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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

Emploi: petits mensonges du discours officiel (Chapitre 1)

Les politiques de l'emploi sont de diverses sortes, et souvent peu lisibles. En France, elles reposent sur trois grands piliers, d'inégale importance: les politiques d'intervention en faveur de l'emploi menées par Pôle Emploi et le ministère de l'Emploi (environ 10 milliards €), l'indemnisation des chômeurs (34 milliards €) et les allégements de charges (25 milliards €). Au-delà des annonces politiques souvent très approximatives, voici quelques courtes études pour revenir aux faits.

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Rude bataille budgétaire pour Obama en perspective

AFP le 13/02/2011 à 17:30

Obama prépare un budget prévoyant 1.100 milliards d’économies sur 10 ans :

L’administration Obama prépare un budget pour l’exercice 2012 qui prévoit 1.100 milliards d’économies en 10 ans, a annoncé dimanche sur la chaîne CNN le directeur du Budget de la Maison Blanche à la veille de la présentation officielle de ce plan au Congrès.

« C’est un budget très difficile. Le budget économise 1.100 milliards sur les 10 prochaines années », a déclaré Jacob Lew, confirmant une information relayée par la presse américaine dimanche. « Le défi auquel nous faisons face, c’est de vivre selon nos moyens tout en investissant pour l’avenir », a-t-il ajouté.

M. Lew a affirmé que la partie investissement du budget se concentrerait notamment sur l’éducation, de façon à ce que « 9 millions d’étudiant puissent aller à l’université », grâce à des bourses ou des formations d’enseignants.

Pour parvenir à réaliser ces économies et financer de nouveaux programmes, l’administration compte sur un gel de certaines dépenses sur cinq ans, comme annoncé en janvier par M. Obama lors du discours sur l’état de l’Union. Cette mesure devrait permettre d’économiser 400 milliards sur 10 ans. Elle compte aussi en partie sur des hausses d’impôts.

« Le président nous a demandé d’augmenter le plafond de la dette. Pourtant, il va nous présenter un budget demain (lundi) qui va continuer à détruire des emplois en dépensant trop, empruntant trop et en taxant trop », a répété dimanche le chef de la majorité républicaine John Boehner sur la chaîne NBC.

Paul Ryan, le « Monsieur Budget » des républicains de la Chambre, a critiqué dimanche sur la chaîne Fox News le Budget de l’administration.

« Cela ressemble à des budgets similaire qu’il (Barack Obama) nous a donnés ces deux dernières année », a-t-il dit. « Il semble qu’il récidive avec une autre augmentation d’impôts de 1.300 milliards de dollars », a regretté M. Ryan.

L’adminstration Obama publiera lundi son projet de loi budgétaire pour l’exercice 2012, qui donnera une idée de sa volonté de réduire le déficit des Etats-Unis à quelques jours d’une réunion des ministres des Finances du G20.

Le déficit budgétaire de l’Etat fédéral campe à des sommets depuis plus de deux ans. Après avoir atteint un record à plus de 1.400 milliards de dollars pour l’exercice 2009 (10% du PIB), il est retombé un peu au-dessous de 1.300 milliards (8,9% du PIB) en 2010.

Le bureau du budget du Congrès (CBO) estime qu’il devrait toucher un nouveau record proche de 1.500 milliards de dollars (9,8% du PIB) pour l’exercice actuel, qui s’achèvera le 30 septembre.

Outre la question du budget à long terme, les républicains mènent les débats sur l’exercice budgétaire en cours (du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2011) dont le financement s’arrête le 4 mars. Un nouveau budget provisoire doit être adopté pour empêcher le gouvernement de cesser ses opérations au-delà du 4 mars. Aucune loi de programmation budgétaire n’a été adoptée pour 2011, faute d’accord au Congrès.

Dans ce cadre, les républicains se sont mis d’accord cette semaine pour proposer leur propres coupes budgétaires, drastiques et immédiates, pour les sept mois qui suivent. Sous la pression des élus ultraconservateurs du « Tea Party », ils envisagent de proposer environ 100 milliards de dollars d’économies.

Interrogé sur une éventuelle fermeture du gouvernement après le 4 mars faute d’accord avec la Maison Blanche et les démocrates du Sénat restés majoritaires, M. Boehner a indiqué: « notre but ici est de réduire les dépenses, pas de fermer l’administration ».

Serge Dassault: « il faudrait dévaluer l’euro »

Voici un tycoon pour qui le problème de compétitivité n’est pas le coût du travail, mais l’euro fort. Bienvenue au club.

« AFP le 13/02/2011 à 13:50

Le Rafale désavantagé par l’euro face aux avions américains, estime Serge Dassault :

Serge Dassault a estimé dimanche que l’avion de combat français Rafale était désavantagé par l’euro fort face aux avions américains à l’exportation et a préconisé de « dévaluer » la monnaie européenne.

« On a quand même un ennemi politique qui est les Etats-Unis qui fait tout pour qu’on ne vende rien nulle part, qui baisse ses prix », a déclaré l’industriel et homme politique français sur la chaîne d’information I-télé.

