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Auteur : Éric Verhaeghe

Fondateur de Tripalio, auteur.

L’ONU prédit le pire

AFP le 18/01/2011 à 17:28

ONU : une récession en double creux menace l’Europe

Le symbole de l’euro devant la Banque centrale européenne (BCE) à Frankfort, en Allemagne, en juin 2005

© AFP/Archives  John Macdougall

Une récession en double creux menace l’Europe en 2011, qui couplée à une stagnation aux Etats-Unis et au Japon pourrait peser lourdement sur la reprise mondiale, a prévenu mardi l’ONU dans un rapport.

Dans la partie consacrée à l’Europe du document annuel intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale 2011 », l’ONU estime que les perspectives dans cette région sont « sombres » malgré une faible reprise de la croissance l’année dernière de 1,7%.

L’ONU estime pour le moment que l’Union européenne devrait enregistrer un ralentissement de son produit intérieur brut (PIB) à +1,5% cette année avant une amélioration en 2012 à +1,9%.

Dominée par des mesures d’austérité budgétaire, la région se caractérise par des performances inégales, entre l’Allemagne « qui exhibe une expansion de 3,4% » de son économie et des pays au bord du gouffre comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne.

Logo de Pôle emploi

© AFP/Archives  Jean-Francois Monier

Ces derniers, noyés dans une crise budgétaire, « stagneront dans la récession ou verront au mieux une reprise minimale », prévoit le rapport.

Tous, mais à des degrés divers, sont menacés par une persistance dangereuse du chômage, qui devrait peser sur la consommation des ménages, et par une instabilité monétaire due à un manque de coordination politique.

Mais les mesures d’austérité budgétaire « prévues ou à venir » font surgir « des risques d’un nouveau déclin économique », qui plongerait la région dans une nouvelle récession.

Selon un scénario du pire en effet, « une récession à double creux en Europe en 2011 et une stagnation aux Etats-Unis et au Japon qui pourrait même se transformer en récession » ne sont pas à exclure.

« Ceci diminuerait aussi de manière sensible les perspectives de croissance des pays en voie de développement d’au moins 1% », ajoute le rapport.

Ces derniers devraient malgré tout rester les moteurs de la croissance mondiale attendue à 3,1% par l’ONU cette année avant une reprise à 3,5% en 2012.

« La situation a l’air plutôt bonne mais des dangers énormes sont en train d’apparaître », a prévenu un directeur de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) lors d’un point de presse.

« Il y a un risque très élevé de retomber (dans une période) de stagnation car trois régions importantes — le Japon, les Etats-Unis et l’Europe — n’ont pas encore surmonté totalement toutes les difficultés », a ajouté Heiner Flassbeck, s’inquiétant du fait que ces pays soient en train de retirer les plans de sauvetage en raison de déficits publics faramineux.

« Ce que nous avons vu ce sont des points lumineux en Chine et en Inde. Mais ces points lumineux deviennent de moins en moins lumineux », a insisté M. Flassbeck prévoyant que ces lumières ne soient « pas à même de sortir l’économie mondiale du désastre ».

Le scénario catastrophe d’Universal Ecological Fund

AFP le 19/01/2011 à 00:30

Réchauffement et population accrue entraîneraient des pénuries alimentaires d’ici 2020 :

Un champ de blé

© AFP/archives  Karen Bleier

Le réchauffement possible d’au moins 2,4 degrés de la température du globe d’ici 2020 combiné à un important accroissement de la population va créer des pénuries mondiales dans la production des principales cultures, prédit mardi un rapport d’experts privés.

Si rien de plus n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dont surtout le CO2 produit par la combustion des hydrocarbures et du charbon, un tel scénario est alors très plausible, insistent les auteurs de cette étude publiée par l' »Universal Ecological Fund », une organisation non gouvernementale argentine avec des bureaux aux Etats-Unis.

