représentation nationale.

Un amendement socialiste sur la discrimination

Les députés socialistes Hammadi (Seine-Saint-Denis, proche de Benoît Hamon), Bies (Bas-Rhin), Chapdelaine (ille-et-Vilaine), Corre (Loiret), ont déposé un amendement à la loi prévoyant ceci:

Après l’article L. 1131‑1 du code du travail, il est inséré un article L. 1131-2 ainsi rédigé :

« Art. 1131‑2. – Dans toute entreprise employant au moins cinquante salariés et dans toute entreprise spécialisée dans le recrutement, les employés chargés des missions de recrutement reçoivent une formation à la non-discrimination à l’embauche au moins une fois tous les cinq ans. »

On ne dira jamais assez l’absurdité de ce genre de mesure, qui repose sur l’idée naïve que « les employés chargés de mission de recrutement » forment obligatoirement un service à part, où l’on reste en poste au moins cinq ans.

Mais supposons…

L’égalité et le service public: un malheureux oubli

Il se trouve que, quelques jours plus tard, un rapport officiel, remis au Premier Ministre, dressait un état des lieux sur les discriminations à l’embauche dans la fonction publique. Ce rapport L’Horty a le mérite d’évaluer, pour la première fois, l’écart qui sépare l’administration et l’égalité des chances. Enfin!

Le rapport précise que l’administration recrute chaque année 500.000 nouveaux agents publics. Ce n’est pas rien! Le service public est le premier recruteur de France et pratique au moins aussi largement que les entreprises la discrimination à l’embauche.

Pourquoi le législateur, et spécialement les députés socialistes qui ont amendé la loi, ont-ils réservé aux seules entreprises l’obligation de se former à la lutte contre les discriminations et en ont exempté le service public?

Quand les entreprises aiment leur mal

Les premières responsables de ce deux poids deux mesures sont les entreprises elles-mêmes, et en particulier les grandes entreprises. Ce sont elles qui inondent les décideurs publics avec des lobbyistes professionnels qui appellent à l’édiction de normes empoisonnant la vie quotidienne des petits employeurs.

Dans le cas de la loi Egalité et Citoyenneté, voici par exemple la réponse de la sous-ministre Bareigts à l’amendement:

Nous partageons bien entendu cet objectif de lutte contre les discriminations et nous savons que cela passe par des outils répressifs et aussi par une meilleure sensibilisation des acteurs de l’entreprise, en particulier de ceux qui sont chargés du recrutement et du management de proximité. Ce constat a été tiré par les membres du groupe de travail « lutte contre les discriminations dans l’accès à l’emploi et au travail », présidé par Jean-Christophe Sciberras, ce qui a conduit le Gouvernement à développer la sensibilisation du grand public (…)

Sciberras? Ancien inspecteur du travail, devenu directeur des ressources humaines de Solvay, géant belge de la chimie, et président de l’Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines (ANDRH).

L’égalité, une arme pour distordre la concurrence

On ne perdra pas ici son temps à énumérer la longue liste des grandes entreprises qui se félicitent lorsqu’une norme de ce genre est votée. C’est une nouvelle façon d’alourdir les frais généraux des petits concurrents et de les insécuriser juridiquement.

C’est pourquoi tant de « think tanks » rassemblent des moyens colossaux pour épaissir chaque jour un peu plus les strates réglementaires qui entravent la compétitivité française. Je rappellerai simplement ici les coupables travaux de l’Institut Montaigne qui, au nom du libéralisme, demandent sans cesse plus de règles, plus de réglementation, plus de normes.

Ces structures financées par les grandes entreprises ont un objectif transparent: utiliser la loi comme arme pour disqualifier les plus petits acteurs du marché.

Le gouvernement profond au-dessus de l’égalité

On ne s’étonnera pas que la technostructure, bras armé du gouvernement profond, se place au-dessus des lois. L’Etat n’a pas à lutter pour l’égalité dans ses rangs. Selon une fiction validée par les thuriféraires du « système », l’Etat est l’égalité incarnée. Qu’importe donc s’il discrimine à tour de bras. Parce qu’il est l’égalité, il n’a plus de compte à rendre sur ce sujet.

Chacun a bien compris l’idée implicite qui sous-tend ce privilège: la technostructure entend bien utiliser l’égalité comme arme pour asservir la société, pour la culpabiliser. Et pendant ce temps, les ors de la République brillent au soleil.

2.000 fonctionnaires recrutés chaque jour en France

C’est bien connu: la France est un pays où l’on plante des fonctionnaires et où l’on récolte des impôts. Un rapport (L’Horty, du nom de son auteur) sur les discriminations dans la fonction publique vient d’en donner la confirmation inattendue.

2.000 fonctionnaires par jour

L’objet principal du rapport n’était pas d’évaluer le recrutement en général dans la fonction publique, mais seulement les pratiques de discrimination à l’embauche. Il a néanmoins donné l’occasion d’un exercice de mesure assez divertissant (page 18):

fonctionnaires

On reconnaîtra l’immense mérite de ce rapport. Personne n’aurait eu l’idée de « cogner » ainsi des réalités aussi différentes. Donc, si la France compte environ 5 millions de fonctionnaires, elle en recrute quand même 500.000 chaque année.

85% des bacheliers deviennent fonctionnaires

La fonction publique recrute volontiers avec un niveau de diplôme minimum équivalent au baccalauréat. Il est là aussi amusant de pousser les confrontations statistiques jusqu’au bout.

Cette année, la France a fabriqué 632.000 bacheliers. Les recrutements dans la fonction publique, chaque année, absorbent donc l’équivalent de 85% de ces effectifs. Le chiffre donne un ordre de grandeur signification sur la ponction que la fonction publique pratique chaque année sur la main-d’oeuvre en France.

L’administration recrute chaque année un mois de Pôle Emploi

Autre comparaison significative: rappelons que, chaque mois, ce sont environ 550.000 personnes qui s’inscrivent à Pôle Emploi. Le recrutement annuel de la fonction publique équivaut donc à un mois normal d’entrées pour Pôle Emploi. Si la fonction publique ne recrutait que des chômeurs, le chômage diminuerait donc de 8,5 points en un an.

La fonction publique, productrice de précarité

Autre point intéressant dans ce fameux rapport l’Horty, la part de l’emploi précaire dans le service public (page 19):
fonctionnaires

Traduction: 3 recrutements sur 4 dans la fonction publique sont des emplois précaires, dont la durée est 16 fois moins longue que celle des titulaires. L’Etat employeur est donc le principal producteur de précarité en France, mais cela, il ne faut sans doute pas le dire.

Il est tellement plus facile de dénoncer la précarité dans les entreprises… et demander leur taxation.