Le propriétaire de Dassault Aviation, fabricant de l’avion de combat Rafale et des avions d’affaires Falcon, a jugé que la situation était compliquée par la force de l’euro par rapport à la monnaie américaine. « On vend plus cher que les Américains de 30% », à cause des taux de changes, a-t-il estimé.

« On a des difficultés parce qu’on a une compétition énorme avec les Anglais, les Américains, et surtout le problème du prix: on est trop cher, on est plus cher », a-t-il ajouté.

Concernant les Falcon, « avec la récession, il y a eu un arrêt pratiquement total des achats d’avions privés par tous les clients; ça reprend quand même maintenant », a-t-il déclaré.

Là encore, « il y a un problème, c’est l’euro » et « il faudrait dévaluer l’euro », selon M. Dassault. »

Les taux d’emprunt français remontent

Voici un graphique de la Banque de France présentant l’historique du taux à échéance de 10 ans auquel la France emprunte sur les marchés financiers.

Cette petite courbe montre clairement que les taux d’emprunt ont connu leur pic le plus bas sur les cinq dernières années en juillet 2010. La France empruntait alors à 2,5%.

Depuis octobre 2010, c’est-à-dire depuis la crise irlandaise, les taux ne cessent de remonter. Ils atteignent maintenant 3,5%. C’est-à-dire leur niveau de décembre 2008, auquel la France s’est maintenu durant toute l’année 2009.

A suivre. Prochain emprunt de la France: le 17 février…

L’Etat fédéral américain se désengage du crédit immobilier

AFP le 11/02/2011 à 19:27

Révolution aux Etats-Unis dans le financement du logement, à l’origine de la crise :

Washington a lancé vendredi une réforme attendue de longue date pour transformer le modèle américain de financement du logement, qui a entraîné les Etats-Unis et le monde dans la crise.

Alors que le taux de propriété immobilière n’en finit pas de tomber (il était officiellement de 66,5% au quatrième trimestre 2010, son plus bas niveau en douze ans), le plan présenté par le département du Trésor et le ministère du Logement officialise un changement idéologique majeur.

Il affirme que le but de l’Etat n’est pas de faire en sorte que tous les Américains soient propriétaires de leur logement, contrairement aux objectifs définis en 1994 par le président américain Bill Clinton et repris par son successeur George W. Bush.

Après plusieurs reports, ce chantier présenté comme prioritaire depuis l’arrivée au pouvoir du président Barack Obama en janvier 2009, s’en prend avant tout aux organismes de refinancement hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, placés sous tutelle publique en septembre 2008.

Créés à l’origine pour faciliter le marché du refinancement hypothécaire, ces établissements se sont développés comme des hydres, bénéficiant de la garantie tacite du gouvernement.

Ils ont alimenté la bulle immobilière des années 2000 jusqu’à se retrouver au bord de l’effondrement à l’été 2008, sous le poids d’une montagne d’actifs dévalorisés à force de racheter des prêts sans trop se soucier de la solvabilité de ceux qui les souscrivaient.

Soutenus à fonds perdus par l’Etat, leur renflouement a déjà coûté plus de 150 milliards de dollars aux contribuables américains et le plan du gouvernement ne dit rien du coût final de ce sauvetage.

L’objectif premier du plan présenté vendredi dans un rapport au Congrès est de mettre fin à la situation héritée de la mise sous tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac, qui a placé l’Etat dans la position d’assurer aujourd’hui 90% du financement des nouveaux prêts immobiliers.

« Le plan du gouvernement réduira le rôle de Fannie Mae et Freddie Mac et l’emprise du gouvernement sur le financement du logement », a indiqué l’administration Obama.

Le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner a indiqué que cela pourrait prendre « cinq à sept ans ».

Pour y arriver, le gouvernement veut réduire d’au moins 10% par an le portefeuille d’investissements de Fannie Mae et Freddie Mac (c’est-à-dire les prêts qu’ils rachètent à des organismes de crédit pour leur permettre d’en financer d’autres) et créer des conditions propices à un retour du financement privé sur le marché du refinancement hypothécaire.

Le credo des autorités est que le secteur privé doit « être la première source » du financement immobilier et doit « assumer le coût des pertes ».

Le gouvernement a présenté trois pistes de réforme à long terme.

Dans tous les cas, l’Etat continuerait à jouer un rôle, par l’intermédiaire de l’Agence fédérale pour le logement (FHA), dont la mission est d’aider les ménages les moins riches à devenir propriétaires.

Dans le premier cas, la FHA retrouverait un rôle réduit pour aider certains emprunteurs parmi les moins riches.

Dans le deuxième cas, elle assurerait un mécanisme de garantie gouvernementale permettant au marché du financement immobilier de continuer de tourner en cas de crise.

Dans le troisième cas, elle soutiendrait plus largement les emprunteurs « à revenus faibles et moyens ». Les prêts ainsi souscrits seraient assurés par des capitaux privés, mais l’Etat fournirait une assurance complémentaire.