Les experts du Groupe international d’experts sur le climat (Giec) avaient déjà déterminé en 2006 qu’une hausse de la température terrestre de plus de 2 degrés au-dessus de celle d’avant l’ère pré-industrielle « serait dangereuse ».

La combinaison de l’impact de la montée des températures sur la production agricole et de la croissance de la population mondiale, qui devrait atteindre 7,8 milliards d’individus en 2020 (plus 900 millions par rapport à aujourd’hui) entraînera des pénuries pour trois des quatre principales cultures du globe, selon eux.

La production mondiale de blé subira un déficit de 14% par rapport à la demande d’ici dix ans. Ce chiffre sera de 11% pour le riz et de 9% pour le maïs.

Le soja est la seule culture majeure qui connaîtra une augmentation de sa production, permettant un excédent de 5% sur la demande, selon cette projection.

L’eau et le climat, deux ingrédients essentiels à la production alimentaire, seront particulièrement affectés par le réchauffement, relève le climatologue Osvaldo Canziani, un des anciens responsables du Giec et principal conseiller scientifique pour ce rapport.

En outre, la plupart des terres arables dans le monde sont déjà exploitées, rappellent ses auteurs.

L’eau disponible, principalement sous forme de précipitations, et les conditions climatiques seront donc les deux facteurs les plus déterminants pour la production alimentaire mondiale, avec des effets négatifs pour les régions devenant plus sèches, et positifs pour celles plus humides et chaudes.

L’Inde, second producteur mondial de riz et de blé, pourrait subir une diminution de jusqu’à 30% de ces deux récoltes.

En revanche, la Chine, plus grand producteur de riz et de blé et second de maïs devrait accroître ces productions de 20%.

En Europe, les pays du Nord, comme la Suède ou la Norvège, bénéficieront du réchauffement pour voir leurs rendements de blé grimper de 3 à 4% d’ici 2020, selon ce rapport.

Mais les pays européens du bassin méditerranéen dont l’Italie, l’Espagne et la France subiraient une baisse de 10% de l’ensemble de leurs récoltes, surtout des raisins dont ils représentent ensemble aujourd’hui 30% de la production mondiale.

L’Amérique latine et les Caraïbes devraient voir leurs récoltes de blé, de riz, de maïs et de soja diminuer de 2,5 à 5% d’ici dix ans, mais le Brésil et l’Argentine devraient pouvoir accroître leur production de soja de 21 et 42% respectivement.

L’impact du changement climatique sur les secteurs productifs de l’économie latino-américaine serait une réduction de 1,3% du PIB de la région si la température moyenne augmente de 2 degrés, note le rapport.

En Amérique du Nord, une baisse des précipitations va surtout toucher les Etats-Unis, notamment l’ouest, posant des problèmes d’irrigation et affectant diverses productions comme le raisin.

Si les auteurs prévoient une certaine augmentation des rendements de blé dans les Grandes Plaines, ils prédisent une réduction des récoltes de maïs et de soja dans la « Corn belt ».

Enfin l’Afrique devrait voir les deux tiers de ses terres arables disparaître d’ici 2025 en raison de la sécheresse.

Georges Soros critique la riposte européenne à la crise

AFP le 19/01/2011 à 08:50

Pour Georges Soros, les Européens devraient aussi aider leurs banques :

L’investisseur américain Georges Soros, en mai 2007

© AFP/Archives  John Thys

Les Européens devraient allouer des fonds à la recapitalisation de leurs banques, et pas seulement accorder des crédits aux pays de la zone euro en crise, juge l’investisseur américain Georges Soros dans une tribune publiée mercredi dans la presse allemande.

Selon le milliardaire d’origine hongroise, figure respectée du monde de la finance, les efforts des hommes politiques européens pour résoudre la crise de la dette qui secoue la zone euro sont entachés d’erreurs.

« Les fonds d’aide mis à disposition ne devraient pas être utilisés seulement pour accorder des crédits aux Etats, mais aussi pour recapitaliser le système bancaire », juge-t-il dans les colonnes du quotidien Handelsblatt, « ce serait une utilisation efficace des moyens financiers ».