En Grèce, la saignée continue pour rembourser la dette

AFP le 11/02/2011 à 18:50

La Grèce va devoir massivement privatiser pour sortir de la crise :

La Grèce va devoir massivement privatiser d’ici 2015 pour combler sa dette et sortir de la crise, un « défi majeur » après les gros efforts d’assainissement budgétaire déjà réalisés et salués vendredi par le FMI, la Commission et la Banque centrale européennes.

Athènes doit recevoir en mars la quatrième tranche –d’un montant de 15 milliards d’euros– du prêt de 110 milliards d’euros accordé en mai par la zone euro et le Fonds monétaire international pour éviter la faillite du pays.

La « Troïka », comme les Grecs appellent leurs créanciers, a salué vendredi au cours d’une conférence de presse les progrès réalisés par le pays, qui a réduit en un an de six points de pourcentage son déficit public, tombé à 9,4% du produit intérieur brut (PIB) contre 15,4%.

Mais, après une inspection complète des finances du pays, elle a jugé vendredi que les réformes structurelles devaient être encore « accélérées » et « étendues », pour que les objectifs de réduction du déficit au dessous de 3% du PIB en 2014 soit tenus.

« Le programme est dans les clous », a indiqué le représentant du FMI Poul Thomsen, « mais il ne sera pas réalisé sans une accélération significative, et un élargissement des réformes » a-t-il averti.

Ainsi, après avoir réformé les retraites, abaissé les salaires des fonctionnaires et engagé une vaste réforme pour ouvrir à la concurrence une myriade de professions jusqu’à présent protégées, le gouvernement grec est désormais sommé de procéder à une réforme de l’administration fiscale pour mieux lutter contre la fraude, à restructurer son secteur bancaire et à mieux contrôler ses dépenses publiques, notamment dans le secteur de la santé.

Selon des sources du ministère des Finances, les mesures nécessaires pour 2012-2014 représentent 8% du PIB, et elles seront présentées aux Grecs fin mars, pour être votées par le parlement d’ici la mi-mai.

« 2011 va être une année décisive pour la Grèce pour restaurer la crédibilité de sa politique économique, ce qui est une condition nécessaire pour regagner l’accès aux marchés à long terme dans le courant de l’an prochain » a prévenu le représentant de la Commission Servaas Deroose.

L’annonce qui a le plus frappé les esprits porte sur la révision à la hausse de l’objectif de privatisations destinées à permettre au pays de rester à flot: 50 milliards d’euros d’ici 2015, dont 15 milliards d’ici 2013 au lieu des 7 milliards initialement annoncés.

Cet objectif, issu d’une estimation du gouvernement, est « faisable » et « réaliste » a jugé M. Deroose.

Pour le mener à bien, un « portefeuille des participations et d’immobilier commercialement exploitables » sera réalisé, selon une source au ministère des Finances.

« Personne ne veut que la Grèce mette en danger son héritage culturel », a répondu Poul Thomsen du FMI à la remarque acide d’un journaliste grec sur la vente à envisager, au vu du montant fixé, de monuments de l’Antiquité.

Devant la multiplication des mouvements sociaux en Grèce s’opposant aux changements, et alors qu’une nouvelle grève générale est prévue pour le 23 février, M. Thomsen a admis qu’il « comprenait » que des gens ne soient pas contents.

Le plan d’austérité, combinant baisse des salaires des fonctionnaires et des pensions pour réduire la dépense publique et hausse des taxes pour augmenter les recettes de l’Etat, a en effet amplifié le ralentissement de l’économie du pays perceptible depuis 2008.

La Grèce est ainsi le seul pays de l’Union européenne à traverser sa troisième année consécutive de récession, avec une croissance négative du PIB encore attendue sur 2011. Le chômage doit dépasser les 14%, les jeunes de moins de 25 ans étant les plus touchés.

Poussée d’inflation en Allemagne

(CercleFinance.com) – L’inflation s’est accélérée un peu plus qu’estimé initialement en Allemagne au mois de janvier, selon une estimation préliminaire de l’office fédéral de statistiques.

Les prix à la consommation ont progressé de 2% en rythme annuel ce mois-ci, contre un taux annuel de 1,7% en décembre 2010, et de 1,5% en novembre. L’indice de janvier était ressorti en hausse de 1,9% en estimation précédente.

Les prix des produits pétroliers, et secondairement ceux de l’alimentaire ont une nouvelle fois été les principaux contributeurs à la hausse.

Emploi: X. Bertrand se met sous pression

AFP – 11 février

Le ministre français du Travail Xavier Bertrand a réaffirmé vendredi avoir « une obligation de résultat » : qu' »à la fin de 2011″, le chômage ait baissé.

« Sortir de cette crise pour nos concitoyens, ce sera quand le chômage baissera mois après mois », a expliqué le ministre sur Europe 1 au lendemain de l’annonce par Nicolas Sarkozy de 500 millions supplémentaires dédiés à l’emploi.

« J’ai une obligation de résultat. A la fin de cette année 2011, il faut que le chômage ait baissé ».