« Il serait préférable d’injecter du capital dans les banques le plus vite possible, et il serait préférable de le faire au niveau européen, plutôt que de laisser chaque pays agir seul », ajoute M. Soros.

Il se prononce également pour « baisser les taux des crédits d’aide au niveau auquel l’Union européenne elle-même peut emprunter sur le marché ». Les taux pratiqués à l’heure actuelle par leurs partenaires européens à l’égard de la Grèce et de l’Irlande « rendent (…) impossible aux petits pays d’augmenter leur compétitivité par rapport aux plus forts », un état de fait propre à susciter « des ressentiments entre les créanciers et les débiteurs ».

A terme, il existe « un vrai danger que l’euro n’attaque l’union politique et sociale de l’Union européenne », selon M. Soros.

——————-

On notera avec intérêt les propositions du financier américain:

– augmenter les fonds propres des banques par de l’argent public, pour réparer leurs erreurs…

– et ne pas profiter de la crise pour faire du gras sur le dos de la Grèce et de l’Irlande…

Le chiffre du jour : 18 %

« 18% des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent un baccalauréat général contre 78% pour les élèves de familles favorisées. Autrement dit, loin de corriger les inégalités, l’école donne quatre fois plus de chances aux héritiers de réussir qu’aux sans-culottes.  » (extrait Jusqu’ici tout va bien par Eric Verhaeghe)
Une des raisons : l’inégale répartition des moyens attribués à l’Education Nationale sur le territoire. Là où les besoins sont les plus criants, c’est aussi là où il y a moins de moyens :
« Les régions les plus urbanisées: l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Cote-d’Azur, le Nord-Pas-de-Calais, reçoivent toutes des ressources inférieures à la moyenne nationale, alors que les régions rurales: Corse, Limousin, Auvergne, Midi-Pyrénées, Franche-Comté, sont mieux dotées que la moyenne nationale. » (extrait Jusqu’ici tout va bien par Eric Verhaeghe)

Un exemple concret ce jour :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/17/a-epinay-sur-seine-des-parents-exasperes-par-le-non-remplacement-des-enseignants-veulent-saisir-la-halde_1466514_3224.html#xtor=AL-32280184

Le chiffre du jour

Le chiffre du jour :
« 18% des élèves issus d’un milieu social défavorisé obtiennent un baccalauréat général contre 78% pour les élèves de familles favorisées. Autrement dit, loin de corriger les inégalités, l’école donne quatre fois plus de chances aux héritiers de réussir qu’aux sans-culottes.  » (extrait Jusqu’ici tout va bien par Eric Verhaeghe)
Une des raisons : l’inégale répartition des moyens attribués à l’Education Nationale sur le territoire. Là où les besoins sont les plus criants, c’est aussi là où il y a moins de moyens :
« Les régions les plus urbanisées: l’Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Cote-d’Azur, le Nord-Pas-de-Calais, reçoivent toutes des ressources inférieures à la moyenne nationale, alors que les régions rurales: Corse, Limousin, Auvergne, Midi-Pyrénées, Franche-Comté, sont mieux dotées que la moyenne nationale. » (extrait Jusqu’ici tout va bien par Eric Verhaeghe)

Un exemple concret ce jour :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/17/a-epinay-sur-seine-des-parents-exasperes-par-le-non-remplacement-des-enseignants-veulent-saisir-la-halde_1466514_3224.html#xtor=AL-32280184

Un banquier espagnol interdit d’exercer pour pratiques litigieuses

  • AFP le 17/01/2011 à 10:55

Espagne : interdiction d’exercer pour le directeur général du géant bancaire Santander

Le directeur général du géant bancaire espagnol Santander, Alfredo Saenz, le 24 mars 2009
© AFP/Archives  Shaun Curry

Le directeur général du géant bancaire espagnol Santander, Alfredo Saenz, a été condamné par le Tribunal suprême espagnol à une interdiction d’exercer la profession de banquier et à huit mois de prison avec sursis, a affirmé lundi le quotidien El Mundo.

Cette condamnation, qui sera rendue publique « dans quelques jours », concerne une affaire remontant à 1994, époque où M. Saenz présidait Banesto, une filiale de Santander.

L’actuel numéro deux de Santander (dont le numéro un et président est Emilio Botin) est accusé d’avoir autorisé le dépôt d’une fausse plainte contre des clients afin de récupérer des crédits impayés.

Cette plainte avait conduit à l’interpellation de trois personnes qui avaient alors passé quelques jours en prison, explique El Mundo.

M. Saenz a été condamné en appel par le Tribunal suprême à une peine de huit mois de prison avec sursis, à une amende et à une « interdiction spéciale d’exercer la profession de banquier », selon El Mundo.

Cette décision durcit le jugement rendu en première instance par un tribunal de Barcelone, précise El Mundo.

L’action Santander réagissait lundi matin par une baisse de 1,41% à 8,37 euros vers 09h50 (08h50 GMT) à la Bourse de Madrid en baisse de 0,87%.

Un banquier espagnol interdit d’exercer pour pratiques litigieuses

  • AFP le 17/01/2011 à 10:55

Espagne : interdiction d’exercer pour le directeur général du géant bancaire Santander



Le directeur général du géant bancaire espagnol Santander, Alfredo Saenz, le 24 mars 2009
© AFP/Archives  Shaun Curry
Le directeur général du géant bancaire espagnol Santander, Alfredo Saenz, a été condamné par le Tribunal suprême espagnol à une interdiction d’exercer la profession de banquier et à huit mois de prison avec sursis, a affirmé lundi le quotidien El Mundo.
Cette condamnation, qui sera rendue publique « dans quelques jours », concerne une affaire remontant à 1994, époque où M. Saenz présidait Banesto, une filiale de Santander.
L’actuel numéro deux de Santander (dont le numéro un et président est Emilio Botin) est accusé d’avoir autorisé le dépôt d’une fausse plainte contre des clients afin de récupérer des crédits impayés.
Cette plainte avait conduit à l’interpellation de trois personnes qui avaient alors passé quelques jours en prison, explique El Mundo.
M. Saenz a été condamné en appel par le Tribunal suprême à une peine de huit mois de prison avec sursis, à une amende et à une « interdiction spéciale d’exercer la profession de banquier », selon El Mundo.
Cette décision durcit le jugement rendu en première instance par un tribunal de Barcelone, précise El Mundo.
L’action Santander réagissait lundi matin par une baisse de 1,41% à 8,37 euros vers 09h50 (08h50 GMT) à la Bourse de Madrid en baisse de 0,87%.

Le travail coûte plus cher en Allemagne qu’en France

Pour justifier la baisse du coût du travail en France, les analystes et commentateurs aiment à expliquer que la France souffre d’un manque de compétitivité par rapport à l’Allemagne à cause de son coût du travail trop élevé. La litanie est bien construite: les Allemands ont pratiqué une rigueur salariale qui leur a permis de baisser le coût du travail et de retrouver leur compétitivité. Grâce à cette politique, leurs salariés coûteraient moins cher que les salariés français, ce qui leur permettrait de vendre mieux, etc.

J’ai retrouvé une fiche de la commission des comptes de la sécurité sociale de juin 2010 qui fait un point très intéressant sur cette question:
http://www.securite-sociale.fr/comprendre/dossiers/comptes/2010/ccss201006_fic-07-1.pdf

En voici les principaux éléments:

1 – la mesure du coût du travail est très difficile et contestable, car elle passe par des données agrégées qui mélangent des données très différentes. Dans la pratique, il existe deux sources: Eurostat et l’OCDE, qui ne concordent pas forcément, sachant que le coût du travail peut être défini de façons hétérogènes: s’agit-il du coût horaire moyen? du coût salarial global? des rémunérations brutes annuelles et des cotisations patronales? Ces points méthodologiques nous invitent à la prudence dans les comparaisons.

2 – le coût du travail en Allemagne a effectivement évolué moins vite à partir de 2004, alors que son augmentation est régulière en France. Cet infléchissement de tendance s’explique par la politique de désinflation compétitive menée en Allemagne, dont le principal point a consisté à développer les ressources fiscales de la sécurité sociale. Autrement dit, le financement de la sécurité sociale en Allemagne repose de plus en plus sur l’impôt. La part des cotisations sociales a donc diminué dans les recettes de la sécurité sociale. L’invention de la TVA sociale en 2007 a joué un grand rôle dans ce rééquilibrage, car elle a permis de financer la sécurité sociale sans augmenter le coût du travail. En revanche soyons bien clairs sur la signification de cette tendance: les citoyens se substituent aux employeurs pour financer la protection sociale.

3 – LE COÛT DU TRAVAIL EN ALLEMAGNE RESTE NEANMOINS PLUS CHER QU’EN FRANCE!


Je cite: « Le salaire annuel brut moyen des salariés travaillant à temps plein dans l’industrie et les services est largement plus élevé en Allemagne qu’en France (43 942 € en 2008 contre 32 826 €, soit une différence de 34%). L’écart se réduit mais reste substantiel au niveau du coût du travail annuel par salarié
(52 458 € contre 46 711 €, soit 12%). Il est sensiblement plus faible, en restant positif, pour le revenu net après impôt (25 167 € contre 23 694 €, soit 6%). La réduction de l’écart tient à l’importance relative plus grande des prélèvements patronaux en France et de l’impôt sur le revenu en Allemagne. Au final, le coin fiscalo-social (c’est-à-dire la part des prélèvements sociaux et de l’impôt sur le revenu dans le coût du travail) est supérieur en Allemagne (52% contre 49,3%). Le niveau supérieur du salaire moyen et du coût annuel du travail en Allemagne ne semble pas être justifié par une productivité supérieure du travail et n’est que partiellement lié au nombre d’heures travaillées.« 

Et la note continue: « Si la durée effective hebdomadaire moyenne du travail pour l’ensemble des salariés est supérieure en France (35,2 heures contre 34,9 heures en Allemagne) en raison du temps de
travail moyen supérieur des salariés à temps partiel en France, il n’en est pas de même pour les seuls salariés à plein temps des secteurs de l’industrie et des services : leur durée effective moyenne est de 41 heures par semaine en Allemagne, contre 38,1 heures en France. Néanmoins, en rapportant le coût annuel du travail précédemment estimé pour les seuls travailleurs à temps plein au nombre d’heures effectivement travaillées, le coût horaire du travail au niveau du salaire moyen demeure supérieur en Allemagne (24,6€ contre 23,6€), même si l’écart entre les deux économies s’est réduit sur la période 2000-2008 : le coût horaire français, qui représentait 87% de celui constaté en Allemagne en 2000, est passé à 96% en 2008. Ce rattrapage résulte d’une part de la moindre progression des revenus nets (2,5% en moyenne annuelle en Allemagne, contre 2,8% en France) et des prélèvements assis sur les salaires (1,5% contre 2,7%), mais également de la baisse du nombre d’heures travaillées en France, alors que ce volume était le même dans les deux pays en 1997.« 

Conclusion: même s’il y a une convergence progressive du coût du travail entre les deux pays, le travail allemand coûte 24,6€ de l’heure en moyenne, et le travail français seulement 23,6€.
———————

De cette note, je retire quelques éléments simples:

– le travail en Allemagne n’est pas moins cher qu’en France, au contraire

– l’Allemagne est citée en modèle parce qu’elle a fortement modéré les cotisations patronales, notamment en introduisant la TVA sociale

– la référence à l’Allemagne ne vise donc pas un pays où le travail est moins cher, mais un pays où les cotisations patronales n’augmentent plus. Nuance…